« Mais
quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ; et quiconque
veut être le premier parmi vous, qu’il soit l’esclave de tous. Car le Fils de
l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner Sa vie comme
la rançon de beaucoup. »
(Marc
dix, quarante-trois à quarante-cinq)
✦ ✦ ✦
LE DÉSIR ÉGOÏSTE.
LE CHEMIN DU SERVITEUR.
LA GRANDEUR AUTHENTIQUE.
✦ ✦ ✦
LA GRANDEUR SELON CHRIST : SERVIR POUR
RÉGNER.
Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans
la foi,
Il y a une tragédie silencieuse qui
traverse le cœur humain. L’homme veut monter. Il veut être vu. Il veut être
reconnu. Il veut être applaudi. Il veut avoir le premier siège, le premier mot,
le premier honneur, le premier salaire, la première place. Et parfois, sans
même s’en rendre compte, il transporte cette mentalité jusque dans la maison de
Dieu.
Nous vivons dans un monde qui mesure la
grandeur par la position. On demande : « Qui es-tu ? » et souvent la réponse
est : « Je suis ceci. Je possède cela. Je dirige ceci. Je connais telle
personne. J’ai obtenu telle place. » Le monde enseigne à paraître grand. Christ
enseigne à devenir serviteur.
Voilà le choc de notre texte. Jésus est
entouré de disciples qui L’aiment, qui Le suivent, qui ont quitté leurs filets,
leurs maisons, leurs anciennes sécurités. Mais au milieu de cette marche avec
Jésus, quelque chose demeure encore vivant en eux : l’ambition personnelle.
Jacques et Jean viennent auprès de Jésus
avec une demande. Ils ne demandent pas seulement de Le suivre. Ils demandent
une place. Ils regardent vers le trône alors que Jésus regarde vers la croix.
Ils pensent couronne. Jésus parle de coupe. Ils pensent honneur. Jésus parle de
souffrance. Ils pensent position. Jésus parle de service.
Et le drame est encore plus profond : les
dix autres disciples deviennent indignés. Pourquoi ? Parce qu’ils n’étaient
peut-être pas moins ambitieux. Ils étaient simplement arrivés trop tard pour
formuler la demande. La compétition était là. Le désir de grandeur était là. La
comparaison était là.
Jésus va donc arrêter la course. Jésus va
briser la logique du monde. Jésus va renverser la définition humaine de la
grandeur. Il va enseigner à Son Église une vérité qui dérange les ambitions
charnelles : dans le Royaume de Dieu, celui qui veut monter doit apprendre à
descendre ; celui qui veut être grand doit apprendre à servir ; celui qui veut
être premier doit apprendre à devenir l’esclave de tous.
Aujourd’hui, Dieu ne nous appelle pas à
chercher une place pour nous-mêmes. Il nous appelle à chercher une place pour
servir. Il ne nous demande pas : « Combien de personnes te servent ? » Il nous
demande : « Combien de personnes as-tu servies ? »
Car la vraie grandeur ne se mesure pas au
nombre de personnes qui se lèvent quand tu entres. Elle se mesure au nombre de
personnes qui se relèvent parce que tu as accepté de t’abaisser.
✦ ✦ ✦
Entrons d’abord dans le premier
mouvement de cette parole de Jésus : le désir de grandeur qui peut devenir un
piège.
UNE DEMANDE RÉVÉLATRICE.
LE DÉSIR ÉGOÏSTE.
Marc nous montre Jacques et Jean
s’approchant de Jésus. Ils veulent quelque chose. Ils veulent des places
privilégiées. Ils veulent être à Sa droite et à Sa gauche dans Sa gloire. Leur
demande révèle une vérité : on peut être proche de Jésus tout en portant encore
des ambitions qui ne ressemblent pas à Jésus.
C’est possible de chanter pour Jésus et de
chercher notre propre gloire. C’est possible de prêcher Jésus et de vouloir
être admiré. C’est possible de servir dans l’Église et de souffrir parce qu’un
autre reçoit plus de reconnaissance. C’est possible de travailler dans l’œuvre
de Dieu et de transformer le service en compétition.
Le problème n’est pas seulement ce que nous
faisons. Le problème est parfois pourquoi nous le faisons. Deux personnes
peuvent accomplir exactement le même service. L’une cherche Christ. L’autre
cherche son nom. L’une veut bénir. L’autre veut être remarquée.
Jésus ne condamne pas le désir de grandeur
en lui-même. Il le redéfinit. Il prend cette énergie humaine et la dirige vers
le service. Il ne dit pas : « Ne désirez jamais être grand. » Il dit, en
substance : « Si tu veux être grand, apprends à servir. »
UNE COMPÉTITION DANGEREUSE.
Lorsque les dix autres disciples apprennent
la demande de Jacques et Jean, ils commencent à s’indigner. Mais derrière cette
indignation se cache une lutte de pouvoir. Chacun veut savoir qui sera le plus
grand. La communauté des disciples risque de devenir une arène.
Et combien de fois cela arrive-t-il encore
? Dans une famille, chacun veut avoir raison. Dans une association, chacun veut
contrôler. Dans une communauté, chacun veut être reconnu. Dans une assemblée,
chacun peut être tenté de défendre son territoire. Le service devient parfois
un siège à conquérir au lieu d’un autel où se donner.
Proverbes dit : « L’orgueil d’un homme l’abaisse, mais celui qui est humble d’esprit
obtient la gloire. » (Proverbes
vingt-neuf, vingt-trois)
L’orgueil veut monter sans passer par
l’humilité. Il veut la couronne sans la croix. Il veut la résurrection sans
Gethsémané. Il veut la gloire sans le sacrifice. Mais avec Jésus, le chemin de
la vraie grandeur passe par le service.
UNE SAGESSE SÉCULIÈRE À RENVERSER.
L’écrivain et philosophe Ralph Waldo
Emerson a écrit : « La gloire, c’est de
faire de grandes choses sans chercher à être remarqué. » Cette pensée, dans
sa portée générale, rejoint une vérité que l’Évangile pousse beaucoup plus loin
: le service véritable n’a pas besoin de projecteur pour être vu par Dieu.
William James disait : « Agissez comme si ce que vous faites faisait une différence. Cela en
fait une. » Pour le disciple de Christ, cette différence ne dépend pas d’un
applaudissement humain. Un verre d’eau donné avec amour peut avoir une valeur
éternelle. Une visite à une personne seule peut devenir une prédication. Une
prière faite dans le secret peut soutenir une vie entière.
✦ ✦ ✦
Après avoir dénoncé le désir
égoïste, Jésus nous conduit maintenant vers le chemin qui transforme l’ambition
en vocation : le service.
UNE DÉFINITION RÉVOLUTIONNAIRE.
LE CHEMIN DU SERVITEUR.
Jésus appelle Ses disciples et leur dit : « Vous savez que ceux qu’on regarde comme
les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les dominent. Il n’en
est pas de même au milieu de vous. » (Marc
dix, quarante-deux à quarante-trois)
Quelle parole ! « Il n’en est pas de même
au milieu de vous. » Voilà la différence de l’Église. Voilà la révolution de
Jésus. Le monde dit : « Le grand commande. » Jésus dit : « Le grand sert. » Le
monde dit : « Monte sur les autres. » Jésus dit : « Porte les autres. » Le
monde dit : « Fais-toi un nom. » Jésus dit : « Donne-toi pour les autres. »
Le Royaume de Dieu possède une autre
logique. Ici, la grandeur n’est pas une hauteur qui écrase ; c’est une hauteur
de caractère qui se met au service des autres.
UN MODÈLE INCARNÉ.
Jésus ne donne pas une théorie. Il donne Sa
propre vie comme modèle. Quelques versets plus loin, Il dit : « Car le Fils de l’homme est venu, non pour
être servi, mais pour servir et donner Sa vie comme la rançon de beaucoup. »
(Marc dix, quarante-cinq)
Regardez Jésus ! Lui qui pouvait être servi
a choisi de servir. Lui qui avait toute autorité a lavé les pieds de Ses
disciples. Lui qui avait toute gloire a accepté l’humiliation. Lui qui
possédait tout a donné Sa vie. Lui qui n’avait rien à prouver a accepté de
mourir pour des pécheurs.
Jean rapporte ce moment bouleversant : « Jésus, qui savait que le Père avait remis
toutes choses entre Ses mains, qu’Il était venu de Dieu, et qu’Il s’en allait à
Dieu, se leva de table, ôta Ses vêtements, et prit un linge, dont Il Se
ceignit. » (Jean treize, trois à
quatre)
Remarquez le paradoxe. Parce qu’Il savait
Qui Il était, Jésus pouvait S’abaisser. L’insécurité cherche à être applaudie.
L’identité solide peut servir sans être honorée. Jésus n’avait pas besoin de
rappeler qu’Il était le Maître. Il pouvait prendre la serviette.
LE SERVICE DANS LES PETITES CHOSES.
Le service chrétien commence rarement dans
les grandes tribunes. Il commence dans les petites choses. Écouter. Encourager.
Pardonner. Visiter. Prier. Consoler. Donner. Enseigner. Porter une charge.
Soutenir une famille. Aider un frère. Relever une sœur. Ouvrir sa maison.
Donner du temps.
Jésus dit : « Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les
grandes. » (Luc seize, dix)
Ne méprise jamais les petites occasions de
servir. Le ciel n’est pas impressionné par nos titres. Dieu regarde le cœur.
Une grande œuvre accomplie avec un petit cœur peut devenir vide. Une petite
œuvre accomplie avec un grand amour peut devenir immense devant Dieu.
LE SERVICE QUI COÛTE.
Servir véritablement coûte quelque chose.
Il coûte du temps. Il coûte parfois de l’argent. Il coûte du confort. Il coûte
de la réputation. Il coûte parfois le droit de répondre. Il coûte parfois le
droit d’avoir le dernier mot.
Jésus ne dit pas seulement : « Soyez
disponibles. » Il parle de donner Sa vie. Le service chrétien authentique porte
donc la marque du sacrifice.
Mère Teresa a déclaré : « Je ne serai jamais capable de changer le
monde entier, mais je peux jeter une pierre dans l’eau et créer beaucoup de
rides. » La leçon est simple : ne laisse pas l’immensité du besoin
t’empêcher de répondre à la personne que Dieu place devant toi.
✦ ✦ ✦
Nous arrivons maintenant au sommet
du message : Jésus révèle que la vraie grandeur ne se trouve ni dans le trône
ni dans le titre, mais dans une vie donnée.
UNE GRANDEUR RENVERSÉE.
LA GRANDEUR AUTHENTIQUE.
Jésus dit : « Quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ; et
quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit l’esclave de tous. » (Marc dix, quarante-trois à
quarante-quatre)
Jésus ne détruit pas la grandeur. Il la
purifie. Il ne supprime pas le désir d’être premier. Il lui donne une
direction. Tu veux être premier ? Sois le premier à pardonner. Le premier à
aider. Le premier à prier. Le premier à tendre la main. Le premier à
encourager. Le premier à reconnaître la valeur de l’autre.
Le Royaume n’est pas une course pour
écraser les autres. C’est une course pour porter les autres.
Paul écrit : « Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que
l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.
» (Philippiens deux, trois)
Quelle médecine pour nos cœurs ! Regarder
l’autre comme digne d’honneur. Se réjouir de la réussite de l’autre. Ne pas
être menacé parce qu’un autre est béni. Ne pas chercher à éteindre une lumière
parce que Dieu l’a allumée ailleurs.
UNE GRANDEUR QUI PORTE LES FAIBLES.
Jésus n’a jamais utilisé Sa puissance pour
écraser les faibles. Il a utilisé Sa puissance pour relever les faibles. Il a
touché les lépreux. Il a accueilli les enfants. Il a parlé avec les méprisés.
Il a pleuré avec ceux qui pleuraient. Il a nourri les foules. Il a pardonné aux
pécheurs. Il a relevé Pierre après sa chute.
Voilà la grandeur authentique. Elle ne
demande pas : « Que puis-je obtenir de cette personne ? » Elle demande : « Que
puis-je apporter à cette personne ? » Elle ne demande pas : « Qui peut
augmenter mon importance ? » Elle demande : « Qui puis-je aider à grandir ? »
Une Église forte n’est pas seulement une
Église où beaucoup viennent. C’est une Église où ceux qui viennent sont
relevés, guéris dans leur espérance, enseignés dans la vérité, entourés dans
l’épreuve et envoyés pour servir.
UNE GRANDEUR QUI ACCEPTE LA COUPE.
Avant de parler de gloire, Jésus avait
demandé à Jacques et Jean : « Pouvez-vous
boire la coupe que Je dois boire, ou être baptisés du baptême dont Je dois être
baptisé ? » (Marc dix, trente-huit)
La coupe parle du prix. La gloire
chrétienne n’est pas une décoration sans douleur. Le chemin du disciple passe
par l’obéissance. Il y aura des moments où servir signifiera continuer alors
qu’on est fatigué. Pardonner alors qu’on a été blessé. Prier alors qu’on ne
voit pas encore la réponse. Donner alors qu’on aurait voulu garder. Rester
fidèle alors que personne ne regarde.
Mais voici la bonne nouvelle : la coupe
n’est jamais toute l’histoire. Après la croix vient la résurrection. Après les
larmes vient la joie. Après l’épreuve vient la couronne. Après le service
fidèle vient la récompense de Dieu.
UNE GRANDEUR QUI PORTE UNE RÉCOMPENSE ÉTERNELLE.
Jésus n’oublie jamais le service accompli
dans Son nom. Hébreux nous rappelle : «
Dieu n’est pas injuste, pour oublier votre travail et l’amour que vous avez
montré pour Son Nom. » (Hébreux six,
dix)
Peut-être que personne ne voit ton
sacrifice. Dieu le voit. Peut-être que personne ne remercie ton cœur fidèle.
Dieu le voit. Peut-être que tu as servi dans le silence, prié dans le secret,
donné sans publicité, pardonné sans recevoir d’excuses, aidé sans recevoir de
retour.
Ne te décourage pas. Le Dieu qui voit dans
le secret saura récompenser au grand jour.
✦ ✦ ✦
Après avoir contemplé la grandeur du
Serviteur, il nous reste à entendre l’appel personnel que Jésus adresse
aujourd’hui à chacun de nous.
À CEUX QUI CHERCHENT UNE PLACE.
Peut-être que ton cœur dit : « Seigneur,
donne-moi une place. » Jésus te répond : « Donne-moi ton cœur de serviteur. »
La place viendra au temps de Dieu. Ne force pas la porte. Ne manipule pas les
circonstances. Ne détruis pas quelqu’un pour monter.
David a été oint avant d’être établi. Entre
l’onction et le trône, il y avait un long chemin de formation. Dieu utilise
parfois les saisons cachées pour préparer les serviteurs visibles.
Si Dieu t’a caché aujourd’hui, sers. Si
Dieu t’a placé devant, sers. Si tu as beaucoup, sers. Si tu as peu, sers. Si
personne ne te remercie, sers. Si les hommes t’applaudissent, sers encore, mais
garde ton cœur humble.
À CEUX QUI SONT FATIGUÉS.
Il y a aussi quelqu’un qui dit : « J’ai
tellement servi, et personne ne m’a considéré. » Écoute cette parole : ton
service n’est pas perdu. Dieu n’est pas injuste pour oublier ton travail.
Ne laisse pas la déception transformer ton
cœur de serviteur en cœur amer. Tu n’as pas commencé pour les hommes. Tu as
commencé pour Christ. Si les hommes oublient, Dieu n’oublie pas. Si les hommes
minimisent, Dieu connaît la valeur. Si les hommes ferment une porte, Dieu reste
Maître des portes.
Galates nous exhorte : « Ne nous lassons pas de faire le bien ; car nous moissonnerons au
temps convenable, si nous ne nous relâchons pas. » (Galates six, neuf)
À CEUX QUI DOIVENT DESCENDRE.
Aujourd’hui, peut-être que Dieu te demande
de descendre. Descendre de ton orgueil. Descendre de ton ressentiment.
Descendre de ton besoin d’avoir raison. Descendre de ta recherche de
reconnaissance. Descendre de ton besoin d’être toujours consulté.
Descends ! Car dans le Royaume de Dieu,
descendre avec Jésus n’est jamais une défaite. C’est le chemin vers une autre
forme de grandeur.
Jésus S’est abaissé, et le Père L’a
souverainement élevé. Paul écrit : « Il
S’est humilié Lui-même, Se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la
mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu L’a souverainement élevé. » (Philippiens deux, huit à neuf)
✦ ✦ ✦
Le message nous conduit maintenant
vers une dernière décision : remplacer la recherche de grandeur personnelle par
une vie entièrement consacrée au service.
Aujourd’hui, choisissons le chemin de
Jésus. Dans nos familles : servons. Dans nos assemblées : servons. Dans nos
relations : servons. Dans nos responsabilités : servons. Dans nos communautés :
servons.
Que celui qui sait enseigner enseigne pour
édifier. Que celui qui sait chanter chante pour conduire les cœurs vers Dieu.
Que celui qui sait organiser organise pour faciliter la mission. Que celui qui
possède des ressources les mette au service du Royaume. Que celui qui a de
l’influence l’utilise pour relever ceux qui n’en ont pas.
Ne cherchons plus seulement : « Seigneur,
bénis-moi. » Apprenons aussi à prier : « Seigneur, fais de moi une bénédiction.
» Ne demandons pas seulement : « Seigneur, élève-moi. » Demandons : « Seigneur,
rends-moi utile entre Tes mains. »
Le monde demande : « Qu’est-ce que tu peux
obtenir ? » Jésus demande : « Qu’est-ce que tu peux donner ? » Le monde demande
: « Combien de personnes te servent ? » Jésus demande : « Combien de personnes
as-tu aidées ? » Le monde cherche les premières places. Jésus cherche des
serviteurs.
Et peut-être qu’un jour, lorsque les livres
seront ouverts devant Dieu, nous découvrirons que les plus grands n’étaient pas
toujours ceux dont les noms étaient les plus connus. Nous découvrirons que des
mères ont été grandes parce qu’elles ont prié. Des pères ont été grands parce
qu’ils ont aimé. Des frères et des sœurs ont été grands parce qu’ils ont porté
les fardeaux des autres. Des serviteurs anonymes ont été grands parce qu’ils
ont donné sans réclamer la gloire.
Voilà la grandeur qui demeure.
Alors, Église du Seigneur, cessons de
courir après les titres. Courons après l’amour. Cessons de réclamer les sièges.
Prenons la serviette. Cessons de demander : « Qui est le plus grand ? »
Demandons : « Qui puis-je servir aujourd’hui ? »
Car le Fils de l’homme est venu non pour
être servi, mais pour servir. Et si notre Maître a choisi le chemin du service,
comment Son Église pourrait-elle choisir un autre chemin ?
Servir quand personne ne regarde. Servir
quand on est applaudi. Servir quand on est critiqué. Servir dans l’abondance.
Servir dans le manque. Servir dans la joie. Servir dans les larmes. Servir
jusqu’au bout.
Que notre prière soit : « Seigneur Jésus,
délivre-moi de la grandeur qui cherche mon nom. Donne-moi la grandeur qui
cherche Ta gloire. Arrache de mon cœur la compétition, l’orgueil et la
jalousie. Mets en moi l’humilité, la compassion, la fidélité et l’esprit de
service. Fais de ma vie une bénédiction. »
Et quand viendra le jour où nous nous
tiendrons devant Lui, puisse-t-Il trouver en nous non pas des serviteurs qui
ont cherché leur propre gloire, mais des serviteurs qui ont aimé, donné,
pardonné, prié, porté, consolé et travaillé pour Son Royaume.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés, la grandeur selon Jésus est
différente. Elle ne s’élève pas pour dominer. Elle s’élève pour servir. Elle ne
cherche pas à être portée. Elle porte. Elle ne cherche pas à être honorée. Elle
honore. Elle ne cherche pas à recevoir. Elle donne.
Aujourd’hui, choisissons la serviette
plutôt que le siège. Le sacrifice plutôt que l’apparence. L’obéissance plutôt
que l’orgueil. Le service plutôt que la compétition. Christ plutôt que
nous-mêmes.
Et souvenons-nous : celui qui sert avec
amour ne perd jamais sa vie. Il la confie entre les mains de Dieu. Celui qui
s’abaisse devant Dieu ne sera pas oublié. Celui qui donne pour Christ investit
dans l’éternité.
Que nos maisons deviennent des lieux de
service. Que nos assemblées deviennent des ateliers de service. Que nos
familles deviennent des écoles d’humilité. Que nos ministères deviennent des
autels de sacrifice. Que notre génération voie encore des hommes et des femmes
qui ne cherchent pas leur propre gloire, mais qui veulent simplement dire : «
Seigneur, me voici. Envoie-moi. Utilise-moi. »
Et lorsque Dieu nous demandera ce que nous
avons fait de ce qu’Il nous a confié, puissions-nous répondre : « Seigneur,
j’ai essayé de servir. J’ai essayé d’aimer. J’ai essayé de relever. J’ai essayé
de donner. Et tout ce que j’ai fait, je l’ai fait pour Ta gloire. »
✦ ✦ ✦
Oh ! Qu’il en soit ainsi. Amen et Amen.