« Je suis le cep, vous êtes les
sarments. Celui qui demeure en Moi et en qui Je demeure porte beaucoup de
fruit, car sans Moi vous ne pouvez rien faire. »
Jean 15, 5
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« Car de Toi vient le secours ; de
ma vie Tu suis le cours. Ma force de chaque jour, c’est Jésus. »
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LA GRÂCE RÉDEMPTRICE.
LA PRÉSENCE SOUTENANTE.
LA SEIGNEURIE ABSOLUE.
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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans
la foi,
Il existe des jours où
l’homme chante parce que son cœur est rempli de joie. Mais il existe aussi des
jours où l’on chante parce que l’on a traversé la nuit et que l’on sait
désormais Qui nous a gardés. Le cantique que nous venons de proclamer n’est pas
seulement une poésie religieuse : c’est le témoignage d’une âme qui a découvert
que, lorsque tout tremble, Jésus demeure ; lorsque les forces diminuent, Jésus
soutient ; lorsque la culpabilité accuse, Jésus lave ; lorsque la mort menace,
Jésus sauve ; et lorsque le monde offre mille directions, Jésus devient le seul
chemin.
« Pour Toi, Rédempteur
précieux, j’entonne un hymne d’amour. Ma voix s’élève vers Toi, vers mon Dieu.
Car de Toi vient le secours. » Ces paroles nous conduisent au centre de
l’Évangile : nous ne sommes pas sauvés par notre propre force, nous ne sommes
pas soutenus par notre propre sagesse, nous ne sommes pas gardés par notre
propre mérite. Le secours vient de Lui.
Regardons donc cette
vérité avec des yeux nouveaux. Jésus n’est pas un secours parmi d’autres. Il
est le Secours. Il n’est pas un ami occasionnel. Il est l’Ami fidèle. Il n’est
pas un roi que nous consultons seulement lorsque nous sommes en difficulté. Il
est le Roi auquel toute notre vie appartient.
Il y a dans ce cantique
une progression puissante : d’abord, nous contemplons le Rédempteur qui nous
lave et nous sauve ; ensuite, nous découvrons l’Ami qui nous soutient lorsque
le cœur est abattu ; enfin, nous arrivons à l’abandon total : « Mon être entier
T’appartient. » Voilà le chemin d’une véritable rencontre avec Jésus : la grâce
nous saisit, Sa présence nous soutient, puis Son amour nous conduit à nous
consacrer entièrement à Lui.
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LA GRÂCE RÉDEMPTRICE.
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« Par Son sang, Il m’a lavé ; par Sa
mort, Il m’a sauvé. » (Apocalypse 1, 5 ; Ésaïe 53, 5-6)
Bien-aimés, commençons
là où commence toute espérance véritable : à la Croix. L’homme moderne voudrait
souvent commencer par lui-même : ses qualités, ses efforts, ses projets, ses
mérites, ses performances. Mais l’Évangile commence ailleurs. Il commence avec
Jésus-Christ crucifié, Jésus-Christ ressuscité, Jésus-Christ vivant et
puissant.
Le péché n’est pas une
petite faiblesse que nous pouvons corriger avec quelques résolutions. Le péché
est une rupture profonde avec Dieu. Il obscurcit l’intelligence, déforme les
désirs, enchaîne la volonté et conduit l’être humain loin de son Créateur. Mais
voici la bonne nouvelle : là où le péché a creusé une profondeur, la grâce de
Dieu révèle une profondeur encore plus grande.
Le prophète Ésaïe
annonce : « Il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le
châtiment qui nous donne la paix est tombé sur Lui. » (Ésaïe 53, 5). Quelle
parole ! Jésus n’a pas porté Sa Croix parce qu’Il avait échoué. Il l’a portée
parce qu’Il avait décidé de nous sauver.
À Golgotha, le Saint a
pris la place du coupable. Le Juste a pris la place de l’injuste. Celui qui
n’avait jamais péché a porté le poids du péché. Celui qui méritait la gloire a
accepté l’humiliation. Celui qui est la Vie a goûté à la mort afin que ceux qui
étaient morts dans leurs fautes reçoivent la vie.
C’est pourquoi le
cantique peut dire : « Par Son sang, Il m’a lavé. » Le sang de Jésus n’est pas
un symbole vide. Il proclame le prix de notre rédemption. Pierre dit que nous
avons été rachetés « par le sang précieux de Christ » (1 Pierre 1, 18-19). Jean
proclame que « le sang de Jésus Son Fils nous purifie de tout péché » (1 Jean
1, 7).
Remarquez bien : de
tout péché. Pas seulement les péchés que les hommes trouvent acceptables. Pas
seulement les fautes visibles. Pas seulement les erreurs anciennes. Le sang de
Jésus atteint la racine, touche la conscience, purifie le cœur et ouvre une route
nouvelle.
Peut-être quelqu’un
porte aujourd’hui une accusation intérieure. Peut-être une voix lui répète : «
Tu as trop échoué. Tu es allé trop loin. Dieu ne peut plus te recevoir. » Mais
l’Évangile répond : regarde à Jésus ! Ne regarde pas seulement la profondeur de
ta chute ; regarde la hauteur de Sa grâce. Ne regarde pas seulement ton passé ;
regarde Celui Qui peut faire toutes choses nouvelles.
Le salut n’est pas une
récompense pour ceux qui ont réussi à devenir parfaits. Le salut est un don
pour ceux qui reconnaissent qu’ils ont besoin d’un Sauveur. « Car c’est par la
grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous,
c’est le don de Dieu. » (Éphésiens 2, 8).
Le philosophe Blaise
Pascal a écrit : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. » Dans
le domaine spirituel, il existe en effet une réalité que l’intelligence seule
ne peut épuiser : la grâce. On peut étudier la Croix, discuter la Croix, analyser
la Croix ; mais il faut aussi venir à la Croix et recevoir Celui Qui y a donné
Sa vie.
Frères et sœurs, Jésus
ne veut pas seulement être admiré. Il veut être reçu. Il ne veut pas seulement
être chanté. Il veut être suivi. Il ne veut pas seulement occuper une place
dans notre vocabulaire religieux. Il veut occuper le trône de notre cœur.
La première question
n’est donc pas : « Est-ce que je connais beaucoup de choses sur Jésus ? » La
question est : « Est-ce que Jésus m’a sauvé ? Est-ce que je Lui a confié ma vie
? Est-ce que je me suis approché de Sa Croix avec repentance et foi ? »
Car un homme peut
connaître les hymnes sans connaître le Sauveur. Il peut parler de la Bible sans
se soumettre à Celui dont elle parle. Il peut être proche des choses saintes
sans avoir livré son cœur au Dieu vivant. Mais aujourd’hui, la voix de l’Évangile
nous appelle à une rencontre véritable.
La grâce rédemptrice
nous rappelle donc trois choses : nous étions perdus, Jésus est venu nous
chercher, et Son sacrifice ouvre pour nous le chemin du salut. Voilà pourquoi
nous chantons. Voilà pourquoi nous adorons. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas
garder le silence.
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LA PRÉSENCE SOUTENANTE.
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« Mon cœur ne désespère plus, mon
âme n’est plus abattue ; je suis toujours soutenu par Jésus. » (Psaume 42, 6 ;
Matthieu 28, 20)
Frères et sœurs, être
sauvé ne signifie pas que nous ne connaîtrons plus jamais la tempête. Être
chrétien ne signifie pas que les larmes disparaîtront de notre visage. La foi
ne promet pas une route sans vallée ; elle promet la présence de Dieu dans la vallée.
Le psalmiste
connaissait l’abattement. Il pouvait dire : « Pourquoi t’abats-tu, mon âme ? »
(Psaume 42, 6). Mais il ne s’est pas arrêté à son désespoir. Il a parlé à son
âme. Il lui a rappelé l’espérance. Il a refusé de laisser la nuit avoir le
dernier mot.
Et c’est exactement ce
que notre cantique proclame : « Mon cœur ne désespère plus. » Attention : il ne
dit pas que le cœur n’a jamais de combat. Il dit que le cœur ne reste plus
prisonnier du désespoir. Pourquoi ? Parce qu’il y a Quelqu’un dans la barque.
Souvenez-vous des
disciples au milieu de la tempête. Les vagues entraient dans la barque. Le vent
soufflait avec violence. Tout indiquait la catastrophe. Pourtant Jésus était
là. Ils ont crié vers Lui, et Il s’est levé. (Marc 4, 37-41).
Quelle révélation ! La
présence de Jésus ne signifie pas l’absence de tempête ; elle signifie que la
tempête n’a pas le dernier mot. Tu peux traverser une saison difficile et ne
pas être abandonné. Tu peux pleurer sans être vaincu. Tu peux être fatigué sans
être rejeté. Tu peux même ne plus savoir quelle direction prendre et découvrir
que Jésus est encore avec toi.
Il a dit : « Je suis
avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » (Matthieu 28, 20). Tous
les jours ! Les jours de victoire et les jours de combat. Les jours où tu
comprends et les jours où tu ne comprends pas. Les jours où tu chantes et les
jours où tu n’arrives qu’à murmurer une prière.
Voilà pourquoi Jésus
est un Ami précieux. Un ami humain peut vouloir nous aider et ne pas en avoir
la capacité. Un autre peut avoir la capacité mais ne pas être disponible. Jésus
réunit les deux : Il nous aime parfaitement et Il possède toute autorité.
Il n’est jamais trop
tard pour Lui. Il n’est jamais trop difficile pour Lui. Il n’est jamais trop
profond pour Sa grâce. David disait : « Quand je marche dans la vallée de
l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car Tu es avec moi. » (Psaume 23,
4).
Écoutez bien cette
phrase : « Tu es avec moi. » Ce ne sont pas seulement des mots pour les
funérailles. Ce sont des paroles pour aujourd’hui. Dans la maison, Jésus est
là. Dans le travail, Jésus est là. Dans l’épreuve, Jésus est là. Dans la
maladie, dans la solitude, dans l’attente, dans les décisions difficiles, Jésus
demeure le même.
L’écrivain Victor Hugo
a écrit : « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent. » Il y a une vérité
humaine dans cette pensée. Mais pour le croyant, nous pouvons aller plus loin :
ceux qui luttent avec Jésus ne luttent jamais seuls. Notre force ne vient pas
seulement de notre résistance ; elle vient de Sa présence.
Peut-être quelqu’un dit
aujourd’hui : « Je suis fatigué. » Jésus dit : « Venez à Moi, vous tous qui
êtes fatigués et chargés, et Je vous donnerai du repos. » (Matthieu 11, 28).
Peut-être quelqu’un dit : « Je ne sais plus comment avancer. » Jésus dit : « Je
suis le chemin. » (Jean 14, 6). Peut-être quelqu’un dit : « Je suis dans les
ténèbres. » Jésus dit : « Je suis la lumière du monde. » (Jean 8, 12).
Frères et sœurs, ne
méprisez jamais les petits commencements de la foi. Une prière murmurée peut
être le commencement d’une délivrance. Une larme versée devant Dieu peut
devenir le signe d’une guérison intérieure. Un simple « Jésus, aide-moi » peut
ouvrir la porte à une intervention divine.
La présence soutenante
de Jésus transforme notre manière de traverser l’épreuve. Nous ne disons plus :
« Pourquoi moi ? » seulement ; nous apprenons à demander : « Seigneur,
qu’est-ce que Tu veux produire en moi à travers cette saison ? » Nous ne voyons
plus seulement la montagne ; nous cherchons la main de Celui Qui nous conduit.
Paul pouvait dire : «
Je puis tout par Christ Qui me fortifie. » (Philippiens 4, 13). Ce verset ne
signifie pas que nous obtiendrons tout ce que nous voulons. Il signifie que
Christ nous donne la force de demeurer fidèles dans toutes les circonstances.
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LA SEIGNEURIE ABSOLUE.
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« De ma vie, de mon temps, de mes
biens, à Ton gré dispose de moi ; mon être entier T’appartient, ô Jésus. »
(Romains 12, 1 ; Galates 2, 20)
Et maintenant,
bien-aimés, nous arrivons au sommet. Après avoir découvert la grâce qui sauve
et la présence qui soutient, que reste-t-il ? L’abandon. Le cantique devient
une prière de consécration : « Mon être entier T’appartient. »
Voilà la différence
entre admirer Jésus et Lui appartenir. Admirer Jésus peut nous faire pleurer
pendant un chant. Appartenir à Jésus transforme nos choix. Admirer Jésus peut
nous émouvoir dans un culte. Appartenir à Jésus change notre manière de vivre lorsque
personne ne nous regarde.
Paul nous exhorte : «
Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps
comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu. » (Romains 12, 1). Remarquez
le langage : offrir. Non pas seulement donner quelques heures à Dieu, mais Lui
présenter notre existence.
« De ma vie, mon temps,
mes biens… » Quelle déclaration ! Notre vie appartient au Seigneur. Notre temps
appartient au Seigneur. Nos talents appartiennent au Seigneur. Nos ressources
appartiennent au Seigneur. Notre famille, nos projets, notre avenir, notre
réputation, notre ministère : tout doit être déposé devant Lui.
Nous vivons dans une
époque qui nous enseigne constamment : « Fais ce que tu veux. Construis ta
propre identité. Sois ton propre maître. Personne ne doit te dire quoi faire. »
Mais l’Évangile proclame une liberté plus profonde : nous ne sommes pas libres
lorsque nous devenons esclaves de nos désirs ; nous sommes libres lorsque nous
appartenons à Celui Qui nous a créés et rachetés.
Jésus dit : « Si
quelqu’un veut venir après Moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa
croix, et qu’il Me suive. » (Matthieu 16, 24). Ce n’est pas un appel
confortable. C’est un appel glorieux. Car perdre sa vie pour Christ, c’est
découvrir la vraie vie.
Le grand prédicateur
Charles Spurgeon a résumé cette réalité avec une formule devenue célèbre : «
Par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis. » L’identité du croyant ne repose
plus sur les applaudissements du monde. Elle repose sur la grâce.
Notre génération mesure
souvent la valeur par la visibilité : combien de personnes nous regardent,
combien nous applaudissent, combien nous suivent. Mais Dieu regarde autrement.
Il cherche un cœur fidèle. Il cherche un serviteur disponible. Il cherche quelqu’un
qui puisse dire : « Seigneur, dispose de moi à Ton gré. »
C’est ici que la croix
devient notre école. Jésus n’a pas dit : « Père, que Ma volonté soit faite »
lorsqu’il était facile de l’accomplir. Il l’a dit dans l’agonie de Gethsémané :
« Non pas ce que Je veux, mais ce que Tu veux. » (Matthieu 26, 39).
Voilà la véritable
consécration. Ce n’est pas seulement dire : « Seigneur, bénis mes projets. »
C’est dire : « Seigneur, si mes projets ne sont pas Tes projets, change mes
projets. Si mon chemin n’est pas Ton chemin, détourne-moi. Si mes ambitions ne
Te glorifient pas, arrache-les de mon cœur. »
La Bible nous montre
des hommes et des femmes qui ont répondu à cet appel. Ésaïe entendit la voix du
Seigneur : « Qui enverrai-Je ? » et répondit : « Me voici, envoie-moi. » (Ésaïe
6, 8). Samuel apprit à dire : « Parle, car Ton serviteur écoute. » (1 Samuel 3,
10). Marie répondit à l’annonce divine : « Je suis la servante du Seigneur. »
(Luc 1, 38).
Tous ont compris une
chose : la grandeur d’une vie ne réside pas dans le fait de posséder beaucoup,
mais dans le fait d’être disponible entre les mains de Dieu.
Et quand le cantique
dit : « Ma vie cachée dans Ta croix ne veut suivre que Ta voie », il touche un
point essentiel. La croix ne doit pas seulement être devant nos yeux ; elle
doit devenir le centre de notre marche. La croix nous apprend l’humilité. La croix
nous apprend le pardon. La croix nous apprend le sacrifice. La croix nous
apprend l’obéissance.
La Bible dit : « Ce
n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. » (Galates 2, 20). Ce
n’est pas l’effacement de la personnalité ; c’est la transformation de la vie.
Christ ne détruit pas ce que Dieu a créé. Il sanctifie, redresse, purifie et
oriente.
Alors, où en
sommes-nous aujourd’hui ? Jésus est-Il seulement notre Sauveur, ou est-Il aussi
notre Seigneur ? Voulons-nous seulement Sa main, ou voulons-nous Son cœur ?
Voulons-nous seulement Ses bénédictions, ou sommes-nous prêts à suivre Sa
volonté ?
Le véritable réveil
commence lorsque l’Église cesse de demander seulement : « Seigneur, donne-nous
», et recommence à dire : « Seigneur, prends-nous. » Prends notre vie. Prends
notre temps. Prends nos forces. Prends nos maisons. Prends nos dons. Prends notre
avenir. Prends tout, Seigneur, et fais de nous des instruments pour Ta gloire.
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L’APPEL À LA DÉCISION.
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Bien-aimés en
Jésus-Christ, nous avons parcouru le chemin du cantique. Nous avons vu la grâce
qui rachète, la présence qui soutient et la seigneurie qui réclame notre
abandon. Mais un sermon n’est pas terminé lorsque le prédicateur cesse de
parler. Il est terminé lorsque l’auditeur décide ce qu’il fera de ce qu’il
vient d’entendre.
Jésus est encore le
même. « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement. »
(Hébreux 13, 8). Celui qui sauvait hier sauve aujourd’hui. Celui qui guérissait
hier est encore puissant aujourd’hui. Celui qui relevait les cœurs brisés
relève encore aujourd’hui. Celui qui appelait les pécheurs à la repentance
appelle encore aujourd’hui.
Ne remettez pas à
demain ce que Dieu vous demande aujourd’hui. Le mot « aujourd’hui » porte une
urgence spirituelle. « Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le
jour du salut. » (2 Corinthiens 6, 2).
Si vous êtes loin de
Dieu, revenez. Si votre cœur est froid, demandez le feu. Si vous êtes tombé,
relevez-vous par la grâce. Si vous avez perdu la joie, revenez à la source. Si
vous avez servi sans amour, revenez à Jésus. Si vous avez tout gardé entre vos
mains, ouvrez-les et dites : « Seigneur, tout T’appartient. »
Un ancien proverbe dit
: « On ne peut pas empêcher les oiseaux de voler au-dessus de nos têtes, mais
on peut les empêcher de faire leur nid dans nos cheveux. » Il y a des pensées,
des tentations, des souvenirs et des combats que nous ne choisissons pas toujours.
Mais nous pouvons choisir à Qui nous remettons notre cœur.
Aujourd’hui, que le
cantique devienne votre prière personnelle : « Mon Jésus, mon Jésus, quel Ami
précieux je trouve en Jésus ! » Pas le Jésus d’une tradition seulement. Pas le
Jésus d’un souvenir. Pas le Jésus d’une religion extérieure. Jésus vivant, Jésus
Sauveur, Jésus Seigneur, Jésus Ami, Jésus Roi.
Et lorsque vous
sortirez de ce moment, que votre vie puisse continuer à chanter. Que vos
paroles chantent. Que vos décisions chantent. Que votre famille voie Jésus en
vous. Que vos voisins voient Jésus en vous. Que votre manière de pardonner
chante. Que votre manière de servir chante. Que votre fidélité dans l’épreuve
chante.
Car le plus beau
cantique n’est pas toujours celui que nos lèvres prononcent. Le plus beau
cantique est une vie entièrement consacrée à Jésus.
Alors levons nos cœurs.
Regardons à la Croix. Regardons au tombeau vide. Regardons au Seigneur
ressuscité. Regardons au Roi qui revient. Et disons avec foi : « Mon être
entier T’appartient, ô Jésus ! Ma vie cachée dans Ta croix ne veut suivre que
Ta voie. Prends-moi, conduis-moi, garde-moi, utilise-moi, et sois mon divin
Roi. »
Que celui qui était
perdu trouve le salut. Que celui qui était abattu retrouve l’espérance. Que
celui qui était faible reçoive la force. Que celui qui était éloigné revienne à
la maison. Que celui qui hésitait prenne aujourd’hui une décision pour Christ.
Et que toute l’Église
puisse se lever avec une seule confession : « Par Son sang, Il m’a lavé. Par Sa
mort, Il m’a sauvé. De Sa vie, Il m’a donné. Mon Jésus ! »
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PRIÈRE FINALE.
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Seigneur Jésus, notre
Rédempteur précieux, nous venons devant Toi avec reconnaissance. Nous Te
remercions parce que Ton sang nous purifie, parce que Ta mort nous sauve et
parce que Ta résurrection nous donne une espérance vivante.
Merci parce que lorsque
nous étions perdus, Tu nous as cherchés. Lorsque nous étions coupables, Tu nous
as offert Ton pardon. Lorsque nous étions faibles, Tu nous as soutenus. Lorsque
nous étions abattus, Tu nous as relevés.
Nous Te remettons
aujourd’hui notre vie, notre temps, nos biens, nos projets et notre avenir.
Dispose de nous à Ton gré. Que notre volonté se soumette à la Tienne. Que nos
paroles honorent Ton Nom. Que nos actions reflètent Ton amour.
Fais de nous des
témoins fidèles. Mets en nous un cœur qui aime, une foi qui persévère, une
espérance qui ne chancelle pas et une consécration qui ne recule pas.
Et lorsque viendront
les jours difficiles, rappelle-nous que Tu es avec nous. Lorsque la tempête
soufflera, rappelle-nous que Tu es dans la barque. Lorsque nos forces
diminueront, rappelle-nous que Ta grâce nous suffit. Lorsque notre chemin sera
obscur, rappelle-nous que Tu es la Lumière.
Seigneur Jésus, sois
notre Sauveur, notre Ami, notre Soutien, notre Chemin et notre Roi. À Toi
soient la gloire, l’honneur et la puissance, maintenant et pour toujours.
Au Nom puissant et
glorieux de Jésus-Christ. Oh ! Qu'il en soit ainsi. Amen
et Amen.