« Tu marches
contre moi avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi, je marche contre toi
au nom de l’Éternel des armées, du Dieu de l’armée d’Israël, que tu as
insultée. »
(1 Samuel 17 : 45)
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LA FOI TRIOMPHANTE.
LE GÉANT VAINCU.
LA VICTOIRE ANNONCÉE.
LA VICTOIRE PAR LA
FOI.
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Bien-aimés en
Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,
Aujourd’hui, le Seigneur pose devant nous une
vallée. Une vallée où, il y a plus de trois mille ans, un peuple entier
retenait son souffle, où des soldats aguerris tremblaient dans leurs armures,
et où, pourtant, la victoire la plus éclatante de l’histoire d’Israël allait
naître non pas du bronze ni de l’acier, mais d’une confiance absolue et
enfantine placée en l’Éternel. Cette vallée s’appelle Éla. Ce jour-là, elle
allait devenir le théâtre d’un affrontement qui dépasse de loin un duel entre
deux hommes : c’est le combat éternel entre la peur et la foi, entre l’orgueil
humain et l’humilité consacrée, entre le géant qui hurle et le Dieu qui, dans
le silence, tient déjà la victoire entre Ses mains.
Imaginez la scène. Deux armées se font face de
chaque côté d’un ravin, immobiles, comme figées par une malédiction invisible.
Chaque matin, pendant quarante jours, un colosse de plus de deux mètres
quatre-vingt-dix sort des rangs philistins. Son nom est Goliath. Sa cuirasse
pèse cinquante-sept kilogrammes, sa lance ressemble à une ensouple de
tisserand, et sa voix, lorsqu’elle déchire l’air du matin, fait vaciller les
genoux des hommes les plus vaillants (1 Samuel 17, 4-7). Chaque matin, le même
défi retentit : « Choisissez un homme, et qu’il descende contre moi ! » (1
Samuel 17, 8). Et chaque matin, le silence lui répond. Un silence de honte. Un
silence de terreur. Un silence qui dure depuis quarante jours, quarante matins
où le nom de Dieu est traîné dans la boue de l’insulte, quarante matins où pas
un seul homme, pas même le roi Saül de sa tête et de ses épaules plus haut que
tout le peuple (1 Samuel 9, 2), n’ose avancer.
C’est dans ce silence pétrifié qu’un jeune
berger, envoyé par son père porter du pain et du fromage à ses frères, va faire
irruption. Il n’a ni armure, ni épée, ni titre militaire. Il a un bâton, une
fronde, cinq pierres lisses ramassées dans un torrent, et surtout, il a quelque
chose que personne d’autre dans cette vallée ne possède ce jour-là : la
certitude tranquille que l’Éternel des armées est plus grand que n’importe quel
géant. Frères et sœurs, cette histoire n’est pas un conte pour enfants d’école
du dimanche. C’est un miroir tendu devant chacun de nous, devant nos géants
personnels, nos quarante jours de paralysie, nos vallées où nous avons trop
souvent choisi le silence plutôt que la foi.
Avant de
comprendre comment le géant a été terrassé, voyons d’abord d’où est venue la
force de celui qui a osé s’avancer seul : la foi qui triomphe de toute évidence
contraire.
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LA FOI TRIOMPHANTE.
- Quand tous
reculent, un seul avance -
La foi de David ne surgit pas du néant. Elle a
été forgée dans le secret, loin des regards, dans les pâturages de Bethléhem,
là où personne n’applaudissait ses victoires. Lorsque David se présente devant
Saül pour réclamer le droit de combattre Goliath, il ne parle pas en stratège
militaire, il témoigne en berger fidèle : « Ton serviteur faisait paître les
brebis de son père. Et quand un lion ou un ours venait en enlever une du
troupeau, je courais après lui, je le frappais, et j’arrachais la brebis de sa
gueule » (1 Samuel 17, 34-35). Ce que David dit à Saül, c’est ceci : ma foi
d’aujourd’hui est la fille de mes fidélités d’hier. On ne devient pas vainqueur
du géant un matin de bataille ; on le devient dans les années obscures où l’on
apprend à faire confiance à Dieu pour un lion, pour un ours, pour les petites
brebis que personne ne voit.
Et lorsque Saül, dans une tentative bien humaine
de protéger cet enfant, veut le couvrir de sa propre armure, David refuse. Il
ne peut même pas marcher avec cet attirail (1 Samuel 17, 39). Quelle leçon
magistrale pour nous, bien-aimés ! Combien de croyants, aujourd’hui encore,
tentent de combattre leurs géants avec l’armure d’un autre, avec une foi
empruntée, avec des méthodes qui ne leur ressemblent pas et qui, en réalité,
les alourdissent au lieu de les libérer. David dépose l’armure de Saül et
reprend son bâton de berger, sa fronde et ses cinq pierres. Il choisit
d’affronter Goliath avec ce que Dieu lui a déjà donné et déjà éprouvé, et non
avec ce que les hommes voudraient lui imposer.
L’apôtre Paul écrira des siècles plus tard une
vérité que David avait déjà vécue dans cette vallée : « Nous marchons par la
foi et non par la vue » (2 Corinthiens 5, 7). David ne voit pas un géant
invincible ; par la foi, il voit un homme incirconcis qui a osé défier l’armée
du Dieu vivant (1 Samuel 17, 26). C’est là toute la différence entre celui qui
regarde par les yeux de la chair et celui qui regarde par les yeux de l’Esprit.
L’auteur de l’épître aux Hébreux résume cela avec une force inégalée : « Or la foi
est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles
qu’on ne voit pas » (Hébreux 11, 1). Cette foi n’est pas de la témérité, ni de
l’inconscience ; elle est la conviction profonde que Celui qui a délivré du
lion et de l’ours délivrera aussi du géant.
L’écrivain et homme d’État Nelson Mandela, qui a
lui-même traversé des vallées d’ombre pendant vingt-sept années d’enfermement,
disait : « Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends. » ........
(Nelson Mandela). Cette même disposition d’esprit habitait le jeune berger de
Bethléhem : même l’échec, dans la main de Dieu, devient un maître qui prépare
la victoire suivante. Bien-aimés, la foi triomphante n’est pas l’absence de
géants sur notre route ; c’est la présence de Dieu au cœur de nos combats. Elle
ne nie pas la taille de l’adversaire, elle proclame la grandeur du Dieu qui
marche à nos côtés.
Maintenant que
nous avons vu naître cette foi inébranlable, contemplons comment elle va, en un
instant, faire tomber ce que quarante jours de terreur n’avaient pas réussi à
ébranler : la chute du géant lui-même.
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LE GÉANT VAINCU.
- La chute de
l’orgueil devant l’humilité -
Goliath regarde David s’avancer et le méprise,
car il n’est encore qu’un enfant, roux et beau de figure (1 Samuel 17, 42). «
Suis-je un chien, pour que tu viennes à moi avec des bâtons ? » rugit-il, avant
de maudire David par ses dieux (1 Samuel 17, 43). C’est ici que se révèle la
vraie nature de la bataille : d’un côté, l’arrogance d’un homme qui a fondé
toute sa force sur sa taille, son armure et sa réputation ; de l’autre,
l’humilité d’un jeune homme qui a fondé toute sa force sur le Nom de l’Éternel.
Le livre des Proverbes l’avait déjà annoncé bien avant que cette scène ne se
joue : « Quand vient l’orgueil, vient aussi l’ignominie ; mais la sagesse est
avec les humbles » (Proverbes 16, 18).
Et David, sans trembler, répond par l’une des
déclarations les plus puissantes de toute l’Écriture : « Tu marches contre moi
avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi, je marche contre toi au nom de
l’Éternel des armées, du Dieu de l’armée d’Israël, que tu as insultée.
Aujourd’hui l’Éternel te livrera entre mes mains » (1 Samuel 17, 45-46).
Remarquez, bien-aimés, que David ne dit pas « je vais te vaincre ». Il dit que
l’Éternel Le livrera. Toute la gloire, avant même le premier coup de fronde,
est déjà rendue à Dieu. C’est là le secret d’une victoire authentiquement
spirituelle : elle commence toujours par une reddition de gloire avant même la
manifestation du miracle.
Puis vient l’instant que quarante jours de
terreur collective n’avaient pas su produire : David court vers la ligne de
bataille, prend une pierre, la met dans sa fronde, et atteint le Philistin au
front. La pierre s’enfonce dans le front du géant, et Goliath tombe la face
contre terre (1 Samuel 17, 48-49). Un seul jet. Une seule pierre. Un géant
terrassé. Ce qui semblait insurmontable pendant six semaines s’effondre en un
instant devant la foi qui agit. Car la foi véritable n’est jamais passive ;
elle court vers le combat, elle prend l’initiative, elle ne reste pas figée
dans l’attente d’un miracle qu’elle refuserait de préparer par l’obéissance.
L’écrivain Victor Hugo affirmait avec une
justesse prophétique : « Il y a une force irrésistible et c’est la douceur. »
........ (Victor Hugo). Ce paradoxe est exactement celui de cette vallée : la
douceur d’un berger, la simplicité d’une fronde, l’humilité d’une confession
publique de la grandeur de Dieu, voilà ce qui écrase l’orgueil bardé de bronze.
Frères et sœurs, quel que soit le géant qui se dresse aujourd’hui devant vous,
qu’il porte le nom de maladie, de dette, de dépendance, de rupture, de deuil ou
de découragement, sachez ceci : Dieu n’a pas besoin de votre taille pour vous
donner la victoire. Il a besoin de votre disponibilité, de votre humilité et de
votre obéissance. Le Seigneur Lui-même a dit à Paul, dans une autre vallée
d’épreuve : « Ma grâce te suffit, car Ma puissance s’accomplit dans la
faiblesse » (2 Corinthiens 12, 9).
Le géant est tombé
; mais l’histoire ne s’arrête pas à la chute de l’adversaire. Voyons à présent
comment cette victoire, loin de glorifier un homme, devient un témoignage
éclatant qui glorifie Dieu devant toutes les nations.
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LA VICTOIRE ANNONCÉE.
- Le témoignage
qui glorifie Dieu -
Avant même le premier coup de fronde, David
avait déjà proclamé le but ultime de ce combat : « afin que toute la terre
sache qu’Israël a un Dieu, et que toute cette assemblée sache que ce n’est ni
par l’épée ni par la lance que l’Éternel sauve » (1 Samuel 17, 46-47). Voilà
l’essence même de toute victoire spirituelle authentique : elle n’est jamais
destinée à notre seule gloire personnelle. Elle est un témoignage, une
prédication vivante, une preuve tangible que notre Dieu règne encore et qu’Il
agit encore en faveur de ceux qui se confient en Lui.
Quand les Philistins voient leur héros tomber,
ils prennent la fuite, et les hommes d’Israël et de Juda se lèvent, poussent
des cris et les poursuivent (1 Samuel 17, 51-52). Une seule victoire remportée
par la foi d’un seul homme devient le catalyseur de la déroute de toute une
armée ennemie. C’est ainsi que fonctionne le Royaume de Dieu, bien-aimés :
votre victoire personnelle, obtenue par la foi et l’obéissance, peut devenir la
brèche par laquelle toute une famille, toute une communauté, toute une
génération sortira enfin de sa paralysie et de sa peur. Ce que vous traversez
aujourd’hui n’est peut-être pas seulement pour vous ; c’est peut-être le signal
que Dieu attend pour libérer tout un camp qui, comme Israël, retient son
souffle depuis bien trop longtemps.
L’apôtre Jean l’écrira plus tard avec une
assurance qui résonne comme un écho de la vallée d’Éla : « Car tout ce qui est
né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est
notre foi » (1 Jean 5, 4). Et l’apôtre Paul, dans une exclamation de triomphe,
proclamera : « Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par
Celui qui nous a aimés » (Romains 8, 37). Ce ne sont plus seulement les mots
d’un jeune berger dans une vallée d’Israël ; ce sont les mots de tout croyant
qui a compris que le combat ne se gagne pas par la force humaine mais par
l’Esprit de Dieu qui habite en nous (Zacharie 4, 6).
Winston Churchill, au cœur des heures les plus
sombres de son pays, déclarait : « Le succès n’est pas final, l’échec n’est pas
fatal : c’est le courage de continuer qui compte. » ........ (Winston
Churchill). Cette parole séculière rejoint étrangement la vérité éternelle de
notre texte : ce n’est pas la taille du géant qui détermine l’issue du combat,
c’est le courage né de la foi, ce courage qui pousse à courir vers la ligne de
bataille au lieu de reculer dans les rangs. David n’avait rien d’un guerrier accompli
; il avait tout d’un homme qui savait à qui il appartenait.
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Approchons-nous
maintenant de la conclusion de ce message, là où la Parole de Dieu cesse d’être
une histoire ancienne pour devenir une convocation personnelle adressée à
chacun de nous.
Bien-aimés, quel est le Goliath qui vous nargue
depuis quarante jours, depuis quarante mois, depuis quarante années peut-être ?
Quel est ce géant dont la voix vous fait reculer chaque matin, vous et toute
votre maison ? Sachez-le aujourd’hui : Dieu n’a pas changé. Celui qui a délivré
David du lion, de l’ours et du géant est le même hier, aujourd’hui et
éternellement (Hébreux 13, 8). Il ne vous demande pas d’avoir l’armure de Saül,
ni la taille de Goliath. Il vous demande votre bâton, votre fronde, vos cinq pierres,
c’est-à-dire le peu que vous avez, offert avec foi et obéissance. Car ce n’est
ni par l’épée ni par la lance que l’Éternel sauve ; c’est par Son bras
puissant, à ceux qui osent s’avancer quand tous les autres reculent.
Que ce jour marque la fin de votre paralysie.
Que ce jour marque la fin du silence honteux face aux insultes du géant.
Levez-vous, prenez vos pierres, et courez vers votre ligne de bataille, non pas
dans vos propres forces, mais au Nom de l’Éternel des armées. Car Il a déjà
décidé, avant même que vous ne lanciez la première pierre, de livrer votre
géant entre vos mains. Que Sa grâce, Sa force et Sa victoire reposent sur vous,
sur votre famille, et sur toute cette assemblée, dès aujourd’hui et pour
toujours.
Oh ! Qu’il en soit
ainsi. Amen et Amen.