Le Blog du Pasteur Phalange Dormay
....................................En vue de proclamer l'évangile de Jésus-Christ pour le salut des ames.......................... ........
Jésus-Christ : le seul Sauveur
dimanche 30 août 2026
samedi 29 août 2026
La Raison Aveuglée
« D'où
viennent les guerres, et d'où viennent les disputes parmi vous ? N'est-ce pas
de vos passions qui combattent dans vos membres ? »
(Jacques
4, 1)
« Allons,
descendons, et là confondons leur langage, afin qu'ils n'entendent plus la
langue les uns des autres. »
(Genèse
11, 7)
✦ ✦ ✦
LA RAISON
AVEUGLÉE.
LA
CONVOITISE DÉVORANTE.
LA PAIX
RETROUVÉE.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et
sœurs dans la foi,
Aujourd'hui,
l'humanité se tient devant un miroir, et ce miroir renvoie l'image d'une
contradiction insoutenable. L'homme a mesuré la distance des étoiles, il a
percé les secrets de l'atome, il a cartographié le génome qui le constitue
jusque dans ses cellules les plus intimes ; et pourtant, ce même homme, si
savant, si raisonnable en apparence, ne parvient toujours pas à s'asseoir en
paix à la table de son propre frère. Nous avons appris à voler plus vite que le
son, mais nous n'avons pas appris à nous taire assez longtemps pour nous
écouter.
Regardez
la terre telle qu'elle est aujourd'hui : des frontières hérissées de barbelés,
des familles déchirées par des rancunes vieilles de plusieurs générations, des
nations entières qui s'arment jusqu'aux dents contre d'autres nations qui leur
ressemblent en tout, sauf en la couleur du drapeau. Regardez les églises
elles-mêmes, appelées à être un seul corps, et qui se fragmentent en mille
chapelles rivales pour des querelles de préséance. L'espèce la plus
intelligente de la création est aussi celle qui s'entretue avec le plus de
raffinement.
Alors la
question se pose, tragique et brûlante : pourquoi et comment des êtres doués de
raison ne peuvent-ils trouver un terrain d'entente pour vivre ensemble sur une
même planète ? Les philosophes ont tenté d'y répondre depuis des siècles. Les
diplomates ont signé des traités que l'encre avait à peine séchée que déjà on
les violait. Les organisations internationales ont multiplié leurs sommets,
leurs chartes, leurs résolutions, et la guerre continue, sourde et têtue, comme
un feu qui couve sous la cendre.
Mais la
Parole de Dieu, Elle, n'a jamais prétendu que la paix entre les hommes
viendrait de l'intelligence des hommes. Elle nous révèle, avec une lucidité que
nulle science ne possède, la véritable racine de notre division, et Elle nous
ouvre, avec une tendresse que nulle diplomatie ne connaît, le chemin d'une paix
qui ne dépend pas de nous. C'est ce double mystère que nous voulons sonder,
Aujourd'hui, à la lumière de trois vérités.
✦ ✦ ✦
Avant de comprendre pourquoi les
hommes se combattent, il nous faut remonter à la source du mal, dans les
plaines antiques de Shinéar, où la raison humaine, livrée à elle-même, a montré
pour la première fois son aveuglement.
LA RAISON
AVEUGLÉE.
- Babel, Le Miroir De L'Orgueil -.
La
Genèse nous rapporte une scène étonnante. Toute la terre, nous dit le texte,
avait une seule langue et les mêmes mots. Les hommes n'étaient pas dispersés en
tribus rivales ; ils formaient une seule famille, parlant un seul langage,
capables de se comprendre sans le moindre effort de traduction. S'il existait
un moment dans l'histoire humaine où l'entente universelle semblait possible,
c'était bien celui-là. Et que firent-ils de cette unité ? Ils ne la mirent pas
au service de Dieu ; ils la mirent au service de leur propre nom. «
Faisons-nous un nom », disent-ils, « afin que nous ne soyons pas dispersés sur
la face de toute la terre » (Genèse 11, 4).
Voilà le
premier diagnostic que l'Écriture pose sur notre mal : ce n'est pas le manque
d'intelligence qui divise les hommes, c'est l'orgueil qui détourne
l'intelligence. Ces bâtisseurs de Babel n'étaient pas des ignorants ; ils
maîtrisaient une technologie avancée pour leur temps, la cuisson de la brique,
l'usage du bitume comme mortier. Leur raison fonctionnait parfaitement. Ce qui
était corrompu, ce n'était pas leur capacité de penser, mais l'objet vers
lequel ils orientaient cette capacité. Une raison qui s'adore elle-même finit
toujours par se retourner contre son prochain, parce qu'elle ne reconnaît plus
personne au-dessus d'elle pour arbitrer ses prétentions.
- L'Intelligence Sans Soumission -.
Le
savant Albert Einstein, dont le génie n'est contesté par personne, observait
avec une lucidité désabusée que la perfection des moyens semblait accompagner,
à son époque, une confusion croissante des fins. Voilà exactement le diagnostic
de Babel, formulé par un homme du vingtième siècle : plus nos moyens
grandissent, plus notre confusion sur le but à poursuivre s'aggrave, si cette
intelligence n'est pas soumise à une autorité qui la dépasse. C'est ce que le
Seigneur constate à Babel : « Voici, ils forment un seul peuple, ils ont tous
une même langue, et c'est là ce qu'ils ont entrepris ; maintenant rien ne les
empêcherait de faire tout ce qu'ils auraient projeté » (Genèse 11, 6). Rien ne
les arrêterait, sinon Dieu Lui-même, parce que leur unité était orientée vers
leur propre gloire et non vers la Sienne.
Alors le
Seigneur confondit leur langage, non par jalousie mesquine, mais par
miséricorde préventive, pour empêcher qu'une humanité tournée contre Lui
n'atteigne, unie dans son orgueil, un degré de destruction qu'elle ne pourrait
plus arrêter elle-même. Ainsi commence la longue histoire des divisions
humaines : elle ne commence pas par un manque de vocabulaire, elle commence par
un excès de prétention. Voilà pourquoi tant de sommets internationaux échouent
malgré des traductrices excellentes et des interprètes qualifiés : le problème
n'a jamais été la langue, il a toujours été le cœur.
✦ ✦ ✦
Si l'orgueil aveugle la raison
collective des nations, il faut à présent descendre plus profondément encore,
jusque dans le cœur de chaque individu, là où l'apôtre Jacques localise la
véritable source de toute dispute.
LA
CONVOITISE DÉVORANTE.
- Les Passions En Guerre -.
L'apôtre
Jacques ne s'embarrasse d'aucune diplomatie lorsqu'il pose la question qui nous
occupe Aujourd'hui : « D'où viennent les guerres, et d'où viennent les disputes
parmi vous ? N'est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres ? »
(Jacques 4, 1). Remarquez la précision du vocabulaire : les passions
combattent, dit le texte, avant même que les hommes ne combattent. La guerre
extérieure n'est que la projection visible d'une guerre intérieure. Avant que
deux armées ne s'affrontent sur un champ de bataille, deux convoitises se sont
déjà affrontées dans deux cœurs. Le conflit n'est donc jamais premièrement un
problème de frontières, de ressources ou d'idéologies : il est premièrement un
problème d'hommes intérieurement en guerre avec eux-mêmes.
Le
philosophe Thomas Hobbes, réfléchissant sur la nature humaine livrée à
elle-même, décrivait l'état de nature comme une guerre de chacun contre chacun,
où la vie de l'homme, sans autorité pour la contenir, devient courte et
misérable. Il n'avait pas tort sur le diagnostic, même s'il se trompait sur le
remède qu'il proposait. Car ce n'est pas seulement l'absence d'un souverain
terrestre qui produit ce chaos ; c'est l'absence de soumission au Souverain
céleste. Tant que le cœur humain reste livré à ses propres convoitises, aucune
constitution, aucun parlement, aucune charte des droits ne pourra durablement
contenir sa violence.
- Le Désir Qui Ne Demande Pas -.
Jacques
poursuit sa dissection du cœur humain avec une précision chirurgicale : « Vous
convoitez, et vous ne possédez pas ; vous êtes meurtriers et jaloux, et vous ne
pouvez pas obtenir ; vous avez des querelles et des luttes, et vous ne possédez
pas, parce que vous ne demandez pas » (Jacques 4, 2). Voici le cercle vicieux
de toute discorde humaine : je désire ce que je n'ai pas, je constate que mon
frère le possède, et au lieu de me tourner vers Dieu pour Lui demander, je me
tourne contre mon frère pour le lui arracher. Le président John Fitzgerald
Kennedy affirmait, devant les nations assemblées, que l'humanité devait mettre
fin à la guerre, sous peine que la guerre ne mette fin à l'humanité. Vingt
siècles avant lui, l'apôtre Jacques avait déjà identifié pourquoi cette fin
tardait tant à venir : parce que l'homme préfère la lutte à la prière.
Et
lorsque, par un reste de religiosité, l'homme consent tout de même à prier,
Jacques ajoute cette parole qui devrait nous faire trembler : « Vous demandez,
et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire
vos passions » (Jacques 4, 3). Même notre prière peut être corrompue par notre
convoitise ! Nous pouvons demander la paix tout en désirant secrètement la
victoire de notre seul camp. Nous pouvons demander l'unité tout en refusant de
céder le moindre pouce de notre orgueil. Voilà pourquoi la raison seule, même
armée des meilleures intentions, ne suffira jamais à réconcilier des cœurs qui
n'ont pas été eux-mêmes réconciliés avec leur Créateur.
✦ ✦ ✦
Après avoir diagnostiqué le mal
jusque dans sa racine la plus intime, il nous faut maintenant contempler le
remède que Dieu Lui-même a préparé, Lui qui seul pouvait guérir ce que ni Babel
ni la diplomatie humaine n'ont su résoudre.
LA PAIX
RETROUVÉE.
- Le Mur Abattu -.
Si
l'homme, livré à sa seule raison, construit des murs, Dieu, dans Sa grâce, en a
détruit un plus haut que tous les autres. L'apôtre Paul écrit aux Éphésiens une
parole qui répond directement à notre question : « Car Il est notre paix, Lui
qui des deux peuples en a fait un seul, et qui a renversé le mur de séparation,
la haine » (Éphésiens 2, 14). Remarquez que ce n'est pas un traité qui a
renversé ce mur, ni un compromis politique, ni une conférence de paix : c'est
une Personne. Le Christ Lui-même est notre paix. Il ne négocie pas la paix
entre les hommes divisés ; Il devient, en Sa propre chair, le lieu où cette
division est abolie.
À Babel,
Dieu confond le langage pour freiner l'orgueil des hommes. À la Pentecôte, des
siècles plus tard, l'Esprit renverse cette malédiction : des hommes de toutes
langues entendent proclamer les merveilles de Dieu, chacun dans sa propre
langue (Actes 2, 6). Voyez-vous le contraste ? Là où l'orgueil dispersait,
l'Esprit rassemble. Là où l'homme voulait se faire un nom, l'Évangile proclame
un seul Nom au-dessus de tout nom (Philippiens 2, 9), et c'est en ce Nom-là
seulement, et non dans nos raisonnements, que se trouve le véritable terrain
d'entente que cherche l'humanité depuis Babel.
- La Réconciliation Offerte -.
Le sage
Confucius enseignait que l'harmonie entre les hommes commence par l'ordre
intérieur de chaque cœur avant de pouvoir s'étendre à la famille, puis à la
nation, puis au monde entier. Sa sagesse touche juste, mais elle bute toujours
sur la même impuissance : comment ordonner un cœur que la convoitise dévore de
l'intérieur ? L'Évangile seul répond à cette impuissance, non par une technique
de vertu, mais par une nouvelle naissance. Paul l'explique aux Colossiens :
Dieu a voulu, par Christ, « réconcilier avec Lui-même toutes choses, tant
celles qui sont sur la terre que celles qui sont dans les cieux, en faisant la
paix par Lui, par le sang de Sa croix » (Colossiens 1, 20).
Voilà
pourquoi Dieu seul peut réussir là où l'humanité entière échoue depuis Babel :
parce qu'Il commence par réconcilier l'homme avec Lui-même, avant de
réconcilier l'homme avec son prochain. Toute paix horizontale véritable et
durable découle d'abord d'une paix verticale rétablie. C'est pourquoi tant
d'efforts humains pour la paix, si sincères soient-ils, s'épuisent : ils
tentent de réconcilier des hommes qui demeurent, chacun, en guerre avec leur
Créateur. Mais celui dont le cœur a été transformé par la croix ne convoite
plus de la même manière, ne demande plus mal, ne cherche plus à se faire un nom
sur les ruines de son frère. Il devient, à son tour, artisan de paix, appelé
fils de Dieu (Matthieu 5, 9).
✦ ✦ ✦
- Un Appel À La Réconciliation -.
Alors,
Bien-aimés, revenons à notre question de départ : pourquoi et comment des êtres
doués de raison ne peuvent-ils trouver un terrain d'entente pour vivre ensemble
sur une même planète ? Parce que la raison, séparée de son Créateur, s'aveugle
dans l'orgueil, comme à Babel. Parce que le cœur humain, livré à lui-même,
brûle de convoitises qui engendrent disputes et guerres, comme le décrit
l'apôtre Jacques. Et pourtant, la même Parole qui diagnostique notre mal nous
en révèle le remède : le Christ, notre paix, qui a renversé le mur de la
séparation et qui offre à quiconque vient à Lui une réconciliation d'abord
verticale, puis horizontale.
La paix
mondiale que les nations cherchent en vain depuis des millénaires ne naîtra
jamais d'un simple accord de raison. Elle naîtra, cœur après cœur, de la
rencontre de chaque être humain avec Celui qui a fait la paix par le sang de Sa
croix. Que chacun de nous, dès Aujourd'hui, dépose ses propres convoitises, ses
propres orgueils, ses propres tours de Babel personnelles, et qu'il devienne, à
sa mesure, un artisan de cette paix que le monde ne peut ni donner ni retirer.
Car ce n'est qu'en Christ que des êtres doués de raison, mais blessés par le
péché, peuvent enfin trouver le terrain d'entente qui leur avait toujours
échappé.
Que le
Seigneur Lui-même achève en nous cette œuvre de réconciliation, et qu'Il fasse
de nous, dès Aujourd'hui, des messagers de Sa paix sur cette terre encore
fracturée.
Oh ! Qu'il
en soit ainsi. Amen et Amen.
samedi 22 août 2026
L'AVERTISSEMENT SOLENNEL
« Allez, faites de toutes les nations des
disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et
enseignez-leur à observer tout ce que Je vous ai prescrit. Et voici, Je suis
avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »
(Matthieu 28, 19-20)
✦ ✦ ✦
« Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile
pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice.
»
(2 Timothée 3, 16)
✦ ✦ ✦
L’AVERTISSEMENT SOLENNEL.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés
en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,
Aujourd’hui,
nous abordons une question qui touche le cœur même de l’Église : si
Jésus-Christ a donné à Ses disciples une mission claire — faire des disciples
et leur enseigner à observer tout ce qu’Il a prescrit — d’où viennent alors les
divergences que certains pasteurs, prédicateurs et enseignants introduisent
dans la foi chrétienne ? Pourquoi deux prédicateurs ouvrent-ils la même Bible,
lisent-ils parfois le même passage, prononcent-ils le nom du même Seigneur, et
arrivent-ils pourtant à des conclusions opposées ? Pourquoi une assemblée
affirme-t-elle : « C’est ainsi que la Bible l’enseigne », tandis qu’une autre
affirme avec la même assurance : « Non, ce n’est pas ainsi » ?
La
question n’est pas petite. Elle est tragique. Elle est même dramatique. Car
lorsque deux voix religieuses contradictoires parlent au nom de Dieu, le
croyant sincère peut être plongé dans la confusion. Le faible peut être
ébranlé. Le nouveau converti peut être découragé. Celui qui cherche honnêtement
la vérité peut finir par se demander : « Qui dois-je croire ? » Et le danger
est encore plus grand lorsque l’homme qui parle derrière la chaire ne présente
plus seulement son interprétation comme une opinion personnelle, mais la
présente comme une prescription divine.
Jésus n’a
pas dit : « Enseignez-leur toutes les idées que vous trouverez intéressantes. »
Il n’a pas dit : « Enseignez-leur vos préférences. » Il n’a pas dit : «
Enseignez-leur les traditions de votre groupe. » Il a dit : « Enseignez-leur à
observer tout ce que Je vous ai prescrit. » Voilà le centre du problème. Le
prédicateur chrétien n’est pas propriétaire du message. Il en est serviteur. Il
ne crée pas l’Évangile. Il le reçoit. Il ne corrige pas le Christ. Il se laisse
corriger par Christ. Il ne place pas son nom au-dessus de la Parole. Il place
sa bouche sous l’autorité de la Parole.
Il faut
donc poser la question avec courage : quand une divergence apparaît, est-ce
toujours la Bible qui est difficile à comprendre ? Ou bien est-ce parfois le
cœur humain qui ajoute, retranche, déplace, sélectionne, interprète et déforme
?
✦ ✦ ✦
LA PAROLE DIVINE.
✦ ✦ ✦
LE FONDEMENT N’EST PAS L’HOMME, MAIS LA PAROLE.
En effet, La première source de confusion
disparaît lorsque nous retrouvons le fondement. L’autorité suprême de
l’enseignement chrétien n’est ni la personnalité du pasteur, ni son ancienneté,
ni son éloquence, ni son diplôme, ni la taille de son assemblée. Le fondement
est la révélation de Dieu contenue dans les Saintes Écritures et accomplie en
Jésus-Christ.
Paul
avertit les Galates avec une force extraordinaire : « Quand nous-mêmes, quand
un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons
prêché, qu’il soit anathème ! » (Galates 1, 8). Remarquons la gravité de cette
déclaration. Même une apparence céleste ne peut donner à une autre parole une
autorité supérieure à l’Évangile reçu. Le prestige du messager ne transforme
pas l’erreur en vérité.
Voilà
pourquoi le croyant ne doit jamais mesurer la vérité à l’applaudissement. Une
prédication peut être brillante et fausse. Une prédication peut être simple et
profondément biblique. Une voix peut être populaire et pourtant éloignée du
texte. Une autre peut être peu connue et néanmoins fidèle à l’Écriture.
Le
prophète Ésaïe proclame : « À la loi et au témoignage ! Si l’on ne parle pas
ainsi, il n’y aura point d’aurore pour le peuple. » (Ésaïe 8, 20). Autrement
dit : revenons au témoignage. Revenons à la Parole. Revenons à ce que Dieu a
réellement dit.
Les
divergences deviennent dangereuses lorsque le prédicateur cesse de demander : «
Que dit le texte ? » et commence à demander : « Comment puis-je faire dire au
texte ce que je veux démontrer ? » C’est là que l’interprétation peut devenir
manipulation. Le texte biblique devient alors un prétexte au lieu d’être une
autorité.
Un
prédicateur peut avoir une préférence pour une doctrine, une tradition, une
méthode de prière, une manière de célébrer, une conception du ministère ou une
pratique ecclésiale. Mais la préférence humaine ne doit jamais être élevée au
rang de commandement divin. Ce que Dieu commande doit être distingué de ce que
l’homme recommande.
« La Bible n’a pas besoin d’être améliorée ; elle a
besoin d’être livrée. » — Formule homilétique contemporaine
La
deuxième difficulté vient du fait que certains passages sont réellement
difficiles. Pierre lui-même reconnaît que certaines choses dans les lettres de
Paul sont « difficiles à comprendre » (2 Pierre 3, 16). La difficulté d’un
texte ne justifie donc ni l’arrogance ni la précipitation. Un prédicateur
honnête peut dire : « Ce passage demande prudence. Voici ce que je comprends,
et voici ce que je ne prétends pas savoir. »
Cette
humilité est une force. Elle protège l’Église contre le dogmatisme inutile.
Elle permet de distinguer les vérités centrales de la foi des questions
secondaires sur lesquelles des chrétiens fidèles peuvent avoir des
compréhensions différentes. L’unité chrétienne ne signifie pas que chaque
croyant doit avoir exactement la même opinion sur chaque détail ; elle signifie
que nous sommes soumis au même Seigneur et à la même vérité fondamentale.
Mais
attention : l’humilité ne doit pas devenir une excuse pour nier les vérités
clairement enseignées. Il existe des sujets sur lesquels l’Écriture parle avec
une netteté telle que l’homme ne peut pas simplement dire : « Chacun son
opinion. » Jésus-Christ est Seigneur. Il est mort pour nos péchés. Il est
ressuscité. Le salut est en Lui. La repentance est nécessaire. La foi est
indispensable. L’amour de Dieu et du prochain est commandé. La sainteté est
exigée. Le disciple doit obéir à Christ.
✦ ✦ ✦
Mais si la Parole est le fondement, pourquoi les
divergences persistent-elles ? Parce que la Parole passe par des hommes. Et dès
que l’homme ajoute son ego, sa tradition, sa culture ou son intérêt au message,
la clarté divine peut être obscurcie. Regardons donc la deuxième source :
l’homme religieux.
✦ ✦ ✦
L’HOMME RELIGIEUX.
✦ ✦ ✦
QUAND LE SERVITEUR PREND LA PLACE DU MAÎTRE.
Jésus a
souvent affronté une religion qui avait accumulé des traditions autour de la
Parole. Il a déclaré : « Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous
retenez la tradition des hommes. » (Marc 7, 8). Cette parole est extrêmement
actuelle. Le problème n’est pas seulement l’existence des traditions. Une
tradition peut parfois être utile, historique, pédagogique ou culturelle. Le
problème commence lorsqu’une tradition humaine devient aussi obligatoire qu’un
commandement divin.
Il existe
des traditions de dénomination. Des traditions familiales. Des traditions
culturelles. Des traditions musicales. Des traditions liturgiques. Des
traditions vestimentaires. Des traditions concernant les titres, les
structures, les cérémonies et les méthodes. Certaines peuvent être bonnes. Mais
aucune ne doit être confondue avec la Parole de Dieu.
C’est ici
qu’apparaît une source majeure de divergences : chaque environnement chrétien
peut développer son propre vocabulaire, ses propres habitudes et ses propres
réflexes. Un prédicateur qui grandit dans une certaine tradition risque
naturellement de considérer ce qu’il a reçu comme la norme absolue. Puis il
peut transmettre cette norme à la génération suivante, jusqu’à ce qu’une
habitude humaine prenne l’apparence d’une vérité biblique.
Le danger
est amplifié lorsque la personnalité du prédicateur devient centrale. Lorsque
les gens disent : « Notre pasteur a dit », avant de dire : « La Bible dit »,
quelque chose est déjà en train de se déplacer. Le pasteur doit conduire vers
Christ, non vers lui-même. Paul s’indigne lorsqu’il découvre les divisions de
Corinthe : « Moi, je suis de Paul ! et moi, d’Apollos ! » (1 Corinthiens 3, 4).
Puis il répond : « Qu’est donc Apollos, et qu’est Paul ? Des serviteurs. » (1
Corinthiens 3, 5).
Serviteurs
! Voilà le mot. Pas propriétaires. Pas maîtres absolus des consciences. Pas
sources indépendantes de révélation. Serviteurs.
Un
prédicateur peut être très convaincant. Mais il doit rester vérifiable. Les
Béréens sont loués parce qu’ils examinaient chaque jour les Écritures « pour
voir si ce qu’on leur disait était exact » (Actes 17, 11). Remarquez la beauté
de cette scène : ils écoutaient Paul, mais ils vérifiaient Paul. Ils
respectaient le messager sans idolâtrer le messager.
L’Église
doit retrouver cette maturité. Écouter, puis examiner. Recevoir, puis vérifier.
Entendre, puis comparer avec l’Écriture. Non pas dans un esprit de rébellion,
mais dans un esprit de discernement.
« L’autorité véritable ne craint pas l’examen ; elle
le supporte. » — Adaptation d’une maxime de pensée critique
Une autre
source de divergence est l’ego. L’ego veut avoir raison. L’ego veut être
reconnu. L’ego veut être celui qui possède une révélation particulière que les
autres n’ont pas. Alors apparaît le langage du « seul vrai enseignement », de «
la seule interprétation correcte », du « Dieu m’a révélé » utilisé pour fermer
toute discussion.
Il faut
être extrêmement prudent. Dieu peut conduire un serviteur à comprendre quelque
chose avec une profondeur particulière. Mais la conviction personnelle ne doit
pas être transformée automatiquement en nouveau commandement pour toute
l’Église. Le Nouveau Testament nous appelle à éprouver, à discerner, à demeurer
dans la vérité et à rechercher l’édification.
Paul dit :
« Que tout se fasse pour l’édification. » (1 Corinthiens 14, 26). Si une
doctrine produit constamment l’orgueil, le mépris, l’humiliation, la peur et la
division autour de questions secondaires, il faut au moins s’arrêter et
examiner ses fruits.
Jésus a
donné un principe puissant : « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. »
(Matthieu 7, 16). Une prédication authentique ne se mesure pas seulement au
volume de la voix, à la puissance émotionnelle ou à la quantité de réactions
dans l’assemblée. Elle se mesure aussi à ce qu’elle produit dans les vies :
repentance, foi, amour, sainteté, vérité, patience, service, pardon, justice et
fidélité à Christ.
✦ ✦ ✦
Mais l’homme religieux n’est pas le seul facteur.
Même avec de bonnes intentions, le contexte culturel, l’histoire personnelle et
les limites humaines peuvent influencer l’interprétation. Il faut donc examiner
maintenant la troisième source : la diversité humaine autour d’une même
révélation.
✦ ✦ ✦
LA DIVERSITÉ HUMAINE.
✦ ✦ ✦
La Bible a
été donnée dans des contextes historiques, linguistiques et culturels
différents. Le prédicateur vit, lui aussi, dans une culture particulière. Il
porte une histoire familiale. Il a reçu une éducation. Il a connu des
blessures. Il a des sensibilités. Il possède des habitudes intellectuelles.
Tout cela peut influencer sa lecture.
Cela ne
signifie pas que la Bible change. Cela signifie que l’interprète doit apprendre
à distinguer ce que le texte dit de ce que son propre environnement lui fait
ressentir. Il faut parfois sortir de notre culture pour entendre la Parole dans
son contexte.
Un même
mot peut avoir une nuance particulière dans son contexte biblique. Une
expression peut avoir une portée historique. Une instruction adressée à une
situation précise peut nécessiter une application réfléchie pour notre époque.
C’est pourquoi une bonne prédication ne consiste pas simplement à prendre une
phrase isolée et à lui faire dire tout ce que nous voulons.
Paul
recommande : « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé,
un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la
vérité. » (2 Timothée 2, 15). « Dispenser droitement » implique sérieux,
travail, prudence et fidélité.
Il existe
également des divergences liées à la connaissance. Tous les prédicateurs n’ont
pas reçu la même formation. Tous ne disposent pas des mêmes outils d’étude.
Tous ne maîtrisent pas les langues bibliques. Tous n’ont pas la même expérience
pastorale. Cela ne rend pas l’un automatiquement supérieur à l’autre. Mais cela
rappelle que l’enseignant doit rester apprenant.
Celui qui
prêche doit accepter de grandir. Il doit pouvoir corriger une compréhension
ancienne lorsque l’Écriture l’y conduit. Il doit pouvoir dire : « J’ai compris
autrement auparavant, mais après une étude plus sérieuse, je dois rectifier. »
Cette phrase n’est pas une honte. C’est une preuve de maturité.
« Le doute n’est pas toujours l’ennemi de la foi ;
parfois, il est le commencement d’une recherche plus honnête. » — Carl Sagan,
idée générale sur la démarche critique
Une autre
source de divergence peut être l’intérêt. Il faut oser le dire. Un enseignement
peut parfois être influencé par la recherche de popularité, d’argent, de
pouvoir ou de contrôle. Le Nouveau Testament avertit contre ceux qui « par des
paroles douces et flatteuses séduisent les cœurs des simples » (Romains 16,
18).
Le
ministère devient dangereux lorsque le prédicateur utilise la Bible pour
obtenir ce que son cœur désire. Il peut utiliser la peur pour contrôler. La
culpabilité pour manipuler. Les promesses pour attirer. Les menaces pour
soumettre. Les bénédictions pour vendre. Le prestige pour dominer.
Pierre
donne pourtant une consigne aux anciens : « Paissez le troupeau de Dieu qui est
sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu ; non
pour un gain sordide, mais avec dévouement ; non comme dominant sur ceux qui
vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau. » (1 Pierre
5, 2-3).
Voilà le
modèle. Le pasteur n’est pas appelé à fabriquer des dépendants. Il est appelé à
former des disciples. Il n’est pas appelé à rendre les fidèles incapables de
réfléchir sans lui. Il doit les conduire vers une connaissance personnelle et
responsable de Christ et de Sa Parole.
La
divergence peut aussi venir d’une mauvaise utilisation des versets. Un texte
peut être cité correctement mais appliqué incorrectement. Un verset peut être
vrai en lui-même mais utilisé hors de son contexte pour soutenir une conclusion
que le passage ne défend pas. C’est pourquoi il faut lire avant, après, et
parfois à travers l’ensemble du livre biblique.
Jésus
Lui-même a répondu au tentateur en disant : « Il est écrit. » (Matthieu 4, 4).
Mais le tentateur, lui aussi, citait l’Écriture (Matthieu 4, 6). Cela nous
enseigne quelque chose de terriblement important : citer la Bible ne garantit
pas que l’on interprète correctement la Bible. Même une citation biblique peut
être utilisée pour une mauvaise finalité.
✦ ✦ ✦
Alors, que
doit faire le croyant lorsque des prédicateurs enseignent des choses
divergentes ? Il ne doit pas immédiatement suivre le plus bruyant. Il ne doit
pas choisir celui qui promet le plus. Il ne doit pas confondre émotion et
vérité. Il ne doit pas non plus tomber dans le cynisme en disant : « Tous les
pasteurs sont faux. »
Il doit
revenir à Christ. Il doit prier. Il doit lire. Il doit comparer. Il doit
examiner le contexte. Il doit regarder l’ensemble du témoignage biblique. Il
doit observer les fruits. Il doit demander : « Est-ce que cet enseignement
élève Jésus-Christ ou élève l’homme ? Est-ce qu’il produit la sainteté ou
l’orgueil ? Est-ce qu’il respecte le contexte des Écritures ? Est-ce qu’il
distingue clairement commandement biblique et tradition humaine ? »
Jean dit :
« Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour
savoir s’ils sont de Dieu. » (1 Jean 4, 1). L’Église n’est pas appelée à être
naïve. Elle est appelée au discernement.
Et le
discernement doit commencer par nous-mêmes. Avant de demander : « Pourquoi ce
pasteur enseigne-t-il cela ? », demandons : « Pourquoi suis-je si facilement
attiré par cela ? » Est-ce parce que cela confirme ce que je veux déjà croire ?
Est-ce parce que cela me promet une vie sans difficulté ? Est-ce parce que cela
me donne une supériorité sur les autres ? Est-ce parce que cela me permet
d’éviter une exigence de Christ ?
La vérité
biblique n’est pas toujours confortable. Jésus appelle à renoncer à soi-même.
Il appelle à prendre sa croix. Il appelle au pardon. Il appelle à aimer les
ennemis. Il appelle à la fidélité dans le secret. Il appelle à servir. Il
appelle à la sainteté. Il appelle à l’humilité. Il appelle à persévérer.
Un
enseignement qui ne parle que de victoire mais jamais de fidélité dans
l’épreuve est incomplet. Un enseignement qui parle de bénédiction mais jamais
de repentance est déséquilibré. Un enseignement qui parle d’autorité mais
jamais de service est dangereux. Un enseignement qui parle de grâce mais jamais
de transformation est tronqué. Un enseignement qui parle de liberté mais jamais
d’obéissance à Christ est incomplet.
« La mesure d’une vie n’est pas ce qu’elle possède,
mais ce qu’elle donne. » — Albert Einstein, citation souvent attribuée
Frères et
sœurs, la mission de l’Église n’est donc pas de produire une multitude de voix
indépendantes. La mission est de faire des disciples. Et faire des disciples
signifie les conduire à observer tout ce que Christ a prescrit.
Remarquez
le mot : « tout ». Tout ce que Je vous ai prescrit. Pas seulement ce qui nous
arrange. Pas seulement les promesses. Pas seulement les passages qui font
vibrer l’assemblée. Tout.
Nous
devons enseigner la grâce et la vérité. La foi et les œuvres qui en découlent.
Le salut et la sanctification. La consolation et la correction. La bénédiction
et la responsabilité. La puissance et le service. La liberté et l’obéissance.
La croix et la résurrection.
Le
prédicateur fidèle ne choisit pas un Jésus à la carte. Il annonce Jésus tel
qu’Il Se révèle. Il ne supprime pas les paroles difficiles. Il ne cache pas les
appels à la repentance. Il ne transforme pas l’Évangile en spectacle. Il ne
remplace pas la croix par la recherche du prestige.
✦ ✦ ✦
Aujourd’hui,
l’Église a besoin de prédicateurs qui tremblent devant la Parole. Elle a besoin
d’hommes et de femmes qui préfèrent être fidèles plutôt que populaires. Elle a
besoin de serviteurs capables de dire : « Je ne sais pas », lorsqu’ils ne
savent pas ; « Je me suis trompé », lorsqu’ils se sont trompés ; et surtout : «
Voici ce que dit le Seigneur », lorsqu’ils parlent avec certitude biblique.
L’Église a
aussi besoin de fidèles qui cessent d’élever les prédicateurs au rang
d’infaillibles. Respectez vos pasteurs. Aimez vos enseignants. Honorez ceux qui
vous servent. Mais ne donnez à aucun homme la place qui appartient
exclusivement à Jésus-Christ.
Paul dit :
« Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon. » (1 Thessaloniciens 5, 21).
Voilà une excellente règle. Examiner. Retenir. Rejeter ce qui est contraire à
la vérité. Garder ce qui est bon.
Lorsque
les divergences apparaissent, ne perdons pas Christ de vue. Lorsque les
interprétations s’opposent, revenons au texte. Lorsque les traditions
s’accumulent, demandons ce qui vient réellement de Dieu. Lorsque les
personnalités deviennent imposantes, regardons à Jésus. Lorsque les voix
humaines deviennent nombreuses, écoutons la voix du Bon Berger.
Jésus a
dit : « Mes brebis entendent Ma voix ; Je les connais, et elles Me suivent. »
(Jean 10, 27). La grande sécurité du croyant n’est pas d’avoir mémorisé le nom
de tous les prédicateurs. C’est de connaître la voix du Seigneur et de marcher
derrière Lui.
Et lorsque
nous enseignons, souvenons-nous de cette responsabilité. Une chaire n’est pas
un théâtre. Une prédication n’est pas une démonstration d’intelligence. Une
assemblée n’est pas un laboratoire où l’on expérimente toutes nos opinions. Le
peuple de Dieu mérite la vérité. Le peuple de Dieu mérite la Parole. Le peuple
de Dieu mérite Jésus-Christ.
Alors,
d’où viennent les divergences ? Elles peuvent venir de la difficulté réelle de
certains textes, de limites humaines, de contextes culturels, de traditions, de
formations différentes, d’interprétations incomplètes. Mais elles peuvent aussi
venir de l’orgueil, de l’ambition, de la recherche de pouvoir, de l’intérêt
matériel, de la manipulation ou du désir de faire dire à Dieu ce que Dieu n’a
pas dit.
C’est
pourquoi le remède n’est pas simplement d’avoir plus de prédications. Le remède
est d’avoir plus de fidélité. Plus de prière. Plus d’étude sérieuse. Plus
d’humilité. Plus de discernement. Plus de Christ. Plus de Parole vécue.
Que chaque
pasteur se demande aujourd’hui : « Est-ce que j’enseigne ce que Christ a
prescrit ? » Que chaque prédicateur se demande : « Est-ce que ma voix conduit
vers Jésus ou vers moi ? » Que chaque croyant se demande : « Est-ce que je
vérifie ce que j’entends à la lumière de l’Écriture ? » Et que toute l’Église
se demande : « Est-ce que nous sommes en train de faire des disciples de
Jésus-Christ ou des disciples de nos traditions ? »
Car au
dernier jour, notre gloire ne sera pas d’avoir gagné une controverse
théologique. Notre gloire sera d’avoir été trouvés fidèles à notre Seigneur. Le
serviteur fidèle ne sera pas celui qui aura parlé le plus fort, mais celui qui
aura gardé la vérité et servi avec amour.
Que nos
chaires redeviennent des lieux où Christ est exalté. Que nos prédications
redeviennent des appels à la repentance, à la foi, à la sainteté et à
l’espérance. Que nos études bibliques nous apprennent à penser avec sérieux.
Que nos traditions restent à leur place. Que nos opinions restent des opinions
lorsqu’elles ne sont pas des commandements bibliques. Et que la Parole de Dieu
demeure au-dessus de nous tous.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés,
il y a assez de voix dans le monde. L’Église n’a pas besoin d’une voix
supplémentaire qui cherche simplement à être entendue. Elle a besoin de
serviteurs qui font entendre la voix de Christ.
Il y a
assez de spectacles. Il faut davantage de vérité. Il y a assez de
personnalités. Il faut davantage de serviteurs. Il y a assez de débats. Il faut
davantage de disciples. Il y a assez de paroles. Il faut davantage
d’obéissance.
Jésus a
dit : « Enseignez-leur à observer tout ce que Je vous ai prescrit. » Voilà
notre mandat. Voilà notre garde. Voilà notre responsabilité.
Que Dieu
nous donne des pasteurs fidèles. Des prédicateurs humbles. Des enseignants
sérieux. Des fidèles vigilants. Des Églises enracinées. Des disciples
transformés. Et surtout, une génération qui ne suivra pas simplement les
hommes, mais qui suivra Jésus-Christ.
Que notre
enseignement ne soit jamais plus grand que notre Maître. Que notre tradition ne
soit jamais plus forte que Sa Parole. Que notre personnalité ne soit jamais
plus importante que Sa présence. Que notre opinion ne soit jamais élevée
au-dessus de Son commandement.
Et lorsque
nous ne savons pas, apprenons. Lorsque nous nous trompons, corrigeons-nous.
Lorsque nous sommes divisés, cherchons la vérité dans l’amour. Lorsque nous
sommes faibles, tournons-nous vers Lui. Lorsque les voix se multiplient,
revenons à Jésus.
✦ ✦ ✦
Oh ! Qu’il en soit ainsi. Amen et Amen.
jeudi 20 août 2026
LA BONTÉ PROVIDENTIELLE
« Quand
je dis : Mon pied chancelle ! Ta bonté, ô Éternel, me sert d’appui. »
(Psaumes
94, 18)
✦ ✦ ✦
«
L’Éternel affermit les pas de l’homme, et Il prend plaisir à Sa voie ; s’il
tombe, il n’est pas terrassé, car l’Éternel lui prend la main. »
(Psaumes
37, 23-24)
✦ ✦ ✦
LA BONTÉ PROVIDENTIELLE.
LA PRÉSENCE FIDÈLE.
LA PUISSANCE SOUVERAINE.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans
la foi,
Il y a
des jours où l’on marche avec assurance. Le pas est ferme. Le regard est clair.
Le cœur est tranquille. On avance sans trembler. Mais il existe aussi des jours
où le sol semble bouger sous nos pieds. Des jours où la route devient étroite.
Des jours où l’on ne comprend plus. Des jours où l’on dit : « Mon pied
chancelle ! »
Quelle
confession ! Elle est courte. Elle est honnête. Elle est humaine. Elle ne cache
rien. Elle ne prétend pas être forte quand elle est faible. Elle ne maquille
pas la douleur. Mais le psalmiste ne s’arrête pas à son premier cri. Il regarde
plus haut. Il regarde vers Dieu. « Ta bonté, ô Éternel, me sert d’appui. »
Voilà
le miracle de la foi. Le pied peut chanceler, mais Dieu ne chancelle pas. Le
cœur peut trembler, mais Sa fidélité ne tremble pas. Nos forces peuvent
diminuer, mais Sa puissance ne diminue jamais. Notre chemin peut devenir
obscur, mais Sa lumière demeure.
Bien-aimés,
cette parole doit descendre de notre intelligence dans notre cœur. Vous pouvez
être faible sans être abandonné. Vous pouvez être fatigué sans être rejeté.
Vous pouvez pleurer sans être vaincu. Vous pouvez traverser une saison où vous
ne savez plus comment avancer, sans que Dieu ait cessé de vous conduire.
Le
monde nous enseigne à cacher nos fragilités. L’Évangile nous enseigne à les
apporter devant Dieu. Le monde dit : « Sois fort pour être accepté. » La grâce
dit : « Viens tel que tu es, et laisse Dieu te soutenir. »
Il y a
peut-être aujourd’hui quelqu’un qui sourit extérieurement, mais dont le pied
chancelle intérieurement. Quelqu’un qui chante, mais qui lutte. Quelqu’un qui
prie, mais qui est épuisé. Quelqu’un qui encourage les autres, mais qui aurait
lui-même besoin d’être encouragé. Le Seigneur a une parole pour vous : Sa bonté
n’a pas changé.
Si
votre pied chancelle aujourd’hui, ne vous condamnez pas. Ne vous cachez pas. Ne
fuyez pas Dieu. Courez vers Lui ! Car la main qui soutient est plus forte que
le pied qui tremble.
✦ ✦ ✦
Avant de
regarder la force qui nous relève, regardons d’abord la bonté qui nous empêche de tomber
définitivement.
LA BONTÉ PROVIDENTIELLE.
✦ ✦ ✦
« Ta
bonté, ô Éternel, me sert d’appui. » (Psaumes 94, 18)
La
bonté de Dieu n’est pas une idée abstraite. Elle est une réalité qui nous
accompagne. Elle nous précède. Elle nous entoure. Elle nous rattrape lorsque
nous sommes faibles.
Le
psalmiste ne dit pas : « Ma perfection me sert d’appui. » Il ne dit pas : « Ma
force me sert d’appui. » Il dit : « Ta bonté me sert d’appui. » Voilà la
différence entre l’homme qui compte sur lui-même et l’homme qui s’abandonne à
la grâce.
La
bonté de Dieu signifie qu’Il ne nous traite pas selon la mesure de nos mérites.
Il nous regarde avec compassion. Il nous relève. Il nous corrige. Il nous
enseigne. Il nous restaure. Sa bonté n’est pas faiblesse. Sa bonté est la
manifestation de Son cœur.
Le
Psaume dit : « L’Éternel est miséricordieux et compatissant, lent à la colère
et riche en bonté. » (Psaumes 103, 8). Riche en bonté ! Pas pauvre en bonté.
Pas limité en bonté. Riche en bonté.
Lorsque
vous pensez avoir épuisé votre réserve de grâce, Dieu n’a pas épuisé la Sienne.
Lorsque vous pensez avoir atteint la limite de Sa patience, Sa miséricorde
demeure. Lorsque vous pensez avoir trop échoué, la Croix vous rappelle que
Jésus a payé un prix que vous ne pourrez jamais mesurer.
Regardez
Pierre. Il avait promis de ne jamais abandonner Jésus. Quelques heures plus
tard, il L’a renié trois fois. Et pourtant son histoire ne s’est pas terminée
dans la cour du souverain sacrificateur. Le Ressuscité est venu à sa rencontre.
Jésus n’a pas nié son échec, mais Il ne l’a pas réduit à son échec. (Jean 21,
15-17).
Voilà
la bonté ! Elle ne dit pas que la chute n’a pas eu lieu. Elle dit que la chute
n’aura pas le dernier mot.
Élie
aussi a connu le découragement. Après une grande victoire, il s’est retrouvé
épuisé sous un arbre. Il a demandé la mort. (1 Rois 19, 4). Quel contraste ! Le
prophète du feu devient l’homme de l’épuisement. Mais Dieu ne l’a pas abandonné
sous son arbre. Dieu l’a visité. Dieu l’a nourri. Dieu lui a parlé. Dieu l’a
remis en marche.
Votre
pire journée n’annule pas votre appel. Votre moment de faiblesse n’annule pas
la fidélité de Dieu. Votre fatigue ne fait pas disparaître Sa bonté.
Paul a
demandé que son écharde soit retirée. Dieu lui a répondu : « Ma grâce te
suffit, car Ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » (2 Corinthiens 12,
9). Quelle réponse ! Pas toujours : « Je vais supprimer immédiatement ton
problème. » Mais : « Je vais te donner Ma grâce au milieu du problème. »
Peut-être
que votre pied chancelle parce que vous portez trop. Vous avez voulu tout
régler. Tout contrôler. Tout comprendre. Tout prévoir. Aujourd’hui, le Seigneur
vous dit : « Dépose ton fardeau. »
«
Recommande ton sort à l’Éternel, mets en Lui ta confiance, et Il agira. »
(Psaumes 37, 5). Ne portez pas demain avec les forces d’aujourd’hui. La grâce
d’aujourd’hui est pour aujourd’hui. Jésus a dit : « À chaque jour suffit sa
peine. » (Matthieu 6, 34).
Sa
bonté vous a gardé hier. Sa bonté vous soutient aujourd’hui. Sa bonté vous
accompagnera demain.
Le
philosophe Sénèque a écrit : « Les difficultés fortifient l’esprit, comme le
travail fortifie le corps. » L’épreuve peut nous instruire, mais le croyant
sait que Dieu fait davantage : Il transforme la vallée en école de confiance.
Alors,
quand votre pied chancelle, ne regardez pas seulement votre pied. Regardez la
main qui vous soutient. Quand vos forces diminuent, ne regardez pas seulement
votre faiblesse. Regardez la grâce qui demeure.
David
disait : « J’ai été jeune, j’ai vieilli ; et je n’ai point vu le juste
abandonné. » (Psaumes 37, 25). Voilà le témoignage d’une vie entière : Dieu
demeure fidèle.
Souvenez-vous
: la bonté
de Dieu ne promet pas une route sans combat ; elle promet que le combat ne vous
séparera pas de Sa main.
✦ ✦ ✦
Et
puisque Sa bonté nous soutient lorsque nous faiblissons, avançons maintenant vers la présence de
Celui Qui reste près de nous dans chaque vallée.
LA PRÉSENCE FIDÈLE.
✦ ✦ ✦
« Je ne
te délaisserai point, et Je ne t’abandonnerai point. » (Hébreux 13, 5)
Il
existe une différence immense entre être soutenu par une force extérieure et
être accompagné par une Présence. Dieu ne nous envoie pas seulement de l’aide.
Il vient Lui-même.
Il dit
: « Je suis avec toi. » C’est la grande promesse de l’Écriture. Jésus a donné à
Son Église cette parole : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du
monde. » (Matthieu 28, 20). Tous les jours ! Pas seulement les jours de culte.
Pas seulement les jours où tout va bien.
Il est
avec vous dans la joie. Il est avec vous dans la tristesse. Il est avec vous
dans la maison. Il est avec vous sur la route. Il est avec vous lorsque vous
avez des réponses. Il est avec vous lorsque vous n’en avez aucune.
Dans la
vallée, Il est là. Sur la montagne, Il est là. Dans la tempête, Il est là. Dans
la chambre silencieuse, Il est là. Lorsque les autres ne comprennent plus votre
combat, Lui comprend.
Le
Psaume vingt-trois dit : « Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la
mort, je ne crains aucun mal, car Tu es avec moi. » (Psaumes 23, 4). David ne
dit pas que la vallée n’existe pas. Il dit que Dieu y est présent.
Il y a
une parole pour quelqu’un aujourd’hui : ce que vous traversez n’est pas votre
destination. La vallée n’est pas votre maison. La nuit n’est pas votre avenir.
La tempête n’est pas votre identité. Dieu vous fait passer. Dieu vous conduit.
Dieu vous garde.
Les
disciples étaient dans la barque. Le vent soufflait. Les vagues entraient. Ils
ont cru que le silence de Jésus signifiait Son indifférence. Ils ont crié : «
Maître, ne T’inquiètes-Tu pas de ce que nous périssons ? » (Marc 4, 38). Mais
Jésus s’est levé. Il a parlé. Le vent a cessé. La mer s’est calmée.
Écoutez
ceci : la présence de Jésus dans votre barque ne signifie pas que le vent ne
soufflera jamais. Elle signifie que le vent n’aura jamais le dernier mot.
Ésaïe
proclame : « Ne crains rien, car Je suis avec toi ; ne promène pas des regards
inquiets, car Je suis ton Dieu ; Je te fortifie, Je viens à ton secours, Je te
soutiens de Ma droite triomphante. » (Ésaïe 41, 10). Je te fortifie. Je viens à
ton secours. Je te soutiens.
Dieu ne
dit pas seulement : « Courage. » Il dit : « Je suis ton Dieu. » La source de
notre courage n’est pas dans notre tempérament. Elle est dans Son identité.
Peut-être
que votre pied chancelle parce que vous regardez trop longtemps le chemin et
pas assez longtemps le Seigneur. Vous regardez les obstacles. Vous comptez les
problèmes. Vous mesurez vos forces. Et vous oubliez Celui Qui vous accompagne.
Pierre
a marché sur les eaux tant qu’il regardait Jésus. Lorsqu’il a regardé le vent,
il a commencé à s’enfoncer. (Matthieu 14, 29-30). Ce qui capte votre regard
influence votre marche.
Regardez
à Jésus ! Regardez à Jésus ! Regardez à Jésus !
Victor
Hugo a écrit : « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent. » Pour le croyant,
ajoutons ceci : ceux qui luttent avec Dieu ne luttent jamais seuls.
Ne
confondez pas solitude et abandon. Vous pouvez être seul dans une pièce et
pourtant être entouré par la présence de Dieu. Vous pouvez ne pas recevoir de
parole humaine et recevoir Sa consolation. Sa présence est réelle.
Lorsque
vous dites : « Mon pied chancelle », ajoutez : « Mais mon Dieu est avec moi ! »
Lorsque vous dites : « Je suis faible », ajoutez : « Mais Sa grâce est
suffisante ! » Lorsque vous dites : « Je ne sais pas », ajoutez : « Mais Lui
sait ! »
✦ ✦ ✦
Après la
bonté qui nous soutient et la présence qui nous accompagne, contemplons
maintenant la puissance du Dieu Qui tient toute chose dans Sa main.
LA PUISSANCE SOUVERAINE.
✦ ✦ ✦
« Je
sais que l’Éternel est grand, et que notre Seigneur est au-dessus de tous les
dieux. » (Psaumes 135, 5)
Notre
Dieu n’est pas un spectateur de notre histoire. Il est le Seigneur de
l’histoire. Il n’est pas surpris par ce qui nous surprend. Il n’est pas dépassé
par ce qui nous dépasse.
Nous
voyons un fragment. Lui voit l’ensemble. Nous voyons aujourd’hui. Lui voit
l’éternité. Nous voyons la porte fermée. Lui voit le chemin qu’Il prépare.
« À
Dieu tout est possible. » (Matthieu 19, 26). Cette parole ne signifie pas que
Dieu fera tout ce que nous imaginons. Elle signifie que rien ne limite Sa
puissance et que Sa volonté ne peut être vaincue.
Joseph
a connu la fosse, l’esclavage et la prison. Mais la prison n’était pas la fin.
Dieu préparait le palais. Joseph a pu dire : « Vous aviez médité de me faire du
mal : Dieu l’a changé en bien. » (Genèse 50, 20).
Voilà
la souveraineté ! Dieu n’approuve pas le mal. Mais Il est assez puissant pour
transformer les conséquences d’une histoire brisée en instrument de Son
dessein.
Moïse a
vu la mer devant lui et l’armée derrière lui. Impossible d’avancer. Impossible
de revenir. Mais lorsque Dieu parle, ce qui semblait être une impasse devient
un chemin. (Exode 14, 13-16).
Il y a
peut-être une mer devant vous. Vous dites : « Je ne peux pas. » Dieu dit : «
Avance. » Vous dites : « Il n’y a pas de solution. » Dieu dit : « Je suis avec
toi. » Vous dites : « Je ne vois pas de porte. » Dieu peut ouvrir un chemin là
où vous ne voyez rien.
Attention
: la foi ne consiste pas à exiger que Dieu accomplisse notre scénario. La foi
consiste à croire que Son scénario est meilleur que le nôtre.
Jésus à
Gethsémané nous montre cette soumission parfaite : « Non pas ce que Je veux,
mais ce que Tu veux. » (Matthieu 26, 39). Voilà le sommet de la confiance.
Dire :
« Seigneur, je ne comprends pas, mais je Te fais confiance. Je ne vois pas,
mais je Te suis. Je ne sais pas comment Tu vas agir, mais je sais Qui Tu es. »
Søren
Kierkegaard a écrit : « La vie ne peut être comprise qu’en regardant en arrière
; mais elle doit être vécue en regardant en avant. » Nous pouvons regarder en
arrière pour voir la fidélité de Dieu et regarder en avant pour marcher dans Sa
confiance.
Combien
de fois Dieu vous a-t-Il déjà soutenu ? Combien de portes a-t-Il ouvertes ?
Combien de dangers avez-vous traversés sans savoir que Sa main était sur vous ?
Combien de fois avez-vous dit : « Je ne vais pas y arriver », et pourtant vous
êtes encore debout ?
Ce
n’est pas seulement votre courage. Ce n’est pas seulement votre intelligence.
Il y a une main qui vous a gardé.
Ta
bonté, ô Éternel, me sert d’appui !
Voilà
pourquoi le croyant peut regarder demain sans trembler. Il ne connaît pas
demain. Mais il connaît Celui Qui tient demain.
Dieu
est souverain dans la montagne. Dieu est souverain dans la vallée. Dieu est
souverain dans la tempête. Dieu est souverain dans le silence. Dieu est
souverain lorsque la porte s’ouvre et lorsqu’elle se ferme.
Ne
donnez pas à votre problème un pouvoir que Dieu ne lui a jamais donné. Votre
problème est réel, mais Dieu est plus grand. Votre douleur est réelle, mais
Dieu est plus grand. Votre combat est réel, mais Dieu est plus grand.
Habacuc
a dit : « Même si le figuier ne fleurissait pas, même si le fruit manquait aux
vignes… je veux me réjouir en l’Éternel. » (Habacuc 3, 17-18). Voilà une foi
qui ne dépend pas seulement du miracle, mais du Dieu du miracle.
Une foi
qui ne dépend pas seulement de la bénédiction, mais du Dieu Qui bénit. Une foi
qui ne dépend pas seulement du résultat, mais de la fidélité du Seigneur.
✦ ✦ ✦
Alors, la
question n’est plus seulement : « Est-ce que mon pied chancelle ? » La vraie
question est : « Sur Qui suis-je appuyé ? »
✦ ✦ ✦
Peut-être
que vous êtes arrivé à ce moment avec un cœur fatigué. Vous avez dit : « Mon
pied chancelle. » Vous avez pensé : « Je ne vais plus tenir. » Mais Dieu vous
dit aujourd’hui : « Appuie-toi sur Moi. »
Ne
t’appuie plus seulement sur tes propres forces. Ne t’appuie plus seulement sur
les hommes. Ne t’appuie plus seulement sur ton argent, ton intelligence, ton
expérience ou tes relations. Appuie-toi sur l’Éternel !
«
Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse ;
reconnais-Le dans toutes tes voies, et Il aplanira tes sentiers. » (Proverbes
3, 5-6).
Si tu
es loin de Dieu, reviens. Aujourd’hui. Si ton cœur est froid, demande le feu.
Aujourd’hui. Si tu as chuté, relève-toi par Sa grâce. Aujourd’hui. Si tu as
peur, regarde à Jésus. Aujourd’hui.
Si tu
as perdu ton espérance, ouvre de nouveau la Parole. Aujourd’hui. Si tu as cessé
de prier, recommence. Aujourd’hui. Si tu as cessé de croire, dis simplement : «
Seigneur, aide-moi à croire. » Aujourd’hui.
Jésus
dit : « Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et Je vous
donnerai du repos. » (Matthieu 11, 28). Il ne dit pas : « Venez lorsque vous
serez forts. » Il dit : « Venez lorsque vous êtes fatigués. »
Il ne
dit pas : « Venez lorsque vous aurez tout réglé. » Il dit : « Venez avec vos
fardeaux. » Il ne dit pas : « Venez lorsque vous serez parfaits. » Il dit : «
Venez. »
Alors
venez ! Venez avec votre peur. Venez avec vos questions. Venez avec vos
blessures. Venez avec vos regrets. Venez avec votre fatigue. Venez avec votre
faiblesse. Mais surtout, venez avec foi.
Car
Celui Qui a commencé en vous une bonne œuvre l’achèvera. (Philippiens 1, 6). Ce
n’est pas votre pied qui décide de votre destination. C’est la main de Dieu qui
vous soutient.
Vous
avez peut-être perdu l’équilibre, mais vous n’avez pas perdu Dieu. Vous avez
peut-être pleuré, mais vous n’avez pas perdu Sa présence. Vous avez peut-être
traversé une vallée, mais vous n’avez pas perdu Son chemin.
Ésaïe
proclame : « Ceux qui se confient en l’Éternel renouvellent leur force. Ils
prennent le vol comme les aigles ; ils courent, et ne se lassent point ; ils
marchent, et ne se fatiguent point. » (Ésaïe 40, 31).
Alors
relève la tête ! Regarde à Jésus ! Reprends courage ! Prends la main du
Seigneur ! Et avance ! Pas parce que tu es invincible. Mais parce que Celui Qui
marche avec toi est fidèle.
Pas
parce que tu connais toutes les réponses. Mais parce que tu connais Celui Qui
possède toutes les réponses. Pas parce que tu ne tomberas jamais. Mais parce
que si tu tombes, Sa main peut encore te relever.
✦ ✦ ✦
PRIONS DIEU
✦ ✦ ✦
Seigneur
Éternel, nous venons devant Toi avec nos pieds qui chancellent et nos cœurs qui
ont parfois peur.
Nous
reconnaissons que nous ne pouvons pas nous soutenir nous-mêmes. Nous avons
besoin de Ta grâce. Nous avons besoin de Ta présence. Nous avons besoin de Ta
puissance.
Quand
notre pied chancelle, sois notre appui. Quand notre cœur tremble, sois notre
paix. Quand notre route devient obscure, sois notre lumière. Quand nos forces
diminuent, renouvelle-nous.
Nous Te
remettons nos fardeaux. Nous Te remettons nos familles. Nous Te remettons nos
projets. Nous Te remettons notre avenir.
Apprends-nous
à ne pas nous appuyer sur notre propre sagesse. Apprends-nous à Te faire
confiance. Apprends-nous à attendre. Apprends-nous à obéir.
Seigneur
Jésus, pardonne nos péchés. Relève ceux qui sont tombés. Console ceux qui
pleurent. Fortifie ceux qui sont faibles. Restaure ceux qui sont brisés.
Que Ta
bonté nous poursuive. Que Ta présence nous accompagne. Que Ta puissance nous
garde.
Et
lorsque nous dirons encore : « Mon pied chancelle ! », fais-nous entendre
immédiatement la réponse de la foi : « Ta bonté, ô Éternel, me sert d’appui ! »
Nous ne
reculerons pas. Nous ne désespérerons pas. Nous ne renoncerons pas. Nous
regarderons à Jésus. Nous nous appuierons sur Sa grâce. Nous marcherons dans Sa
présence. Nous nous soumettrons à Sa volonté.
Au Nom puissant et glorieux de Jésus-Christ.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés,
retenez cette parole dans votre cœur : « Mon pied chancelle, mais Sa bonté me
soutient. »
Je peux
être faible, mais Il est fort. Je peux être fatigué, mais Il renouvelle mes
forces. Je peux ne pas voir le chemin, mais Il connaît le chemin.
Je peux
traverser la vallée, mais Il est avec moi. Je peux être secoué, mais je ne suis
pas abandonné. Je peux tomber, mais Sa main peut me relever.
Je peux
pleurer aujourd’hui, mais la joie revient avec l’aurore. (Psaumes 30, 6).
Alors, Église du Seigneur, lève-toi !
Relève-toi
de ton découragement. Relève-toi de ta peur. Relève-toi de ta honte. Relève-toi
de ton épuisement.
Non pas
dans ta propre force. Mais dans Sa grâce. Non pas dans ta propre sagesse. Mais
dans Sa présence. Non pas dans ta propre puissance. Mais dans Sa puissance.
Et
lorsque le monde demandera : « Comment peux-tu encore avancer ? », réponds : «
Parce que mon pied chancelle, mais la bonté de mon Dieu me sert d’appui ! »
Lorsque
l’ennemi dira : « Tu vas tomber », réponds : « L’Éternel me tient par la main !
» Lorsque la peur dira : « Tout est fini », réponds : « Jésus-Christ est le
même hier, aujourd’hui, et éternellement. » (Hébreux 13, 8).
Lorsque
le découragement dira : « Il n’y a plus d’espoir », réponds : « Pourquoi
t’abats-tu, mon âme ? Espère en Dieu ! » (Psaumes 42, 6).
Et
lorsque viendra le dernier jour, nous découvrirons que ce n’était pas notre
force qui nous avait conduits jusque-là. C’était Sa grâce. Sa bonté. Sa
présence. Sa main. Son amour. Son salut. Sa fidélité.
À Lui
seul soit la gloire.
✦ ✦ ✦
Oh ! Qu'il en soit
ainsi. Amen
et Amen.
✦ ✦ ✦