Jésus-Christ : le seul Sauveur

...ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5:11-13



samedi 29 août 2026

La Raison Aveuglée

« D'où viennent les guerres, et d'où viennent les disputes parmi vous ? N'est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres ? »

(Jacques 4, 1)

« Allons, descendons, et là confondons leur langage, afin qu'ils n'entendent plus la langue les uns des autres. »

(Genèse 11, 7)

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LA RAISON AVEUGLÉE.

LA CONVOITISE DÉVORANTE.

LA PAIX RETROUVÉE.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Aujourd'hui, l'humanité se tient devant un miroir, et ce miroir renvoie l'image d'une contradiction insoutenable. L'homme a mesuré la distance des étoiles, il a percé les secrets de l'atome, il a cartographié le génome qui le constitue jusque dans ses cellules les plus intimes ; et pourtant, ce même homme, si savant, si raisonnable en apparence, ne parvient toujours pas à s'asseoir en paix à la table de son propre frère. Nous avons appris à voler plus vite que le son, mais nous n'avons pas appris à nous taire assez longtemps pour nous écouter.

Regardez la terre telle qu'elle est aujourd'hui : des frontières hérissées de barbelés, des familles déchirées par des rancunes vieilles de plusieurs générations, des nations entières qui s'arment jusqu'aux dents contre d'autres nations qui leur ressemblent en tout, sauf en la couleur du drapeau. Regardez les églises elles-mêmes, appelées à être un seul corps, et qui se fragmentent en mille chapelles rivales pour des querelles de préséance. L'espèce la plus intelligente de la création est aussi celle qui s'entretue avec le plus de raffinement.

Alors la question se pose, tragique et brûlante : pourquoi et comment des êtres doués de raison ne peuvent-ils trouver un terrain d'entente pour vivre ensemble sur une même planète ? Les philosophes ont tenté d'y répondre depuis des siècles. Les diplomates ont signé des traités que l'encre avait à peine séchée que déjà on les violait. Les organisations internationales ont multiplié leurs sommets, leurs chartes, leurs résolutions, et la guerre continue, sourde et têtue, comme un feu qui couve sous la cendre.

Mais la Parole de Dieu, Elle, n'a jamais prétendu que la paix entre les hommes viendrait de l'intelligence des hommes. Elle nous révèle, avec une lucidité que nulle science ne possède, la véritable racine de notre division, et Elle nous ouvre, avec une tendresse que nulle diplomatie ne connaît, le chemin d'une paix qui ne dépend pas de nous. C'est ce double mystère que nous voulons sonder, Aujourd'hui, à la lumière de trois vérités.

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Avant de comprendre pourquoi les hommes se combattent, il nous faut remonter à la source du mal, dans les plaines antiques de Shinéar, où la raison humaine, livrée à elle-même, a montré pour la première fois son aveuglement.

LA RAISON AVEUGLÉE.

- Babel, Le Miroir De L'Orgueil -.

La Genèse nous rapporte une scène étonnante. Toute la terre, nous dit le texte, avait une seule langue et les mêmes mots. Les hommes n'étaient pas dispersés en tribus rivales ; ils formaient une seule famille, parlant un seul langage, capables de se comprendre sans le moindre effort de traduction. S'il existait un moment dans l'histoire humaine où l'entente universelle semblait possible, c'était bien celui-là. Et que firent-ils de cette unité ? Ils ne la mirent pas au service de Dieu ; ils la mirent au service de leur propre nom. « Faisons-nous un nom », disent-ils, « afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre » (Genèse 11, 4).

Voilà le premier diagnostic que l'Écriture pose sur notre mal : ce n'est pas le manque d'intelligence qui divise les hommes, c'est l'orgueil qui détourne l'intelligence. Ces bâtisseurs de Babel n'étaient pas des ignorants ; ils maîtrisaient une technologie avancée pour leur temps, la cuisson de la brique, l'usage du bitume comme mortier. Leur raison fonctionnait parfaitement. Ce qui était corrompu, ce n'était pas leur capacité de penser, mais l'objet vers lequel ils orientaient cette capacité. Une raison qui s'adore elle-même finit toujours par se retourner contre son prochain, parce qu'elle ne reconnaît plus personne au-dessus d'elle pour arbitrer ses prétentions.

- L'Intelligence Sans Soumission -.

Le savant Albert Einstein, dont le génie n'est contesté par personne, observait avec une lucidité désabusée que la perfection des moyens semblait accompagner, à son époque, une confusion croissante des fins. Voilà exactement le diagnostic de Babel, formulé par un homme du vingtième siècle : plus nos moyens grandissent, plus notre confusion sur le but à poursuivre s'aggrave, si cette intelligence n'est pas soumise à une autorité qui la dépasse. C'est ce que le Seigneur constate à Babel : « Voici, ils forment un seul peuple, ils ont tous une même langue, et c'est là ce qu'ils ont entrepris ; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu'ils auraient projeté » (Genèse 11, 6). Rien ne les arrêterait, sinon Dieu Lui-même, parce que leur unité était orientée vers leur propre gloire et non vers la Sienne.

Alors le Seigneur confondit leur langage, non par jalousie mesquine, mais par miséricorde préventive, pour empêcher qu'une humanité tournée contre Lui n'atteigne, unie dans son orgueil, un degré de destruction qu'elle ne pourrait plus arrêter elle-même. Ainsi commence la longue histoire des divisions humaines : elle ne commence pas par un manque de vocabulaire, elle commence par un excès de prétention. Voilà pourquoi tant de sommets internationaux échouent malgré des traductrices excellentes et des interprètes qualifiés : le problème n'a jamais été la langue, il a toujours été le cœur.

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Si l'orgueil aveugle la raison collective des nations, il faut à présent descendre plus profondément encore, jusque dans le cœur de chaque individu, là où l'apôtre Jacques localise la véritable source de toute dispute.

LA CONVOITISE DÉVORANTE.

- Les Passions En Guerre -.

L'apôtre Jacques ne s'embarrasse d'aucune diplomatie lorsqu'il pose la question qui nous occupe Aujourd'hui : « D'où viennent les guerres, et d'où viennent les disputes parmi vous ? N'est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres ? » (Jacques 4, 1). Remarquez la précision du vocabulaire : les passions combattent, dit le texte, avant même que les hommes ne combattent. La guerre extérieure n'est que la projection visible d'une guerre intérieure. Avant que deux armées ne s'affrontent sur un champ de bataille, deux convoitises se sont déjà affrontées dans deux cœurs. Le conflit n'est donc jamais premièrement un problème de frontières, de ressources ou d'idéologies : il est premièrement un problème d'hommes intérieurement en guerre avec eux-mêmes.

Le philosophe Thomas Hobbes, réfléchissant sur la nature humaine livrée à elle-même, décrivait l'état de nature comme une guerre de chacun contre chacun, où la vie de l'homme, sans autorité pour la contenir, devient courte et misérable. Il n'avait pas tort sur le diagnostic, même s'il se trompait sur le remède qu'il proposait. Car ce n'est pas seulement l'absence d'un souverain terrestre qui produit ce chaos ; c'est l'absence de soumission au Souverain céleste. Tant que le cœur humain reste livré à ses propres convoitises, aucune constitution, aucun parlement, aucune charte des droits ne pourra durablement contenir sa violence.

- Le Désir Qui Ne Demande Pas -.

Jacques poursuit sa dissection du cœur humain avec une précision chirurgicale : « Vous convoitez, et vous ne possédez pas ; vous êtes meurtriers et jaloux, et vous ne pouvez pas obtenir ; vous avez des querelles et des luttes, et vous ne possédez pas, parce que vous ne demandez pas » (Jacques 4, 2). Voici le cercle vicieux de toute discorde humaine : je désire ce que je n'ai pas, je constate que mon frère le possède, et au lieu de me tourner vers Dieu pour Lui demander, je me tourne contre mon frère pour le lui arracher. Le président John Fitzgerald Kennedy affirmait, devant les nations assemblées, que l'humanité devait mettre fin à la guerre, sous peine que la guerre ne mette fin à l'humanité. Vingt siècles avant lui, l'apôtre Jacques avait déjà identifié pourquoi cette fin tardait tant à venir : parce que l'homme préfère la lutte à la prière.

Et lorsque, par un reste de religiosité, l'homme consent tout de même à prier, Jacques ajoute cette parole qui devrait nous faire trembler : « Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions » (Jacques 4, 3). Même notre prière peut être corrompue par notre convoitise ! Nous pouvons demander la paix tout en désirant secrètement la victoire de notre seul camp. Nous pouvons demander l'unité tout en refusant de céder le moindre pouce de notre orgueil. Voilà pourquoi la raison seule, même armée des meilleures intentions, ne suffira jamais à réconcilier des cœurs qui n'ont pas été eux-mêmes réconciliés avec leur Créateur.

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Après avoir diagnostiqué le mal jusque dans sa racine la plus intime, il nous faut maintenant contempler le remède que Dieu Lui-même a préparé, Lui qui seul pouvait guérir ce que ni Babel ni la diplomatie humaine n'ont su résoudre.

LA PAIX RETROUVÉE.

- Le Mur Abattu -.

Si l'homme, livré à sa seule raison, construit des murs, Dieu, dans Sa grâce, en a détruit un plus haut que tous les autres. L'apôtre Paul écrit aux Éphésiens une parole qui répond directement à notre question : « Car Il est notre paix, Lui qui des deux peuples en a fait un seul, et qui a renversé le mur de séparation, la haine » (Éphésiens 2, 14). Remarquez que ce n'est pas un traité qui a renversé ce mur, ni un compromis politique, ni une conférence de paix : c'est une Personne. Le Christ Lui-même est notre paix. Il ne négocie pas la paix entre les hommes divisés ; Il devient, en Sa propre chair, le lieu où cette division est abolie.

À Babel, Dieu confond le langage pour freiner l'orgueil des hommes. À la Pentecôte, des siècles plus tard, l'Esprit renverse cette malédiction : des hommes de toutes langues entendent proclamer les merveilles de Dieu, chacun dans sa propre langue (Actes 2, 6). Voyez-vous le contraste ? Là où l'orgueil dispersait, l'Esprit rassemble. Là où l'homme voulait se faire un nom, l'Évangile proclame un seul Nom au-dessus de tout nom (Philippiens 2, 9), et c'est en ce Nom-là seulement, et non dans nos raisonnements, que se trouve le véritable terrain d'entente que cherche l'humanité depuis Babel.

- La Réconciliation Offerte -.

Le sage Confucius enseignait que l'harmonie entre les hommes commence par l'ordre intérieur de chaque cœur avant de pouvoir s'étendre à la famille, puis à la nation, puis au monde entier. Sa sagesse touche juste, mais elle bute toujours sur la même impuissance : comment ordonner un cœur que la convoitise dévore de l'intérieur ? L'Évangile seul répond à cette impuissance, non par une technique de vertu, mais par une nouvelle naissance. Paul l'explique aux Colossiens : Dieu a voulu, par Christ, « réconcilier avec Lui-même toutes choses, tant celles qui sont sur la terre que celles qui sont dans les cieux, en faisant la paix par Lui, par le sang de Sa croix » (Colossiens 1, 20).

Voilà pourquoi Dieu seul peut réussir là où l'humanité entière échoue depuis Babel : parce qu'Il commence par réconcilier l'homme avec Lui-même, avant de réconcilier l'homme avec son prochain. Toute paix horizontale véritable et durable découle d'abord d'une paix verticale rétablie. C'est pourquoi tant d'efforts humains pour la paix, si sincères soient-ils, s'épuisent : ils tentent de réconcilier des hommes qui demeurent, chacun, en guerre avec leur Créateur. Mais celui dont le cœur a été transformé par la croix ne convoite plus de la même manière, ne demande plus mal, ne cherche plus à se faire un nom sur les ruines de son frère. Il devient, à son tour, artisan de paix, appelé fils de Dieu (Matthieu 5, 9).

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- Un Appel À La Réconciliation -.

Alors, Bien-aimés, revenons à notre question de départ : pourquoi et comment des êtres doués de raison ne peuvent-ils trouver un terrain d'entente pour vivre ensemble sur une même planète ? Parce que la raison, séparée de son Créateur, s'aveugle dans l'orgueil, comme à Babel. Parce que le cœur humain, livré à lui-même, brûle de convoitises qui engendrent disputes et guerres, comme le décrit l'apôtre Jacques. Et pourtant, la même Parole qui diagnostique notre mal nous en révèle le remède : le Christ, notre paix, qui a renversé le mur de la séparation et qui offre à quiconque vient à Lui une réconciliation d'abord verticale, puis horizontale.

La paix mondiale que les nations cherchent en vain depuis des millénaires ne naîtra jamais d'un simple accord de raison. Elle naîtra, cœur après cœur, de la rencontre de chaque être humain avec Celui qui a fait la paix par le sang de Sa croix. Que chacun de nous, dès Aujourd'hui, dépose ses propres convoitises, ses propres orgueils, ses propres tours de Babel personnelles, et qu'il devienne, à sa mesure, un artisan de cette paix que le monde ne peut ni donner ni retirer. Car ce n'est qu'en Christ que des êtres doués de raison, mais blessés par le péché, peuvent enfin trouver le terrain d'entente qui leur avait toujours échappé.

Que le Seigneur Lui-même achève en nous cette œuvre de réconciliation, et qu'Il fasse de nous, dès Aujourd'hui, des messagers de Sa paix sur cette terre encore fracturée.

Oh ! Qu'il en soit ainsi. Amen et Amen.

samedi 22 août 2026

L'AVERTISSEMENT SOLENNEL

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que Je vous ai prescrit. Et voici, Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »

(Matthieu 28, 19-20)

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« Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice. »

(2 Timothée 3, 16)

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L’AVERTISSEMENT SOLENNEL.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Aujourd’hui, nous abordons une question qui touche le cœur même de l’Église : si Jésus-Christ a donné à Ses disciples une mission claire — faire des disciples et leur enseigner à observer tout ce qu’Il a prescrit — d’où viennent alors les divergences que certains pasteurs, prédicateurs et enseignants introduisent dans la foi chrétienne ? Pourquoi deux prédicateurs ouvrent-ils la même Bible, lisent-ils parfois le même passage, prononcent-ils le nom du même Seigneur, et arrivent-ils pourtant à des conclusions opposées ? Pourquoi une assemblée affirme-t-elle : « C’est ainsi que la Bible l’enseigne », tandis qu’une autre affirme avec la même assurance : « Non, ce n’est pas ainsi » ?

La question n’est pas petite. Elle est tragique. Elle est même dramatique. Car lorsque deux voix religieuses contradictoires parlent au nom de Dieu, le croyant sincère peut être plongé dans la confusion. Le faible peut être ébranlé. Le nouveau converti peut être découragé. Celui qui cherche honnêtement la vérité peut finir par se demander : « Qui dois-je croire ? » Et le danger est encore plus grand lorsque l’homme qui parle derrière la chaire ne présente plus seulement son interprétation comme une opinion personnelle, mais la présente comme une prescription divine.

Jésus n’a pas dit : « Enseignez-leur toutes les idées que vous trouverez intéressantes. » Il n’a pas dit : « Enseignez-leur vos préférences. » Il n’a pas dit : « Enseignez-leur les traditions de votre groupe. » Il a dit : « Enseignez-leur à observer tout ce que Je vous ai prescrit. » Voilà le centre du problème. Le prédicateur chrétien n’est pas propriétaire du message. Il en est serviteur. Il ne crée pas l’Évangile. Il le reçoit. Il ne corrige pas le Christ. Il se laisse corriger par Christ. Il ne place pas son nom au-dessus de la Parole. Il place sa bouche sous l’autorité de la Parole.

Il faut donc poser la question avec courage : quand une divergence apparaît, est-ce toujours la Bible qui est difficile à comprendre ? Ou bien est-ce parfois le cœur humain qui ajoute, retranche, déplace, sélectionne, interprète et déforme ?

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LA PAROLE DIVINE.

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LE FONDEMENT N’EST PAS L’HOMME, MAIS LA PAROLE.

 En effet, La première source de confusion disparaît lorsque nous retrouvons le fondement. L’autorité suprême de l’enseignement chrétien n’est ni la personnalité du pasteur, ni son ancienneté, ni son éloquence, ni son diplôme, ni la taille de son assemblée. Le fondement est la révélation de Dieu contenue dans les Saintes Écritures et accomplie en Jésus-Christ.

Paul avertit les Galates avec une force extraordinaire : « Quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème ! » (Galates 1, 8). Remarquons la gravité de cette déclaration. Même une apparence céleste ne peut donner à une autre parole une autorité supérieure à l’Évangile reçu. Le prestige du messager ne transforme pas l’erreur en vérité.

Voilà pourquoi le croyant ne doit jamais mesurer la vérité à l’applaudissement. Une prédication peut être brillante et fausse. Une prédication peut être simple et profondément biblique. Une voix peut être populaire et pourtant éloignée du texte. Une autre peut être peu connue et néanmoins fidèle à l’Écriture.

Le prophète Ésaïe proclame : « À la loi et au témoignage ! Si l’on ne parle pas ainsi, il n’y aura point d’aurore pour le peuple. » (Ésaïe 8, 20). Autrement dit : revenons au témoignage. Revenons à la Parole. Revenons à ce que Dieu a réellement dit.

Les divergences deviennent dangereuses lorsque le prédicateur cesse de demander : « Que dit le texte ? » et commence à demander : « Comment puis-je faire dire au texte ce que je veux démontrer ? » C’est là que l’interprétation peut devenir manipulation. Le texte biblique devient alors un prétexte au lieu d’être une autorité.

Un prédicateur peut avoir une préférence pour une doctrine, une tradition, une méthode de prière, une manière de célébrer, une conception du ministère ou une pratique ecclésiale. Mais la préférence humaine ne doit jamais être élevée au rang de commandement divin. Ce que Dieu commande doit être distingué de ce que l’homme recommande.

« La Bible n’a pas besoin d’être améliorée ; elle a besoin d’être livrée. » — Formule homilétique contemporaine

La deuxième difficulté vient du fait que certains passages sont réellement difficiles. Pierre lui-même reconnaît que certaines choses dans les lettres de Paul sont « difficiles à comprendre » (2 Pierre 3, 16). La difficulté d’un texte ne justifie donc ni l’arrogance ni la précipitation. Un prédicateur honnête peut dire : « Ce passage demande prudence. Voici ce que je comprends, et voici ce que je ne prétends pas savoir. »

Cette humilité est une force. Elle protège l’Église contre le dogmatisme inutile. Elle permet de distinguer les vérités centrales de la foi des questions secondaires sur lesquelles des chrétiens fidèles peuvent avoir des compréhensions différentes. L’unité chrétienne ne signifie pas que chaque croyant doit avoir exactement la même opinion sur chaque détail ; elle signifie que nous sommes soumis au même Seigneur et à la même vérité fondamentale.

Mais attention : l’humilité ne doit pas devenir une excuse pour nier les vérités clairement enseignées. Il existe des sujets sur lesquels l’Écriture parle avec une netteté telle que l’homme ne peut pas simplement dire : « Chacun son opinion. » Jésus-Christ est Seigneur. Il est mort pour nos péchés. Il est ressuscité. Le salut est en Lui. La repentance est nécessaire. La foi est indispensable. L’amour de Dieu et du prochain est commandé. La sainteté est exigée. Le disciple doit obéir à Christ.

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Mais si la Parole est le fondement, pourquoi les divergences persistent-elles ? Parce que la Parole passe par des hommes. Et dès que l’homme ajoute son ego, sa tradition, sa culture ou son intérêt au message, la clarté divine peut être obscurcie. Regardons donc la deuxième source : l’homme religieux.

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L’HOMME RELIGIEUX.

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QUAND LE SERVITEUR PREND LA PLACE DU MAÎTRE.

Jésus a souvent affronté une religion qui avait accumulé des traditions autour de la Parole. Il a déclaré : « Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous retenez la tradition des hommes. » (Marc 7, 8). Cette parole est extrêmement actuelle. Le problème n’est pas seulement l’existence des traditions. Une tradition peut parfois être utile, historique, pédagogique ou culturelle. Le problème commence lorsqu’une tradition humaine devient aussi obligatoire qu’un commandement divin.

Il existe des traditions de dénomination. Des traditions familiales. Des traditions culturelles. Des traditions musicales. Des traditions liturgiques. Des traditions vestimentaires. Des traditions concernant les titres, les structures, les cérémonies et les méthodes. Certaines peuvent être bonnes. Mais aucune ne doit être confondue avec la Parole de Dieu.

C’est ici qu’apparaît une source majeure de divergences : chaque environnement chrétien peut développer son propre vocabulaire, ses propres habitudes et ses propres réflexes. Un prédicateur qui grandit dans une certaine tradition risque naturellement de considérer ce qu’il a reçu comme la norme absolue. Puis il peut transmettre cette norme à la génération suivante, jusqu’à ce qu’une habitude humaine prenne l’apparence d’une vérité biblique.

Le danger est amplifié lorsque la personnalité du prédicateur devient centrale. Lorsque les gens disent : « Notre pasteur a dit », avant de dire : « La Bible dit », quelque chose est déjà en train de se déplacer. Le pasteur doit conduire vers Christ, non vers lui-même. Paul s’indigne lorsqu’il découvre les divisions de Corinthe : « Moi, je suis de Paul ! et moi, d’Apollos ! » (1 Corinthiens 3, 4). Puis il répond : « Qu’est donc Apollos, et qu’est Paul ? Des serviteurs. » (1 Corinthiens 3, 5).

Serviteurs ! Voilà le mot. Pas propriétaires. Pas maîtres absolus des consciences. Pas sources indépendantes de révélation. Serviteurs.

Un prédicateur peut être très convaincant. Mais il doit rester vérifiable. Les Béréens sont loués parce qu’ils examinaient chaque jour les Écritures « pour voir si ce qu’on leur disait était exact » (Actes 17, 11). Remarquez la beauté de cette scène : ils écoutaient Paul, mais ils vérifiaient Paul. Ils respectaient le messager sans idolâtrer le messager.

L’Église doit retrouver cette maturité. Écouter, puis examiner. Recevoir, puis vérifier. Entendre, puis comparer avec l’Écriture. Non pas dans un esprit de rébellion, mais dans un esprit de discernement.

« L’autorité véritable ne craint pas l’examen ; elle le supporte. » — Adaptation d’une maxime de pensée critique

Une autre source de divergence est l’ego. L’ego veut avoir raison. L’ego veut être reconnu. L’ego veut être celui qui possède une révélation particulière que les autres n’ont pas. Alors apparaît le langage du « seul vrai enseignement », de « la seule interprétation correcte », du « Dieu m’a révélé » utilisé pour fermer toute discussion.

Il faut être extrêmement prudent. Dieu peut conduire un serviteur à comprendre quelque chose avec une profondeur particulière. Mais la conviction personnelle ne doit pas être transformée automatiquement en nouveau commandement pour toute l’Église. Le Nouveau Testament nous appelle à éprouver, à discerner, à demeurer dans la vérité et à rechercher l’édification.

Paul dit : « Que tout se fasse pour l’édification. » (1 Corinthiens 14, 26). Si une doctrine produit constamment l’orgueil, le mépris, l’humiliation, la peur et la division autour de questions secondaires, il faut au moins s’arrêter et examiner ses fruits.

Jésus a donné un principe puissant : « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. » (Matthieu 7, 16). Une prédication authentique ne se mesure pas seulement au volume de la voix, à la puissance émotionnelle ou à la quantité de réactions dans l’assemblée. Elle se mesure aussi à ce qu’elle produit dans les vies : repentance, foi, amour, sainteté, vérité, patience, service, pardon, justice et fidélité à Christ.

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Mais l’homme religieux n’est pas le seul facteur. Même avec de bonnes intentions, le contexte culturel, l’histoire personnelle et les limites humaines peuvent influencer l’interprétation. Il faut donc examiner maintenant la troisième source : la diversité humaine autour d’une même révélation.

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LA DIVERSITÉ HUMAINE.

La Bible a été donnée dans des contextes historiques, linguistiques et culturels différents. Le prédicateur vit, lui aussi, dans une culture particulière. Il porte une histoire familiale. Il a reçu une éducation. Il a connu des blessures. Il a des sensibilités. Il possède des habitudes intellectuelles. Tout cela peut influencer sa lecture.

Cela ne signifie pas que la Bible change. Cela signifie que l’interprète doit apprendre à distinguer ce que le texte dit de ce que son propre environnement lui fait ressentir. Il faut parfois sortir de notre culture pour entendre la Parole dans son contexte.

Un même mot peut avoir une nuance particulière dans son contexte biblique. Une expression peut avoir une portée historique. Une instruction adressée à une situation précise peut nécessiter une application réfléchie pour notre époque. C’est pourquoi une bonne prédication ne consiste pas simplement à prendre une phrase isolée et à lui faire dire tout ce que nous voulons.

Paul recommande : « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité. » (2 Timothée 2, 15). « Dispenser droitement » implique sérieux, travail, prudence et fidélité.

Il existe également des divergences liées à la connaissance. Tous les prédicateurs n’ont pas reçu la même formation. Tous ne disposent pas des mêmes outils d’étude. Tous ne maîtrisent pas les langues bibliques. Tous n’ont pas la même expérience pastorale. Cela ne rend pas l’un automatiquement supérieur à l’autre. Mais cela rappelle que l’enseignant doit rester apprenant.

Celui qui prêche doit accepter de grandir. Il doit pouvoir corriger une compréhension ancienne lorsque l’Écriture l’y conduit. Il doit pouvoir dire : « J’ai compris autrement auparavant, mais après une étude plus sérieuse, je dois rectifier. » Cette phrase n’est pas une honte. C’est une preuve de maturité.

« Le doute n’est pas toujours l’ennemi de la foi ; parfois, il est le commencement d’une recherche plus honnête. » — Carl Sagan, idée générale sur la démarche critique

Une autre source de divergence peut être l’intérêt. Il faut oser le dire. Un enseignement peut parfois être influencé par la recherche de popularité, d’argent, de pouvoir ou de contrôle. Le Nouveau Testament avertit contre ceux qui « par des paroles douces et flatteuses séduisent les cœurs des simples » (Romains 16, 18).

Le ministère devient dangereux lorsque le prédicateur utilise la Bible pour obtenir ce que son cœur désire. Il peut utiliser la peur pour contrôler. La culpabilité pour manipuler. Les promesses pour attirer. Les menaces pour soumettre. Les bénédictions pour vendre. Le prestige pour dominer.

Pierre donne pourtant une consigne aux anciens : « Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu ; non pour un gain sordide, mais avec dévouement ; non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau. » (1 Pierre 5, 2-3).

Voilà le modèle. Le pasteur n’est pas appelé à fabriquer des dépendants. Il est appelé à former des disciples. Il n’est pas appelé à rendre les fidèles incapables de réfléchir sans lui. Il doit les conduire vers une connaissance personnelle et responsable de Christ et de Sa Parole.

La divergence peut aussi venir d’une mauvaise utilisation des versets. Un texte peut être cité correctement mais appliqué incorrectement. Un verset peut être vrai en lui-même mais utilisé hors de son contexte pour soutenir une conclusion que le passage ne défend pas. C’est pourquoi il faut lire avant, après, et parfois à travers l’ensemble du livre biblique.

Jésus Lui-même a répondu au tentateur en disant : « Il est écrit. » (Matthieu 4, 4). Mais le tentateur, lui aussi, citait l’Écriture (Matthieu 4, 6). Cela nous enseigne quelque chose de terriblement important : citer la Bible ne garantit pas que l’on interprète correctement la Bible. Même une citation biblique peut être utilisée pour une mauvaise finalité.

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Alors, que doit faire le croyant lorsque des prédicateurs enseignent des choses divergentes ? Il ne doit pas immédiatement suivre le plus bruyant. Il ne doit pas choisir celui qui promet le plus. Il ne doit pas confondre émotion et vérité. Il ne doit pas non plus tomber dans le cynisme en disant : « Tous les pasteurs sont faux. »

Il doit revenir à Christ. Il doit prier. Il doit lire. Il doit comparer. Il doit examiner le contexte. Il doit regarder l’ensemble du témoignage biblique. Il doit observer les fruits. Il doit demander : « Est-ce que cet enseignement élève Jésus-Christ ou élève l’homme ? Est-ce qu’il produit la sainteté ou l’orgueil ? Est-ce qu’il respecte le contexte des Écritures ? Est-ce qu’il distingue clairement commandement biblique et tradition humaine ? »

Jean dit : « Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu. » (1 Jean 4, 1). L’Église n’est pas appelée à être naïve. Elle est appelée au discernement.

Et le discernement doit commencer par nous-mêmes. Avant de demander : « Pourquoi ce pasteur enseigne-t-il cela ? », demandons : « Pourquoi suis-je si facilement attiré par cela ? » Est-ce parce que cela confirme ce que je veux déjà croire ? Est-ce parce que cela me promet une vie sans difficulté ? Est-ce parce que cela me donne une supériorité sur les autres ? Est-ce parce que cela me permet d’éviter une exigence de Christ ?

La vérité biblique n’est pas toujours confortable. Jésus appelle à renoncer à soi-même. Il appelle à prendre sa croix. Il appelle au pardon. Il appelle à aimer les ennemis. Il appelle à la fidélité dans le secret. Il appelle à servir. Il appelle à la sainteté. Il appelle à l’humilité. Il appelle à persévérer.

Un enseignement qui ne parle que de victoire mais jamais de fidélité dans l’épreuve est incomplet. Un enseignement qui parle de bénédiction mais jamais de repentance est déséquilibré. Un enseignement qui parle d’autorité mais jamais de service est dangereux. Un enseignement qui parle de grâce mais jamais de transformation est tronqué. Un enseignement qui parle de liberté mais jamais d’obéissance à Christ est incomplet.

« La mesure d’une vie n’est pas ce qu’elle possède, mais ce qu’elle donne. » — Albert Einstein, citation souvent attribuée

Frères et sœurs, la mission de l’Église n’est donc pas de produire une multitude de voix indépendantes. La mission est de faire des disciples. Et faire des disciples signifie les conduire à observer tout ce que Christ a prescrit.

Remarquez le mot : « tout ». Tout ce que Je vous ai prescrit. Pas seulement ce qui nous arrange. Pas seulement les promesses. Pas seulement les passages qui font vibrer l’assemblée. Tout.

Nous devons enseigner la grâce et la vérité. La foi et les œuvres qui en découlent. Le salut et la sanctification. La consolation et la correction. La bénédiction et la responsabilité. La puissance et le service. La liberté et l’obéissance. La croix et la résurrection.

Le prédicateur fidèle ne choisit pas un Jésus à la carte. Il annonce Jésus tel qu’Il Se révèle. Il ne supprime pas les paroles difficiles. Il ne cache pas les appels à la repentance. Il ne transforme pas l’Évangile en spectacle. Il ne remplace pas la croix par la recherche du prestige.

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Aujourd’hui, l’Église a besoin de prédicateurs qui tremblent devant la Parole. Elle a besoin d’hommes et de femmes qui préfèrent être fidèles plutôt que populaires. Elle a besoin de serviteurs capables de dire : « Je ne sais pas », lorsqu’ils ne savent pas ; « Je me suis trompé », lorsqu’ils se sont trompés ; et surtout : « Voici ce que dit le Seigneur », lorsqu’ils parlent avec certitude biblique.

L’Église a aussi besoin de fidèles qui cessent d’élever les prédicateurs au rang d’infaillibles. Respectez vos pasteurs. Aimez vos enseignants. Honorez ceux qui vous servent. Mais ne donnez à aucun homme la place qui appartient exclusivement à Jésus-Christ.

Paul dit : « Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon. » (1 Thessaloniciens 5, 21). Voilà une excellente règle. Examiner. Retenir. Rejeter ce qui est contraire à la vérité. Garder ce qui est bon.

Lorsque les divergences apparaissent, ne perdons pas Christ de vue. Lorsque les interprétations s’opposent, revenons au texte. Lorsque les traditions s’accumulent, demandons ce qui vient réellement de Dieu. Lorsque les personnalités deviennent imposantes, regardons à Jésus. Lorsque les voix humaines deviennent nombreuses, écoutons la voix du Bon Berger.

Jésus a dit : « Mes brebis entendent Ma voix ; Je les connais, et elles Me suivent. » (Jean 10, 27). La grande sécurité du croyant n’est pas d’avoir mémorisé le nom de tous les prédicateurs. C’est de connaître la voix du Seigneur et de marcher derrière Lui.

Et lorsque nous enseignons, souvenons-nous de cette responsabilité. Une chaire n’est pas un théâtre. Une prédication n’est pas une démonstration d’intelligence. Une assemblée n’est pas un laboratoire où l’on expérimente toutes nos opinions. Le peuple de Dieu mérite la vérité. Le peuple de Dieu mérite la Parole. Le peuple de Dieu mérite Jésus-Christ.

Alors, d’où viennent les divergences ? Elles peuvent venir de la difficulté réelle de certains textes, de limites humaines, de contextes culturels, de traditions, de formations différentes, d’interprétations incomplètes. Mais elles peuvent aussi venir de l’orgueil, de l’ambition, de la recherche de pouvoir, de l’intérêt matériel, de la manipulation ou du désir de faire dire à Dieu ce que Dieu n’a pas dit.

C’est pourquoi le remède n’est pas simplement d’avoir plus de prédications. Le remède est d’avoir plus de fidélité. Plus de prière. Plus d’étude sérieuse. Plus d’humilité. Plus de discernement. Plus de Christ. Plus de Parole vécue.

Que chaque pasteur se demande aujourd’hui : « Est-ce que j’enseigne ce que Christ a prescrit ? » Que chaque prédicateur se demande : « Est-ce que ma voix conduit vers Jésus ou vers moi ? » Que chaque croyant se demande : « Est-ce que je vérifie ce que j’entends à la lumière de l’Écriture ? » Et que toute l’Église se demande : « Est-ce que nous sommes en train de faire des disciples de Jésus-Christ ou des disciples de nos traditions ? »

Car au dernier jour, notre gloire ne sera pas d’avoir gagné une controverse théologique. Notre gloire sera d’avoir été trouvés fidèles à notre Seigneur. Le serviteur fidèle ne sera pas celui qui aura parlé le plus fort, mais celui qui aura gardé la vérité et servi avec amour.

Que nos chaires redeviennent des lieux où Christ est exalté. Que nos prédications redeviennent des appels à la repentance, à la foi, à la sainteté et à l’espérance. Que nos études bibliques nous apprennent à penser avec sérieux. Que nos traditions restent à leur place. Que nos opinions restent des opinions lorsqu’elles ne sont pas des commandements bibliques. Et que la Parole de Dieu demeure au-dessus de nous tous.

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Bien-aimés, il y a assez de voix dans le monde. L’Église n’a pas besoin d’une voix supplémentaire qui cherche simplement à être entendue. Elle a besoin de serviteurs qui font entendre la voix de Christ.

Il y a assez de spectacles. Il faut davantage de vérité. Il y a assez de personnalités. Il faut davantage de serviteurs. Il y a assez de débats. Il faut davantage de disciples. Il y a assez de paroles. Il faut davantage d’obéissance.

Jésus a dit : « Enseignez-leur à observer tout ce que Je vous ai prescrit. » Voilà notre mandat. Voilà notre garde. Voilà notre responsabilité.

Que Dieu nous donne des pasteurs fidèles. Des prédicateurs humbles. Des enseignants sérieux. Des fidèles vigilants. Des Églises enracinées. Des disciples transformés. Et surtout, une génération qui ne suivra pas simplement les hommes, mais qui suivra Jésus-Christ.

Que notre enseignement ne soit jamais plus grand que notre Maître. Que notre tradition ne soit jamais plus forte que Sa Parole. Que notre personnalité ne soit jamais plus importante que Sa présence. Que notre opinion ne soit jamais élevée au-dessus de Son commandement.

Et lorsque nous ne savons pas, apprenons. Lorsque nous nous trompons, corrigeons-nous. Lorsque nous sommes divisés, cherchons la vérité dans l’amour. Lorsque nous sommes faibles, tournons-nous vers Lui. Lorsque les voix se multiplient, revenons à Jésus.

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Oh ! Qu’il en soit ainsi. Amen et Amen.

jeudi 20 août 2026

LA BONTÉ PROVIDENTIELLE

« Quand je dis : Mon pied chancelle ! Ta bonté, ô Éternel, me sert d’appui. »

(Psaumes 94, 18)

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« L’Éternel affermit les pas de l’homme, et Il prend plaisir à Sa voie ; s’il tombe, il n’est pas terrassé, car l’Éternel lui prend la main. »

(Psaumes 37, 23-24)

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LA BONTÉ PROVIDENTIELLE.

LA PRÉSENCE FIDÈLE.

LA PUISSANCE SOUVERAINE.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Il y a des jours où l’on marche avec assurance. Le pas est ferme. Le regard est clair. Le cœur est tranquille. On avance sans trembler. Mais il existe aussi des jours où le sol semble bouger sous nos pieds. Des jours où la route devient étroite. Des jours où l’on ne comprend plus. Des jours où l’on dit : « Mon pied chancelle ! »

Quelle confession ! Elle est courte. Elle est honnête. Elle est humaine. Elle ne cache rien. Elle ne prétend pas être forte quand elle est faible. Elle ne maquille pas la douleur. Mais le psalmiste ne s’arrête pas à son premier cri. Il regarde plus haut. Il regarde vers Dieu. « Ta bonté, ô Éternel, me sert d’appui. »

Voilà le miracle de la foi. Le pied peut chanceler, mais Dieu ne chancelle pas. Le cœur peut trembler, mais Sa fidélité ne tremble pas. Nos forces peuvent diminuer, mais Sa puissance ne diminue jamais. Notre chemin peut devenir obscur, mais Sa lumière demeure.

Bien-aimés, cette parole doit descendre de notre intelligence dans notre cœur. Vous pouvez être faible sans être abandonné. Vous pouvez être fatigué sans être rejeté. Vous pouvez pleurer sans être vaincu. Vous pouvez traverser une saison où vous ne savez plus comment avancer, sans que Dieu ait cessé de vous conduire.

Le monde nous enseigne à cacher nos fragilités. L’Évangile nous enseigne à les apporter devant Dieu. Le monde dit : « Sois fort pour être accepté. » La grâce dit : « Viens tel que tu es, et laisse Dieu te soutenir. »

Il y a peut-être aujourd’hui quelqu’un qui sourit extérieurement, mais dont le pied chancelle intérieurement. Quelqu’un qui chante, mais qui lutte. Quelqu’un qui prie, mais qui est épuisé. Quelqu’un qui encourage les autres, mais qui aurait lui-même besoin d’être encouragé. Le Seigneur a une parole pour vous : Sa bonté n’a pas changé.

Si votre pied chancelle aujourd’hui, ne vous condamnez pas. Ne vous cachez pas. Ne fuyez pas Dieu. Courez vers Lui ! Car la main qui soutient est plus forte que le pied qui tremble.

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Avant de regarder la force qui nous relève, regardons d’abord la bonté qui nous empêche de tomber définitivement.

LA BONTÉ PROVIDENTIELLE.

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« Ta bonté, ô Éternel, me sert d’appui. » (Psaumes 94, 18)

La bonté de Dieu n’est pas une idée abstraite. Elle est une réalité qui nous accompagne. Elle nous précède. Elle nous entoure. Elle nous rattrape lorsque nous sommes faibles.

Le psalmiste ne dit pas : « Ma perfection me sert d’appui. » Il ne dit pas : « Ma force me sert d’appui. » Il dit : « Ta bonté me sert d’appui. » Voilà la différence entre l’homme qui compte sur lui-même et l’homme qui s’abandonne à la grâce.

La bonté de Dieu signifie qu’Il ne nous traite pas selon la mesure de nos mérites. Il nous regarde avec compassion. Il nous relève. Il nous corrige. Il nous enseigne. Il nous restaure. Sa bonté n’est pas faiblesse. Sa bonté est la manifestation de Son cœur.

Le Psaume dit : « L’Éternel est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté. » (Psaumes 103, 8). Riche en bonté ! Pas pauvre en bonté. Pas limité en bonté. Riche en bonté.

Lorsque vous pensez avoir épuisé votre réserve de grâce, Dieu n’a pas épuisé la Sienne. Lorsque vous pensez avoir atteint la limite de Sa patience, Sa miséricorde demeure. Lorsque vous pensez avoir trop échoué, la Croix vous rappelle que Jésus a payé un prix que vous ne pourrez jamais mesurer.

Regardez Pierre. Il avait promis de ne jamais abandonner Jésus. Quelques heures plus tard, il L’a renié trois fois. Et pourtant son histoire ne s’est pas terminée dans la cour du souverain sacrificateur. Le Ressuscité est venu à sa rencontre. Jésus n’a pas nié son échec, mais Il ne l’a pas réduit à son échec. (Jean 21, 15-17).

Voilà la bonté ! Elle ne dit pas que la chute n’a pas eu lieu. Elle dit que la chute n’aura pas le dernier mot.

Élie aussi a connu le découragement. Après une grande victoire, il s’est retrouvé épuisé sous un arbre. Il a demandé la mort. (1 Rois 19, 4). Quel contraste ! Le prophète du feu devient l’homme de l’épuisement. Mais Dieu ne l’a pas abandonné sous son arbre. Dieu l’a visité. Dieu l’a nourri. Dieu lui a parlé. Dieu l’a remis en marche.

Votre pire journée n’annule pas votre appel. Votre moment de faiblesse n’annule pas la fidélité de Dieu. Votre fatigue ne fait pas disparaître Sa bonté.

Paul a demandé que son écharde soit retirée. Dieu lui a répondu : « Ma grâce te suffit, car Ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » (2 Corinthiens 12, 9). Quelle réponse ! Pas toujours : « Je vais supprimer immédiatement ton problème. » Mais : « Je vais te donner Ma grâce au milieu du problème. »

Peut-être que votre pied chancelle parce que vous portez trop. Vous avez voulu tout régler. Tout contrôler. Tout comprendre. Tout prévoir. Aujourd’hui, le Seigneur vous dit : « Dépose ton fardeau. »

« Recommande ton sort à l’Éternel, mets en Lui ta confiance, et Il agira. » (Psaumes 37, 5). Ne portez pas demain avec les forces d’aujourd’hui. La grâce d’aujourd’hui est pour aujourd’hui. Jésus a dit : « À chaque jour suffit sa peine. » (Matthieu 6, 34).

Sa bonté vous a gardé hier. Sa bonté vous soutient aujourd’hui. Sa bonté vous accompagnera demain.

Le philosophe Sénèque a écrit : « Les difficultés fortifient l’esprit, comme le travail fortifie le corps. » L’épreuve peut nous instruire, mais le croyant sait que Dieu fait davantage : Il transforme la vallée en école de confiance.

Alors, quand votre pied chancelle, ne regardez pas seulement votre pied. Regardez la main qui vous soutient. Quand vos forces diminuent, ne regardez pas seulement votre faiblesse. Regardez la grâce qui demeure.

David disait : « J’ai été jeune, j’ai vieilli ; et je n’ai point vu le juste abandonné. » (Psaumes 37, 25). Voilà le témoignage d’une vie entière : Dieu demeure fidèle.

Souvenez-vous : la bonté de Dieu ne promet pas une route sans combat ; elle promet que le combat ne vous séparera pas de Sa main.

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Et puisque Sa bonté nous soutient lorsque nous faiblissons, avançons maintenant vers la présence de Celui Qui reste près de nous dans chaque vallée.

LA PRÉSENCE FIDÈLE.

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« Je ne te délaisserai point, et Je ne t’abandonnerai point. » (Hébreux 13, 5)

Il existe une différence immense entre être soutenu par une force extérieure et être accompagné par une Présence. Dieu ne nous envoie pas seulement de l’aide. Il vient Lui-même.

Il dit : « Je suis avec toi. » C’est la grande promesse de l’Écriture. Jésus a donné à Son Église cette parole : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » (Matthieu 28, 20). Tous les jours ! Pas seulement les jours de culte. Pas seulement les jours où tout va bien.

Il est avec vous dans la joie. Il est avec vous dans la tristesse. Il est avec vous dans la maison. Il est avec vous sur la route. Il est avec vous lorsque vous avez des réponses. Il est avec vous lorsque vous n’en avez aucune.

Dans la vallée, Il est là. Sur la montagne, Il est là. Dans la tempête, Il est là. Dans la chambre silencieuse, Il est là. Lorsque les autres ne comprennent plus votre combat, Lui comprend.

Le Psaume vingt-trois dit : « Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car Tu es avec moi. » (Psaumes 23, 4). David ne dit pas que la vallée n’existe pas. Il dit que Dieu y est présent.

Il y a une parole pour quelqu’un aujourd’hui : ce que vous traversez n’est pas votre destination. La vallée n’est pas votre maison. La nuit n’est pas votre avenir. La tempête n’est pas votre identité. Dieu vous fait passer. Dieu vous conduit. Dieu vous garde.

Les disciples étaient dans la barque. Le vent soufflait. Les vagues entraient. Ils ont cru que le silence de Jésus signifiait Son indifférence. Ils ont crié : « Maître, ne T’inquiètes-Tu pas de ce que nous périssons ? » (Marc 4, 38). Mais Jésus s’est levé. Il a parlé. Le vent a cessé. La mer s’est calmée.

Écoutez ceci : la présence de Jésus dans votre barque ne signifie pas que le vent ne soufflera jamais. Elle signifie que le vent n’aura jamais le dernier mot.

Ésaïe proclame : « Ne crains rien, car Je suis avec toi ; ne promène pas des regards inquiets, car Je suis ton Dieu ; Je te fortifie, Je viens à ton secours, Je te soutiens de Ma droite triomphante. » (Ésaïe 41, 10). Je te fortifie. Je viens à ton secours. Je te soutiens.

Dieu ne dit pas seulement : « Courage. » Il dit : « Je suis ton Dieu. » La source de notre courage n’est pas dans notre tempérament. Elle est dans Son identité.

Peut-être que votre pied chancelle parce que vous regardez trop longtemps le chemin et pas assez longtemps le Seigneur. Vous regardez les obstacles. Vous comptez les problèmes. Vous mesurez vos forces. Et vous oubliez Celui Qui vous accompagne.

Pierre a marché sur les eaux tant qu’il regardait Jésus. Lorsqu’il a regardé le vent, il a commencé à s’enfoncer. (Matthieu 14, 29-30). Ce qui capte votre regard influence votre marche.

Regardez à Jésus ! Regardez à Jésus ! Regardez à Jésus !

Victor Hugo a écrit : « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent. » Pour le croyant, ajoutons ceci : ceux qui luttent avec Dieu ne luttent jamais seuls.

Ne confondez pas solitude et abandon. Vous pouvez être seul dans une pièce et pourtant être entouré par la présence de Dieu. Vous pouvez ne pas recevoir de parole humaine et recevoir Sa consolation. Sa présence est réelle.

Lorsque vous dites : « Mon pied chancelle », ajoutez : « Mais mon Dieu est avec moi ! » Lorsque vous dites : « Je suis faible », ajoutez : « Mais Sa grâce est suffisante ! » Lorsque vous dites : « Je ne sais pas », ajoutez : « Mais Lui sait ! »

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Après la bonté qui nous soutient et la présence qui nous accompagne, contemplons maintenant la puissance du Dieu Qui tient toute chose dans Sa main.

LA PUISSANCE SOUVERAINE.

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« Je sais que l’Éternel est grand, et que notre Seigneur est au-dessus de tous les dieux. » (Psaumes 135, 5)

Notre Dieu n’est pas un spectateur de notre histoire. Il est le Seigneur de l’histoire. Il n’est pas surpris par ce qui nous surprend. Il n’est pas dépassé par ce qui nous dépasse.

Nous voyons un fragment. Lui voit l’ensemble. Nous voyons aujourd’hui. Lui voit l’éternité. Nous voyons la porte fermée. Lui voit le chemin qu’Il prépare.

« À Dieu tout est possible. » (Matthieu 19, 26). Cette parole ne signifie pas que Dieu fera tout ce que nous imaginons. Elle signifie que rien ne limite Sa puissance et que Sa volonté ne peut être vaincue.

Joseph a connu la fosse, l’esclavage et la prison. Mais la prison n’était pas la fin. Dieu préparait le palais. Joseph a pu dire : « Vous aviez médité de me faire du mal : Dieu l’a changé en bien. » (Genèse 50, 20).

Voilà la souveraineté ! Dieu n’approuve pas le mal. Mais Il est assez puissant pour transformer les conséquences d’une histoire brisée en instrument de Son dessein.

Moïse a vu la mer devant lui et l’armée derrière lui. Impossible d’avancer. Impossible de revenir. Mais lorsque Dieu parle, ce qui semblait être une impasse devient un chemin. (Exode 14, 13-16).

Il y a peut-être une mer devant vous. Vous dites : « Je ne peux pas. » Dieu dit : « Avance. » Vous dites : « Il n’y a pas de solution. » Dieu dit : « Je suis avec toi. » Vous dites : « Je ne vois pas de porte. » Dieu peut ouvrir un chemin là où vous ne voyez rien.

Attention : la foi ne consiste pas à exiger que Dieu accomplisse notre scénario. La foi consiste à croire que Son scénario est meilleur que le nôtre.

Jésus à Gethsémané nous montre cette soumission parfaite : « Non pas ce que Je veux, mais ce que Tu veux. » (Matthieu 26, 39). Voilà le sommet de la confiance.

Dire : « Seigneur, je ne comprends pas, mais je Te fais confiance. Je ne vois pas, mais je Te suis. Je ne sais pas comment Tu vas agir, mais je sais Qui Tu es. »

Søren Kierkegaard a écrit : « La vie ne peut être comprise qu’en regardant en arrière ; mais elle doit être vécue en regardant en avant. » Nous pouvons regarder en arrière pour voir la fidélité de Dieu et regarder en avant pour marcher dans Sa confiance.

Combien de fois Dieu vous a-t-Il déjà soutenu ? Combien de portes a-t-Il ouvertes ? Combien de dangers avez-vous traversés sans savoir que Sa main était sur vous ? Combien de fois avez-vous dit : « Je ne vais pas y arriver », et pourtant vous êtes encore debout ?

Ce n’est pas seulement votre courage. Ce n’est pas seulement votre intelligence. Il y a une main qui vous a gardé.

Ta bonté, ô Éternel, me sert d’appui !

Voilà pourquoi le croyant peut regarder demain sans trembler. Il ne connaît pas demain. Mais il connaît Celui Qui tient demain.

Dieu est souverain dans la montagne. Dieu est souverain dans la vallée. Dieu est souverain dans la tempête. Dieu est souverain dans le silence. Dieu est souverain lorsque la porte s’ouvre et lorsqu’elle se ferme.

Ne donnez pas à votre problème un pouvoir que Dieu ne lui a jamais donné. Votre problème est réel, mais Dieu est plus grand. Votre douleur est réelle, mais Dieu est plus grand. Votre combat est réel, mais Dieu est plus grand.

Habacuc a dit : « Même si le figuier ne fleurissait pas, même si le fruit manquait aux vignes… je veux me réjouir en l’Éternel. » (Habacuc 3, 17-18). Voilà une foi qui ne dépend pas seulement du miracle, mais du Dieu du miracle.

Une foi qui ne dépend pas seulement de la bénédiction, mais du Dieu Qui bénit. Une foi qui ne dépend pas seulement du résultat, mais de la fidélité du Seigneur.

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Alors, la question n’est plus seulement : « Est-ce que mon pied chancelle ? » La vraie question est : « Sur Qui suis-je appuyé ? »

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Peut-être que vous êtes arrivé à ce moment avec un cœur fatigué. Vous avez dit : « Mon pied chancelle. » Vous avez pensé : « Je ne vais plus tenir. » Mais Dieu vous dit aujourd’hui : « Appuie-toi sur Moi. »

Ne t’appuie plus seulement sur tes propres forces. Ne t’appuie plus seulement sur les hommes. Ne t’appuie plus seulement sur ton argent, ton intelligence, ton expérience ou tes relations. Appuie-toi sur l’Éternel !

« Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse ; reconnais-Le dans toutes tes voies, et Il aplanira tes sentiers. » (Proverbes 3, 5-6).

Si tu es loin de Dieu, reviens. Aujourd’hui. Si ton cœur est froid, demande le feu. Aujourd’hui. Si tu as chuté, relève-toi par Sa grâce. Aujourd’hui. Si tu as peur, regarde à Jésus. Aujourd’hui.

Si tu as perdu ton espérance, ouvre de nouveau la Parole. Aujourd’hui. Si tu as cessé de prier, recommence. Aujourd’hui. Si tu as cessé de croire, dis simplement : « Seigneur, aide-moi à croire. » Aujourd’hui.

Jésus dit : « Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et Je vous donnerai du repos. » (Matthieu 11, 28). Il ne dit pas : « Venez lorsque vous serez forts. » Il dit : « Venez lorsque vous êtes fatigués. »

Il ne dit pas : « Venez lorsque vous aurez tout réglé. » Il dit : « Venez avec vos fardeaux. » Il ne dit pas : « Venez lorsque vous serez parfaits. » Il dit : « Venez. »

Alors venez ! Venez avec votre peur. Venez avec vos questions. Venez avec vos blessures. Venez avec vos regrets. Venez avec votre fatigue. Venez avec votre faiblesse. Mais surtout, venez avec foi.

Car Celui Qui a commencé en vous une bonne œuvre l’achèvera. (Philippiens 1, 6). Ce n’est pas votre pied qui décide de votre destination. C’est la main de Dieu qui vous soutient.

Vous avez peut-être perdu l’équilibre, mais vous n’avez pas perdu Dieu. Vous avez peut-être pleuré, mais vous n’avez pas perdu Sa présence. Vous avez peut-être traversé une vallée, mais vous n’avez pas perdu Son chemin.

Ésaïe proclame : « Ceux qui se confient en l’Éternel renouvellent leur force. Ils prennent le vol comme les aigles ; ils courent, et ne se lassent point ; ils marchent, et ne se fatiguent point. » (Ésaïe 40, 31).

Alors relève la tête ! Regarde à Jésus ! Reprends courage ! Prends la main du Seigneur ! Et avance ! Pas parce que tu es invincible. Mais parce que Celui Qui marche avec toi est fidèle.

Pas parce que tu connais toutes les réponses. Mais parce que tu connais Celui Qui possède toutes les réponses. Pas parce que tu ne tomberas jamais. Mais parce que si tu tombes, Sa main peut encore te relever.

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PRIONS DIEU

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Seigneur Éternel, nous venons devant Toi avec nos pieds qui chancellent et nos cœurs qui ont parfois peur.

Nous reconnaissons que nous ne pouvons pas nous soutenir nous-mêmes. Nous avons besoin de Ta grâce. Nous avons besoin de Ta présence. Nous avons besoin de Ta puissance.

Quand notre pied chancelle, sois notre appui. Quand notre cœur tremble, sois notre paix. Quand notre route devient obscure, sois notre lumière. Quand nos forces diminuent, renouvelle-nous.

Nous Te remettons nos fardeaux. Nous Te remettons nos familles. Nous Te remettons nos projets. Nous Te remettons notre avenir.

Apprends-nous à ne pas nous appuyer sur notre propre sagesse. Apprends-nous à Te faire confiance. Apprends-nous à attendre. Apprends-nous à obéir.

Seigneur Jésus, pardonne nos péchés. Relève ceux qui sont tombés. Console ceux qui pleurent. Fortifie ceux qui sont faibles. Restaure ceux qui sont brisés.

Que Ta bonté nous poursuive. Que Ta présence nous accompagne. Que Ta puissance nous garde.

Et lorsque nous dirons encore : « Mon pied chancelle ! », fais-nous entendre immédiatement la réponse de la foi : « Ta bonté, ô Éternel, me sert d’appui ! »

Nous ne reculerons pas. Nous ne désespérerons pas. Nous ne renoncerons pas. Nous regarderons à Jésus. Nous nous appuierons sur Sa grâce. Nous marcherons dans Sa présence. Nous nous soumettrons à Sa volonté.

Au Nom puissant et glorieux de Jésus-Christ.

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Bien-aimés, retenez cette parole dans votre cœur : « Mon pied chancelle, mais Sa bonté me soutient. »

Je peux être faible, mais Il est fort. Je peux être fatigué, mais Il renouvelle mes forces. Je peux ne pas voir le chemin, mais Il connaît le chemin.

Je peux traverser la vallée, mais Il est avec moi. Je peux être secoué, mais je ne suis pas abandonné. Je peux tomber, mais Sa main peut me relever.

Je peux pleurer aujourd’hui, mais la joie revient avec l’aurore. (Psaumes 30, 6). Alors, Église du Seigneur, lève-toi !

Relève-toi de ton découragement. Relève-toi de ta peur. Relève-toi de ta honte. Relève-toi de ton épuisement.

Non pas dans ta propre force. Mais dans Sa grâce. Non pas dans ta propre sagesse. Mais dans Sa présence. Non pas dans ta propre puissance. Mais dans Sa puissance.

Et lorsque le monde demandera : « Comment peux-tu encore avancer ? », réponds : « Parce que mon pied chancelle, mais la bonté de mon Dieu me sert d’appui ! »

Lorsque l’ennemi dira : « Tu vas tomber », réponds : « L’Éternel me tient par la main ! » Lorsque la peur dira : « Tout est fini », réponds : « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement. » (Hébreux 13, 8).

Lorsque le découragement dira : « Il n’y a plus d’espoir », réponds : « Pourquoi t’abats-tu, mon âme ? Espère en Dieu ! » (Psaumes 42, 6).

Et lorsque viendra le dernier jour, nous découvrirons que ce n’était pas notre force qui nous avait conduits jusque-là. C’était Sa grâce. Sa bonté. Sa présence. Sa main. Son amour. Son salut. Sa fidélité.

À Lui seul soit la gloire.

✦ ✦ ✦

Oh ! Qu'il en soit ainsi. Amen et Amen.