Jésus-Christ : le seul Sauveur

...ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5:11-13



jeudi 8 octobre 2026

L’ŒUVRE GLORIEUSE

« Car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon Son bon plaisir. »
Philippiens Deux, le verset Treize.

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LA VOLONTÉ DIVINE.

LA FORCE INTÉRIEURE.

L’ŒUVRE GLORIEUSE.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Aujourd’hui, nous vivons dans un monde où beaucoup de personnes savent ce qu’elles devraient faire, mais n’ont plus la force de le faire. Elles connaissent la bonne direction, mais elles n’ont plus le courage de marcher. Elles entendent la Parole, mais la Parole semble parfois rester à la porte de leur volonté. Elles prient, mais leur cœur demeure fatigué. Elles promettent, mais retombent. Elles commencent, mais abandonnent. Elles veulent changer, mais elles découvrent qu’elles ne peuvent pas se transformer par leurs propres forces.

Voilà le drame de l’être humain : il peut avoir de bonnes intentions avec de faibles ressources. Il peut désirer la victoire tout en étant prisonnier de ses habitudes. Il peut vouloir pardonner et pourtant rester blessé. Il peut vouloir prier et se retrouver sans désir de prier. Il peut vouloir servir Dieu et sentir en lui une résistance terrible. Il peut même vouloir avancer tout en regardant constamment derrière lui.

Mais voici la bonne nouvelle de l’Évangile : Dieu ne nous demande pas de produire seuls ce qu’Il veut voir naître en nous. Le texte ne dit pas simplement : « Faites mieux. » Il ne dit pas seulement : « Efforcez-vous davantage. » Il nous révèle un mystère de grâce : « c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire ». Le Dieu qui commande est aussi le Dieu qui équipe. Le Dieu qui appelle est aussi le Dieu qui fortifie. Le Dieu qui envoie est aussi le Dieu qui agit dans celui qu’Il envoie.

Il y a donc aujourd’hui une parole pour celui qui est découragé. Une parole pour celui qui se croit incapable. Une parole pour celui qui a échoué plusieurs fois. Une parole pour celui qui dit : « Seigneur, je veux, mais je n’y arrive pas. » Dieu répond : « Je vais produire en toi le vouloir et le faire. » Ce n’est pas une excuse pour la passivité. C’est un appel à dépendre de Lui. Ce n’est pas une permission de ne rien faire. C’est la révélation de Celui qui agit derrière notre obéissance.

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Entrons maintenant dans le premier mouvement : découvrir que derrière une volonté consacrée se trouve l’action souveraine de Dieu.

LA VOLONTÉ DIVINE.

Paul parle d’abord du « vouloir ». Il touche ici à la source secrète de nos décisions. Avant l’action, il y a le désir. Avant la marche, il y a l’inclination du cœur. Avant le service, il y a la disposition intérieure. Et Dieu veut travailler précisément là.

Il existe des choses que nous faisons parce que nous les aimons. Et il existe des choses que nous refusons parce que notre cœur y résiste. Voilà pourquoi Dieu ne veut pas seulement modifier notre comportement : Il veut transformer notre intérieur. Il veut nous apprendre à aimer ce qui Lui plaît. Il veut faire naître en nous une faim nouvelle, une soif nouvelle, une passion nouvelle pour Sa présence et pour Sa volonté.

« Je ferai de vous marcher selon Mes ordonnances, et vous observerez Mes lois et vous les mettrez en pratique. »
Ézéchiel Trente-six, le verset Vingt-sept.

Remarquez cette œuvre de Dieu : Il ne Se contente pas de placer une loi devant nous. Il agit au-dedans de nous. Il change la disposition du cœur. Il rend possible une obéissance qui semblait auparavant impossible. C’est pourquoi, Église de Jésus-Christ, ne méprisez jamais les petits commencements intérieurs. Une conviction qui naît dans votre cœur peut devenir une consécration. Une consécration peut devenir une décision. Une décision peut devenir une habitude sainte. Une habitude sainte peut transformer une famille. Une famille transformée peut influencer une communauté.

« Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue. » — Victor Hugo

Mais pour le croyant, nous pouvons aller plus loin : rien n’est plus puissant qu’une volonté que Dieu a saisie. Quand Dieu met en nous le désir de prier, ne l’étouffons pas. Quand Dieu nous pousse à pardonner, obéissons. Quand Dieu nous appelle à servir, avançons. Quand Dieu nous demande de renoncer à une pratique qui nous détruit, ne négocions pas avec notre ancienne nature.

Le vouloir renouvelé.

Peut-être quelqu’un dira : « Je n’ai plus envie. » Alors demandez à Dieu de renouveler votre envie. « Seigneur, donne-moi de nouveau le goût de Ta Parole. Donne-moi de nouveau la passion de la prière. Donne-moi de nouveau l’amour des âmes. Donne-moi de nouveau la joie de servir. » Car lorsque Dieu produit le vouloir, ce qui était devenu une obligation peut redevenir une passion.

David priait : « O Dieu, crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé. » **Psaume Cinquante-et-un, le verset Douze. ** Le psalmiste ne demande pas seulement une meilleure apparence. Il demande un cœur renouvelé. Il comprend que la vraie restauration commence à l’intérieur.

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Mais Dieu ne produit pas seulement le désir : Il donne aussi la capacité d’accomplir ce que le cœur renouvelé désire ; voici notre deuxième mouvement.

LA FORCE INTÉRIEURE.

Le texte ajoute : « et le faire ». Quelle parole ! Dieu ne met pas seulement en nous une vision qu’Il nous laisse ensuite réaliser seuls. Il agit aussi dans notre capacité d’obéir. Il donne la force pour le chemin. Il donne la grâce pour la bataille. Il donne la puissance pour le service.

« Je puis tout par Celui qui me fortifie. »
Philippiens Quatre, le verset Treize.

Paul ne dit pas : « Je peux tout par mes propres talents. » Il ne dit pas : « Je peux tout parce que je suis fort. » Il dit : « par Celui qui me fortifie ». Voilà le secret. La puissance chrétienne n’est pas l’exaltation de l’homme ; c’est la dépendance de l’homme envers Dieu.

Il y a des combats que votre intelligence ne peut pas gagner. Des tentations que votre volonté naturelle ne peut pas vaincre. Des blessures que le temps seul ne guérit pas. Des missions que vos moyens ne suffisent pas à accomplir. Mais lorsque Dieu agit en vous, vous découvrez une force que vous ne possédiez pas hier.

Le prophète Ésaïe nous rappelle : « Ceux qui se confient en l’Éternel renouvellent leur force. » **Ésaïe Quarante, le verset Trente-et-un. ** Voilà pourquoi nous ne devons pas désespérer lorsque nous nous sentons faibles. La faiblesse reconnue peut devenir le point de départ d’une dépendance profonde.

« Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. » — Blaise Pascal

Cette pensée de Pascal rappelle que l’être humain ne se réduit pas à ce qu’il peut calculer. Mais l’Évangile nous révèle davantage encore : Dieu peut toucher le cœur, renouveler l’intelligence et fortifier la volonté. Il peut placer dans un homme ordinaire une détermination extraordinaire. Il peut prendre une personne tremblante et en faire un témoin courageux.

La puissance dans la faiblesse.

Paul a entendu le Seigneur lui dire : « Ma grâce te suffit, car Ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » **Deux Corinthiens Douze, le verset Neuf. ** Alors cessez de croire que votre faiblesse disqualifie automatiquement votre appel. Si vous dépendez de Dieu, votre faiblesse peut devenir le lieu où Sa puissance se manifeste le plus clairement.

Aujourd’hui, Dieu peut produire en vous le courage de recommencer. Le courage de demander pardon. Le courage de quitter une mauvaise voie. Le courage de reprendre la prière. Le courage de témoigner. Le courage de servir. Le courage de croire encore. Ne dites plus seulement : « Je ne peux pas. » Dites : « Seigneur, puisque Tu produis en moi le vouloir et le faire, me voici. Agis en moi. Fortifie-moi. Conduis-moi. »

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Après la volonté et la force, nous arrivons au troisième mouvement : ce que Dieu produit en nous doit devenir une œuvre visible pour Sa gloire.

L’ŒUVRE GLORIEUSE.

Dieu travaille à l’intérieur, mais Son œuvre ne doit pas rester invisible. La grâce reçue doit produire des fruits. La foi doit produire l’obéissance. La prière doit produire une vie transformée. La Parole entendue doit produire une conduite nouvelle. Le feu intérieur doit devenir une lumière extérieure.

« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. »
Matthieu Cinq, les versets Quatorze.

Une lumière n’existe pas pour elle-même. Elle existe pour éclairer. De même, Dieu agit en nous afin que quelque chose de Sa gloire passe par nous. Votre famille doit voir une différence. Vos proches doivent percevoir une différence. Votre manière de parler doit changer. Votre manière de pardonner doit changer. Votre manière de servir doit changer. Votre manière de traverser les crises doit révéler que Dieu travaille en vous.

Paul dira encore : « Car nous sommes Son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. » **Éphésiens Deux, le verset Dix. ** Regardez l’ordre : nous sommes Son ouvrage, puis nous sommes appelés à pratiquer les bonnes œuvres. Dieu façonne l’instrument avant de l’utiliser.

Ne cherchez donc pas seulement à paraître spirituel. Laissez Dieu vous rendre réellement spirituel. Ne cherchez pas seulement à parler de puissance. Laissez Dieu produire une puissance qui se voit dans votre patience, votre sainteté, votre fidélité, votre compassion et votre persévérance.

« Celui qui a un pourquoi qui lui permet de vivre peut supporter presque n’importe quel comment. » — Friedrich Nietzsche

Le monde séculier lui-même reconnaît qu’une raison profonde donne à l’être humain la capacité de supporter l’épreuve. Mais le chrétien possède une espérance encore plus haute : notre « pourquoi » n’est pas une idée abstraite. Notre raison de vivre est enracinée en Dieu, en Jésus-Christ et dans l’appel qu’Il nous adresse.

Une vie qui porte du fruit.

Jésus a déclaré : « Je vous ai choisis, et Je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. » **Jean Quinze, le verset Seize. ** Voilà le but : porter du fruit, et porter un fruit qui demeure.

Il ne s’agit pas de courir dans toutes les directions. Il s’agit de demeurer attaché au Cep. Jésus dit : « Celui qui demeure en Moi et en qui Je demeure porte beaucoup de fruit, car sans Moi vous ne pouvez rien faire. » **Jean Quinze, le verset Cinq. ** Sans Lui, nous pouvons nous agiter. Sans Lui, nous pouvons impressionner. Sans Lui, nous pouvons construire des apparences. Mais sans Lui, nous ne pouvons pas produire le fruit qui demeure.

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Ainsi, le message de Philippiens Deux, le verset Treize nous conduit maintenant vers une décision personnelle : laisser Dieu produire en nous ce que nous ne pouvons pas produire par nous-mêmes.

Bien-aimés, ne résistons pas à l’œuvre de Dieu. Si aujourd’hui Il met en vous le désir de revenir à Lui, revenez. Si, Il vous pousse à vous réconcilier, réconciliez-vous. Si, Il vous appelle à servir, servez. Si, Il vous demande de renoncer, renoncez. Si, Il vous demande de recommencer, recommencez.

Ne dites pas : « Je suis trop faible. » Dieu produit le faire. Ne dites pas : « Je n’ai plus de désir. » Dieu produit le vouloir. Ne dites pas : « Mon passé m’a détruit. » Dieu peut faire toutes choses nouvelles. Ne dites pas : « Je suis arrivé au bout de mes forces. » Peut-être êtes-vous précisément arrivé à l’endroit où vous allez découvrir Sa force.

« Car Dieu ne nous a pas donné un esprit de timidité, mais de force, d’amour et de sagesse. »
Deux Timothée Un, le verset Sept.

Église de Jésus-Christ, levons-nous intérieurement ! Reprenons courage ! Reprenons la vision ! Reprenons la prière ! Reprenons la marche ! Ce que Dieu commence, Il sait aussi l’accomplir. Notre part est de nous abandonner à Lui, de Lui faire confiance, de répondre à Son appel et de marcher dans l’obéissance.

Aujourd’hui, Dieu ne cherche pas des hommes et des femmes qui prétendent être forts. Il cherche des hommes et des femmes qui acceptent de dépendre de Sa puissance. Il ne cherche pas des vies parfaites. Il cherche des vies disponibles. Il ne cherche pas des instruments qui se glorifient eux-mêmes. Il cherche des instruments qui disent : « Seigneur, prends-moi, façonne-moi, remplis-moi, utilise-moi. »

Alors que cette parole descend dans nos cœurs, faisons monter une prière : « Seigneur, produis en moi le vouloir. Produis en moi le faire. Quand mon cœur est froid, réchauffe-le. Quand ma foi est faible, fortifie-la. Quand ma volonté chancelle, soutiens-la. Quand mes yeux regardent derrière moi, tourne-les vers Jésus. Quand mes mains sont fatiguées, renouvelle mes forces. Quand mon chemin devient difficile, donne-moi de persévérer. »

Car la victoire n’est pas seulement de commencer avec Dieu. La victoire est de continuer avec Dieu. La victoire est de finir avec Dieu. La victoire est de pouvoir dire, comme Paul : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. » **Deux Timothée Quatre, le verset Sept.**

Et si Dieu produit en nous le vouloir et le faire, alors notre avenir ne dépend pas seulement de nos capacités naturelles. Notre avenir est entre les mains de Celui qui nous appelle, qui nous transforme, qui nous fortifie et qui nous conduit. Sa grâce nous précède. Sa présence nous accompagne. Sa puissance nous soutient.

Que celui qui est découragé retrouve aujourd’hui l’espérance. Que celui qui est tombé se relève. Que celui qui s’est refroidi retrouve le feu. Que celui qui hésite retrouve la foi. Que celui qui sert retrouve la joie. Que celui qui pleure retrouve la consolation. Et que chacun de nous puisse sortir de ce message avec cette certitude : Dieu agit en moi ! Dieu travaille en moi ! Dieu produit en moi le vouloir et le faire, selon Son bon plaisir !

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Qu’il en soit ainsi. Amen et Amen.

mercredi 7 octobre 2026

Une Demeure Secrete

« Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut

Repose à l’ombre du Tout-Puissant. »

Psaumes Quatre-vingt-onze, le verset Un.

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UNE DEMEURE SECRÈTE.

UNE OMBRE PUISSANTE.

UNE PROMESSE CERTAINE.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Il est des nuits où le ciel semble s’effondrer. Le téléphone sonne à l’heure où personne n’appelle, et une voix tremblante annonce l’inconcevable : un diagnostic, un licenciement, un deuil, une trahison. En quelques secondes, la maison qu’on croyait solide se fissure, les certitudes s’écroulent, et l’âme, nue et grelottante, cherche désespérément un endroit où se cacher. Frères et sœurs, ne le nions pas : nous vivons sous un ciel d’orages.

Le monde nous vend mille abris : l’argent, la réputation, le diplôme, les relations, la santé de fer. Mais lorsque la tempête éclate, ces murs de carton s’envolent comme des feuilles mortes. Blaise Pascal, dans ses Pensées, a diagnostiqué le mal avec une précision chirurgicale : « Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. » Quelle sentence ! L’homme court, s’agite, s’épuise, parce qu’il n’a pas trouvé la demeure où son âme peut enfin reposer.

Or, dans l’un des plus beaux psaumes de l’Écriture, un poète inspiré brise le silence de l’angoisse et déclare qu’il existe un abri que nulle tempête ne peut renverser. Ce psaume a traversé les guerres, les famines, les persécutions et les épidémies. Il a été murmuré dans les cachots, chanté dans les catacombes, soufflé sur les lits de mort. Et aujourd’hui, par la grâce de Dieu, il vient frapper à la porte de votre cœur : « Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut repose à l’ombre du Tout-Puissant. » Trois vérités nous attendent : une demeure, une ombre et une promesse.

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Pour être protégé, il faut d’abord habiter ; voici le premier point : la demeure secrète.

UNE DEMEURE SECRÈTE.

Un abri qui se trouve dans l’intimité.

Remarquez le verbe : « Celui qui demeure ». Le psalmiste ne dit pas : celui qui passe, celui qui visite, celui qui vient les jours de fête. Il dit : celui qui demeure. Dieu n’offre pas un hôtel de passage, Il offre une maison. Le mot hébreu que notre Bible traduit par « abri » évoque un lieu secret, une cachette, un sanctuaire dérobé aux regards de l’ennemi. Autrement dit, la protection de Dieu ne s’obtient pas dans la foule, elle se trouve dans l’intimité.

Jésus l’a confirmé dans l’Évangile : « Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. » Jean Quinze, le verset Quatre. Le sarment ne s’accroche pas au cep par intermittence ; il y est greffé, il y puise sa sève, il y respire. Et l’apôtre Paul ajoute cette merveille : « votre vie est cachée avec Christ en Dieu. » Colossiens Trois, le verset Trois. Cachée ! Voilà la demeure secrète : le croyant est caché dans le Christ, et le Christ est caché en Dieu. Pour atteindre l’enfant de Dieu, l’ennemi devrait d’abord franchir le Père, puis le Fils. Autant dire qu’il ne passera pas.

Une demeure qui se choisit chaque jour.

Mais attention : on ne s’installe pas dans cette demeure par accident. Le psalmiste la choisit avec détermination : « Je dis à l’Éternel : Mon refuge et ma forteresse, mon Dieu en qui je me confie ! » Psaumes Quatre-vingt-onze, le verset Deux. Voyez le « je dis ». Avant de proclamer la protection, il a déclaré sa confiance. Demeurer, c’est prendre chaque jour la décision de faire de Dieu son adresse : par la prière qui ouvre la journée, par la Parole qui nourrit l’âme, par l’adoration qui chasse la peur.

Antoine de Saint-Exupéry écrivait dans Le Petit Prince : « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » Oui, l’essentiel est invisible : ni caméra ni microscope ne photographient cette demeure. Mais celui qui s’y trouve sait qu’elle existe, car il y a goûté « la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence ». Philippiens Quatre, le verset Sept.

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Celui qui habite chez Dieu n’échappe pas à l’orage, mais il y trouve une ombre ; voici le deuxième point : l’ombre puissante.

UNE OMBRE PUISSANTE.

Une ombre qui n’efface pas la tempête.

Pourquoi une ombre ? Parce que l’ombre suppose un soleil brûlant. Dans le désert d’Orient, l’ombre est une question de vie ou de mort. Le psalmiste ne promet pas l’absence de chaleur, il promet un ombrage au milieu de la chaleur. Dieu ne dit pas : tu ne connaîtras jamais l’épreuve. Il dit : tu ne la traverseras pas seul. Les prédicateurs de la facilité vous ont menti : le chrétien n’est pas exempté du feu, il est escorté dans le feu.

Écoutez la tendresse de ce psaume : « Il te couvrira de Ses plumes, et tu trouveras un refuge sous Ses ailes ; Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse. » Psaumes Quatre-vingt-onze, le verset Quatre. Voyez l’image : Dieu Se compare à un oiseau qui étend ses ailes sur ses petits. Et Jésus a repris cette image en pleurant sur Jérusalem : « Combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! » Matthieu Vingt-trois, le verset Trente-sept. Quel cri du cœur ! Les ailes étaient ouvertes ; c’est le peuple qui a refusé de s’y réfugier. Ce n’est jamais la protection de Dieu qui manque, c’est notre consentement.

Une présence au cœur de la fournaise.

Et quand les eaux montent, que dit l’Éternel ? « Si tu traverses les eaux, Je serai avec toi ; si tu traverses les fleuves, ils ne te submergeront point ; si tu marches dans le feu, tu ne seras pas brûlé. » Ésaïe Quarante-trois, le verset Deux. Notez bien : le texte ne dit pas « si tu évites les eaux », il dit « si tu les traverses ». Mais notez aussi la promesse : la présence, avant même la délivrance. Souvenez-vous de la fournaise de Babylone. Trois jeunes Hébreux sont jetés dans les flammes, et le roi, stupéfait, s’écrie : « Je vois quatre hommes sans liens, qui marchent au milieu du feu, et qui n’ont point de mal ; et la figure du quatrième ressemble à celle d’un fils des dieux. » Daniel Trois, le verset Vingt-cinq. Beaucoup y reconnaissent le Fils de Dieu Lui-même, venu marcher avec les Siens au cœur de la fournaise. Dans les flammes, ils ont perdu leurs liens, mais pas un cheveu de leur tête.

Albert Camus, dans Retour à Tipasa, a laissé cette confidence : « Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un invincible été. » Camus ignorait peut-être la source de cet été. Nous, nous la connaissons : elle porte un nom, c’est le Dieu qui demeure avec nous au cœur même de l’hiver.

Une ombre qui n’autorise pas la présomption.

Mais méfions-nous d’un piège : celui qui utilise la promesse sans connaître le Promettant. Lors de la tentation, au sommet du temple, Satan lui-même a cité ce psaume à Jésus : « Il donnera des ordres à Ses anges à ton sujet ; et ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte contre une pierre. » Matthieu Quatre, le verset Six. Or regardez ce que le tentateur a retranché : les mots « dans toutes tes voies ». Le psaume dit en effet que les anges te garderont « dans toutes tes voies », Psaumes Quatre-vingt-onze, le verset Onze, c’est-à-dire sur le chemin de Dieu, non sur nos sentiers de vanité. Et Jésus a répondu : « Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu. » Matthieu Quatre, le verset Sept. Frères et sœurs, la protection divine n’est pas un permis d’imprudence ; elle est la sécurité de celui qui marche dans l’obéissance.

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Reste la question de l’issue du combat ; voici le troisième point : la promesse certaine.

UNE PROMESSE CERTAINE.

Le Dieu qui prend la parole.

Jusqu’ici, c’est l’homme qui parle. Mais à la fin du psaume, la voix change : c’est Dieu Lui-même qui prend la parole, et Sa voix est un serment. Écoutez : « Puisqu’il M’aime, Je le délivrerai ; Je le protégerai, puisqu’il connaît Mon nom. » Psaumes Quatre-vingt-onze, le verset Quatorze. Et comme si ce n’était pas assez : « Il M’invoquera, et Je lui répondrai ; Je serai avec lui dans la détresse, Je le délivrerai et Je le glorifierai. » Psaumes Quatre-vingt-onze, le verset Quinze. Comptez les promesses : Je délivrerai, Je protégerai, Je répondrai, Je serai avec lui, Je glorifierai. Cinq promesses, cinq coups de marteau sur la porte du désespoir.

Connaître Son nom : voilà la clé. « Le nom de l’Éternel est une tour forte ; le juste s’y réfugie, et se trouve en sûreté. » Proverbes Dix-huit, le verset Dix. Il ne s’agit pas d’une connaissance de bibliothèque, mais d’une intimité vécue : celle de l’enfant qui a expérimenté Dieu comme Père, comme Berger, comme Rocher, comme Sauveur. Car le Maître n’a jamais caché que l’orage viendrait : « Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. » Jean Seize, le verset Trente-trois. Le combat est réel, mais l’issue est connue. Le Christ a déjà vaincu.

Une promesse que rien ne peut briser.

Et la dernière promesse est la plus grande : rien ne peut nous arracher de cet abri. « Ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. » Romains Huit, le verset Trente-neuf. Ni la maladie, ni la prison, ni le deuil, ni la mort. Le psalmiste termine d’ailleurs sur une promesse de vie : « Je le rassasierai de longs jours, et Je lui ferai voir Mon salut. » Psaumes Quatre-vingt-onze, le verset Seize. Les longs jours de Dieu ne se mesurent pas seulement en années, ils se mesurent en éternité.

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Il ne reste plus qu’une chose à faire : entrer dans l’abri.

Bien-aimés, aujourd’hui la porte de la demeure secrète est grande ouverte. Peut-être êtes-vous épuisé de courir d’abri en abri, blessé par des orages que personne ne soupçonne, fatigué de faire semblant d’être fort. Écoutez la voix du Père : les ailes sont déployées, l’ombre est là, la promesse est signée du sang de l’Agneau. Il suffit de venir, et de demeurer.

Alors, que celui qui est dans la tempête entre aujourd’hui sous l’abri du Très-Haut ; que celui qui a peur se couche à l’ombre du Tout-Puissant ; que celui qui a été blessé se laisse couvrir de Ses plumes. Et lorsque les nuits viendront, car elles viendront, vous direz avec le psalmiste : Mon refuge et ma forteresse, mon Dieu en qui je me confie ! Car celui qui demeure en Lui ne sera jamais déçu.

Qu’il en soit ainsi. Amen et Amen.


samedi 3 octobre 2026

LA PROTECTION DIVINE

« Si l’on forme des complots, cela ne viendra pas de Moi ;
quiconque se liguera contre toi tombera sous ton pouvoir. »

Ésaïe Cinquante-quatre, le verset Quinze.

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LA PROTECTION DIVINE.

LA GARDE SURNATURELLE.

LA CHUTE INÉVITABLE.

LA CONFIANCE VICTORIEUSE.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Aujourd’hui, nous ouvrons cette Parole dans une heure où l’homme peut découvrir autour de lui des regards hostiles, des paroles cachées, des alliances secrètes et des oppositions qu’il ne comprend pas. Mais voici la consolation extraordinaire du Seigneur : tout ce qui se forme contre l’enfant de Dieu n’est pas nécessairement venu de Dieu, et tout ce qui se lève contre lui n’a pas reçu l’autorité de le renverser. Le texte nous place devant une déclaration puissante : « Si l’on forme des complots, cela ne viendra pas de Moi. » Puis Dieu ajoute : « quiconque se liguera contre toi tombera sous ton pouvoir. » Ce n’est donc pas l’existence de l’opposition qui doit déterminer notre destinée ; c’est la présence de Dieu au milieu de l’opposition.

Le prophète ne nous promet pas une route sans adversaires. Il nous révèle plutôt une vérité supérieure : Dieu connaît les complots avant même qu’ils ne soient visibles, Il connaît les alliances avant même qu’elles ne soient annoncées, et Sa souveraineté demeure au-dessus de tout ce qui cherche à nous atteindre.

Entrons maintenant dans le premier mouvement : avant de parler de la chute de l’opposition, il faut comprendre Celui qui demeure notre défense.

LA GARDE SURNATURELLE.

Oui, La garde surnaturelle.

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Le Seigneur dit : « Si l’on forme des complots, cela ne viendra pas de Moi. » Quelle parole ! Cela signifie que l’ennemi peut préparer, l’homme peut imaginer, des adversaires peuvent s’organiser ; mais aucun projet humain ne peut devenir automatiquement un décret divin. Il existe une limite que Dieu Lui-même impose aux forces qui se dressent contre Son peuple.

David connaissait cette réalité lorsqu’il déclara : « L’Éternel est ma lumière et mon salut : de qui aurais-je crainte ? L’Éternel est le soutien de ma vie : de qui aurais-je peur ? » Psaume Vingt-sept, les versets Un.

La sécurité du croyant ne repose donc pas sur sa propre puissance. Elle repose sur Dieu. Lorsque notre cœur tremble, Lui ne tremble pas. Lorsque notre vision est limitée, Sa vision ne l’est pas. Lorsque nous ne savons pas ce qui se prépare, Lui le sait déjà.

Comme l’a écrit le philosophe Sénèque : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas ; c’est parce que nous n’osons pas qu’elles paraissent difficiles. » Mais pour le croyant, l’audace ne vient pas de l’orgueil : elle vient de la confiance en Dieu.

Mais si Dieu nous garde, ce n’est pas pour nous maintenir dans la peur ; le prochain mouvement nous montre que l’opposition elle-même est soumise à Sa souveraineté.

LA CHUTE INÉVITABLE.

Oui, La chute inévitable.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Le texte poursuit : « quiconque se liguera contre toi tombera sous ton pouvoir. » Remarquons le langage de la Parole : elle ne dit pas que personne ne se liguera contre toi. Elle dit que celui qui se liguera contre toi tombera. Voilà la différence entre l’existence d’une attaque et son résultat final.

Joseph fut vendu par ses frères, mais leur acte ne détruisit pas le dessein de Dieu. Plus tard, Joseph déclara : « Vous aviez médité de me faire du mal : Dieu l’a changé en bien. » Genèse Cinquante, le verset Vingt.

Voilà notre espérance. L’homme peut avoir une intention ; Dieu demeure Maître de l’issue. L’homme peut fermer une porte ; Dieu peut en ouvrir une autre. L’homme peut parler contre toi ; Dieu peut transformer cette parole en témoignage. L’homme peut creuser une fosse ; Dieu peut faire de cette fosse le lieu même où Il manifeste Sa puissance.

Martin Luther King Jr. a déclaré : « L’arc de l’univers moral est long, mais il tend vers la justice. » Dans la foi biblique, nous pouvons ajouter que le dessein de Dieu demeure au-dessus des manœuvres humaines.

Après avoir vu que Dieu garde et que l’opposition ne possède pas le dernier mot, recevons maintenant l’appel qui doit gouverner notre attitude.

LA CONFIANCE VICTORIEUSE.

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La promesse de Dieu n’est pas une invitation à la vengeance. Elle est un appel à la confiance. Le croyant n’a pas besoin de devenir prisonnier de ceux qui parlent contre lui. Il n’a pas besoin de répondre à chaque accusation, de poursuivre chaque rumeur, ni de combattre chaque adversaire. Il peut remettre sa cause entre les mains de Celui qui voit parfaitement.

Paul écrit : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » Romains Huit, le verset Trente-et-Un.

Aujourd’hui, refuse de vivre sous la domination de la peur. Ne laisse pas un complot occuper tout ton esprit. Ne laisse pas une parole hostile voler ta paix. Tu peux prier. Tu peux rester fidèle. Tu peux marcher dans la vérité. Tu peux continuer à servir Dieu. Car ton avenir n’est pas entre les mains de ceux qui s’opposent à toi ; il est entre les mains du Seigneur.

Comme l’a rappelé Viktor Frankl : « On peut tout enlever à un homme, sauf une chose : la dernière des libertés humaines. » Dans la foi, cette liberté devient une décision quotidienne : choisir de demeurer attaché à Dieu même lorsque les circonstances cherchent à nous ébranler.

Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Si quelqu’un forme un complot, ne répondons pas par un autre complot. Si quelqu’un nous attaque, ne devenons pas semblables à ceux qui nous attaquent. Gardons notre cœur. Gardons notre intégrité. Gardons notre foi. Dieu sait défendre ceux qui Lui appartiennent.

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Alors, aujourd’hui, levons les yeux. Ce qui est caché n’est pas caché devant Dieu. Ce qui est préparé n’échappe pas à Son regard. Ce qui se lève contre nous n’a pas reçu le dernier mot. Le Seigneur demeure notre Garde, notre Défenseur et notre Refuge. Ne vivons donc pas comme des vaincus avant même le combat. Marchons avec confiance, avec sainteté, avec patience et avec foi.

Que notre cœur puisse dire avec le psalmiste : « Je ne crains pas une armée qui camperait contre moi. » Psaume Vingt-sept, le verset Trois.

Et lorsque l’opposition se lèvera, souvenons-nous de cette parole : « Si l’on forme des complots, cela ne viendra pas de Moi. » Nous n’avons donc pas besoin de vivre dans la panique. Celui qui nous appelle est Celui qui nous garde. Celui qui nous garde est Celui qui conduit notre destinée. Et Celui qui conduit notre destinée est plus grand que tout ce qui peut se lever contre nous.

Qu’il en soit ainsi. Amen et Amen.

vendredi 2 octobre 2026

AU DIEU TRINITAIRE

« Car de Lui, et par Lui, et pour Lui sont toutes choses. À Lui la gloire dans tous les siècles. Amen. »

(Romains Onze, le verset Trente-six)

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« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »

(Matthieu Vingt-huit, le verset Dix-neuf)

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LA MAJESTÉ ÉTERNELLE DU PÈRE.

LA RÉDEMPTION GLORIEUSE DU FILS.

LA SANCTIFICATION MERVEILLEUSE DE L’ESPRIT.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Il arrive des heures où les mots semblent trop faibles pour porter le poids de la douleur humaine. Des maisons sont plongées dans le silence après une nouvelle dévastatrice. Des cœurs se brisent derrière des sourires. Des familles cherchent une réponse, des malades attendent un soulagement, des âmes traversent la nuit sans apercevoir l’aurore. Et parfois, même celui qui chante le dimanche a pleuré dans le secret de la nuit. La terre gémit. Les peuples s’agitent. Les puissants passent. Les richesses s’envolent. Les certitudes humaines s’effondrent comme des murailles frappées par la tempête.

Mais au-dessus de ce monde bouleversé, il demeure un Dieu qui ne tremble pas. Un Dieu qui ne vieillit pas. Un Dieu dont le trône n’est pas menacé par les crises de la terre. Lorsque nos forces s’épuisent, Sa puissance demeure. Lorsque nos lumières s’éteignent, Sa gloire resplendit. Lorsque nos paroles s’arrêtent, les cieux continuent de proclamer Sa majesté. Voilà pourquoi l’Église ne peut pas réduire son adoration à une habitude, à une formule ou à une émotion passagère. La doxologie est une proclamation : à Dieu seul appartient la gloire.

Le mot doxologie évoque la parole de gloire, la louange adressée à Dieu. Elle n’est pas une décoration placée au bout d’une prière. Elle est l’aboutissement d’une foi qui reconnaît qui est Dieu, ce qu’Il a fait et ce qu’Il accomplira. Elle rassemble notre intelligence, notre mémoire, notre reconnaissance et notre espérance. Elle nous apprend à regarder au-delà de nous-mêmes. Elle nous arrache à l’orgueil et nous conduit devant le trône du Très-Haut.

Notre méditation s’attache à la gloire du Père, à la gloire du Fils et à la gloire du Saint-Esprit. Non pas trois dieux, mais un seul Dieu, révélé dans la communion du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Que toute notre pensée s’incline devant ce mystère révélé dans les Écritures. Et que notre bouche, notre vie et notre assemblée deviennent une offrande de louange.

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La doxologie nous conduit d’abord à reconnaître le Père, Créateur souverain et source de toute grâce.

LE PÈRE, CRÉATEUR SOUVERAIN.

LA MAJESTÉ DU PÈRE ÉTERNELLE.

 

L’ORIGINE DE TOUTE VIE.

Église du Seigneur, élevons nos regards. Avant les royaumes, Il est Dieu. Avant les montagnes, Il est Dieu. Avant que l’homme ne trace une frontière, avant que les océans ne reçoivent leur limite, avant que les astres ne parcourent leur chemin, le Père, Il est Dieu. Il n’a pas été créé. Il n’a pas reçu Son pouvoir d’un autre. Il est le Créateur, le Maître et le Soutien de toutes choses.

« Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. » (Genèse Un, le verset Un). Ce premier verset de la Bible renverse toute prétention humaine. La création n’est pas son propre dieu. L’être humain n’est pas le maître absolu de son existence. Tout ce que nous possédons est reçu. Notre souffle est un don. Notre intelligence est un don. La terre qui nous porte, l’eau qui nous désaltère et la lumière qui nous réjouit témoignent de la bonté du Créateur.

« Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue manifeste l’œuvre de Ses mains. » (Psaume Dix-neuf, le verset Un). Regardez le ciel. Considérez l’immensité de la création. Les étoiles ne parlent pas avec une voix humaine, pourtant leur splendeur proclame la grandeur de Celui qui les a faites. La nature ne remplace pas la Parole, mais elle nous invite à reconnaître la sagesse du Créateur.

Quand nous disons : « Gloire à Toi, Père éternel », nous confessons que notre vie ne nous appartient pas de manière absolue. Nous sommes responsables devant Celui qui nous a formés. Cette vérité ne doit pas nous écraser ; elle doit nous libérer de l’illusion de tout contrôler. Nous pouvons travailler, prévoir, bâtir et entreprendre, mais notre confiance ultime ne repose ni sur notre savoir ni sur nos ressources. Elle repose sur Dieu.

LA SOURCE DE TOUTE GRÂCE.

Le Père n’est pas seulement Celui qui a créé le monde ; Il est aussi Celui qui soutient et qui donne. « Toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation. » (Jacques Un, le verset Dix-sept). Quelle consolation. Les saisons changent. Les circonstances changent. Les relations humaines changent. Mais le Père demeure fidèle.

Il y a des bénédictions que nous remarquons et d’autres que nous oublions. Nous remercions pour les portes ouvertes, mais pensons-nous à remercier pour les dangers dont nous avons été préservés ? Nous remercions pour les grandes délivrances, mais savons-nous reconnaître la grâce discrète qui nous a soutenus dans les jours ordinaires ? La reconnaissance chrétienne ouvre nos yeux sur les traces de la bonté divine.

Blaise Pascal a écrit : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. » Cette formule, issue de sa réflexion sur le cœur humain, ne remplace pas la foi biblique. Elle nous rappelle toutefois que l’existence humaine ne se réduit pas à des calculs. La gratitude, elle aussi, engage tout notre être. Elle reconnaît avec humilité que nous recevons plus que nous ne pouvons mesurer.

Bien-aimés, la gloire du Père nous appelle à l’humilité. Si tout vient de Lui, cessons de nous glorifier comme si nous étions la source de nos réussites. Si toute grâce descend de Lui, cessons de mépriser ceux qui traversent une saison difficile. Si le Père est Créateur de tous, traitons notre prochain avec dignité. L’adoration véritable ne s’arrête pas aux lèvres : elle transforme notre conduite.

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Après avoir contemplé le Père, tournons nos regards vers le Fils, Sauveur crucifié et Seigneur ressuscité.

LE FILS, SAUVEUR GLORIEUX.

LA RÉDEMPTION DU FILS GLORIEUSE.

 

L’AGNEAU QUI NOUS RACHÈTE.

Quelle serait notre espérance si le péché nous séparait éternellement de Dieu ? Quelle serait notre consolation si la culpabilité avait le dernier mot ? Quelle serait notre destinée si la mort était une porte fermée sans retour ? Mais voici l’Évangile : le Père a envoyé le Fils, et le Fils s’est livré pour nous. Jésus-Christ n’est pas simplement un maître de sagesse parmi d’autres. Il est le Sauveur annoncé, le Messie promis, l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde.

« Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » (Jean Un, le verset Vingt-neuf). À la croix, Jésus a porté ce que nous ne pouvions porter. Il a pris sur Lui la condamnation du péché. Ses mains ont été percées. Son côté a été ouvert. Son sang a été versé. Le Calvaire n’est pas une tragédie dépourvue de sens : il est au cœur du dessein rédempteur de Dieu.

« Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. » (Romains Huit, le verset Un). Quelle parole pour l’âme accablée. Le pardon n’est pas une récompense accordée aux personnes qui se croient parfaites. Il est une grâce reçue par la foi. La croix nous appelle à la repentance, mais elle annonce aussi que la miséricorde de Dieu est offerte à celui qui vient à Christ.

Quand nous chantons : « Gloire à Toi, Jésus-Christ, Fils unique du Père », nous ne célébrons pas une idée abstraite. Nous proclamons un amour qui s’est manifesté dans l’histoire. Le Fils a pris notre humanité. Il a connu la souffrance. Il a pleuré devant la tombe de Lazare. Il a accueilli les pécheurs repentants. Il a servi au lieu de rechercher les honneurs. Puis Il a donné Sa vie en rançon pour plusieurs.

LE ROI QUI TRIOMPHE DE LA MORT.

Le tombeau n’a pas pu retenir Jésus. La pierre a été roulée. La mort a été vaincue. Le Crucifié est ressuscité. L’Évangile ne s’achève pas au pied de la croix ; il éclate au matin de la résurrection. « Christ est ressuscité des morts, Il est les prémices de ceux qui sont morts. » (Un Corinthiens Quinze, le verset Vingt). Notre foi repose sur ce témoignage apostolique.

La résurrection proclame que le péché n’a pas le dernier mot, que la mort n’a pas le dernier mot, que le désespoir n’a pas le dernier mot. Le dernier mot appartient au Seigneur vivant. Cela ne signifie pas que les croyants ne pleurent jamais, ni qu’ils échappent à toutes les épreuves. Cela signifie que même au milieu des larmes, leur espérance est enracinée dans la victoire de Christ.

Victor Hugo a écrit : « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent. » Cette parole appartient à une œuvre littéraire et ne constitue pas une doctrine chrétienne. Elle peut néanmoins nous faire réfléchir à la persévérance. Pour le croyant, la lutte prend sa source dans la grâce : nous persévérons non pour acheter le salut, mais parce que le Christ vivant nous soutient. Nous pouvons tomber, mais nous sommes appelés à nous relever par la foi.

Le Fils glorieux nous appelle donc à vivre comme des personnes rachetées. Que nos paroles témoignent de Sa vérité. Que nos choix reflètent Sa sainteté. Que notre compassion manifeste quelque chose de Son amour. Que notre pardon rappelle le pardon reçu. Une Église qui proclame la croix doit aussi porter les marques du service, de la justice, de la miséricorde et de la réconciliation.

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La gloire du Père et du Fils nous conduit à reconnaître l’œuvre du Saint-Esprit, qui habite, éclaire et sanctifie les croyants.

LE SAINT-ESPRIT, CONSOLATEUR DIVIN.

LA SANCTIFICATION DE L’ESPRIT GLORIEUSE.

 

LA PRÉSENCE QUI NOUS CONSOLE.

Il est des moments où les mots des hommes ne suffisent plus. Une douleur profonde peut rendre le cœur silencieux. Une épreuve prolongée peut épuiser nos forces. Une question sans réponse peut troubler notre marche. Pourtant, le croyant n’est pas abandonné à lui-même. Jésus a promis un autre Consolateur. Le Saint-Esprit demeure auprès des enfants de Dieu et les accompagne dans leur marche.

« Et Moi, Je prierai le Père, et Il vous donnera un autre Consolateur, afin qu’Il demeure éternellement avec vous. » (Jean Quatorze, le verset Seize). Quelle promesse. Le Saint-Esprit n’est pas une simple influence poétique. Il est présenté dans les Écritures comme Celui qui enseigne, rappelle les paroles de Jésus, convainc de péché et conduit dans la vérité.

Lorsque l’Église traverse des temps difficiles, elle a besoin de plus que des stratégies humaines. Elle a besoin de la direction de Dieu. Lorsque le prédicateur ouvre la Bible, il doit demander l’éclairage de l’Esprit. Lorsque le croyant lutte contre la tentation, il doit rechercher Sa force. Lorsque des frères et des sœurs sont divisés, ils doivent se laisser conduire vers l’amour, la patience et la paix.

LA PUISSANCE QUI NOUS TRANSFORME.

Le Saint-Esprit ne vient pas seulement nous consoler ; Il travaille aussi à notre sanctification. « Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance. » (Galates Cinq, les versets Vingt-deux et Vingt-trois).

Remarquons que l’apôtre parle du fruit de l’Esprit. Il ne s’agit pas d’un spectacle destiné à impressionner les hommes, mais d’une œuvre qui se manifeste dans la vie. La puissance de l’Esprit ne se mesure pas seulement au volume de notre voix ou à l’intensité de nos émotions. Elle se reconnaît aussi dans une parole maîtrisée, une fidélité éprouvée, un pardon sincère, une compassion concrète et une obéissance persévérante.

Le Saint-Esprit distribue des dons pour l’édification de l’Église. Mais aucun don ne doit devenir un instrument d’orgueil ou de domination. La diversité des dons doit servir l’unité du corps de Christ. Là où l’Esprit agit, la vérité et l’amour ne doivent pas être séparés. La ferveur ne dispense pas de la sagesse ; la connaissance ne dispense pas de l’humilité.

Augustin d’Hippone a formulé cette prière devenue célèbre : « Tu nous as faits pour Toi, et notre cœur est sans repos jusqu’à ce qu’il repose en Toi. » Cette parole, issue des Confessions, exprime le désir profond de l’âme tournée vers Dieu. La présence du Saint-Esprit nous conduit à chercher notre repos en Dieu, plutôt que dans les séductions passagères du monde.

Bien-aimés, demandons au Saint-Esprit de renouveler notre amour pour la Parole, notre zèle pour la prière et notre fidélité dans le service. Qu’Il nous aide à renoncer à l’amertume, à résister à l’injustice et à porter les fardeaux les uns des autres. Qu’Il fasse de nos assemblées des lieux où Christ est annoncé, où les faibles sont relevés et où le nom de Dieu est honoré.

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Après la contemplation vient l’engagement : la doxologie que nous proclamons doit devenir la manière dont nous vivons.

UNE ADORATION QUI ENGAGE TOUTE LA VIE.

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Nous avons contemplé la majesté du Père, la rédemption accomplie par le Fils et l’œuvre sanctifiante du Saint-Esprit. Nous ne prétendons pas enfermer le mystère de Dieu dans quelques phrases. Nous recevons avec reconnaissance ce que les Écritures nous révèlent et nous adorons avec révérence. Le Père est Dieu. Le Fils est Dieu. Le Saint-Esprit est Dieu. Et pourtant, nous confessons un seul Dieu, digne d’une adoration indivisible.

« À Lui la gloire dans tous les siècles. Amen. » (Romains Onze, le verset Trente-six). À Lui, et non à notre réputation. À Lui, et non à nos titres. À Lui, et non à nos œuvres considérées comme un mérite. Tout ce que nous faisons dans la foi doit chercher Sa gloire. Notre chant, notre prédication, notre générosité et notre service doivent témoigner que Jésus-Christ est Seigneur.

Une telle adoration transforme notre regard sur l’Église. Nous ne venons pas seulement assister à un programme ; nous venons rencontrer Dieu dans la communion fraternelle, écouter Sa Parole et Lui répondre par la foi. Nous ne sommes pas des spectateurs de la grâce, mais des témoins appelés à la partager. L’adoration authentique nous pousse vers le frère isolé, la sœur éprouvée, la personne oubliée et le prochain qui a besoin d’espérance.

Elle transforme aussi notre rapport à l’épreuve. Nous pouvons louer Dieu sans prétendre que tout va bien. Nous pouvons pleurer tout en confessant Sa fidélité. Nous pouvons poser des questions tout en gardant confiance en Sa sagesse. La louange n’est pas un déni de la souffrance ; elle est une confession que la souffrance ne règne pas éternellement. Le Dieu que nous adorons demeure au milieu de Son peuple.

Alors, que notre doxologie ne soit pas seulement une belle conclusion prononcée à la fin d’un culte. Qu’elle devienne le souffle de nos journées. Au réveil, reconnaissons la bonté du Père. Dans nos décisions, suivons l’exemple du Fils. Dans nos combats, recherchons la direction du Saint-Esprit. Et lorsque nous nous réunissons, que nos voix s’unissent sans rivalité, dans une même reconnaissance.

Que celui qui a reçu une grâce rende grâce. Que celui qui attend encore apprenne à espérer. Que celui qui a chuté revienne au Seigneur avec repentance. Que celui qui est fort porte celui qui est faible. Que celui qui connaît la vérité la proclame avec amour. Et que toute notre vie annonce, par nos paroles et nos actes, la grandeur du Dieu vivant.

Bien-aimés, le monde change, les générations passent, les empires s’effacent, mais notre Dieu demeure éternellement. Le Père nous a créés et soutient notre vie. Le Fils nous a rachetés par Son sacrifice et nous donne l’espérance de la résurrection. Le Saint-Esprit nous console, nous éclaire et nous sanctifie. Notre adoration s’élève vers le Dieu trinitaire, dans la foi, la reconnaissance et l’amour.

Que notre bouche proclame Sa gloire. Que nos cœurs soient remplis de reconnaissance. Que nos maisons deviennent des lieux de prière. Que nos assemblées soient des foyers de vérité et de charité. Que nos œuvres rendent témoignage à Celui que nous adorons. Et lorsque nos forces humaines arriveront à leur terme, que notre espérance demeure attachée au Seigneur éternel.

À Toi, Père éternel, la gloire pour la création et la grâce. À Toi, Jésus-Christ, la gloire pour la croix et la résurrection. À Toi, Saint-Esprit, la gloire pour Ta présence et Ton œuvre en nous. À l’unique Dieu vivant, honneur, louange et adoration, maintenant et dans tous les siècles.

Qu'il en soit ainsi. Amen et Amen.