Le Blog du Pasteur Phalange Dormay
....................................En vue de proclamer l'évangile de Jésus-Christ pour le salut des ames.......................... ........
Jésus-Christ : le seul Sauveur
dimanche 13 septembre 2026
samedi 12 septembre 2026
Prêche la Parole
« Le ciel et la terre passeront,
mais Mes paroles ne passeront point. »
(Matthieu 24, 35.)
« La foi vient de ce qu’on
entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ. » (Romains 10, 17)
✦ ✦ ✦
LA PAROLE SOUVERAINE.
LA CONVICTION IRRÉSISTIBLE.
LE TÉMOIGNAGE FIDELE.
LA PAROLE DE JÉSUS, SUFFIT.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés
en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,
Il existe
une tentation qui accompagne souvent celui qui monte sur une chaire : croire
qu’il faut être impressionnant pour être efficace. Nous pouvons être tentés de
chercher la phrase qui fera applaudir, l’illustration qui fera rire, l’histoire
qui fera pleurer, l’argument qui fera taire les contradicteurs, ou encore la
formule qui fera parler de nous après le culte. Mais l’Évangile nous ramène à
une vérité beaucoup plus profonde : le prédicateur n’est pas appelé à fabriquer
la puissance ; il est appelé à porter fidèlement la Parole qui possède déjà Sa
puissance.
Un jeune
prédicateur demanda un jour à un vieux pasteur : « Que dois-je dire pour
convaincre les gens ? » Le pasteur répondit : « Dis simplement ce que Jésus a
dit. Et si cela ne les convainc pas, aucun de tes mots ne le fera. » Cette
réponse paraît simple, presque trop simple. Pourtant, elle renferme une sagesse
immense. Elle rappelle au serviteur de Dieu que son autorité ne vient pas de
son éloquence, de son âge, de son titre, de son diplôme, de sa personnalité ou
de son talent. Son autorité vient de Celui qu’il représente.
Il y a des
paroles qui séduisent pendant quelques minutes et disparaissent ensuite. Il y a
des discours qui font vibrer une salle, mais ne transforment aucun cœur. Il y a
des mots qui produisent une émotion passagère, puis s’éteignent comme une
étincelle. Mais lorsque Jésus parle, même une phrase courte peut devenir une
semence éternelle. Une seule parole de Christ peut pénétrer là où cent
raisonnements humains échouent. Une seule parole de Christ peut réveiller une
conscience endormie, relever une âme écrasée, arrêter un pécheur sur son
chemin, restaurer une famille, fortifier un croyant et appeler un cœur à la
repentance.
Aujourd’hui,
nous ne venons donc pas célébrer le génie du prédicateur. Nous venons nous
placer sous l’autorité du Maître. Nous ne venons pas demander : « Comment
puis-je impressionner ? » Nous devons demander : « Seigneur, qu’as-Tu dit ? »
Nous ne devons pas chercher d’abord une parole qui plaît à l’homme, mais une
parole qui demeure fidèle à Dieu. Car lorsque la voix humaine devient plus
forte que la voix de Christ, le messager risque de prendre la place du Message.
✦ ✦ ✦
En avançant vers notre premier mouvement,
regardons d’abord pourquoi la Parole de Jésus possède une autorité que
l’éloquence humaine ne pourra jamais égaler.
LA PAROLE DE JÉSUS NE CONSEILLE PAS SEULEMENT : ELLE AUTORISE.
✦ ✦ ✦
LA PAROLE DIVINE.
Lorsque
Jésus parlait, les foules ne percevaient pas simplement un homme cultivé
donnant son opinion. Elles entendaient une autorité. Son enseignement portait
quelque chose que les discours ordinaires ne pouvaient pas produire. À la fin
du Sermon sur la montagne, Matthieu rapporte que les foules furent frappées de
Sa doctrine, « car Il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs
scribes ». (Matthieu 7, 29)
« Jamais homme n’a parlé comme cet homme. » (Jean 7,
46)
Quelle
déclaration extraordinaire ! Les agents envoyés pour arrêter Jésus revinrent
sans L’avoir arrêté. Pourquoi ? Parce qu’ils avaient été saisis par Sa parole.
Ils n’avaient pas besoin d’un spectacle. Ils avaient entendu Celui dont les
paroles portaient une autorité singulière. Jésus n’avait pas besoin de
manipuler leur émotion. Il n’avait pas besoin de se mettre en scène. Il
parlait, et Sa parole atteignait l’homme intérieur.
Bien-aimés,
voilà une première leçon pour tout prédicateur : nous devons cesser de nous
comporter comme si la Parole de Dieu avait besoin de notre décoration pour
devenir puissante. Nous pouvons améliorer notre diction, notre structure, notre
pédagogie et nos illustrations ; nous devons même chercher l’excellence. Mais
nous ne devons jamais confondre l’excellence du messager avec la puissance du
Message.
Paul
l’avait compris. Lorsqu’il s’adressa aux Corinthiens, il ne voulut pas bâtir
son ministère sur une démonstration de sagesse humaine. Il déclara qu’il
n’était pas venu avec une supériorité de langage ou de sagesse, mais avec la
décision de connaître Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. (Un Corinthiens
2, 1-5) Cela ne signifie pas que Paul méprisait l’intelligence ou la
communication. Cela signifie qu’il refusait de placer la confiance des croyants
dans l’habileté du prédicateur.
« Ma parole et ma prédication ne reposaient pas
sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit
et de puissance. » (Un Corinthiens 2, 4)
Quelle
parole pour notre génération ! Dans un monde saturé de contenus, de vidéos, de
commentaires, de débats et de slogans, l’Église n’a pas besoin de devenir
simplement plus bruyante. Elle a besoin de redevenir profondément biblique.
Nous avons besoin d’hommes et de femmes qui connaissent la Parole, qui
l’aiment, qui la vivent et qui osent la proclamer avec amour.
LA PAROLE DE JÉSUS RÉVÈLE LE CŒUR.
La Parole
de Christ ne se contente pas de nous informer ; elle nous expose. Elle révèle
ce que nous préférerions cacher. Elle sépare l’apparence de la réalité. Elle
met à nu les motivations. C’est pourquoi certains l’aiment et d’autres la
combattent. Nous pouvons accepter un discours religieux qui ne nous dérange
pas. Mais lorsque Jésus dit : « Aimez vos ennemis », « pardonnez », «
repentez-vous », « prenez votre croix », « veillez », « aimez-vous les uns les
autres », Sa parole exige une réponse.
« Si vous demeurez dans Ma parole, vous êtes
vraiment Mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous
affranchira. » (Jean 8, 31-32)
La
véritable prédication ne consiste donc pas seulement à donner de l’information
biblique. Elle conduit l’auditeur devant une décision. La Parole demande : Que
vas-tu faire de ce que tu viens d’entendre ? Vas-tu seulement admirer Jésus, ou
vas-tu Lui obéir ? Vas-tu applaudir le sermon, ou laisser le sermon te juger ?
Vas-tu dire « Amen », puis retourner exactement à la même vie, ou vas-tu
permettre à la Parole de transformer tes pensées, tes habitudes, tes relations
et tes priorités ?
LA PAROLE DE JÉSUS DEMEURE QUAND LE PRÉDICATEUR DISPARAÎT.
Le
prédicateur passe. La Parole demeure. Le prédicateur vieillit. La Parole
demeure. Le prédicateur peut être oublié. La Parole demeure. Les circonstances
changent. La Parole demeure. Les générations se succèdent. La Parole demeure.
« L’herbe sèche, la fleur tombe ; mais la Parole
de notre Dieu subsiste éternellement. » (Ésaïe 40, 8)
C’est
pourquoi le serviteur de Dieu doit avoir une sainte modestie. Il ne doit pas
chercher à devenir le centre. Il doit conduire les regards vers Christ.
Jean-Baptiste avait compris cette place lorsqu’il déclara : « Il faut qu’Il
croisse, et que je diminue. » (Jean 3, 30) Le véritable prédicateur ne dit pas
: « Regardez comme je parle bien. » Il dit, par toute sa vie : « Regardez Jésus
! »
✦ ✦ ✦
Le philosophe et écrivain Ralph Waldo Emerson a
écrit : « La parole est une puissance qui se transforme en action. »
Cette
observation humaine nous rappelle qu’une parole peut déclencher un mouvement.
Mais l’Église va plus loin : la Parole de Dieu ne produit pas seulement une
action humaine ; elle porte une puissance spirituelle parce qu’elle vient de
Dieu.
✦ ✦ ✦
Après avoir reconnu l’autorité de la Parole
divine, avançons maintenant vers la question du cœur : comment cette Parole
produit-elle une conviction qui dépasse la simple émotion ?
LA CONVICTION PROFONDE.
✦ ✦ ✦
LA PAROLE NE CHERCHE PAS SEULEMENT À NOUS ÉMOUVOIR : ELLE CHERCHE À NOUS
CONVAINCRE.
Une
émotion peut être sincère sans être durable. On peut pleurer pendant un chant,
être bouleversé pendant une prédication, prendre une résolution dans un moment
intense, puis revenir à ses anciennes habitudes quelques jours plus tard. La
conviction produite par l’Esprit de Dieu va plus loin. Elle nous montre la
vérité, elle nous confronte au péché, elle nous révèle la grâce et elle nous
appelle à une réponse.
« Quand Il sera venu, Il convaincra le monde en ce
qui concerne le péché, la justice, et le jugement. » (Jean
16, 8)
Remarquons
que Jésus attribue cette œuvre au Saint-Esprit. Le prédicateur peut expliquer ;
le Saint-Esprit convainc. Le prédicateur peut illustrer ; le Saint-Esprit
transperce. Le prédicateur peut parler à l’oreille ; le Saint-Esprit parle au
cœur. C’est pourquoi un prédicateur peut prononcer un message imparfait, mais
une phrase biblique peut devenir parfaite entre les mains de Dieu.
LA PAROLE QUI BLESSE PEUT AUSSI GUÉRIR.
Il existe
une chirurgie spirituelle. Certaines blessures ne peuvent être guéries par des
paroles flatteuses. Il faut parfois que Dieu nous dise la vérité. Jésus n’est
pas venu simplement pour nous faire sentir bien ; Il est venu nous sauver. Or
le salut commence souvent lorsque l’homme accepte de voir sa véritable
condition.
« La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus
tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants. » (Hébreux
4, 12)
Une épée
coupe. La Parole coupe les mensonges, les excuses, l’orgueil, l’hypocrisie et
l’autosuffisance. Mais Celui qui frappe avec Sa Parole n’est pas un chirurgien
cruel. Il est le Médecin des âmes. Il blesse pour guérir. Il révèle pour
restaurer. Il condamne le péché pour libérer le pécheur.
Lorsque
Nathan dit à David : « Tu es cet homme-là ! » (Deux Samuel 12, 7), ce n’est pas
une attaque personnelle. C’est une confrontation divine qui ouvre la voie à la
repentance. Lorsque Jésus rencontre la femme samaritaine et met en lumière sa
situation, Il ne cherche pas à l’humilier. Il conduit cette femme vers Celui
qui peut lui donner l’eau vive. La vérité biblique n’est pas destinée à
détruire l’homme ; elle est destinée à détruire ce qui détruit l’homme.
LA CONVICTION NOUS FAIT PASSER DE L’AUDITION À L’OBÉISSANCE.
Il existe
une différence entre entendre et écouter. Beaucoup entendent la Parole ; peu la
laissent gouverner leur vie. Jacques avertit l’Église de ne pas se contenter
d’être auditrice, mais d’être pratiquante. (Jacques 1, 22) Le prédicateur doit
donc viser plus haut que le « j’ai aimé le message ». La vraie question est : «
Le message a-t-il changé quelque chose dans ma manière de vivre ? »
« Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez
pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes. » (Jacques 1, 22)
Une parole
entendue mais jamais appliquée devient un témoignage contre nous. Nous pouvons
posséder plusieurs Bibles, écouter plusieurs prédications, connaître de
nombreux versets et rester spirituellement immobiles. La connaissance qui ne
devient jamais obéissance peut gonfler l’orgueil sans transformer le caractère.
Jésus a
donné une image puissante : deux hommes construisent une maison. L’un entend
Ses paroles et les met en pratique ; l’autre entend les mêmes paroles mais ne
les met pas en pratique. La différence ne se révèle pas lorsque le soleil
brille. Elle apparaît lorsque la pluie tombe, que les torrents viennent et que
les vents soufflent. (Matthieu 7, 24-27)
« Quiconque entend ces paroles que Je dis et les
met en pratique sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le
roc. » (Matthieu 7, 24)
Église de
Jésus-Christ, ne bâtissons pas sur l’émotion du culte ; bâtissons sur la
Parole. Ne bâtissons pas sur la réputation d’un prédicateur ; bâtissons sur
Christ. Ne bâtissons pas sur une expérience passée ; bâtissons sur l’obéissance
présente. Ne bâtissons pas sur ce que les hommes disent de nous ; bâtissons sur
ce que Dieu dit de nous.
✦ ✦ ✦
Le philosophe grec Aristote est traditionnellement
associé à cette idée : « Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée. »
Dans la
vie chrétienne, cette pensée nous rappelle une réalité pratique : la Parole
entendue doit devenir une Parole vécue. Une vérité répétée dans la pratique
façonne progressivement le caractère.
✦ ✦ ✦
Maintenant que nous avons vu que la Parole divine
possède l’autorité et qu’elle produit une conviction profonde, regardons le
rôle du prédicateur : il doit devenir un témoin fidèle, afin que ce qu’il
annonce soit confirmé par ce qu’il vit. Car,
LE PRÉDICATEUR N’EST PAS LA SOURCE : IL EST LE TÉMOIN.
✦ ✦ ✦
LE TÉMOIGNAGE FIDÈLE.
Le jeune
prédicateur de notre histoire demandait : « Que dois-je dire pour convaincre
les gens ? » Le vieux pasteur aurait pu lui enseigner cent techniques. Il
aurait pu lui donner une méthode pour captiver l’auditoire. Mais il lui a donné
quelque chose de plus précieux : retourne à Jésus. Dis ce que Jésus a dit.
Voilà le
secret de la fidélité : le prédicateur ne doit pas inventer un autre évangile.
Paul était catégorique : même si un homme ou un ange annonçait un évangile
différent de celui reçu, il devrait être rejeté. (Galates 1, 8-9) Le ministère
chrétien n’est pas un laboratoire où chacun fabrique sa propre vérité.
« Nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous
avons vu et entendu. » (Actes 4, 20)
Cette
phrase devrait brûler dans le cœur de chaque serviteur. Pierre et Jean
n’étaient pas simplement des orateurs. Ils étaient des témoins. Ils avaient
rencontré Jésus. Ils avaient vu Sa puissance. Ils avaient entendu Ses
enseignements. Ils avaient été transformés par Sa présence. Voilà pourquoi leur
témoignage avait une force que les autorités ne pouvaient pas étouffer.
LE MESSAGE DOIT ÊTRE ACCOMPAGNÉ PAR UNE VIE QUI LE CONFIRME.
Un
prédicateur peut prêcher sur l’amour et vivre dans la rancune. Il peut prêcher
sur l’humilité et rechercher constamment les honneurs. Il peut prêcher sur la
sainteté et nourrir secrètement le compromis. Il peut prêcher sur la fidélité
et abandonner ses responsabilités. Lorsque le message et la vie se
contredisent, le monde écoute la contradiction.
« Sois un modèle pour les fidèles, en parole, en
conduite, en charité, en foi, en pureté. » (Un Timothée 4, 12)
Paul ne
dit pas seulement à Timothée : « Enseigne. » Il lui dit aussi : « Sois un
modèle. » La prédication véritable sort de la bouche, mais elle doit également
sortir de la vie. Notre foyer, notre manière de traiter les gens, notre gestion
de l’argent, notre usage du temps, notre langage, nos réactions dans l’épreuve,
notre comportement lorsque personne ne nous regarde : tout cela prêche.
LA FIDÉLITÉ VAUT MIEUX QUE LA CÉLÉBRITÉ.
Dans le
Royaume de Dieu, la question finale ne sera pas : « Combien de personnes
connaissaient ton nom ? » Elle sera : « As-tu été fidèle à ce que Je t’ai
confié ? » Jésus raconte la parabole des talents et fait entendre cette
récompense : « C’est bien, bon et fidèle serviteur. » (Matthieu 25, 21) Le mot
qui doit remplir notre cœur n’est pas seulement « grand », mais « fidèle ».
Nous
vivons dans une époque où la visibilité peut être confondue avec la fécondité.
Mais Dieu ne mesure pas le ministère comme les réseaux sociaux mesurent
l’audience. Un message vu par mille personnes peut laisser un cœur inchangé ;
une parole prononcée devant cinq personnes peut être utilisée par Dieu pour
transformer une famille entière. Nous devons donc renoncer à l’obsession des
chiffres et retrouver la passion de la fidélité.
Jésus
Lui-même n’a pas toujours été suivi par les foules. Après certains
enseignements difficiles, plusieurs disciples se retirèrent. Jésus demanda
alors aux douze s’ils voulaient partir eux aussi. Simon Pierre répondit : «
Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. » (Jean 6,
68) Voilà la question fondamentale : avons-nous encore conscience que Jésus
possède les paroles de la vie éternelle ?
« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles
de la vie éternelle. » (Jean 6, 68)
Si nous
croyons cela, alors nous ne pouvons pas remplacer Ses paroles par les nôtres.
Nous pouvons raconter nos expériences, mais elles doivent conduire à Christ.
Nous pouvons utiliser des illustrations, mais elles doivent servir la vérité.
Nous pouvons employer une belle rhétorique, mais elle doit s’incliner devant
l’Écriture. Nous pouvons parler avec passion, mais notre passion doit brûler
pour Jésus.
✦ ✦ ✦
Martin Luther King Jr. a déclaré : « Nos vies
commencent à prendre fin le jour où nous gardons le silence sur les choses qui
comptent. »
Pour
l’Église, il existe une chose qui compte éternellement : l’Évangile de
Jésus-Christ. Le silence du croyant face à cette Bonne Nouvelle prive peut-être
une âme d’une occasion d’entendre. Nous sommes appelés à parler, mais à parler
fidèlement ; à témoigner, mais à témoigner de Christ.
✦ ✦ ✦
Nous arrivons au sommet de cette prédication.
Après l’autorité de la Parole, la conviction du cœur et la fidélité du témoin,
il faut maintenant répondre à la question la plus personnelle : que
faisons-nous, aujourd’hui, de ce que Jésus a dit ?
✦ ✦ ✦
LA RÉPONSE PERSONNELLE.
✦ ✦ ✦
PUISQUE JÉSUS A PARLÉ, JE DOIS ÉCOUTER.
✦ ✦ ✦
Le
problème n’est pas que Dieu n’a pas parlé. Le problème est souvent que nous
voulons entendre une autre voix. Nous demandons à Dieu une nouvelle direction
alors qu’Il nous a déjà donné une instruction claire. Nous demandons une
révélation supplémentaire alors que nous n’obéissons pas encore à la vérité
déjà reçue.
« Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il
entende. » (Matthieu 11, 15)
Entendre
véritablement Jésus signifie accepter que Sa Parole ait le dernier mot. Lorsque
Sa Parole contredit mon désir, c’est mon désir qui doit céder. Lorsque Sa
Parole corrige mon attitude, c’est mon attitude qui doit changer. Lorsque Sa
Parole m’ordonne de pardonner, je ne peux pas répondre : « Je ne ressens pas le
besoin de pardonner. » Lorsque Sa Parole m’appelle à la sainteté, je ne peux
pas dire : « Tout le monde fait cela. » Le disciple ne demande pas seulement :
« Est-ce permis ? » Il demande : « Qu’est-ce que Jésus veut ? »
PUISQUE JÉSUS A PARLÉ, JE DOIS CROIRE.
La foi
chrétienne ne repose pas sur une sensation permanente. Elle repose sur la
fidélité de Celui qui parle. Jésus dit : « Ne crains pas ; crois seulement. »
(Marc 5, 36) Il dit : « Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et
Je vous donnerai du repos. » (Matthieu 11, 28) Il dit : « Je suis avec vous
tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » (Matthieu 28, 20)
Dans la
tempête, les disciples regardaient les vagues. Jésus regardait la destination.
Nous regardons souvent nos circonstances ; Lui connaît la fin. Nous regardons
notre faiblesse ; Lui connaît Sa puissance. Nous regardons nos ressources
limitées ; Lui possède les ressources du ciel.
« Pourquoi avez-vous si peur, gens de peu de foi ?
» (Matthieu 8, 26)
La foi ne
nie pas la tempête. La foi refuse de croire que la tempête a le dernier mot. La
foi entend la voix de Jésus au milieu du bruit. Voilà pourquoi la Parole doit
être plus forte dans notre cœur que les informations de notre peur.
PUISQUE JÉSUS A PARLÉ, JE DOIS AGIR.
La
prédication atteint son véritable but lorsque l’auditeur quitte la simple
admiration pour entrer dans l’action. Il y a un temps pour écouter et un temps
pour obéir. Aujourd’hui peut être le jour où quelqu’un doit demander pardon.
Aujourd’hui peut être le jour où quelqu’un doit abandonner une pratique
mauvaise. Aujourd’hui peut être le jour où quelqu’un doit revenir à Dieu.
Aujourd’hui peut être le jour où quelqu’un doit prendre au sérieux son appel.
« Pourquoi M’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et
ne faites-vous pas ce que Je dis ? » (Luc 6, 46)
Quelle
question ! Jésus ne dit pas : « Pourquoi ne m’appelez-vous pas Seigneur ? » Il
dit : « Pourquoi M’appelez-vous Seigneur, Seigneur, et ne faites-vous pas ce
que Je dis ? » Il existe donc une confession des lèvres qui n’est pas encore
devenue une soumission du cœur. Dire « Seigneur » signifie reconnaître Son
autorité.
Voilà
pourquoi le jeune prédicateur doit apprendre cette règle sacrée : ne cherche
pas d’abord à convaincre les gens de toi ; conduis-les à écouter Jésus. Ne
cherche pas à obtenir une réputation ; cherche à présenter fidèlement Christ.
Ne cherche pas à gagner une dispute ; cherche à gagner une âme à la vérité. Ne
cherche pas à être applaudi ; cherche à être approuvé par Dieu.
✦ ✦ ✦
DIS CE QUE JÉSUS A DIT.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés
en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi, nous pouvons maintenant
comprendre toute la profondeur de cette petite histoire entre le jeune
prédicateur et le vieux pasteur. Le jeune homme demandait une technique. Le
vieux serviteur lui a donné une direction. Le jeune cherchait des mots. Le
vieux lui a montré la Parole. Le jeune voulait convaincre les gens. Le vieux
lui a rappelé que la conviction ultime appartient à Dieu.
Le jeune
prédicateur voulait peut-être savoir comment devenir puissant. Le vieux pasteur
lui a appris que la puissance ne consiste pas à rendre notre voix plus forte,
mais à rendre notre fidélité plus profonde. La vraie prédication ne consiste
pas à faire entendre le prédicateur plus longtemps ; elle consiste à faire
entendre Jésus plus clairement.
« Prêche la parole, insiste en toute occasion,
favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en
instruisant. » (Deux Timothée 4, 2)
Voilà
notre mandat. Prêche la Parole. Quand les gens applaudissent, prêche la Parole.
Quand ils critiquent, prêche la Parole. Quand l’église est pleine, prêche la
Parole. Quand la salle est presque vide, prêche la Parole. Quand le message est
populaire, prêche la Parole. Quand le message dérange, prêche la Parole. Quand
les temps sont favorables, prêche la Parole. Quand les temps sont difficiles,
prêche la Parole.
Car nous
ne sommes pas les propriétaires de l’Évangile. Nous en sommes les intendants.
Nous n’avons pas reçu l’autorisation de modifier Jésus pour rendre Jésus
acceptable. Nous avons reçu la mission de proclamer Jésus avec amour, vérité,
courage et fidélité.
« Nous prêchons Christ crucifié ; scandale pour
les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu
pour ceux qui sont appelés. » (Un Corinthiens 1, 23-24)
Alors,
prédicateur, lorsque tu ne sais plus quoi dire, retourne à Jésus. Lorsque tu es
tenté d’impressionner, retourne à Jésus. Lorsque tu as peur de ne pas être
assez brillant, retourne à Jésus. Lorsque tu te demandes si ton message est
suffisamment puissant, retourne à Jésus. Ouvre les Écritures. Cherche Sa voix.
Proclame Sa vérité. Et laisse le Saint-Esprit accomplir ce que tes capacités ne
pourront jamais accomplir.
Et toi,
auditeur, lorsque la Parole de Christ te confronte, ne fuis pas. Lorsqu’Elle te
console, reçois-La. Lorsqu’Elle te corrige, humilie-toi. Lorsqu’Elle t’appelle,
réponds. Lorsqu’Elle te commande de pardonner, pardonne. Lorsqu’Elle t’appelle
à croire, crois. Lorsqu’Elle te demande de servir, sers. Lorsqu’Elle te demande
de revenir, reviens.
« Si vous M’aimez, gardez Mes commandements. » (Jean
14, 15)
Le monde
n’a pas besoin d’une Église qui invente un nouveau Jésus. Il a besoin de
l’Église qui proclame le vrai Jésus. Le monde n’a pas besoin d’un Évangile
dilué. Il a besoin de la Bonne Nouvelle qui sauve. Le monde n’a pas besoin de
prédicateurs qui se mettent au centre. Il a besoin de témoins qui montrent
l’Agneau de Dieu.
Alors, que
nos chaires deviennent des lieux où Christ est exalté. Que nos maisons
deviennent des lieux où Sa Parole est honorée. Que nos conversations deviennent
des occasions de grâce. Que nos vies deviennent des lettres ouvertes de
l’Évangile. Que notre génération puisse entendre, à travers nous, non pas
simplement notre opinion, mais la voix de Jésus.
Car voici
notre assurance : si nos mots sont oubliés, Sa Parole demeurera. Si notre nom
disparaît, Son Nom restera. Si nos forces diminuent, Sa puissance ne diminue
pas. Si nos circonstances changent, Sa fidélité demeure. Si la terre et le ciel
passent, Ses paroles ne passeront point.
« Le ciel et la terre passeront, mais Mes paroles
ne passeront point. » (Matthieu 24, 35)
Frères et
sœurs, voilà pourquoi nous pouvons sortir d’ici avec une sainte audace. Nous
n’avons pas besoin d’inventer la lumière ; nous devons la porter. Nous n’avons
pas besoin de créer la vérité ; nous devons la proclamer. Nous n’avons pas
besoin de fabriquer la puissance ; nous devons dépendre du Saint-Esprit. Nous
n’avons pas besoin d’être célèbres ; nous devons être fidèles.
Et si
quelqu’un demande encore : « Que dois-je dire pour convaincre les gens ? », que
notre réponse soit simple, biblique et brûlante : disons ce que Jésus a dit.
Disons qu’Il aime. Disons qu’Il sauve. Disons qu’Il pardonne. Disons qu’Il
appelle à la repentance. Disons qu’Il est mort pour nos péchés. Disons qu’Il
est ressuscité. Disons qu’Il revient. Disons qu’Il est Seigneur. Et lorsque
nous aurons tout dit, remettons les cœurs entre Ses mains.
✦ ✦ ✦
Oh ! Qu'il en soit ainsi. Amen et Amen.
vendredi 11 septembre 2026
LA GRANDEUR AUTHENTIQUE
« Mais
quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ; et quiconque
veut être le premier parmi vous, qu’il soit l’esclave de tous. Car le Fils de
l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner Sa vie comme
la rançon de beaucoup. »
(Marc
dix, quarante-trois à quarante-cinq)
✦ ✦ ✦
LE DÉSIR ÉGOÏSTE.
LE CHEMIN DU SERVITEUR.
LA GRANDEUR AUTHENTIQUE.
✦ ✦ ✦
LA GRANDEUR SELON CHRIST : SERVIR POUR
RÉGNER.
Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans
la foi,
Il y a une tragédie silencieuse qui
traverse le cœur humain. L’homme veut monter. Il veut être vu. Il veut être
reconnu. Il veut être applaudi. Il veut avoir le premier siège, le premier mot,
le premier honneur, le premier salaire, la première place. Et parfois, sans
même s’en rendre compte, il transporte cette mentalité jusque dans la maison de
Dieu.
Nous vivons dans un monde qui mesure la
grandeur par la position. On demande : « Qui es-tu ? » et souvent la réponse
est : « Je suis ceci. Je possède cela. Je dirige ceci. Je connais telle
personne. J’ai obtenu telle place. » Le monde enseigne à paraître grand. Christ
enseigne à devenir serviteur.
Voilà le choc de notre texte. Jésus est
entouré de disciples qui L’aiment, qui Le suivent, qui ont quitté leurs filets,
leurs maisons, leurs anciennes sécurités. Mais au milieu de cette marche avec
Jésus, quelque chose demeure encore vivant en eux : l’ambition personnelle.
Jacques et Jean viennent auprès de Jésus
avec une demande. Ils ne demandent pas seulement de Le suivre. Ils demandent
une place. Ils regardent vers le trône alors que Jésus regarde vers la croix.
Ils pensent couronne. Jésus parle de coupe. Ils pensent honneur. Jésus parle de
souffrance. Ils pensent position. Jésus parle de service.
Et le drame est encore plus profond : les
dix autres disciples deviennent indignés. Pourquoi ? Parce qu’ils n’étaient
peut-être pas moins ambitieux. Ils étaient simplement arrivés trop tard pour
formuler la demande. La compétition était là. Le désir de grandeur était là. La
comparaison était là.
Jésus va donc arrêter la course. Jésus va
briser la logique du monde. Jésus va renverser la définition humaine de la
grandeur. Il va enseigner à Son Église une vérité qui dérange les ambitions
charnelles : dans le Royaume de Dieu, celui qui veut monter doit apprendre à
descendre ; celui qui veut être grand doit apprendre à servir ; celui qui veut
être premier doit apprendre à devenir l’esclave de tous.
Aujourd’hui, Dieu ne nous appelle pas à
chercher une place pour nous-mêmes. Il nous appelle à chercher une place pour
servir. Il ne nous demande pas : « Combien de personnes te servent ? » Il nous
demande : « Combien de personnes as-tu servies ? »
Car la vraie grandeur ne se mesure pas au
nombre de personnes qui se lèvent quand tu entres. Elle se mesure au nombre de
personnes qui se relèvent parce que tu as accepté de t’abaisser.
✦ ✦ ✦
Entrons d’abord dans le premier
mouvement de cette parole de Jésus : le désir de grandeur qui peut devenir un
piège.
UNE DEMANDE RÉVÉLATRICE.
LE DÉSIR ÉGOÏSTE.
Marc nous montre Jacques et Jean
s’approchant de Jésus. Ils veulent quelque chose. Ils veulent des places
privilégiées. Ils veulent être à Sa droite et à Sa gauche dans Sa gloire. Leur
demande révèle une vérité : on peut être proche de Jésus tout en portant encore
des ambitions qui ne ressemblent pas à Jésus.
C’est possible de chanter pour Jésus et de
chercher notre propre gloire. C’est possible de prêcher Jésus et de vouloir
être admiré. C’est possible de servir dans l’Église et de souffrir parce qu’un
autre reçoit plus de reconnaissance. C’est possible de travailler dans l’œuvre
de Dieu et de transformer le service en compétition.
Le problème n’est pas seulement ce que nous
faisons. Le problème est parfois pourquoi nous le faisons. Deux personnes
peuvent accomplir exactement le même service. L’une cherche Christ. L’autre
cherche son nom. L’une veut bénir. L’autre veut être remarquée.
Jésus ne condamne pas le désir de grandeur
en lui-même. Il le redéfinit. Il prend cette énergie humaine et la dirige vers
le service. Il ne dit pas : « Ne désirez jamais être grand. » Il dit, en
substance : « Si tu veux être grand, apprends à servir. »
UNE COMPÉTITION DANGEREUSE.
Lorsque les dix autres disciples apprennent
la demande de Jacques et Jean, ils commencent à s’indigner. Mais derrière cette
indignation se cache une lutte de pouvoir. Chacun veut savoir qui sera le plus
grand. La communauté des disciples risque de devenir une arène.
Et combien de fois cela arrive-t-il encore
? Dans une famille, chacun veut avoir raison. Dans une association, chacun veut
contrôler. Dans une communauté, chacun veut être reconnu. Dans une assemblée,
chacun peut être tenté de défendre son territoire. Le service devient parfois
un siège à conquérir au lieu d’un autel où se donner.
Proverbes dit : « L’orgueil d’un homme l’abaisse, mais celui qui est humble d’esprit
obtient la gloire. » (Proverbes
vingt-neuf, vingt-trois)
L’orgueil veut monter sans passer par
l’humilité. Il veut la couronne sans la croix. Il veut la résurrection sans
Gethsémané. Il veut la gloire sans le sacrifice. Mais avec Jésus, le chemin de
la vraie grandeur passe par le service.
UNE SAGESSE SÉCULIÈRE À RENVERSER.
L’écrivain et philosophe Ralph Waldo
Emerson a écrit : « La gloire, c’est de
faire de grandes choses sans chercher à être remarqué. » Cette pensée, dans
sa portée générale, rejoint une vérité que l’Évangile pousse beaucoup plus loin
: le service véritable n’a pas besoin de projecteur pour être vu par Dieu.
William James disait : « Agissez comme si ce que vous faites faisait une différence. Cela en
fait une. » Pour le disciple de Christ, cette différence ne dépend pas d’un
applaudissement humain. Un verre d’eau donné avec amour peut avoir une valeur
éternelle. Une visite à une personne seule peut devenir une prédication. Une
prière faite dans le secret peut soutenir une vie entière.
✦ ✦ ✦
Après avoir dénoncé le désir
égoïste, Jésus nous conduit maintenant vers le chemin qui transforme l’ambition
en vocation : le service.
UNE DÉFINITION RÉVOLUTIONNAIRE.
LE CHEMIN DU SERVITEUR.
Jésus appelle Ses disciples et leur dit : « Vous savez que ceux qu’on regarde comme
les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les dominent. Il n’en
est pas de même au milieu de vous. » (Marc
dix, quarante-deux à quarante-trois)
Quelle parole ! « Il n’en est pas de même
au milieu de vous. » Voilà la différence de l’Église. Voilà la révolution de
Jésus. Le monde dit : « Le grand commande. » Jésus dit : « Le grand sert. » Le
monde dit : « Monte sur les autres. » Jésus dit : « Porte les autres. » Le
monde dit : « Fais-toi un nom. » Jésus dit : « Donne-toi pour les autres. »
Le Royaume de Dieu possède une autre
logique. Ici, la grandeur n’est pas une hauteur qui écrase ; c’est une hauteur
de caractère qui se met au service des autres.
UN MODÈLE INCARNÉ.
Jésus ne donne pas une théorie. Il donne Sa
propre vie comme modèle. Quelques versets plus loin, Il dit : « Car le Fils de l’homme est venu, non pour
être servi, mais pour servir et donner Sa vie comme la rançon de beaucoup. »
(Marc dix, quarante-cinq)
Regardez Jésus ! Lui qui pouvait être servi
a choisi de servir. Lui qui avait toute autorité a lavé les pieds de Ses
disciples. Lui qui avait toute gloire a accepté l’humiliation. Lui qui
possédait tout a donné Sa vie. Lui qui n’avait rien à prouver a accepté de
mourir pour des pécheurs.
Jean rapporte ce moment bouleversant : « Jésus, qui savait que le Père avait remis
toutes choses entre Ses mains, qu’Il était venu de Dieu, et qu’Il s’en allait à
Dieu, se leva de table, ôta Ses vêtements, et prit un linge, dont Il Se
ceignit. » (Jean treize, trois à
quatre)
Remarquez le paradoxe. Parce qu’Il savait
Qui Il était, Jésus pouvait S’abaisser. L’insécurité cherche à être applaudie.
L’identité solide peut servir sans être honorée. Jésus n’avait pas besoin de
rappeler qu’Il était le Maître. Il pouvait prendre la serviette.
LE SERVICE DANS LES PETITES CHOSES.
Le service chrétien commence rarement dans
les grandes tribunes. Il commence dans les petites choses. Écouter. Encourager.
Pardonner. Visiter. Prier. Consoler. Donner. Enseigner. Porter une charge.
Soutenir une famille. Aider un frère. Relever une sœur. Ouvrir sa maison.
Donner du temps.
Jésus dit : « Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les
grandes. » (Luc seize, dix)
Ne méprise jamais les petites occasions de
servir. Le ciel n’est pas impressionné par nos titres. Dieu regarde le cœur.
Une grande œuvre accomplie avec un petit cœur peut devenir vide. Une petite
œuvre accomplie avec un grand amour peut devenir immense devant Dieu.
LE SERVICE QUI COÛTE.
Servir véritablement coûte quelque chose.
Il coûte du temps. Il coûte parfois de l’argent. Il coûte du confort. Il coûte
de la réputation. Il coûte parfois le droit de répondre. Il coûte parfois le
droit d’avoir le dernier mot.
Jésus ne dit pas seulement : « Soyez
disponibles. » Il parle de donner Sa vie. Le service chrétien authentique porte
donc la marque du sacrifice.
Mère Teresa a déclaré : « Je ne serai jamais capable de changer le
monde entier, mais je peux jeter une pierre dans l’eau et créer beaucoup de
rides. » La leçon est simple : ne laisse pas l’immensité du besoin
t’empêcher de répondre à la personne que Dieu place devant toi.
✦ ✦ ✦
Nous arrivons maintenant au sommet
du message : Jésus révèle que la vraie grandeur ne se trouve ni dans le trône
ni dans le titre, mais dans une vie donnée.
UNE GRANDEUR RENVERSÉE.
LA GRANDEUR AUTHENTIQUE.
Jésus dit : « Quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ; et
quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit l’esclave de tous. » (Marc dix, quarante-trois à
quarante-quatre)
Jésus ne détruit pas la grandeur. Il la
purifie. Il ne supprime pas le désir d’être premier. Il lui donne une
direction. Tu veux être premier ? Sois le premier à pardonner. Le premier à
aider. Le premier à prier. Le premier à tendre la main. Le premier à
encourager. Le premier à reconnaître la valeur de l’autre.
Le Royaume n’est pas une course pour
écraser les autres. C’est une course pour porter les autres.
Paul écrit : « Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que
l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.
» (Philippiens deux, trois)
Quelle médecine pour nos cœurs ! Regarder
l’autre comme digne d’honneur. Se réjouir de la réussite de l’autre. Ne pas
être menacé parce qu’un autre est béni. Ne pas chercher à éteindre une lumière
parce que Dieu l’a allumée ailleurs.
UNE GRANDEUR QUI PORTE LES FAIBLES.
Jésus n’a jamais utilisé Sa puissance pour
écraser les faibles. Il a utilisé Sa puissance pour relever les faibles. Il a
touché les lépreux. Il a accueilli les enfants. Il a parlé avec les méprisés.
Il a pleuré avec ceux qui pleuraient. Il a nourri les foules. Il a pardonné aux
pécheurs. Il a relevé Pierre après sa chute.
Voilà la grandeur authentique. Elle ne
demande pas : « Que puis-je obtenir de cette personne ? » Elle demande : « Que
puis-je apporter à cette personne ? » Elle ne demande pas : « Qui peut
augmenter mon importance ? » Elle demande : « Qui puis-je aider à grandir ? »
Une Église forte n’est pas seulement une
Église où beaucoup viennent. C’est une Église où ceux qui viennent sont
relevés, guéris dans leur espérance, enseignés dans la vérité, entourés dans
l’épreuve et envoyés pour servir.
UNE GRANDEUR QUI ACCEPTE LA COUPE.
Avant de parler de gloire, Jésus avait
demandé à Jacques et Jean : « Pouvez-vous
boire la coupe que Je dois boire, ou être baptisés du baptême dont Je dois être
baptisé ? » (Marc dix, trente-huit)
La coupe parle du prix. La gloire
chrétienne n’est pas une décoration sans douleur. Le chemin du disciple passe
par l’obéissance. Il y aura des moments où servir signifiera continuer alors
qu’on est fatigué. Pardonner alors qu’on a été blessé. Prier alors qu’on ne
voit pas encore la réponse. Donner alors qu’on aurait voulu garder. Rester
fidèle alors que personne ne regarde.
Mais voici la bonne nouvelle : la coupe
n’est jamais toute l’histoire. Après la croix vient la résurrection. Après les
larmes vient la joie. Après l’épreuve vient la couronne. Après le service
fidèle vient la récompense de Dieu.
UNE GRANDEUR QUI PORTE UNE RÉCOMPENSE ÉTERNELLE.
Jésus n’oublie jamais le service accompli
dans Son nom. Hébreux nous rappelle : «
Dieu n’est pas injuste, pour oublier votre travail et l’amour que vous avez
montré pour Son Nom. » (Hébreux six,
dix)
Peut-être que personne ne voit ton
sacrifice. Dieu le voit. Peut-être que personne ne remercie ton cœur fidèle.
Dieu le voit. Peut-être que tu as servi dans le silence, prié dans le secret,
donné sans publicité, pardonné sans recevoir d’excuses, aidé sans recevoir de
retour.
Ne te décourage pas. Le Dieu qui voit dans
le secret saura récompenser au grand jour.
✦ ✦ ✦
Après avoir contemplé la grandeur du
Serviteur, il nous reste à entendre l’appel personnel que Jésus adresse
aujourd’hui à chacun de nous.
À CEUX QUI CHERCHENT UNE PLACE.
Peut-être que ton cœur dit : « Seigneur,
donne-moi une place. » Jésus te répond : « Donne-moi ton cœur de serviteur. »
La place viendra au temps de Dieu. Ne force pas la porte. Ne manipule pas les
circonstances. Ne détruis pas quelqu’un pour monter.
David a été oint avant d’être établi. Entre
l’onction et le trône, il y avait un long chemin de formation. Dieu utilise
parfois les saisons cachées pour préparer les serviteurs visibles.
Si Dieu t’a caché aujourd’hui, sers. Si
Dieu t’a placé devant, sers. Si tu as beaucoup, sers. Si tu as peu, sers. Si
personne ne te remercie, sers. Si les hommes t’applaudissent, sers encore, mais
garde ton cœur humble.
À CEUX QUI SONT FATIGUÉS.
Il y a aussi quelqu’un qui dit : « J’ai
tellement servi, et personne ne m’a considéré. » Écoute cette parole : ton
service n’est pas perdu. Dieu n’est pas injuste pour oublier ton travail.
Ne laisse pas la déception transformer ton
cœur de serviteur en cœur amer. Tu n’as pas commencé pour les hommes. Tu as
commencé pour Christ. Si les hommes oublient, Dieu n’oublie pas. Si les hommes
minimisent, Dieu connaît la valeur. Si les hommes ferment une porte, Dieu reste
Maître des portes.
Galates nous exhorte : « Ne nous lassons pas de faire le bien ; car nous moissonnerons au
temps convenable, si nous ne nous relâchons pas. » (Galates six, neuf)
À CEUX QUI DOIVENT DESCENDRE.
Aujourd’hui, peut-être que Dieu te demande
de descendre. Descendre de ton orgueil. Descendre de ton ressentiment.
Descendre de ton besoin d’avoir raison. Descendre de ta recherche de
reconnaissance. Descendre de ton besoin d’être toujours consulté.
Descends ! Car dans le Royaume de Dieu,
descendre avec Jésus n’est jamais une défaite. C’est le chemin vers une autre
forme de grandeur.
Jésus S’est abaissé, et le Père L’a
souverainement élevé. Paul écrit : « Il
S’est humilié Lui-même, Se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la
mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu L’a souverainement élevé. » (Philippiens deux, huit à neuf)
✦ ✦ ✦
Le message nous conduit maintenant
vers une dernière décision : remplacer la recherche de grandeur personnelle par
une vie entièrement consacrée au service.
Aujourd’hui, choisissons le chemin de
Jésus. Dans nos familles : servons. Dans nos assemblées : servons. Dans nos
relations : servons. Dans nos responsabilités : servons. Dans nos communautés :
servons.
Que celui qui sait enseigner enseigne pour
édifier. Que celui qui sait chanter chante pour conduire les cœurs vers Dieu.
Que celui qui sait organiser organise pour faciliter la mission. Que celui qui
possède des ressources les mette au service du Royaume. Que celui qui a de
l’influence l’utilise pour relever ceux qui n’en ont pas.
Ne cherchons plus seulement : « Seigneur,
bénis-moi. » Apprenons aussi à prier : « Seigneur, fais de moi une bénédiction.
» Ne demandons pas seulement : « Seigneur, élève-moi. » Demandons : « Seigneur,
rends-moi utile entre Tes mains. »
Le monde demande : « Qu’est-ce que tu peux
obtenir ? » Jésus demande : « Qu’est-ce que tu peux donner ? » Le monde demande
: « Combien de personnes te servent ? » Jésus demande : « Combien de personnes
as-tu aidées ? » Le monde cherche les premières places. Jésus cherche des
serviteurs.
Et peut-être qu’un jour, lorsque les livres
seront ouverts devant Dieu, nous découvrirons que les plus grands n’étaient pas
toujours ceux dont les noms étaient les plus connus. Nous découvrirons que des
mères ont été grandes parce qu’elles ont prié. Des pères ont été grands parce
qu’ils ont aimé. Des frères et des sœurs ont été grands parce qu’ils ont porté
les fardeaux des autres. Des serviteurs anonymes ont été grands parce qu’ils
ont donné sans réclamer la gloire.
Voilà la grandeur qui demeure.
Alors, Église du Seigneur, cessons de
courir après les titres. Courons après l’amour. Cessons de réclamer les sièges.
Prenons la serviette. Cessons de demander : « Qui est le plus grand ? »
Demandons : « Qui puis-je servir aujourd’hui ? »
Car le Fils de l’homme est venu non pour
être servi, mais pour servir. Et si notre Maître a choisi le chemin du service,
comment Son Église pourrait-elle choisir un autre chemin ?
Servir quand personne ne regarde. Servir
quand on est applaudi. Servir quand on est critiqué. Servir dans l’abondance.
Servir dans le manque. Servir dans la joie. Servir dans les larmes. Servir
jusqu’au bout.
Que notre prière soit : « Seigneur Jésus,
délivre-moi de la grandeur qui cherche mon nom. Donne-moi la grandeur qui
cherche Ta gloire. Arrache de mon cœur la compétition, l’orgueil et la
jalousie. Mets en moi l’humilité, la compassion, la fidélité et l’esprit de
service. Fais de ma vie une bénédiction. »
Et quand viendra le jour où nous nous
tiendrons devant Lui, puisse-t-Il trouver en nous non pas des serviteurs qui
ont cherché leur propre gloire, mais des serviteurs qui ont aimé, donné,
pardonné, prié, porté, consolé et travaillé pour Son Royaume.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés, la grandeur selon Jésus est
différente. Elle ne s’élève pas pour dominer. Elle s’élève pour servir. Elle ne
cherche pas à être portée. Elle porte. Elle ne cherche pas à être honorée. Elle
honore. Elle ne cherche pas à recevoir. Elle donne.
Aujourd’hui, choisissons la serviette
plutôt que le siège. Le sacrifice plutôt que l’apparence. L’obéissance plutôt
que l’orgueil. Le service plutôt que la compétition. Christ plutôt que
nous-mêmes.
Et souvenons-nous : celui qui sert avec
amour ne perd jamais sa vie. Il la confie entre les mains de Dieu. Celui qui
s’abaisse devant Dieu ne sera pas oublié. Celui qui donne pour Christ investit
dans l’éternité.
Que nos maisons deviennent des lieux de
service. Que nos assemblées deviennent des ateliers de service. Que nos
familles deviennent des écoles d’humilité. Que nos ministères deviennent des
autels de sacrifice. Que notre génération voie encore des hommes et des femmes
qui ne cherchent pas leur propre gloire, mais qui veulent simplement dire : «
Seigneur, me voici. Envoie-moi. Utilise-moi. »
Et lorsque Dieu nous demandera ce que nous
avons fait de ce qu’Il nous a confié, puissions-nous répondre : « Seigneur,
j’ai essayé de servir. J’ai essayé d’aimer. J’ai essayé de relever. J’ai essayé
de donner. Et tout ce que j’ai fait, je l’ai fait pour Ta gloire. »
✦ ✦ ✦
Oh ! Qu’il en soit ainsi. Amen et Amen.