Jésus-Christ : le seul Sauveur

...ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5:11-13



lundi 19 octobre 2026

La course joyeuse

« Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu. »

Actes Vingt, le verset Vingt-quatre.

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LA VIE CONSACRÉE.

LA COURSE JOYEUSE.

LA GRÂCE PROCLAMÉE.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Imaginez le rivage de Milet. Le vent chargé d’embruns souffle sur le port. Les anciens d’Éphèse, venus en hâte, se pressent autour d’un homme usé par les chaînes, les naufrages et les coups. Cet homme est Paul. Il sait que c’est la dernière fois qu’ils le voient. Il vient de leur dire : « Lié par l’Esprit, je vais à Jérusalem, ne sachant pas ce qui m’y arrivera », Actes Vingt, le verset Vingt-deux. Quelque part, à Jérusalem, des chaînes l’attendent. Et c’est à cet instant précis, au bord de la mer et au bord du gouffre, que ses lèvres laissent tomber la plus belle déclaration de toute sa vie.

Il n’y a ni trompette ni tambour, ni discours d’un héros sûr de sa victoire. Il y a un homme qui regarde la prison, la souffrance et peut-être la mort, et qui dit : « Je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie », Actes Vingt, le verset Vingt-quatre. Voilà une phrase qui renverse le monde. Car le monde nous crie : sauve ta peau, protège ton confort, soigne ton image. Mais Paul répond : ma vie ne m’appartient plus ; elle appartient à Celui qui m’a racheté.

Aujourd’hui, ce texte nous interpelle comme jamais. Il nous montre trois choses : la vie consacrée, la course joyeuse et la grâce proclamée. Que le Seigneur Jésus, qui a saisi Paul, nous saisisse aussi.

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Avant de courir, il faut apprendre à livrer sa vie ; regardons d’abord la vie consacrée. Oui,

LA VIE CONSACRÉE.

Paul dit : « Je ne fais aucun cas de ma vie ». Attention, frères et sœurs : il ne dit pas que la vie est méprisable. La vie est un don de Dieu, un souffle précieux sorti de Ses mains. Il dit seulement qu’elle n’est pas son idole. Il refuse d’en faire le but suprême. Le philosophe Sénèque, dans son traité De la brièveté de la vie, observait : « Ce n’est pas que nous ayons peu de temps, mais nous en perdons beaucoup. » Combien de vies sont gaspillées dans la poursuite de ce qui passe ! Paul, lui, n’a pas perdu une minute : il a tout misé sur ce qui demeure.

Écoutez la parole du Maître : « Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de Moi la sauvera », Luc Neuf, le verset Vingt-quatre. C’est le paradoxe de l’Évangile : on ne garde que ce que l’on donne. La graine qui refuse de mourir reste seule ; celle qui tombe en terre porte du fruit.

Et pourquoi Paul peut-il parler ainsi ? Parce qu’il a rencontré Jésus. Il a compris que sa vie ne valait rien tant qu’elle était à lui, et qu’elle valait tout dès qu’elle était à Dieu. Il l’écrira lui-même : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi », Galates Deux, le verset Vingt. Voilà la vie consacrée : non pas une vie diminuée, mais une vie enfin habitée par Christ.

Frères et sœurs, qu’avez-vous déposé sur l’autel aujourd’hui ? Votre temps ? Vos talents ? Vos ambitions ? Remettez-les entre les mains de Celui qui sait en faire un chef-d’œuvre. Ce que vous perdez pour Lui, vous le retrouverez au centuple dans Sa gloire.

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Quand la vie est livrée, la course peut commencer ; contemplons maintenant la course joyeuse. Oui,

LA COURSE JOYEUSE.

« Pourvu que j’accomplisse ma course avec joie. » Voyez le mot : course. Paul ne parle pas d’une promenade, ni d’un repos. Il parle d’un parcours qui exige de l’endurance, de la discipline et de la souffrance. Il écrira aux Philippiens : « Mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ », Philippiens Trois, les versets Treize et Quatorze.

Victor Hugo a chanté, dans Les Châtiments : « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent. » Paul a lutté jusqu’à son dernier souffle. Mais regardez le secret : il court avec joie. Non pas la joie facile de celui qui n’a aucun problème, mais la joie profonde de celui qui sait pour Qui il court. « La joie de l’Éternel sera votre force », Néhémie Huit, le verset Dix. Les coureurs fatigués abandonnent ; les coureurs joyeux persévèrent.

Mais comment courir quand les jambes tremblent ? L’épître aux Hébreux nous donne le secret : « Ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi », Hébreux Douze, le verset Deux. Le coureur qui regarde ses pieds trébuche ; celui qui regarde la foule se détourne ; celui qui regarde Jésus arrive. Au soir de sa course, Paul pourra dire : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi », Deux Timothée Quatre, le verset Sept.

Et vous, frères et sœurs, où en est votre course ? Êtes-vous encore sur la piste, ou assis sur le bord du chemin ? Le Seigneur ne vous demande pas d’être le plus rapide, mais d’être fidèle, et de courir avec joie.

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Et celui qui court ne court pas pour lui-même ; écoutons enfin la grâce proclamée. Oui,

LA GRÂCE PROCLAMÉE.

Pourquoi Paul court-il ? Il le dit : « Et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu ». Remarquez : le ministère est reçu. Paul ne l’a pas choisi, il ne l’a pas mérité, il ne l’a pas fabriqué. Il l’a reçu. Le plus grand des apôtres demeure un serviteur qui tient un message qui n’est pas le sien. Et quel message ! La grâce. Ni la loi qui condamne, ni la tradition qui épuise, mais la grâce.

Éphésiens Deux, le verset Huit, la résume : « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ». Paul n’était pas digne : il avait persécuté l’Église et approuvé la mort d’Étienne. Et cette même grâce l’a relevé, pardonné, envoyé. C’est pourquoi il ne peut pas se taire. Quand on a goûté la grâce, on ne la garde pas pour soi. « Car je n’ai pas honte de l’Évangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit », Romains Un, le verset Seize.

Antoine de Saint-Exupéry écrivait, dans Terre des hommes : « Être homme, c’est précisément être responsable. » Le chrétien est responsable de la bonne nouvelle. Autour de nous, des hommes et des femmes marchent dans la nuit sans savoir que la grâce existe, simplement parce que personne n’a ouvert la bouche. L’Évangile est un trésor remis à nos mains, et nous n’avons pas le droit de l’enterrer.

Annoncez la grâce ! À votre voisin fatigué, à votre collègue sans espérance, à votre frère tombé. La grâce n’est pas une idée à débattre, c’est un cadeau à offrir.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Regardons une dernière fois Paul sur le rivage de Milet. Il n’a ni armée, ni fortune, ni garantie de lendemain. Mais il a une vie livrée, une course joyeuse et une grâce à proclamer. Cela suffit. Et si Dieu l’a rendu capable de tenir, Il nous rendra capables aussi.

Alors, aujourd’hui, posons notre vie sur l’autel. Rechaussons nos sandales. Courons avec joie, les yeux fixés sur Jésus, jusqu’au jour où nous entendrons Sa voix nous accueillir dans Sa joie éternelle. Que Dieu soit loué !

Qu’il en soit ainsi. Amen et Amen.

 

dimanche 18 octobre 2026

LA VOIX TRANSFORMÉE

« Ananias sortit ; et, lorsqu’il fut arrivé dans la maison, il lui imposa les mains, en disant : Saul, mon frère, le Seigneur Jésus, qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m’a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint-Esprit. »

Actes Neuf, le verset Dix-sept.

« Et aussitôt il prêcha dans les synagogues que Jésus est le Fils de Dieu. »

Actes Neuf, le verset Vingt.

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LA MAIN OBÉISSANTE.

LA VUE RESTAURÉE.

LA VOIX TRANSFORMÉE.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Imaginez la scène. Un homme est assis dans le noir, dans la maison de Judas, rue Droite, à Damas. Il y a trois jours, cet homme marchait fier, des lettres en poche, la gorge pleine de menaces. L’Écriture le décrit ainsi : « … Saul, respirant toujours la menace et le meurtre contre les disciples du Seigneur, alla chez le souverain sacrificateur », Actes Neuf, le verset Un. Il était le loup qui venait dévorer le troupeau. Mais sur le chemin, la lumière du ciel a brisé son orgueil, et voici le chasseur devenu aveugle, conduit par la main comme un enfant. Actes Neuf, le verset Neuf, nous dit : « Il resta trois jours sans voir, et il ne mangea ni ne but. »

Frères et sœurs, regardez bien cet homme brisé. Il n’a plus de titre, plus de lettres, plus de pouvoir. Il n’a que sa nuit, son jeûne et sa prière. Saint Augustin, dans ses Confessions, a donné la clef de toute âme en fuite : « Tu nous as faits pour Toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en Toi. » Saul courait, mais son cœur n’avait aucun repos. Il fallait qu’un jour la course s’arrête aux pieds de Jésus.

Aujourd’hui, le même Seigneur Se tient devant nous. Il ne vient pas pour nous condamner, mais pour nous relever. Et Il nous montre, dans ce texte, trois merveilles : la main obéissante, la vue restaurée et la voix transformée. Que le Saint-Esprit ouvre nos oreilles comme Il ouvrit les yeux de Saul.

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Avant de contempler la vue rendue, regardons d’abord la main qui s’avance.

LA MAIN OBÉISSANTE.

Ananias n’était pas un apôtre. Il n’était ni évêque ni prophète célèbre ; l’Écriture l’appelle simplement un disciple. Pourtant, c’est à lui que le Seigneur confie la plus délicate des missions : aller vers l’ennemi public de l’Église. Pensez-vous qu’il ait accepté sans trembler ? Non. Il a discuté. Il a objecté. « Seigneur, j’ai appris de plusieurs personnes tous les maux que cet homme a faits à Tes saints dans Jérusalem », Actes Neuf, le verset Treize. Il avait peur, et sa peur était humaine, légitime, compréhensible.

Mais voyez la réponse du Ciel. Le Seigneur ne discute pas avec la peur ; Il la remplace par une vision. « Va, car cet homme est un instrument que J’ai choisi, afin qu’il porte Mon nom devant les nations, devant les rois, et devant les fils d’Israël », Actes Neuf, le verset Quinze. Là où Ananias voyait un loup, Dieu voyait un vase. Là où Ananias voyait un passé, Dieu voyait une destinée. Là où nous voyons le pire des hommes, Dieu voit déjà le meilleur des instruments.

Et alors, le texte prononce deux mots qui valent une cathédrale : « Ananias sortit », Actes Neuf, le verset Dix-sept. Il ne discute plus. Il se leva, il marcha, il entra, il imposa les mains. Puis il prononça le mot le plus tendre de tout le récit : « Saul, mon frère ». Le persécuteur d’hier devient frère dans la bouche de l’obéissance. Victor Hugo écrivait, dans Les Misérables : « Il y a des moments où, quelle que soit l’attitude du corps, l’âme est à genoux. » Les jambes d’Ananias étaient peut-être debout, mais son âme était à genoux devant son Maître. Voilà la main obéissante : elle tremble peut-être, mais elle avance.

Le Seigneur Jésus a dit : « Mais Moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent », Matthieu Cinq, le verset Quarante-quatre. Ananias a mis cette parole en pratique dans la maison de Judas, rue Droite. Frères et sœurs, qui est votre Saul aujourd’hui ? Quel visage vous fait fuir ? Dieu vous envoie peut-être vers lui, non pas avec un jugement, mais avec une main ouverte et un mot de frère. Obéissez. Levez-vous. Sortez. Car il y a un Saul qui attend dans le noir, et le Seigneur a choisi votre main pour le conduire vers la lumière.

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Quand la main obéit, le ciel agit ; contemplons maintenant la vue restaurée.

LA VUE RESTAURÉE.

À peine la main d’Ananias a-t-elle touché Saul que le miracle éclate. « Au même instant, il tomba de ses yeux comme des écailles, et il recouvra la vue. Il se leva, et fut baptisé », Actes Neuf, le verset Dix-huit. Remarquez la précision : ce n’est pas la main d’Ananias qui guérit, c’est le Seigneur Jésus. Ananias n’a fait qu’obéir ; Dieu a fait le reste. Les écailles ne sont pas tombées peu à peu, mais au même instant.

Pourtant, il existe une cécité plus grave que celle des yeux. Avant le chemin de Damas, Saul voyait parfaitement, et il était aveugle. Il lisait la Loi, mais ne reconnaissait pas le Messie. Il connaissait les Écritures, mais ignorait le Dieu des Écritures. Antoine de Saint-Exupéry a écrit, dans Le Petit Prince : « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » Combien de fois l’orgueil, la rancune et la religion sans vie ont-ils posé des écailles sur nos regards ! Nous sommes assis à l’église, les yeux ouverts, et le cœur dans l’obscurité.

L’Apôtre le dira plus tard lui-même : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature ; les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles », Deux Corinthiens Cinq, le verset Dix-sept. Voyez maintenant l’ordre de Dieu : la vue, puis le baptême, puis la nourriture, puis la communion. « Après qu’il eut pris de la nourriture, ses forces lui revinrent. Saul passa quelques jours avec les disciples qui étaient à Damas », Actes Neuf, le verset Dix-neuf. Le nouveau converti ne vit pas seul : Dieu le place au milieu de ses frères. Un chrétien sans communauté est une braise séparée du brasier ; elle finit par s’éteindre.

Demandez donc au Seigneur qu’Il fasse tomber vos écailles. Consentez au baptême, à la Parole, à la communion des saints. Il vous rend la vue, non pour contempler vos propres exploits, mais pour voir Jésus.

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Et lorsque les yeux s’ouvrent, la bouche ne peut plus se taire ; écoutons la voix transformée.

LA VOIX TRANSFORMÉE.

Lisez bien le verset Vingt : « Et aussitôt il prêcha dans les synagogues que Jésus est le Fils de Dieu », Actes Neuf, le verset Vingt. Aussitôt ! Pas après de longues études, pas après un colloque, pas après un diplôme. Aussitôt ! Il venait de recevoir la vue, et déjà il avait une voix. Le même homme qui entrait dans les synagogues pour arracher les croyants y entre maintenant pour proclamer Jésus. Le persécuteur est devenu prédicateur ; la bouche pleine de menaces est devenue une bouche pleine de grâce.

Et que proclame-t-il ? Non pas une théorie, mais une Personne : Jésus est le Fils de Dieu. Voilà le cœur de la prédication chrétienne. Romains Dix, le verset Dix, déclare : « Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut. » Le cœur croit, la bouche confesse ; la vue reçue devient une voix donnée.

Écoutez maintenant la réaction de la foule : « Tous ceux qui l’entendaient étaient dans l’étonnement, et disaient : N’est-ce pas celui qui persécutait à Jérusalem ceux qui invoquent ce nom, et n’est-il pas venu ici pour les emmener enchaînés devant les principaux sacrificateurs ? », Actes Neuf, le verset Vingt et un. L’étonnement ! Le monde ne peut pas expliquer une vie transformée. Il peut critiquer, soupçonner, se moquer ; mais il ne peut pas nier que quelque chose est arrivé. Le meilleur argument pour l’Évangile n’est pas un raisonnement, c’est un Saul qui prêche Jésus. Votre témoignage est la preuve vivante que Dieu fait encore des miracles.

Qui, autour de vous, a besoin d’entendre votre histoire ? Ne gardez pas le silence. Les écailles sont tombées ; la voix vous est rendue. Que votre bouche proclame ce que vos yeux ont vu.

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Bien-aimés, voici donc le chemin : une main qui obéit, des yeux qui s’ouvrent, une voix qui proclame. Ananias, Saul, vous et moi, nous avons tous un rôle dans ce même récit de grâce. Peut-être êtes-vous Ananias, appelé à tendre la main à quelqu’un que vous redoutez. Peut-être êtes-vous Saul, aveugle et fatigué, assis dans le noir de votre rue Droite. Aujourd’hui, Jésus Se tient à votre porte. Il a envoyé quelqu’un, Il a préparé la guérison, Il a un appel pour vous.

Que ceux qui ont reçu la vue parlent. Que ceux qui ont reçu l’appel marchent. Que ceux qui sont encore dans la nuit invoquent le Nom qui sauve. Et que tout notre être, mains, yeux et voix, soit consacré au Dieu qui change les persécuteurs en prédicateurs.

Qu’il en soit ainsi. Amen et Amen.


TDLI Culte du Dimanche 18 Octobre 2026

samedi 17 octobre 2026

Les Mystères de la Vie

LE MIRACLE DE LA VIE

ET

LA PERSPECTIVE DE L’ÉTERNITÉ.

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« Enseigne-nous à bien compter nos jours, afin que nous appliquions notre cœur à la sagesse. » Psaume quatre-vingt-dix, verset douze.

« Je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. »

Évangile selon Jean, chapitre dix, verset dix.

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LE MIRACLE DE NAÎTRE.

LE COURAGE DE VIVRE.

LA PERSPECTIVE ÉTERNELLE.

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LES MYSTERES DE L’EXISTENCE.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Aujourd’hui, nous nous arrêtons devant l’un des grands mystères de notre existence : la vie. Nous sommes nés sans avoir choisi le jour, le lieu, la famille ni les circonstances de notre naissance. Nous avons ouvert les yeux sur un monde déjà rempli de joies et de douleurs, de promesses et de dangers, de chants et de larmes. Un jour, notre premier cri a annoncé notre arrivée ; un jour, notre dernier souffle marquera notre départ. Entre ces deux instants, il y a toute une histoire : des combats, des décisions, des rencontres, des blessures, des victoires, des regrets et des espérances.

La naissance nous émerveille. La vie nous éprouve. La mort nous interroge. Et l’éternité nous appelle à regarder plus loin que l’horizon visible. Nous pouvons accumuler les biens, construire des maisons, gagner des titres et recevoir des applaudissements ; pourtant, aucune richesse ne peut acheter une seconde de vie supplémentaire lorsque notre heure arrive. Cette vérité n’est pas donnée pour nous terroriser, mais pour nous réveiller. Dieu nous appelle à vivre avec reconnaissance, courage et sagesse, en gardant notre regard fixé sur ce qui demeure.

Le prédicateur ne vient pas aujourd’hui distribuer des condamnations, mais ouvrir les yeux et réveiller les consciences. La vie est un don, non une propriété absolue. Le temps est une responsabilité, non un jouet. La mort est une réalité, non un sujet que l’on peut repousser éternellement. Et l’éternité est une perspective qui donne à nos choix présents un poids incomparable.

Le philosophe Sénèque écrivait : « Ce n’est pas que nous disposions de peu de temps, c’est que nous en perdons beaucoup. » Cette pensée nous invite à examiner notre manière de vivre. Mais la Parole de Dieu va plus loin : elle nous apprend à compter nos jours devant le Créateur, afin de recevoir un cœur sage.

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LE MIRACLE DE NAÎTRE.

Naître, c’est entrer dans une histoire que nous n’avons pas écrite. C’est recevoir le souffle, la possibilité d’aimer, d’apprendre, de servir et de connaître Dieu. Avant même que nous sachions prononcer Son nom, notre existence témoigne déjà de Sa puissance créatrice. Le psalmiste s’émerveille :

« C’est Toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je Te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. » Psaume cent trente-neuf, versets treize et quatorze.

Le miracle de naître ne signifie pas que chaque naissance se déroule sans douleur, ni que chaque enfant reçoit les mêmes chances. Certains arrivent au milieu de la paix ; d’autres au milieu de la guerre, de la pauvreté ou de l’abandon. Certains sont accueillis par des bras aimants ; d’autres doivent lutter très tôt pour trouver une place. Pourtant, chaque vie humaine possède une dignité que la violence, la pauvreté et le mépris ne devraient jamais effacer.

Ne réduisez pas votre valeur à votre origine, à votre apparence, à votre compte bancaire ou aux paroles blessantes que quelqu’un a prononcées contre vous. Vous n’êtes pas un accident aux yeux de Dieu. Votre histoire peut porter des cicatrices, mais vos cicatrices ne résument pas toute votre histoire. Recevez la vie avec reconnaissance et demandez au Seigneur de vous montrer comment la mettre au service du bien.

Chaque réveil est une occasion de recommencer, de demander pardon, de réparer une injustice, de soutenir une personne découragée et de grandir dans la foi. Ne remettez pas toujours à demain l’amour que vous pouvez manifester aujourd’hui. Un appel, une visite, une prière ou une parole de paix peut devenir une lumière dans la journée de quelqu’un.

La science peut décrire de nombreux mécanismes de la vie ; la foi nous invite aussi à nous incliner devant le Dieu qui nous appelle à la responsabilité. Que notre première réaction ne soit pas l’orgueil, mais la gratitude. Remercions le Seigneur pour le souffle, pour les occasions reçues et pour les personnes qui ont contribué à nous conduire jusqu’à aujourd’hui.

Bien-aimés, ne banalisez pas votre naissance et ne méprisez pas celle des autres. Défendez la dignité des petits, des personnes âgées, des malades, des pauvres et de ceux que la société oublie. Si Dieu nous a donné la vie, faisons de nos mains des instruments de compassion et de nos paroles des semences d’espérance.

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Après le miracle de la naissance, nous devons considérer la responsabilité quotidienne de vivre : car le don reçu devient une mission à accomplir.

LE COURAGE DE VIVRE.

Vivre est un privilège, mais vivre n’est pas toujours facile. Il faut traverser les saisons de joie et les vallées de l’ombre. Il faut parfois sourire alors que le cœur pleure, continuer à marcher lorsque les forces diminuent, et garder la foi quand les réponses tardent. Le courage chrétien n’est pas l’absence de peur ; c’est la décision de ne pas laisser la peur gouverner toute notre existence.

« Fortifie-toi et prends courage ! Ne t’effraie point et ne t’épouvante point, car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras. » Josué, chapitre un, verset neuf.

Le courage de vivre ne consiste pas à prétendre que tout va bien. Il consiste à demander de l’aide quand nous en avons besoin, à accepter nos limites, à reprendre la route après une chute et à chercher la sagesse au lieu de nous enfermer dans le désespoir. Dieu ne nous promet pas une existence sans tempêtes ; Il nous promet Sa présence au milieu des tempêtes.

Ne laissez pas une saison difficile décider de toute votre destinée. Le chapitre que vous traversez n’est pas nécessairement la conclusion de votre histoire. Cherchez du soutien auprès de personnes dignes de confiance, priez, agissez avec prudence et faites aujourd’hui le prochain pas possible. Le courage n’exige pas de tout résoudre en un jour ; il demande de ne pas renoncer au bien.

Certains dépensent leurs journées à nourrir la rancune, la jalousie et les querelles. D’autres les consacrent à servir, bâtir, transmettre et réconcilier. La vie est trop courte pour faire de l’amertume notre demeure. Réglez les conflits lorsque cela est possible, protégez votre paix, accomplissez votre devoir et ne confondez pas l’agitation avec la fécondité.

Le prophète Ésaïe proclame que ceux qui se confient en l’Éternel renouvellent leur force. Appuyez-vous sur Dieu, mais ne méprisez pas les moyens d’aide qu’Il peut placer sur votre chemin : une famille, une communauté, un professionnel compétent, un frère ou une sœur à l’écoute. La foi ne nous interdit pas de demander de l’aide ; elle nous apprend à avancer avec humilité.

« Je puis tout par Celui qui me fortifie. » Philippiens, chapitre quatre, verset treize.

L’écrivain Helen Keller a déclaré : « La vie est soit une aventure audacieuse, soit rien. » Cette formule nous rappelle que la peur ne doit pas nous empêcher de faire le bien. Osez apprendre, servir, pardonner, entreprendre avec discernement et témoigner de votre foi. Le courage n’est pas toujours spectaculaire : parfois, il se manifeste par la fidélité silencieuse d’une journée ordinaire.

Frères et sœurs, vivez pleinement, mais vivez justement. Ne piétinez personne pour avancer. Ne sacrifiez pas votre âme pour obtenir l’approbation du monde. Le vrai courage est de rester fidèle à Dieu lorsque l’injustice semble rentable, lorsque le mensonge paraît plus facile et lorsque la foule choisit une autre direction.

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Mais même le courage le plus ferme rencontre une limite que nul être humain ne peut abolir : la réalité de la mort. Regardons-la avec lucidité, sans désespoir et sans fuite.

LA PEUR DE MOURIR.

La mort demeure l’une des réalités les plus redoutées de l’existence humaine. Elle nous sépare de ceux que nous aimons, interrompt nos projets et nous confronte à notre fragilité. Il est naturel de ressentir de la tristesse devant la mort et de craindre l’inconnu. La Bible ne nous demande pas de jouer les invincibles. Jésus Lui-même a pleuré devant le tombeau de Lazare. Les larmes ne sont pas toujours un signe de faiblesse ; elles témoignent parfois de la profondeur de l’amour.

« Jésus pleura. » Évangile selon Jean, chapitre onze, verset trente-cinq.

Cependant, la peur de mourir devient dangereuse lorsqu’elle nous empêche de vivre, lorsqu’elle nous enferme dans l’angoisse ou nous pousse à oublier toute responsabilité présente. Nous ne connaissons ni le jour ni l’heure de notre départ. Cette ignorance nous invite non à la panique, mais à la préparation spirituelle, à la réconciliation et à une vie réconciliée avec Dieu.

Refusons l’illusion de l’invincibilité. Prenons soin de notre santé, protégeons ceux qui nous sont confiés, mettons de l’ordre dans nos responsabilités et exprimons notre amour pendant qu’il en est temps. Ne laissons pas les paroles essentielles enfermées dans notre cœur jusqu’au jour où il sera trop tard pour les prononcer.

Ne transformez pas la peur en superstition. Approchez-vous de Dieu avec sincérité. Confessez vos fautes, recevez Sa grâce et recherchez la paix avec ceux que vous avez blessés, lorsque cela peut se faire sans danger. La préparation spirituelle n’est pas une transaction de dernière minute ; c’est une relation vivante avec le Seigneur, cultivée jour après jour.

Soyons présents sans imposer des réponses faciles. Écoutons les personnes endeuillées. Prions avec elles si elles le souhaitent. Aidons-les dans les gestes concrets et laissons-leur le temps de pleurer. N’utilisons jamais la Bible pour faire taire une souffrance. La compassion de Jésus nous appelle à nous tenir près de ceux qui souffrent.

« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en Moi vivra, quand même il serait mort. » Évangile selon Jean, chapitre onze, verset vingt-cinq.

La foi chrétienne ne prétend pas que la séparation est indolore. Elle proclame que la mort n’a pas le dernier mot pour ceux qui appartiennent au Christ. En Jésus, nous pouvons pleurer avec espérance. Nous pouvons affronter la fin de notre parcours terrestre sans prétendre maîtriser le mystère, parce que nous remettons notre avenir entre les mains du Seigneur.

Le poète Alfred de Vigny écrivait : « Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse. » Face à la mort, les mots sont parfois insuffisants. Que notre silence soit alors une présence aimante, et que notre espérance ne se transforme jamais en mépris pour la douleur d’autrui.

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Puisque la mort nous rappelle la limite de nos jours, elle nous conduit vers la dernière perspective : l’éternité, qui donne un horizon à notre foi et un sens profond à nos décisions.

LA PERSPECTIVE DE L’ÉTERNITÉ.

L’éternité n’est pas une simple idée destinée à consoler les hommes devant la mort. Dans la foi chrétienne, elle est liée à la promesse de Dieu et à la résurrection de Jésus-Christ. Elle nous rappelle que notre existence ne se réduit pas à ce que nous possédons, à ce que les autres pensent de nous ou aux succès que nous accumulons. Nos choix ont une portée spirituelle et morale.

« Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement. » Hébreux, chapitre neuf, verset vingt-sept.

Ce verset nous appelle à prendre notre vie au sérieux. Il ne nous autorise pas à condamner les autres avec arrogance ; il nous invite à examiner notre propre cœur. La perspective de l’éternité ne nourrit ni l’orgueil ni la panique. Elle nous pousse à chercher Dieu, à recevoir Sa grâce et à vivre dans la justice, la miséricorde et la vérité.

N’attendez pas une circonstance idéale pour revenir au Seigneur. Aujourd’hui est le jour où vous pouvez Lui ouvrir votre cœur. Reconnaissez votre besoin de grâce, placez votre confiance en Jésus-Christ et apprenez à marcher dans Ses voies. La foi ne consiste pas seulement à parler du ciel ; elle commence par une relation vivante avec Dieu ici et maintenant.

Si nous croyons que la justice compte devant Dieu, refusons la corruption. Si nous croyons que l’amour compte, prenons soin des personnes vulnérables. Si nous croyons que la vérité compte, cessons de manipuler et de tromper. Si nous croyons que le pardon est possible, faisons le premier pas vers la réconciliation lorsque cela est sage et sûr. L’espérance éternelle transforme notre conduite présente.

Les biens matériels peuvent changer de mains ; les titres peuvent disparaître ; les applaudissements s’éteignent. Mais les gestes de bonté, les paroles qui relèvent, la foi transmise et la vérité vécue peuvent continuer à porter du fruit. Investissez dans les personnes. Enseignez aux enfants la compassion et la fidélité. Servez votre communauté. Faites du bien sans attendre une récompense humaine.

« Car nous marchons par la foi et non par la vue. » Deux Corinthiens, chapitre cinq, verset sept.

L’éternité ne nous pousse pas à mépriser la terre ; elle nous apprend à y vivre comme des intendants responsables. Nous devons travailler, construire, soigner, enseigner et défendre la dignité humaine. Mais nous ne devons pas faire de ces choses des idoles. Notre espérance ultime repose en Dieu, et cette espérance nous rend libres de servir sans être esclaves du prestige.

L’écrivain C. S. Lewis a résumé une conviction chrétienne en ces termes : « Si nous visons le ciel, nous gagnerons la terre en prime ; si nous visons la terre, nous perdrons les deux. » Cette pensée nous rappelle que l’espérance éternelle réoriente nos priorités. Elle ne nous détourne pas de nos devoirs ; elle les éclaire d’une lumière plus grande.

Bien-aimés, ne vivons pas seulement pour le prochain repas, le prochain salaire, la prochaine réussite ou la prochaine reconnaissance. Vivons avec une espérance qui dépasse les circonstances. Que notre foi se voie dans notre manière de parler, de travailler, de pardonner et de secourir. Et lorsque notre parcours terrestre arrivera à son terme, remettons-nous avec confiance au Dieu dont la fidélité ne s’épuise pas.

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Aujourd’hui, quatre vérités se dressent devant nous. Le miracle de naître nous appelle à la gratitude. Le courage de vivre nous appelle à la fidélité. La peur de mourir nous appelle à la lucidité et à la compassion. La perspective de l’éternité nous appelle à la foi et à la préparation.

Alors, ne méprisez pas le don de la vie. Ne laissez pas les épreuves vous voler tout courage. Ne laissez pas la peur de la mort vous priver de l’amour et du service. Ne remettez pas à demain votre réponse à l’appel de Dieu. Si vous vous êtes éloigné du Seigneur, revenez à Lui. Si vous portez une blessure, cherchez le soutien nécessaire. Si vous avez offensé quelqu’un, demandez pardon avec humilité. Si vous avez reçu une bénédiction, partagez-la.

Que chacun se pose une dernière question : si aujourd’hui était une page importante de mon histoire, que voudrais-je y voir écrit ? Que cette page porte la foi plutôt que le mépris, la bonté plutôt que la cruauté, la vérité plutôt que le mensonge, le service plutôt que l’égoïsme, et l’espérance plutôt que le désespoir.

Seigneur, apprends-nous à recevoir la vie comme un don, à la vivre avec courage, à affronter nos peurs avec Ta présence et à regarder l’éternité avec confiance. Fais de nous des témoins de Ta grâce. Que nos jours Te rendent gloire et que notre espérance demeure ancrée en Jésus-Christ. Amen.

Qu’il en soit ainsi. Amen et Amen.

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jeudi 15 octobre 2026

L'ÉGLISE VIGILANTE

QUAND LE MONDE TREMBLE, L'ÉGLISE DOIT VEILLER.

Matthieu vingt-quatre, versets quatre à quatorze.

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« Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. »

Matthieu vingt-quatre, verset treize.

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LES NATIONS AGITÉES.
LES SYSTÈMES BOUSCULÉS.
L'ÉGLISE VIGILANTE.
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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Aujourd'hui, le monde tremble. Les nations se regardent avec méfiance. Les frontières deviennent des lignes de tension. Des populations entières vivent sous la menace de la guerre, de l'instabilité économique, de la peur et de l'incertitude. Pendant que certains peuples cherchent la paix, d'autres accumulent les armes. Pendant que des familles cherchent simplement à vivre, des systèmes entiers se transforment à une vitesse vertigineuse. L'économie change. La technologie progresse. L'intelligence artificielle bouleverse le travail et l'information. Les moyens de surveillance et de contrôle deviennent toujours plus puissants.

Et au milieu de ce tumulte, une question se lève : où est l'Église ? Que doit-elle faire lorsque le monde vacille ? Doit-elle paniquer ? Doit-elle chercher à calculer la date de la fin ? Doit-elle se laisser entraîner par les rumeurs, les prophéties humaines et les spéculations ? Non ! Mille fois non ! Jésus-Christ nous a donné une autre voie. Il nous a donné une parole claire : veiller ! Persévérer ! Témoigner ! Demeurer fidèles !

Le Seigneur Jésus, parlant à Ses disciples sur la montagne des Oliviers, n'a pas caché que l'histoire humaine connaîtrait des convulsions. Il a parlé de guerres, de bruits de guerres, de famines, de tremblements de terre, de persécutions, de faux prophètes et de refroidissement de l'amour. Mais au milieu de toutes ces secousses, Il a placé une parole qui traverse les siècles comme un coup de tonnerre :

« Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. » Matthieu vingt-quatre, verset treize.

Avant d'aborder cette fin bienheureuse, il faut d'abord regarder en face les convulsions que le Seigneur a annoncées. Oui, il faut regarder en face les convulsions que le Seigneur a annoncées.

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LES NATIONS AGITÉES.

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Quand les nations s'agitent, le peuple de Dieu ne doit pas s'endormir.

« Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres : gardez-vous de vous alarmer, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. » Matthieu vingt-quatre, verset six.

Jésus commence par attirer notre attention sur les nations. Il dit : « Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres ». Remarquons bien : Jésus ne dit pas que chaque conflit constitue à lui seul la preuve que la fin est arrivée. Il nous enseigne plutôt à discerner l'époque sans perdre notre paix. Les événements internationaux peuvent secouer les marchés, déplacer les populations, modifier les alliances et bouleverser les équilibres politiques. Mais l'Église ne doit pas être gouvernée par la peur.

La guerre révèle quelque chose de profond : l'homme, malgré ses progrès scientifiques, demeure incapable de produire par lui-même la paix véritable. Il peut construire des armes plus puissantes, des réseaux plus rapides, des systèmes plus complexes ; mais il ne peut changer le cœur humain sans Dieu. L'Écriture déclare : « D'où viennent les luttes, et d'où viennent les querelles parmi vous ? N'est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres ? » Jacques quatre, verset un.

Voilà le problème ! L'humanité cherche souvent la paix sans rechercher le Prince de la paix. Elle veut la sécurité sans la justice. Elle veut la stabilité sans la repentance. Elle veut contrôler les conséquences sans toucher à la racine du mal.

L'historien et philosophe George Santayana a écrit : « Ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter. » Cette parole nous rappelle que l'histoire doit nous instruire. Mais pour l'Église, l'histoire doit surtout nous pousser vers la vigilance spirituelle.

Frères et sœurs, ne permettons pas aux nouvelles internationales de voler notre foi ! Ne permettons pas aux crises mondiales de nous faire oublier que notre Dieu règne ! Le trône de Dieu n'a pas tremblé lorsque les royaumes de la terre ont tremblé. Sa puissance n'a pas diminué lorsque les hommes ont perdu leurs repères. Sa Parole n'a pas changé lorsque les systèmes ont changé.

Le psalmiste proclame : « Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. C'est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée, et que les montagnes chancellent au cœur des mers. » Psaume quarante-six, versets deux et trois.

Quelle parole ! La terre peut être bouleversée. Les montagnes peuvent chanceler. Les nations peuvent s'agiter. Mais Dieu demeure Dieu !

Et si les nations sont agitées, l'Église doit être réveillée. Nous ne sommes pas appelés à commenter seulement les événements ; nous sommes appelés à prier. Nous ne sommes pas appelés à répandre la peur ; nous sommes appelés à annoncer l'espérance. Nous ne sommes pas appelés à prophétiser selon les journaux ; nous sommes appelés à proclamer selon l'Écriture.

Mais les nations ne sont pas les seules à changer ; les structures mêmes de la société, de l'économie et de la technologie sont profondément bouleversées. Oui,

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LES SYSTÈMES BOUSCULÉS.

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« Prenez garde que personne ne vous séduise. » Matthieu vingt-quatre, verset quatre.

Quand les systèmes changent, l'Église doit garder ses repères.

Nous vivons dans une époque de transformations rapides. Les moyens de communiquer changent. Les transactions deviennent numériques. Les informations circulent instantanément. Les technologies peuvent accomplir en quelques secondes ce qui exigeait autrefois des heures, voire des jours. L'intelligence artificielle transforme déjà de nombreux secteurs. Les économies sont interconnectées. Les décisions prises dans une partie du monde peuvent produire des conséquences immédiates ailleurs.

Ces transformations ne sont pas, en elles-mêmes, la fin du monde. Il serait imprudent de transformer chaque invention en signe prophétique automatique. Mais elles posent des questions spirituelles sérieuses. Qui contrôle l'information ? Qui contrôle les échanges ? Qui possède les données ? Comment l'homme utilise-t-il la technologie ? La technologie servira-t-elle la dignité humaine ou deviendra-t-elle un instrument de domination ?

Jésus nous avertit d'abord : « Prenez garde que personne ne vous séduise. » La première menace n'est pas la technologie. La première menace est la séduction. On peut avoir une technologie extraordinaire et un discernement spirituel faible. On peut être connecté au monde entier et déconnecté de Dieu. On peut recevoir mille informations par jour et ne plus savoir reconnaître la vérité.

La Bible nous dit : « Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon. » Un Thessaloniciens cinq, verset vingt-et-un.

L'Église doit donc apprendre à discerner. Tout ce qui est nouveau n'est pas mauvais. Tout ce qui est ancien n'est pas nécessairement bon. Tout ce qui est populaire n'est pas nécessairement vrai. Tout ce qui est présenté comme progrès n'est pas nécessairement progrès moral.

Le philosophe Francis Bacon a formulé une idée devenue célèbre : « La connaissance elle-même est une puissance. » La connaissance peut être une bénédiction lorsqu'elle est soumise à la sagesse. Mais la puissance sans caractère peut devenir dangereuse. La science peut construire. La technologie peut servir. Mais seul Dieu peut transformer le cœur.

C'est pourquoi l'Église doit rester attachée à la Parole. Quand les systèmes changent, la vérité de Dieu ne change pas. Quand les monnaies changent, Christ demeure notre richesse. Quand les méthodes de communication changent, l'Évangile demeure la puissance de Dieu pour le salut. Quand les systèmes humains cherchent à contrôler, nous nous souvenons que notre identité ultime est dans le Royaume de Dieu.

L'apôtre Paul déclare : « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence. » Romains douze, verset deux.

Quel appel ! Ne pas se conformer. Ne pas suivre aveuglément. Ne pas se laisser modeler par la peur, la mode, la propagande, la cupidité ou la confusion. Être transformés par Dieu.

Et voici une autre parole qui doit résonner dans nos cœurs : « Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun. » Colossiens quatre, verset six.

Dans un monde saturé de paroles, que l'Église ait encore une parole ! Une parole de vérité. Une parole de grâce. Une parole de repentance. Une parole de salut. Une parole d'espérance. Une parole qui ne tremble pas lorsque le monde tremble.

Mais après avoir regardé les nations et les systèmes, il faut maintenant regarder le cœur du message de Jésus : l'attitude de l'Église au milieu de la tempête.

L'ÉGLISE VIGILANTE.

« Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. » Matthieu vingt-quatre, verset treize.

Quand tout tremble autour de nous, l'Église doit rester debout.

Voici le sommet de notre message ! Jésus ne nous demande pas de deviner la date. Il nous demande de persévérer. Il ne nous demande pas de vivre dans la panique. Il nous demande de veiller. Il ne nous demande pas de courir derrière chaque rumeur. Il nous demande de demeurer dans Sa Parole.

Persévérer signifie continuer quand c'est difficile. Prier quand la réponse tarde. Croire quand les circonstances contredisent nos attentes. Aimer quand l'amour des autres se refroidit. Témoigner quand le témoignage devient coûteux. Rester fidèle lorsque la fidélité n'est plus populaire.

Jésus annonce : « Et, parce que l'iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. » Matthieu vingt-quatre, versets douze et treize.

Remarquons le contraste : l'iniquité augmente, mais le disciple persévère. L'amour se refroidit, mais le chrétien continue d'aimer. La confusion augmente, mais l'Église garde la vérité. Les ténèbres s'épaississent, mais la lumière continue de briller.

Martin Luther King Jr. a déclaré : « La foi, c'est faire le premier pas même quand on ne voit pas tout l'escalier. » Cette image parle puissamment à notre génération. Nous ne connaissons pas tout ce que demain apportera. Mais nous connaissons Celui qui tient demain entre Ses mains.

Nous devons donc veiller sur notre vie spirituelle. Veiller sur notre prière. Veiller sur notre famille. Veiller sur notre doctrine. Veiller sur notre témoignage. Veiller sur notre amour. Veiller sur notre fidélité.

Pierre nous exhorte : « Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme. » Un Pierre cinq, versets huit et neuf.

Veiller ! Voilà le mot. Veiller ne signifie pas vivre dans la peur. Veiller signifie rester spirituellement éveillé. Veiller signifie ne pas laisser notre lampe s'éteindre. Veiller signifie garder les yeux sur Jésus.

Et Jésus dit encore : « Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l'heure. » Matthieu vingt-cinq, verset treize.

Nous ne connaissons pas le jour. Nous ne connaissons pas l'heure. Mais nous connaissons notre responsabilité : être prêts !

Alors, Église de Jésus-Christ, ne dors pas ! Ne te laisse pas hypnotiser par le bruit du monde. Ne laisse pas les crises internationales étouffer ta prière. Ne laisse pas les transformations économiques voler ta confiance. Ne laisse pas les nouvelles technologies remplacer la sagesse de la Parole. Ne laisse pas les faux prophètes détourner ton regard du Christ.

Le monde tremble, mais l'Église prie ! Le monde s'agite, mais l'Église espère ! Le monde change, mais l'Église demeure ! Les nations peuvent s'élever et tomber, mais Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui et éternellement. Hébreux treize, verset huit.

Et surtout, n'oublions pas la mission. Jésus a dit : « Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. » Matthieu vingt-quatre, verset quatorze.

Voilà notre tâche ! Pendant que le monde tremble, nous annonçons l'Évangile. Pendant que les nations s'interrogent, nous présentons Jésus. Pendant que les systèmes se transforment, nous proclamons le Royaume qui ne peut être ébranlé.

Hébreux nous rappelle : « C'est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui Lui soit agréable. » Hébreux douze, verset vingt-huit.

Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Voici donc notre réponse aux secousses de notre époque : veiller, prier, persévérer, témoigner et demeurer fidèles. Ne cherchons pas à connaître ce que Dieu ne nous a pas révélé. Attachons-nous à ce qu'Il nous a révélé. Jésus revient. L'Évangile doit être annoncé. L'Église doit rester fidèle. Et celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.

Alors, si aujourd'hui votre cœur est fatigué, persévérez ! Si votre foi est éprouvée, persévérez ! Si les circonstances vous font trembler, persévérez ! Si le monde devient plus confus, persévérez ! Si l'amour de plusieurs se refroidit, gardez votre amour pour Christ ! Si la nuit semble longue, souvenez-vous que l'aurore vient !

La victoire de l'Église ne consiste pas à empêcher toutes les tempêtes. Elle consiste à rester fidèle au Seigneur au milieu de la tempête. Notre espérance n'est pas dans la stabilité des nations. Notre espérance est en Jésus-Christ. Notre sécurité ultime n'est pas dans les systèmes humains. Elle est dans les mains de Dieu.

Alors levons les yeux ! Redressons-nous ! Prions davantage ! Aimons davantage ! Témoignons davantage ! Servons davantage ! Gardons nos lampes allumées ! Et lorsque le Seigneur reviendra, qu'Il nous trouve fidèles, vigilants, persévérants et prêts.

Car la parole de Jésus demeure : « Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. » Matthieu vingt-quatre, verset treize.

Aujourd'hui, le monde tremble. Mais l'Église doit veiller.

Aujourd'hui, les nations s'agitent. Mais nous prions.

Aujourd'hui, les systèmes changent. Mais nous demeurons dans la Parole.

Aujourd'hui, la confusion augmente. Mais notre espérance demeure en Jésus-Christ.

Aujourd'hui, nous ne connaissons ni le jour ni l'heure.

Mais nous connaissons Celui qui vient.

Persévérons jusqu'à la fin ! Veillons jusqu'à la fin !

Témoignons jusqu'à la fin ! Demeurons fidèles jusqu'à la fin !

Qu'il en soit ainsi. Amen et Amen.