....................................En vue de proclamer l'évangile de Jésus-Christ pour le salut des ames..........................
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Jésus-Christ : le seul Sauveur
...ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5:11-13
L’Éternel dit à Osée : Va, prends une femme prostituée et
des enfants de prostitution ; car le pays se prostitue, il abandonne l’Éternel
!
Osée Un le verset Deux.
✦✦✦
Bien-aimés en Jésus-Christ, frères et sœurs dans la
foi,
Imaginez. Imaginez un homme debout devant le feu de
l’aube, l’oreille encore tremblante d’avoir entendu la voix du Très-Haut. Il
attend une parole de gloire, un oracle de victoire. Mais voici ce que Dieu lui dit
:
Va, prends une femme prostituée et des enfants de
prostitution ;
Osée Un le verset Deux.
Pas de tonnerre, pas de feu du ciel : un mariage. Un
mariage dont la fin semble écrite d’avance dans les larmes. Aujourd’hui, frères
et sœurs, nous n’ouvrons pas un conte de fées ; nous entrons dans une tragédie
où le cœur de Dieu est mis à nu.
Qui de vous n’a pas
ressenti un frisson en lisant que Dieu ordonne à Son prophète d’épouser une
femme infidèle ? Qui de vous ne s’est pas demandé, comment une telle page, a pu
trouver sa place, dans la Parole, du Dieu trois fois saint ? Qui de vous n’a
pas été tenté de tourner vite ce feuillet, comme on détourne les yeux, devant
une blessure ouverte ? Qui de vous n’est pas surpris, que l’Éternel choisisse
un tel scandale, pour révéler, la profondeur de Son amour ? Qui de vous, devant
cet ordre déconcertant, n’a pas murmuré dans son cœur : Seigneur, que veux-Tu
me dire par là ?
Le pays est malade. Les autels fument, les promesses
se brisent, et le peuple court après les idoles comme un fiévreux, après l’eau
empoisonnée. Et Dieu, au lieu d’écrire un traité, fait d’un homme une
prédication vivante. Il ne dit pas seulement : Je souffre ; Il dit à Osée :
Viens me représenter, et souffrir avec Moi.
✦✦✦
Alors, Donnons pour titres au message :
L’ORDRE SCANDALEUX.
LE CŒUR INFIDÈLE.
L’AMOUR OBSTINÉ.
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Bien-aimés en Jésus-Christ, frères et sœurs dans la
foi,
Entrons
d’abord dans l’ordre qui scandalise. Oui,
L’ORDRE SCANDALEUX.
Soyons honnêtes : cet ordre nous heurte. Comment le
Dieu trois fois saint peut-Il demander à Son serviteur de s’unir, à une femme perdue
? Mais c’est là précisément que Dieu frappe. Il ne se contente pas de parler à l’oreille
; Il parle à la chair, à la maison, au quotidien. Le prophète devient un
miroir, et le miroir, fait mal. Un prophète, devenu, message. Oui,
Un prophète, devenu, message.
Écoutez cette parabole. Dans un village, un père
voyait son fils s’égarer dans les ruelles du vice, la difformité. Il ne lui
écrivit aucune lettre. Chaque soir, il alla s’asseoir au carrefour où l’enfant
passait, pleurant, à la vue de tous. Les voisins murmuraient : Quelle honte !
Mais cette honte, était le plus puissant des sermons, et un soir le fils,
brisé, tomba dans les bras de son père. Frères et sœurs, la douleur d’Osée,
était le carrefour, où Dieu, pleurait devant Israël.
Calvin l’a écrit avec justesse : Le cœur de
l’homme est une fabrique perpétuelle d’idoles. Ce n’est donc pas seulement
le pays d’Osée qui se prostitue ; c’est le nôtre, c’est le nôtre aujourd’hui.
Et pourtant, Osée obéit. Il ne discute pas, il ne
négocie pas. Il épouse Gomer, et ses enfants porteront des noms qui sont des verdicts
: Jizreel, Lo-Ruhama, Lo-Ammi. Chaque fois qu’il les appelait à table, il
proclamait la sentence d’un peuple. Quelle obéissance coûteuse ! Mais
l’obéissance qui ne coûte rien, ne prêche rien.
✦✦✦
Mais d’où vient cette infidélité ? Descendons
maintenant jusqu’au cœur.Le cœur infidèle. Oui,
LE CŒUR INFIDÈLE.
La Parole le dit sans détour : Mais, comme une
femme perfide quitte son amant, ainsi vous m’avez été infidèles, maison d’Israël
! dit l’Éternel.Jérémie Trois le verset Vingt. Remarquez-le :
l’infidélité ne naît pas d’un coup de tonnerre ; elle naît d’un glissement.
Osée n’accuse pas seulement les païens ; il accuse la maison de Dieu par Une
aiguille déviée. Oui,
Une aiguille déviée.
On raconte l’histoire d’Un capitaine qui possédait la
meilleure boussole du port. Un jour, sans le savoir, quelqu’un glissa un petit
aimant près d’elle. L’aiguille dévia de quelques degrés seulement. En pleine
mer, personne ne le remarqua ; mais après des jours de navigation, le navire se
brisa sur des rochers que la carte ne montrait pas. Ainsi en est-il du péché :
il ne crie pas, il dévie.
Pascal l’avait compris : Le cœur a ses raisons que
la raison ne connaît point. Voilà pourquoi tant de croyants, instruits et
baptisés, chantent le dimanche et s’égarent le lundi. Si l’Éternel regardait
aujourd’hui nos écrans, nos agendas et nos ambitions, que trouverait-Il au centre
? Qui occupe, le trône de notre cœur ?
Regardez Israël : il disait aimer l’Éternel, mais il
remerciait Baal pour le blé, le vin et l’huile. Voilà l’adultère le plus subtil
: garder le nom de Dieu sur les lèvres et donner à un autre la gratitude du
cœur. Nous le faisons quand nous attribuons nos succès à notre force et nos
échecs à Sa distance.
✦✦✦
Pourtant, la dernière parole n’appartient pas au péché
: parlons de l’amour obstiné. Oui,
L’AMOUR OBSTINÉ.
Car le livre ne
s’achève pas sur le divorce. Écoutez Dieu : C’est pourquoi, voici, Je veux
l’attirer, et la conduire au désert, et, Je parlerai à son cœur.Osée
Deux le verset Quatorze. Dieu conduit au désert, non pour punir, mais pour
séduire de nouveau. Dieu laisse venir la nuit, non pour nous perdre, mais pour
que, nous cherchions de nouveau Sa lumière. Dieu nous dépouille de nos appuis,
non pour nous laisser nus, mais pour nous revêtir, nous revêtir de Sa grâce.
Et plus loin, Sa voix tremble : Comment
t’abandonnerais-je, Éphraïm ? Comment te livrerais-je, Israël ?Osée
Onze le verset Huit. C’est le cri d’un Père dont les entrailles se
retournent. Ecoutez la parabole d’Une lampe jamais éteinte. Oui,
Une lampe jamais éteinte.
Il était une mère, dont la fille avait quitté la
maison dans la colère. Chaque soir, pendant dix longues années, la mère alluma
la lampe du porche. Les voisins disaient : Elle ne reviendra plus. Mais la mère
répondait : Si elle revient une nuit, elle ne doit pas trouver, l’obscurité.
Une nuit de tempête, quelqu’un frappa à la porte. La lampe, brûlait encore.
Augustin, après ses errances, confessa : Tu nous
as faits pour Toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose
pas en Toi. Cet amour obstiné a trouvé son sommet à la croix : Mais Dieu
prouve Son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des
pécheurs, Christ est mort pour nous.Romains Cinq le verset Huit.
Osée racheta son épouse pour quinze sicles d’argent ; Jésus-Christ nous a
rachetés au prix de Son sang.
✦✦✦
Alors, aujourd’hui, qui parmi nous a laissé
l’aiguille dévier ? Qui a dressé dans son cœur un autel étranger ? Ne dites pas
: C’est trop tard. La lampe est encore allumée, la porte est encore ouverte, et
la voix du Père murmure dans le désert de votre âme : Reviens. Déposez vos
idoles, brisez vos compromis, et rentrez à la maison. Celui qui a payé le prix,
ne vous refusera pas l’étreinte.
Le désert n’est pas la fin ; c’est la porte de la
rencontre. Là, loin du bruit des idoles, Dieu parle à notre cœur, et tout ce
qui était mort recommence à respirer. Allez, bien-aimés, non avec la honte de
l’épouse infidèle, mais avec la joie de l’époux retrouvé.
« De quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura
foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de
l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la
grâce ? »
Hébreux Dix, le verset Vingt-neuf.
✦ ✦ ✦
L’OFFENSE AU FILS DE DIEU.
LE SANG DE L’ALLIANCE MÉPRISÉ.
L’AVERTISSEMENT SOLENNEL.
✦ ✦ ✦
L’OFFENSE AU FILS DE DIEU.
Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères
et sœurs dans la foi,
Il existe des tragédies qui font trembler une ville entière. Un incendie
dévore une maison. Une inondation emporte les biens d’une famille. Un accident
brise soudainement des projets et laisse derrière lui des larmes, des questions
et un silence lourd. Mais il existe une tragédie plus profonde encore : celle
d’un cœur qui s’approche de la grâce, entend l’appel de Dieu, connaît la
vérité, puis choisit de traiter le Sauveur avec mépris.
Le texte d’aujourd’hui ne nous laisse pas dormir dans une religion de
façade. Il frappe à la porte de notre conscience. Il nous demande de regarder
en face la valeur du Fils de Dieu, la sainteté de Son sang et la voix de
l’Esprit de la grâce. Ce n’est pas une menace lancée à la légère. C’est un
avertissement sacré, prononcé pour réveiller, corriger et ramener l’être humain
à la repentance.
Imaginez un homme tombé dans un puits profond. Quelqu’un descend une corde,
risque sa vie et lui tend la main. Mais l’homme secouru crache sur son
bienfaiteur, piétine la corde et rejette le secours. Quelle ingratitude
tragique ! Pourtant, cette image reste faible devant le drame de celui qui
méprise le salut offert par Jésus-Christ.
La Parole demande : « De quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé
digne… ? » La question est solennelle. Elle nous oblige à réfléchir avant qu’il
ne soit trop tard. Le salut n’est pas un jouet, la croix n’est pas un décor, et
le nom de Jésus n’est pas une formule à prononcer sans révérence.
« Il n’y a de salut en aucun autre.
» Actes Quatre, le verset Douze.
Aujourd’hui, personne ne doit utiliser ce passage pour condamner avec
orgueil son prochain. Que chacun commence par examiner son propre cœur. Le but
de l’avertissement biblique n’est pas de nous pousser au désespoir, mais de
nous empêcher de nous endurcir. Tant que l’appel de Dieu retentit, la porte de
la repentance doit être prise au sérieux.
✦ ✦ ✦
Avant de considérer le sang de
l’alliance, souvenons-nous que le mépris du salut commence souvent par de
petites négligences : une prière abandonnée, une conviction étouffée, une
désobéissance excusée, une vérité entendue puis oubliée. Regardons maintenant
ce que signifie traiter comme ordinaire le prix extraordinaire de notre
rédemption.
LE SANG DE L’ALLIANCE MÉPRISÉ.
Le passage évoque celui qui tient pour profane le sang de l’alliance. Le
mot est terrible : profane, c’est traiter comme banal ce que Dieu a consacré.
Le sang de Jésus n’est pas le symbole d’une simple émotion religieuse. Il
annonce le prix payé pour le péché, le sacrifice du Juste pour les injustes,
l’amour divin qui va jusqu’à la croix.
« Sachant que ce n’est pas par des
choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés…
mais par le sang précieux de Christ. » Un Pierre Un, les versets Dix-huit
et Dix-neuf.
Quand nous regardons la croix, nous voyons le péché dévoilé dans toute sa
gravité, mais nous voyons aussi l’amour de Dieu dans toute sa profondeur. Jésus
n’a pas donné un reste de Lui-même. Il S’est offert. Il a porté la honte, la
souffrance et le poids de notre culpabilité. Alors, comment pouvons-nous
accueillir Son pardon le dimanche et mépriser Sa volonté le lundi ? Comment
chanter Sa fidélité tout en refusant de Lui obéir ?
Une parabole moderne : un soldat, sauvé sur le champ de bataille par un
camarade qui avait risqué sa vie, conserva toute son existence une gratitude
profonde envers lui. Il n’oublia jamais le prix de son secours. Si un être
humain peut honorer toute sa vie le courage d’un sauveur terrestre, comment le
croyant pourrait-il oublier le sacrifice du Sauveur éternel ?
Sénèque est souvent associé à cette pensée : « La gratitude n’est pas
seulement la plus grande des vertus, elle est la mère de toutes les autres. »
Cette formule nous rappelle qu’un cœur reconnaissant ne traite pas le bien reçu
comme une chose sans valeur. À plus forte raison, la grâce reçue de Christ doit
produire l’adoration, l’obéissance et une vie transformée.
« Vous avez été rachetés à un grand
prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui
appartiennent à Dieu. » Un Corinthiens Six, les versets Dix-neuf et Vingt.
Trois questions doivent nous arrêter. Est-ce que je considère encore la
croix avec émerveillement ? Est-ce que mes décisions honorent Celui qui m’a
racheté ? Est-ce que je me sers de la grâce comme d’une permission de pécher,
au lieu de la recevoir comme une puissance pour changer ? Frères et sœurs, ne
piétinons pas par nos choix ce que nos lèvres prétendent honorer. Revenons à la
croix avec un cœur brisé, mais rempli d’espérance.
Martin Luther King Jr. a déclaré : « La foi, c’est faire le premier pas,
même quand on ne voit pas tout l’escalier. » La foi véritable ne se contente
pas d’admirer Jésus de loin : elle avance vers Lui, Lui fait confiance et
accepte d’être conduite par Sa Parole.
✦ ✦ ✦
Mais le texte ne parle pas seulement
du Fils de Dieu et du sang de l’alliance. Il mentionne aussi celui qui outrage
l’Esprit de la grâce. Après avoir entendu la gravité du sacrifice, écoutons
l’avertissement concernant la voix de Dieu qui appelle, convainc et ramène.
L’AVERTISSEMENT SOLENNEL.
L’Esprit de la grâce n’est pas une force à manipuler selon nos préférences.
Il est Celui qui nous convainc de péché, nous conduit vers la vérité et nous
rappelle notre besoin de Jésus-Christ. L’outrager, c’est résister avec
arrogance à Son œuvre, rejeter la lumière reçue et s’installer dans une
opposition consciente à la volonté de Dieu.
« Aujourd’hui, si vous entendez Sa
voix, n’endurcissez pas vos cœurs. » Hébreux Trois, les versets Sept et
Huit.
Le danger n’est pas seulement de tomber ; le danger est de refuser de se
relever. Le danger n’est pas seulement d’avoir péché ; le danger est de
baptiser le péché du nom de liberté, de faire taire toute correction et de
mépriser l’appel à revenir. Une conscience peut devenir insensible à force de
repousser la vérité. C’est pourquoi il faut répondre à Dieu aujourd’hui, non
demain, non lorsque les circonstances seront plus commodes.
Un proverbe souvent attribué à Benjamin Franklin dit : « Un aujourd’hui
vaut deux demains. » Le temps de répondre à l’appel de Dieu, c’est maintenant.
Personne ne possède la garantie du lendemain. La repentance remise sans cesse à
plus tard risque de devenir une habitude de refus.
Cependant, l’avertissement n’annule pas la miséricorde. Il nous montre
pourquoi nous devons revenir à Christ. Le Seigneur ne rejette pas celui qui
vient à Lui avec un cœur repentant. Le péché est grave, mais nous ne devons
jamais présenter la grâce comme si elle était incapable de sauver celui qui se
tourne sincèrement vers Jésus.
« Si nous confessons nos péchés, Il
est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute
iniquité. » Un Jean Un, le verset Neuf.
Que celui qui s’est éloigné revienne. Que celui qui s’est refroidi rallume
la flamme de la prière. Que celui qui a blessé son prochain recherche la
réconciliation. Que celui qui a caché une faute cesse de la défendre et demande
à Dieu la force de marcher dans la vérité. La repentance biblique n’est pas une
simple émotion devant l’autel : elle est un changement de direction, un retour
concret vers le Seigneur.
Edmund Burke écrivait : « La seule chose nécessaire au triomphe du mal est
que les hommes de bien ne fassent rien. » Cette parole nous interpelle : ne
restons pas passifs lorsque notre foi s’affaiblit, lorsque l’injustice
s’installe ou lorsque notre prochain se perd. Prions, témoignons avec amour,
servons avec fidélité et gardons nos cœurs attentifs à la voix de Dieu.
✦ ✦ ✦
Nous avons entendu la gravité de
l’offense au Fils, la valeur du sang de l’alliance et le sérieux de
l’avertissement adressé à ceux qui résistent à l’Esprit de la grâce. Il reste
maintenant à répondre à cette Parole : non par la peur seule, mais par une repentance
sincère, une foi vivante et une fidélité renouvelée.
UN APPEL À LA REPENTANCE.
Bien-aimés, ne sortons pas de ce message en examinant seulement les fautes
des autres. Demandons plutôt : Seigneur, où ai-je banalisé Ta sainteté ? Où
ai-je méprisé Ton conseil ? Où ai-je refusé de réparer un tort ? Où ai-je
laissé l’orgueil prendre la place de l’obéissance ? Une telle prière ne nous
détruit pas ; elle ouvre la voie à la guérison spirituelle.
« Approchons-nous donc avec
assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce,
pour être secourus dans nos besoins. » Hébreux Quatre, le verset Seize.
L’Église n’est pas un musée de personnes parfaites. Elle est une assemblée
de personnes qui ont besoin du Sauveur et qui apprennent à marcher dans Sa
lumière. Mais la grâce ne doit jamais devenir une excuse pour vivre dans
l’indifférence. Celui qui a reçu le pardon est appelé à pardonner. Celui qui a
reçu la vérité est appelé à la pratiquer. Celui qui a reçu l’amour de Christ
est appelé à aimer.
Alors, réveillons-nous ! Que nos maisons deviennent des lieux de prière.
Que nos paroles soient vraies. Que nos relations portent les fruits de la
patience et du pardon. Que notre service ne soit pas une mise en scène, mais
une offrande sincère. Et si nous sommes tombés, ne restons pas couchés dans la
honte : confessons notre faute, saisissons la miséricorde de Dieu et reprenons
le chemin de l’obéissance.
La croix nous avertit, mais elle nous appelle aussi. Elle révèle la gravité
du péché et proclame la grandeur de l’amour de Dieu. N’insultons pas cet amour
par une vie volontairement endurcie. Recevons-le avec reconnaissance, honorons
le Fils de Dieu, respectons le sang de l’alliance et demeurons sensibles à
l’Esprit de la grâce.
Que chacun puisse dire aujourd’hui : Seigneur Jésus, je ne veux pas traiter
Ton sacrifice comme une chose ordinaire. Pardonne mes résistances. Brise mon
orgueil. Renouvelle mon amour. Apprends-moi à écouter Ta voix et à marcher dans
Tes voies. Je ne veux pas seulement parler de la grâce ; je veux vivre sous
l’autorité de Ta grâce.
« Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie,
comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie,
et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle
de la grâce de Dieu. »
Actes Vingt, le verset Vingt-quatre.
✦ ✦ ✦
LA VIE CONSACRÉE.
LA COURSE JOYEUSE.
LA GRÂCE PROCLAMÉE.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,
Imaginez le rivage de Milet. Le vent chargé d’embruns
souffle sur le port. Les anciens d’Éphèse, venus en hâte, se pressent autour
d’un homme usé par les chaînes, les naufrages et les coups. Cet homme est Paul.
Il sait que c’est la dernière fois qu’ils le voient. Il vient de leur
dire : « Lié par l’Esprit, je vais à Jérusalem, ne sachant pas ce
qui m’y arrivera », Actes Vingt, le verset Vingt-deux. Quelque
part, à Jérusalem, des chaînes l’attendent. Et c’est à cet instant précis, au
bord de la mer et au bord du gouffre, que ses lèvres laissent tomber la plus
belle déclaration de toute sa vie.
Il n’y a ni trompette ni tambour, ni discours d’un héros
sûr de sa victoire. Il y a un homme qui regarde la prison, la souffrance et
peut-être la mort, et qui dit : « Je ne fais pour moi-même aucun
cas de ma vie », Actes Vingt, le verset Vingt-quatre. Voilà une
phrase qui renverse le monde. Car le monde nous crie : sauve ta peau,
protège ton confort, soigne ton image. Mais Paul répond : ma vie ne
m’appartient plus ; elle appartient à Celui qui m’a racheté.
Aujourd’hui, ce texte nous interpelle comme jamais. Il
nous montre trois choses : la vie consacrée, la course joyeuse et la grâce
proclamée. Que le Seigneur Jésus, qui a saisi Paul, nous saisisse aussi.
✦ ✦ ✦
Avant de courir, il faut apprendre
à livrer sa vie ; regardons d’abord la vie consacrée. Oui,
LA VIE CONSACRÉE.
Paul dit : « Je ne fais aucun cas de ma
vie ». Attention, frères et sœurs : il ne dit pas que la vie est
méprisable. La vie est un don de Dieu, un souffle précieux sorti de Ses mains.
Il dit seulement qu’elle n’est pas son idole. Il refuse d’en faire le but
suprême. Le philosophe Sénèque, dans son traité De la brièveté de la vie,
observait : « Ce n’est pas que nous ayons peu de temps, mais nous
en perdons beaucoup. » Combien de vies sont gaspillées dans la
poursuite de ce qui passe ! Paul, lui, n’a pas perdu une minute : il
a tout misé sur ce qui demeure.
Écoutez la parole du Maître : « Car celui
qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de Moi
la sauvera », Luc Neuf, le verset Vingt-quatre. C’est le
paradoxe de l’Évangile : on ne garde que ce que l’on donne. La graine qui
refuse de mourir reste seule ; celle qui tombe en terre porte du fruit.
Et pourquoi Paul peut-il parler ainsi ? Parce qu’il
a rencontré Jésus. Il a compris que sa vie ne valait rien tant qu’elle était à
lui, et qu’elle valait tout dès qu’elle était à Dieu. Il l’écrira
lui-même : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce
n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi », Galates
Deux, le verset Vingt. Voilà la vie consacrée : non pas une vie
diminuée, mais une vie enfin habitée par Christ.
Frères et sœurs, qu’avez-vous déposé sur l’autel
aujourd’hui ? Votre temps ? Vos talents ? Vos ambitions ?
Remettez-les entre les mains de Celui qui sait en faire un chef-d’œuvre. Ce que
vous perdez pour Lui, vous le retrouverez au centuple dans Sa gloire.
✦ ✦ ✦
Quand la vie est livrée, la course
peut commencer ; contemplons maintenant la course joyeuse. Oui,
LA COURSE JOYEUSE.
« Pourvu que j’accomplisse ma course avec
joie. » Voyez le mot : course. Paul ne parle pas d’une promenade,
ni d’un repos. Il parle d’un parcours qui exige de l’endurance, de la
discipline et de la souffrance. Il écrira aux Philippiens : « Mais
je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce
qui est en avant, je cours vers le but, pour obtenir le prix de la vocation
céleste de Dieu en Jésus-Christ », Philippiens Trois, les versets
Treize et Quatorze.
Victor Hugo a chanté, dans Les Châtiments : « Ceux
qui vivent, ce sont ceux qui luttent. » Paul a lutté jusqu’à son
dernier souffle. Mais regardez le secret : il court avec joie. Non pas la
joie facile de celui qui n’a aucun problème, mais la joie profonde de celui qui
sait pour Qui il court. « La joie de l’Éternel sera votre force »,
Néhémie Huit, le verset Dix. Les coureurs fatigués abandonnent ;
les coureurs joyeux persévèrent.
Mais comment courir quand les jambes tremblent ?
L’épître aux Hébreux nous donne le secret : « Ayant les regards
sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi », Hébreux Douze,
le verset Deux. Le coureur qui regarde ses pieds trébuche ; celui qui
regarde la foule se détourne ; celui qui regarde Jésus arrive. Au soir de
sa course, Paul pourra dire : « J’ai combattu le bon combat, j’ai
achevé la course, j’ai gardé la foi », Deux Timothée Quatre, le
verset Sept.
Et vous, frères et sœurs, où en est votre course ?
Êtes-vous encore sur la piste, ou assis sur le bord du chemin ? Le
Seigneur ne vous demande pas d’être le plus rapide, mais d’être fidèle, et de
courir avec joie.
✦ ✦ ✦
Et celui qui court ne court pas
pour lui-même ; écoutons enfin la grâce proclamée. Oui,
LA GRÂCE PROCLAMÉE.
Pourquoi Paul court-il ? Il le dit : « Et
le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de
la grâce de Dieu ». Remarquez : le ministère est reçu. Paul ne
l’a pas choisi, il ne l’a pas mérité, il ne l’a pas fabriqué. Il l’a reçu. Le
plus grand des apôtres demeure un serviteur qui tient un message qui n’est pas
le sien. Et quel message ! La grâce. Ni la loi qui condamne, ni la
tradition qui épuise, mais la grâce.
Éphésiens Deux, le verset Huit, la résume : « Car
c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne
vient pas de vous, c’est le don de Dieu ». Paul n’était pas
digne : il avait persécuté l’Église et approuvé la mort d’Étienne. Et
cette même grâce l’a relevé, pardonné, envoyé. C’est pourquoi il ne peut pas se
taire. Quand on a goûté la grâce, on ne la garde pas pour soi. « Car je
n’ai pas honte de l’Évangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut
de quiconque croit », Romains Un, le verset Seize.
Antoine de Saint-Exupéry écrivait, dans Terre des
hommes : « Être homme, c’est précisément être responsable. »
Le chrétien est responsable de la bonne nouvelle. Autour de nous, des hommes et
des femmes marchent dans la nuit sans savoir que la grâce existe, simplement
parce que personne n’a ouvert la bouche. L’Évangile est un trésor remis à nos
mains, et nous n’avons pas le droit de l’enterrer.
Annoncez la grâce ! À votre voisin fatigué, à votre
collègue sans espérance, à votre frère tombé. La grâce n’est pas une idée à
débattre, c’est un cadeau à offrir.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,
Regardons une dernière fois Paul sur le rivage de Milet.
Il n’a ni armée, ni fortune, ni garantie de lendemain. Mais il a une vie
livrée, une course joyeuse et une grâce à proclamer. Cela suffit. Et si Dieu
l’a rendu capable de tenir, Il nous rendra capables aussi.
Alors, aujourd’hui, posons notre vie sur l’autel.
Rechaussons nos sandales. Courons avec joie, les yeux fixés sur Jésus, jusqu’au
jour où nous entendrons Sa voix nous accueillir dans Sa joie éternelle. Que
Dieu soit loué !
« Ananias sortit ; et, lorsqu’il fut arrivé dans
la maison, il lui imposa les mains, en disant : Saul, mon frère, le
Seigneur Jésus, qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m’a envoyé
pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint-Esprit. »
Actes Neuf, le verset Dix-sept.
« Et aussitôt il prêcha dans les synagogues que Jésus
est le Fils de Dieu. »
Actes Neuf, le verset Vingt.
✦ ✦ ✦
LA MAIN OBÉISSANTE.
LA VUE RESTAURÉE.
LA VOIX TRANSFORMÉE.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,
Imaginez la scène. Un homme est assis dans le noir, dans
la maison de Judas, rue Droite, à Damas. Il y a trois jours, cet homme marchait
fier, des lettres en poche, la gorge pleine de menaces. L’Écriture le décrit
ainsi : « … Saul, respirant toujours la menace et le meurtre
contre les disciples du Seigneur, alla chez le souverain sacrificateur »,
Actes Neuf, le verset Un. Il était le loup qui venait dévorer le
troupeau. Mais sur le chemin, la lumière du ciel a brisé son orgueil, et voici
le chasseur devenu aveugle, conduit par la main comme un enfant. Actes Neuf,
le verset Neuf, nous dit : « Il resta trois jours sans voir,
et il ne mangea ni ne but. »
Frères et sœurs, regardez bien cet homme brisé. Il n’a
plus de titre, plus de lettres, plus de pouvoir. Il n’a que sa nuit, son jeûne
et sa prière. Saint Augustin, dans ses Confessions, a donné la clef de toute
âme en fuite : « Tu nous as faits pour Toi, Seigneur, et notre
cœur est sans repos tant qu’il ne repose en Toi. » Saul courait, mais
son cœur n’avait aucun repos. Il fallait qu’un jour la course s’arrête aux
pieds de Jésus.
Aujourd’hui, le même Seigneur Se tient devant nous. Il
ne vient pas pour nous condamner, mais pour nous relever. Et Il nous montre,
dans ce texte, trois merveilles : la main obéissante, la vue restaurée et
la voix transformée. Que le Saint-Esprit ouvre nos oreilles comme Il ouvrit les
yeux de Saul.
✦ ✦ ✦
Avant de contempler la vue rendue,
regardons d’abord la main qui s’avance.
LA MAIN OBÉISSANTE.
Ananias n’était pas un apôtre. Il n’était ni évêque ni
prophète célèbre ; l’Écriture l’appelle simplement un disciple. Pourtant,
c’est à lui que le Seigneur confie la plus délicate des missions : aller
vers l’ennemi public de l’Église. Pensez-vous qu’il ait accepté sans
trembler ? Non. Il a discuté. Il a objecté. « Seigneur, j’ai
appris de plusieurs personnes tous les maux que cet homme a faits à Tes saints
dans Jérusalem », Actes Neuf, le verset Treize. Il avait peur,
et sa peur était humaine, légitime, compréhensible.
Mais voyez la réponse du Ciel. Le Seigneur ne discute
pas avec la peur ; Il la remplace par une vision. « Va, car cet
homme est un instrument que J’ai choisi, afin qu’il porte Mon nom devant les
nations, devant les rois, et devant les fils d’Israël », Actes
Neuf, le verset Quinze. Là où Ananias voyait un loup, Dieu voyait un vase.
Là où Ananias voyait un passé, Dieu voyait une destinée. Là où nous voyons le
pire des hommes, Dieu voit déjà le meilleur des instruments.
Et alors, le texte prononce deux mots qui valent une
cathédrale : « Ananias sortit », Actes Neuf, le verset
Dix-sept. Il ne discute plus. Il se leva, il marcha, il entra, il imposa
les mains. Puis il prononça le mot le plus tendre de tout le récit : « Saul,
mon frère ». Le persécuteur d’hier devient frère dans la bouche de
l’obéissance. Victor Hugo écrivait, dans Les Misérables : « Il y a
des moments où, quelle que soit l’attitude du corps, l’âme est à genoux. »
Les jambes d’Ananias étaient peut-être debout, mais son âme était à genoux
devant son Maître. Voilà la main obéissante : elle tremble peut-être, mais
elle avance.
Le Seigneur Jésus a dit : « Mais Moi, je
vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du
bien à ceux qui vous haïssent », Matthieu Cinq, le verset
Quarante-quatre. Ananias a mis cette parole en pratique dans la maison de
Judas, rue Droite. Frères et sœurs, qui est votre Saul aujourd’hui ? Quel
visage vous fait fuir ? Dieu vous envoie peut-être vers lui, non pas avec
un jugement, mais avec une main ouverte et un mot de frère. Obéissez.
Levez-vous. Sortez. Car il y a un Saul qui attend dans le noir, et le Seigneur
a choisi votre main pour le conduire vers la lumière.
✦ ✦ ✦
Quand la main obéit, le ciel
agit ; contemplons maintenant la vue restaurée.
LA VUE RESTAURÉE.
À peine la main d’Ananias a-t-elle touché Saul que le
miracle éclate. « Au même instant, il tomba de ses yeux comme des
écailles, et il recouvra la vue. Il se leva, et fut baptisé », Actes
Neuf, le verset Dix-huit. Remarquez la précision : ce n’est pas la
main d’Ananias qui guérit, c’est le Seigneur Jésus. Ananias n’a fait
qu’obéir ; Dieu a fait le reste. Les écailles ne sont pas tombées peu à
peu, mais au même instant.
Pourtant, il existe une cécité plus grave que celle des
yeux. Avant le chemin de Damas, Saul voyait parfaitement, et il était aveugle.
Il lisait la Loi, mais ne reconnaissait pas le Messie. Il connaissait les
Écritures, mais ignorait le Dieu des Écritures. Antoine de Saint-Exupéry a
écrit, dans Le Petit Prince : « On ne voit bien qu’avec le cœur.
L’essentiel est invisible pour les yeux. » Combien de fois l’orgueil,
la rancune et la religion sans vie ont-ils posé des écailles sur nos
regards ! Nous sommes assis à l’église, les yeux ouverts, et le cœur dans
l’obscurité.
L’Apôtre le dira plus tard lui-même : « Si
quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature ; les choses
anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues
nouvelles », Deux Corinthiens Cinq, le verset Dix-sept. Voyez
maintenant l’ordre de Dieu : la vue, puis le baptême, puis la nourriture,
puis la communion. « Après qu’il eut pris de la nourriture, ses forces
lui revinrent. Saul passa quelques jours avec les disciples qui étaient à
Damas », Actes Neuf, le verset Dix-neuf. Le nouveau converti ne
vit pas seul : Dieu le place au milieu de ses frères. Un chrétien sans
communauté est une braise séparée du brasier ; elle finit par s’éteindre.
Demandez donc au Seigneur qu’Il fasse tomber vos
écailles. Consentez au baptême, à la Parole, à la communion des saints. Il vous
rend la vue, non pour contempler vos propres exploits, mais pour voir Jésus.
✦ ✦ ✦
Et lorsque les yeux s’ouvrent, la
bouche ne peut plus se taire ; écoutons la voix transformée.
LA VOIX TRANSFORMÉE.
Lisez bien le verset Vingt : « Et aussitôt
il prêcha dans les synagogues que Jésus est le Fils de Dieu », Actes
Neuf, le verset Vingt. Aussitôt ! Pas après de longues études, pas
après un colloque, pas après un diplôme. Aussitôt ! Il venait de recevoir
la vue, et déjà il avait une voix. Le même homme qui entrait dans les
synagogues pour arracher les croyants y entre maintenant pour proclamer Jésus.
Le persécuteur est devenu prédicateur ; la bouche pleine de menaces est
devenue une bouche pleine de grâce.
Et que proclame-t-il ? Non pas une théorie, mais
une Personne : Jésus est le Fils de Dieu. Voilà le cœur de la prédication
chrétienne. Romains Dix, le verset Dix, déclare : « Car
c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de
la bouche qu’on parvient au salut. » Le cœur croit, la bouche
confesse ; la vue reçue devient une voix donnée.
Écoutez maintenant la réaction de la foule : « Tous
ceux qui l’entendaient étaient dans l’étonnement, et disaient : N’est-ce
pas celui qui persécutait à Jérusalem ceux qui invoquent ce nom, et n’est-il
pas venu ici pour les emmener enchaînés devant les principaux
sacrificateurs ? », Actes Neuf, le verset Vingt et un.
L’étonnement ! Le monde ne peut pas expliquer une vie transformée. Il peut
critiquer, soupçonner, se moquer ; mais il ne peut pas nier que quelque
chose est arrivé. Le meilleur argument pour l’Évangile n’est pas un
raisonnement, c’est un Saul qui prêche Jésus. Votre témoignage est la preuve
vivante que Dieu fait encore des miracles.
Qui, autour de vous, a besoin d’entendre votre
histoire ? Ne gardez pas le silence. Les écailles sont tombées ; la
voix vous est rendue. Que votre bouche proclame ce que vos yeux ont vu.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés, voici donc le chemin : une main qui
obéit, des yeux qui s’ouvrent, une voix qui proclame. Ananias, Saul, vous et
moi, nous avons tous un rôle dans ce même récit de grâce. Peut-être êtes-vous
Ananias, appelé à tendre la main à quelqu’un que vous redoutez. Peut-être
êtes-vous Saul, aveugle et fatigué, assis dans le noir de votre rue Droite.
Aujourd’hui, Jésus Se tient à votre porte. Il a envoyé quelqu’un, Il a préparé
la guérison, Il a un appel pour vous.
Que ceux qui ont reçu la vue parlent. Que ceux qui ont
reçu l’appel marchent. Que ceux qui sont encore dans la nuit invoquent le Nom
qui sauve. Et que tout notre être, mains, yeux et voix, soit consacré au Dieu
qui change les persécuteurs en prédicateurs.
« Enseigne-nous à bien compter nos jours, afin que nous appliquions notre
cœur à la sagesse. » Psaume quatre-vingt-dix, verset douze.
« Je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans
l’abondance. »
Évangile selon Jean, chapitre dix, verset dix.
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LE MIRACLE DE NAÎTRE.
LE COURAGE DE VIVRE.
LA PERSPECTIVE ÉTERNELLE.
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LES MYSTERES DE L’EXISTENCE.
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Bien-aimés
en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,
Aujourd’hui, nous nous arrêtons devant l’un des grands mystères de notre
existence : la vie. Nous sommes nés sans avoir choisi le jour, le lieu, la
famille ni les circonstances de notre naissance. Nous avons ouvert les yeux sur
un monde déjà rempli de joies et de douleurs, de promesses et de dangers, de
chants et de larmes. Un jour, notre premier cri a annoncé notre arrivée ; un
jour, notre dernier souffle marquera notre départ. Entre ces deux instants, il
y a toute une histoire : des combats, des décisions, des rencontres, des
blessures, des victoires, des regrets et des espérances.
La naissance nous émerveille. La vie nous éprouve. La mort nous interroge.
Et l’éternité nous appelle à regarder plus loin que l’horizon visible. Nous
pouvons accumuler les biens, construire des maisons, gagner des titres et
recevoir des applaudissements ; pourtant, aucune richesse ne peut acheter une
seconde de vie supplémentaire lorsque notre heure arrive. Cette vérité n’est
pas donnée pour nous terroriser, mais pour nous réveiller. Dieu nous appelle à
vivre avec reconnaissance, courage et sagesse, en gardant notre regard fixé sur
ce qui demeure.
Le prédicateur ne vient pas aujourd’hui distribuer des condamnations, mais
ouvrir les yeux et réveiller les consciences. La vie est un don, non une
propriété absolue. Le temps est une responsabilité, non un jouet. La mort est
une réalité, non un sujet que l’on peut repousser éternellement. Et l’éternité
est une perspective qui donne à nos choix présents un poids incomparable.
Le philosophe Sénèque écrivait : « Ce n’est pas que nous disposions de peu
de temps, c’est que nous en perdons beaucoup. » Cette pensée nous invite à
examiner notre manière de vivre. Mais la Parole de Dieu va plus loin : elle
nous apprend à compter nos jours devant le Créateur, afin de recevoir un cœur
sage.
✦ ✦ ✦
LE MIRACLE DE NAÎTRE.
Naître, c’est entrer dans une histoire que nous n’avons pas écrite. C’est
recevoir le souffle, la possibilité d’aimer, d’apprendre, de servir et de
connaître Dieu. Avant même que nous sachions prononcer Son nom, notre existence
témoigne déjà de Sa puissance créatrice. Le psalmiste s’émerveille :
« C’est Toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé
dans le sein de ma mère. Je Te loue de ce que je suis une créature si
merveilleuse. » Psaume cent trente-neuf, versets treize et
quatorze.
Le miracle de naître ne signifie pas que chaque naissance se déroule sans
douleur, ni que chaque enfant reçoit les mêmes chances. Certains arrivent au
milieu de la paix ; d’autres au milieu de la guerre, de la pauvreté ou de
l’abandon. Certains sont accueillis par des bras aimants ; d’autres doivent
lutter très tôt pour trouver une place. Pourtant, chaque vie humaine possède
une dignité que la violence, la pauvreté et le mépris ne devraient jamais
effacer.
Ne réduisez pas votre valeur à votre origine, à votre apparence, à votre
compte bancaire ou aux paroles blessantes que quelqu’un a prononcées contre
vous. Vous n’êtes pas un accident aux yeux de Dieu. Votre histoire peut porter
des cicatrices, mais vos cicatrices ne résument pas toute votre histoire.
Recevez la vie avec reconnaissance et demandez au Seigneur de vous montrer
comment la mettre au service du bien.
Chaque réveil est une occasion de recommencer, de demander pardon, de
réparer une injustice, de soutenir une personne découragée et de grandir dans
la foi. Ne remettez pas toujours à demain l’amour que vous pouvez manifester
aujourd’hui. Un appel, une visite, une prière ou une parole de paix peut
devenir une lumière dans la journée de quelqu’un.
La science peut décrire de nombreux mécanismes de la vie ; la foi nous
invite aussi à nous incliner devant le Dieu qui nous appelle à la
responsabilité. Que notre première réaction ne soit pas l’orgueil, mais la
gratitude. Remercions le Seigneur pour le souffle, pour les occasions reçues et
pour les personnes qui ont contribué à nous conduire jusqu’à aujourd’hui.
Bien-aimés, ne banalisez pas votre naissance et ne méprisez pas celle des
autres. Défendez la dignité des petits, des personnes âgées, des malades, des
pauvres et de ceux que la société oublie. Si Dieu nous a donné la vie, faisons
de nos mains des instruments de compassion et de nos paroles des semences
d’espérance.
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Après le miracle de la naissance, nous devons considérer la responsabilité
quotidienne de vivre : car le don reçu devient une mission à accomplir.
LE COURAGE DE VIVRE.
Vivre est un privilège, mais vivre n’est pas toujours facile. Il faut
traverser les saisons de joie et les vallées de l’ombre. Il faut parfois
sourire alors que le cœur pleure, continuer à marcher lorsque les forces
diminuent, et garder la foi quand les réponses tardent. Le courage chrétien
n’est pas l’absence de peur ; c’est la décision de ne pas laisser la peur
gouverner toute notre existence.
« Fortifie-toi et prends courage ! Ne t’effraie
point et ne t’épouvante point, car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout
ce que tu entreprendras. » Josué, chapitre un, verset neuf.
Le courage de vivre ne consiste pas à prétendre que tout va bien. Il
consiste à demander de l’aide quand nous en avons besoin, à accepter nos
limites, à reprendre la route après une chute et à chercher la sagesse au lieu
de nous enfermer dans le désespoir. Dieu ne nous promet pas une existence sans
tempêtes ; Il nous promet Sa présence au milieu des tempêtes.
Ne laissez pas une saison difficile décider de toute votre destinée. Le
chapitre que vous traversez n’est pas nécessairement la conclusion de votre
histoire. Cherchez du soutien auprès de personnes dignes de confiance, priez,
agissez avec prudence et faites aujourd’hui le prochain pas possible. Le
courage n’exige pas de tout résoudre en un jour ; il demande de ne pas renoncer
au bien.
Certains dépensent leurs journées à nourrir la rancune, la jalousie et les
querelles. D’autres les consacrent à servir, bâtir, transmettre et réconcilier.
La vie est trop courte pour faire de l’amertume notre demeure. Réglez les
conflits lorsque cela est possible, protégez votre paix, accomplissez votre
devoir et ne confondez pas l’agitation avec la fécondité.
Le prophète Ésaïe proclame que ceux qui se confient en l’Éternel
renouvellent leur force. Appuyez-vous sur Dieu, mais ne méprisez pas les moyens
d’aide qu’Il peut placer sur votre chemin : une famille, une communauté, un
professionnel compétent, un frère ou une sœur à l’écoute. La foi ne nous
interdit pas de demander de l’aide ; elle nous apprend à avancer avec humilité.
« Je puis tout par Celui qui me fortifie. » Philippiens,
chapitre quatre, verset treize.
L’écrivain Helen Keller a déclaré : « La vie est soit une aventure
audacieuse, soit rien. » Cette formule nous rappelle que la peur ne doit pas
nous empêcher de faire le bien. Osez apprendre, servir, pardonner, entreprendre
avec discernement et témoigner de votre foi. Le courage n’est pas toujours
spectaculaire : parfois, il se manifeste par la fidélité silencieuse d’une
journée ordinaire.
Frères et sœurs, vivez pleinement, mais vivez justement. Ne piétinez
personne pour avancer. Ne sacrifiez pas votre âme pour obtenir l’approbation du
monde. Le vrai courage est de rester fidèle à Dieu lorsque l’injustice semble
rentable, lorsque le mensonge paraît plus facile et lorsque la foule choisit
une autre direction.
✦ ✦ ✦
Mais même le courage le plus ferme rencontre une limite que nul être humain
ne peut abolir : la réalité de la mort. Regardons-la avec lucidité, sans
désespoir et sans fuite.
LA PEUR DE MOURIR.
La mort demeure l’une des réalités les plus redoutées de l’existence
humaine. Elle nous sépare de ceux que nous aimons, interrompt nos projets et
nous confronte à notre fragilité. Il est naturel de ressentir de la tristesse
devant la mort et de craindre l’inconnu. La Bible ne nous demande pas de jouer
les invincibles. Jésus Lui-même a pleuré devant le tombeau de Lazare. Les
larmes ne sont pas toujours un signe de faiblesse ; elles témoignent parfois de
la profondeur de l’amour.
Cependant, la peur de mourir devient dangereuse lorsqu’elle nous empêche de
vivre, lorsqu’elle nous enferme dans l’angoisse ou nous pousse à oublier toute
responsabilité présente. Nous ne connaissons ni le jour ni l’heure de notre
départ. Cette ignorance nous invite non à la panique, mais à la préparation
spirituelle, à la réconciliation et à une vie réconciliée avec Dieu.
Refusons l’illusion de l’invincibilité. Prenons soin de notre santé,
protégeons ceux qui nous sont confiés, mettons de l’ordre dans nos
responsabilités et exprimons notre amour pendant qu’il en est temps. Ne
laissons pas les paroles essentielles enfermées dans notre cœur jusqu’au jour
où il sera trop tard pour les prononcer.
Ne transformez pas la peur en superstition. Approchez-vous de Dieu avec
sincérité. Confessez vos fautes, recevez Sa grâce et recherchez la paix avec
ceux que vous avez blessés, lorsque cela peut se faire sans danger. La
préparation spirituelle n’est pas une transaction de dernière minute ; c’est
une relation vivante avec le Seigneur, cultivée jour après jour.
Soyons présents sans imposer des réponses faciles. Écoutons les personnes
endeuillées. Prions avec elles si elles le souhaitent. Aidons-les dans les
gestes concrets et laissons-leur le temps de pleurer. N’utilisons jamais la
Bible pour faire taire une souffrance. La compassion de Jésus nous appelle à
nous tenir près de ceux qui souffrent.
« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui
croit en Moi vivra, quand même il serait mort. » Évangile
selon Jean, chapitre onze, verset vingt-cinq.
La foi chrétienne ne prétend pas que la séparation est indolore. Elle
proclame que la mort n’a pas le dernier mot pour ceux qui appartiennent au
Christ. En Jésus, nous pouvons pleurer avec espérance. Nous pouvons affronter
la fin de notre parcours terrestre sans prétendre maîtriser le mystère, parce
que nous remettons notre avenir entre les mains du Seigneur.
Le poète Alfred de Vigny écrivait : « Seul le silence est grand ; tout le
reste est faiblesse. » Face à la mort, les mots sont parfois insuffisants. Que
notre silence soit alors une présence aimante, et que notre espérance ne se
transforme jamais en mépris pour la douleur d’autrui.
✦ ✦ ✦
Puisque la mort nous rappelle la limite de nos jours, elle nous conduit
vers la dernière perspective : l’éternité, qui donne un horizon à notre foi et
un sens profond à nos décisions.
LA PERSPECTIVE DE L’ÉTERNITÉ.
L’éternité n’est pas une simple idée destinée à consoler les hommes devant
la mort. Dans la foi chrétienne, elle est liée à la promesse de Dieu et à la
résurrection de Jésus-Christ. Elle nous rappelle que notre existence ne se
réduit pas à ce que nous possédons, à ce que les autres pensent de nous ou aux
succès que nous accumulons. Nos choix ont une portée spirituelle et morale.
« Et comme il est réservé aux hommes de mourir une
seule fois, après quoi vient le jugement. » Hébreux, chapitre neuf, verset
vingt-sept.
Ce verset nous appelle à prendre notre vie au sérieux. Il ne nous autorise
pas à condamner les autres avec arrogance ; il nous invite à examiner notre
propre cœur. La perspective de l’éternité ne nourrit ni l’orgueil ni la
panique. Elle nous pousse à chercher Dieu, à recevoir Sa grâce et à vivre dans
la justice, la miséricorde et la vérité.
N’attendez pas une circonstance idéale pour revenir au Seigneur.
Aujourd’hui est le jour où vous pouvez Lui ouvrir votre cœur. Reconnaissez
votre besoin de grâce, placez votre confiance en Jésus-Christ et apprenez à
marcher dans Ses voies. La foi ne consiste pas seulement à parler du ciel ;
elle commence par une relation vivante avec Dieu ici et maintenant.
Si nous croyons que la justice compte devant Dieu, refusons la corruption.
Si nous croyons que l’amour compte, prenons soin des personnes vulnérables. Si
nous croyons que la vérité compte, cessons de manipuler et de tromper. Si nous
croyons que le pardon est possible, faisons le premier pas vers la
réconciliation lorsque cela est sage et sûr. L’espérance éternelle transforme
notre conduite présente.
Les biens matériels peuvent changer de mains ; les titres peuvent
disparaître ; les applaudissements s’éteignent. Mais les gestes de bonté, les
paroles qui relèvent, la foi transmise et la vérité vécue peuvent continuer à
porter du fruit. Investissez dans les personnes. Enseignez aux enfants la
compassion et la fidélité. Servez votre communauté. Faites du bien sans
attendre une récompense humaine.
« Car nous marchons par la foi et non par la vue.
» Deux Corinthiens, chapitre cinq, verset sept.
L’éternité ne nous pousse pas à mépriser la terre ; elle nous apprend à y
vivre comme des intendants responsables. Nous devons travailler, construire,
soigner, enseigner et défendre la dignité humaine. Mais nous ne devons pas
faire de ces choses des idoles. Notre espérance ultime repose en Dieu, et cette
espérance nous rend libres de servir sans être esclaves du prestige.
L’écrivain C. S. Lewis a résumé une conviction chrétienne en ces termes : «
Si nous visons le ciel, nous gagnerons la terre en prime ; si nous visons la
terre, nous perdrons les deux. » Cette pensée nous rappelle que l’espérance
éternelle réoriente nos priorités. Elle ne nous détourne pas de nos devoirs ;
elle les éclaire d’une lumière plus grande.
Bien-aimés, ne vivons pas seulement pour le prochain repas, le prochain
salaire, la prochaine réussite ou la prochaine reconnaissance. Vivons avec une
espérance qui dépasse les circonstances. Que notre foi se voie dans notre
manière de parler, de travailler, de pardonner et de secourir. Et lorsque notre
parcours terrestre arrivera à son terme, remettons-nous avec confiance au Dieu
dont la fidélité ne s’épuise pas.
✦ ✦ ✦
Aujourd’hui, quatre vérités se dressent devant nous. Le miracle de naître
nous appelle à la gratitude. Le courage de vivre nous appelle à la fidélité. La
peur de mourir nous appelle à la lucidité et à la compassion. La perspective de
l’éternité nous appelle à la foi et à la préparation.
Alors, ne méprisez pas le don de la vie. Ne laissez pas les épreuves vous
voler tout courage. Ne laissez pas la peur de la mort vous priver de l’amour et
du service. Ne remettez pas à demain votre réponse à l’appel de Dieu. Si vous
vous êtes éloigné du Seigneur, revenez à Lui. Si vous portez une blessure,
cherchez le soutien nécessaire. Si vous avez offensé quelqu’un, demandez pardon
avec humilité. Si vous avez reçu une bénédiction, partagez-la.
Que chacun se pose une dernière question : si aujourd’hui était une page
importante de mon histoire, que voudrais-je y voir écrit ? Que cette page porte
la foi plutôt que le mépris, la bonté plutôt que la cruauté, la vérité plutôt
que le mensonge, le service plutôt que l’égoïsme, et l’espérance plutôt que le
désespoir.
Seigneur, apprends-nous à recevoir la vie comme un don, à la vivre avec
courage, à affronter nos peurs avec Ta présence et à regarder l’éternité avec
confiance. Fais de nous des témoins de Ta grâce. Que nos jours Te rendent
gloire et que notre espérance demeure ancrée en Jésus-Christ. Amen.