“Que
votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en Moi.”
(Jean
14, 1)
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L’ESPÉRANCE INÉBRANLABLE.
LA PRÉSENCE GLORIEUSE.
LA
PROMESSE ÉTERNELLE.
L’ESPÉRANCE
CHRÉTIENNE DEMEURE INÉBRANLABLE.
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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,
Aujourd’hui, le monde
semble marcher avec un poids sur les épaules. Les nouvelles se succèdent, les
crises se répondent, les peuples s’inquiètent, les familles se questionnent,
les nations tremblent. Il y a des guerres qui déchirent des terres et des générations.
Il y a la violence qui frappe parfois à la porte sans prévenir. Il y a
l’instabilité économique, la peur du lendemain, la solitude, les divisions, la
corruption, les catastrophes naturelles, les maladies, les bouleversements
sociaux, les tensions internationales et cette impression étrange que
l’humanité possède des moyens extraordinaires mais ne sait plus toujours où
elle va.
Nous vivons à une époque
où l’information nous atteint presque instantanément. Une tragédie qui se
produit à des milliers de kilomètres peut entrer dans notre maison en quelques
secondes. Nous voyons les larmes. Nous entendons les cris. Nous regardons les
ruines. Nous découvrons les familles déplacées, les enfants effrayés, les
vieillards abandonnés, les peuples épuisés. Et parfois, notre âme demande :
Seigneur, où allons-nous ? Que restera-t-il de ce monde ? Que pouvons-nous
encore espérer ? oui, face aux multiples problèmes du monde, à quoi
pouvons-nous espérer ?
La question n’est pas
légère. Elle touche au cœur de l’être humain. Car lorsque les sécurités
terrestres vacillent, l’homme cherche quelque chose qui ne vacille pas. Lorsque
les institutions déçoivent, il cherche une vérité. Lorsque les richesses
diminuent, il cherche une richesse que personne ne puisse lui enlever. Lorsque
la santé faiblit, il cherche une vie qui ne finisse pas. Lorsque les hommes
promettent et ne tiennent pas, il cherche quelqu’un dont la parole demeure
éternellement.
Et voici la bonne
nouvelle de l’Évangile : notre espérance ne repose pas sur l’état du monde.
Elle repose sur l’état du Christ. Notre espérance ne dépend pas de la stabilité
des nations. Elle dépend de la fidélité de Dieu. Notre espérance ne dépend pas
de ce que les hommes peuvent construire. Elle dépend de ce que Jésus-Christ a
déjà accompli à la croix et de ce qu’Il accomplira encore.
“Nous avons cette espérance comme une ancre de
l’âme, sûre et solide.” (Hébreux 6, 19)
Une ancre ! Quelle image
puissante ! L’ancre ne supprime pas la tempête. Elle empêche le navire de
dériver. La Bible ne nous promet pas une existence sans tempêtes. Elle nous
promet une présence au milieu de la tempête. Jésus n’a pas dit que la mer serait
toujours calme. Il a dit qu’Il serait avec les Siens.
Alors, face aux multiples
problèmes qui confrontent le monde, à quoi pouvons-nous espérer ? Nous pouvons
espérer en Dieu. Nous pouvons espérer en Jésus-Christ. Nous pouvons espérer
dans Sa Parole. Nous pouvons espérer dans Son retour. Nous pouvons espérer dans
la résurrection. Nous pouvons espérer dans le Royaume qui vient. Nous pouvons
espérer dans cette promesse extraordinaire que le dernier mot ne sera pas
prononcé par la guerre, par la maladie, par la mort, par l’injustice ou par la
peur. Le dernier mot appartiendra à Dieu.
Un homme politique et
homme d’État britannique, Winston Churchill, a un jour rappelé une vérité
souvent vérifiée dans l’histoire : « Là où il y a discorde, puissions-nous
apporter l’harmonie. » Cette pensée humaine souligne déjà une nécessité : le
monde a besoin d’une espérance qui transforme la peur en courage et la division
en paix. Mais l’Église va plus loin. Elle ne dit pas seulement : espérons que
les choses s’améliorent. Elle proclame : espérez, en Celui qui tient toutes
choses entre Ses mains.
C’est pourquoi,
aujourd’hui, nous n’allons pas simplement regarder les problèmes du monde. Nous
allons regarder au-dessus des problèmes. Nous n’allons pas nier la réalité.
Nous allons annoncer une réalité plus grande. Le monde peut trembler, mais Dieu
demeure. Les hommes peuvent changer, mais Jésus-Christ est le même. Les
royaumes passent, mais Son Royaume ne passera jamais.
Le monde est troublé, mais Dieu n’est pas dépassé.
Regardons notre époque
avec lucidité. Nous ne sommes pas appelés à fermer les yeux sur la souffrance.
La foi chrétienne n’est pas une fuite devant la réalité. Jésus Lui-même a
pleuré devant la tombe de Lazare. Il a vu la souffrance. Il a entendu les cris.
Il a connu la trahison. Il a porté la douleur. Il a été rejeté. Il a été
crucifié. Celui en Qui nous espérons connaît donc la profondeur de notre
condition humaine.
“Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la
paix en Moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage,
J’ai vaincu le monde.” (Jean 16, 33)
Quelle parole ! Jésus ne
dit pas : vous n’aurez aucune tribulation. Il dit : vous aurez des
tribulations. Mais immédiatement après, Il ouvre une porte : prenez courage.
Pourquoi ? Parce que J’ai vaincu le monde. La victoire de Jésus est le
fondement de notre espérance.
Le monde dit parfois : «
Espère parce que demain sera meilleur. » L’Évangile dit : « Espère parce que
Christ est vivant. » Le monde dit : « Espère parce que les circonstances vont
changer. » L’Évangile dit : « Espère même lorsque les circonstances ne changent
pas immédiatement, parce que Dieu ne change pas. » Voilà la différence.
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Et puisque notre espérance ne repose pas sur les
circonstances, regardons maintenant Celui sur Qui elle repose : Jésus-Christ,
notre ancre vivante.
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Jésus est avec nous dans la tempête.
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LA
PRÉSENCE DE CHRIST RESTE GLORIEUSE.
Frères et sœurs, il y a
une vérité que nous devons graver profondément dans notre cœur : nous ne sommes
pas seuls. L’une des armes les plus puissantes de la peur est de nous faire
croire que nous sommes abandonnés. Mais la promesse de Dieu traverse toute
l’Écriture : Je suis avec toi.
“Ne crains rien, car Je suis avec toi ; ne promène
pas des regards inquiets, car Je suis ton Dieu ; Je te fortifie, Je viens à ton
secours, Je te soutiens de Ma droite triomphante.” (Ésaïe
41, 10)
Remarquez les verbes : Je
suis. Je fortifie. Je viens. Je soutiens. Dieu ne nous donne pas seulement une
théorie. Il Se présente Lui-même comme la réponse. Lorsque votre force diminue,
Sa force demeure. Lorsque votre courage s’effondre, Sa main demeure. Lorsque
vous ne voyez plus le chemin, Sa présence demeure.
Peut-être qu’aujourd’hui
quelqu’un écoute cette prédication avec une inquiétude profonde. Vous regardez
le monde et vous vous demandez ce qui arrivera demain. Vous pensez à votre
famille. Vous pensez à vos enfants. Vous pensez à vos petits-enfants. Vous pensez
à votre avenir. Vous regardez les prix, les conflits, les changements de
société, les incertitudes, et votre cœur se serre.
Mais écoutez la Parole de
Dieu : ne laissez pas les événements devenir votre dieu. Ne laissez pas les
nouvelles devenir votre prophète. Ne laissez pas la peur écrire votre avenir.
Il existe une Parole plus forte que toutes les nouvelles : Jésus-Christ est
Seigneur.
“Car Je connais les projets que J’ai formés sur
vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un
avenir et de l’espérance.” (Jérémie 29, 11)
Cela ne signifie pas que
chaque journée sera facile. Cela signifie que Dieu n’a pas abandonné Son
dessein. Il y a un avenir dans Sa main. Il y a une espérance dans Sa pensée. Il
y a une direction même lorsque nous ne voyons pas encore toute la route.
La Parole de Dieu demeure lorsque tout le reste chancelle.
Les opinions humaines
changent. Les analyses changent. Les marchés changent. Les gouvernements
changent. Les modes changent. Les technologies changent. Les générations
passent. Mais la Parole de notre Dieu demeure éternellement.
“L’herbe sèche, la fleur tombe ; mais la Parole de
notre Dieu subsiste éternellement.” (Ésaïe 40, 8)
Voilà pourquoi le
chrétien doit revenir à la Bible. Non pas seulement quand il a peur. Non pas
seulement quand il traverse une crise. Mais chaque jour. La Parole est notre
lumière. Elle redresse notre pensée. Elle corrige nos émotions. Elle nous
rappelle qui est Dieu lorsque les circonstances cherchent à nous faire oublier.
Le philosophe Viktor
Frankl, réfléchissant à la capacité humaine de survivre aux épreuves, a insisté
sur l’importance d’un sens à poursuivre même dans la souffrance. La perspective
chrétienne va encore plus loin : notre vie possède un sens parce qu’elle est
entre les mains de Dieu et orientée vers Lui. Nous ne marchons pas vers le
néant. Nous marchons vers une promesse.
Il y a une différence
immense entre supporter une souffrance en pensant qu’elle n’a aucun sens et
traverser une souffrance en sachant que Dieu peut la transformer et qu’elle
n’aura pas le dernier mot. Paul pouvait écrire depuis l’épreuve parce qu’il
regardait au-delà de l’épreuve.
“Car nos légères afflictions du moment présent
produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire.” (Deux
Corinthiens 4, 17)
Quelle perspective ! Paul
ne nie pas l’affliction. Il l’appelle légère non parce qu’elle ne fait pas mal,
mais parce qu’il la compare au poids éternel de gloire. Le chrétien possède une
vision longue. Il regarde aujourd’hui, mais il regarde aussi l’éternité.
La paix de Christ est plus profonde que la
tranquillité du monde.
Le monde cherche souvent
la paix comme l’absence de problèmes. Jésus donne une paix qui peut exister au
milieu des problèmes. Une paix qui ne dépend pas du silence autour de nous,
mais de la présence de Dieu en nous.
“Je vous laisse la paix, Je vous donne Ma paix. Je
ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et
ne s’alarme point.” (Jean 14, 27)
Il existe une paix que
les circonstances ne peuvent ni produire ni retirer. Vous pouvez être entouré
de questions et posséder la paix. Vous pouvez traverser une vallée et posséder
la paix. Vous pouvez ne pas comprendre aujourd’hui et pourtant continuer à
croire.
Martin Luther King Jr. a
déclaré : « Nous devons accepter la déception finie, mais ne jamais perdre
l’espérance infinie. » Cette parole séculière rejoint, à sa manière, une
conviction profondément biblique : certaines déceptions sont réelles, certaines
pertes sont douloureuses, certaines attentes ne se réalisent pas comme nous le
pensions ; mais l’espérance que Dieu donne ne possède pas de date d’expiration.
✦ ✦ ✦
Mais si Christ est notre présence et notre paix
aujourd’hui, il nous faut maintenant regarder plus loin : l’espérance
chrétienne n’est pas seulement pour traverser le présent ; elle regarde vers
l’avenir éternel que Dieu prépare.
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Nous espérons la résurrection.
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LA
PROMESSE ÉTERNELLE RESTE CERTAINE.
La grande question de
l’humanité n’est pas seulement : comment vivre dans un monde difficile ? La
grande question est : que se passera-t-il lorsque notre vie terrestre arrivera
à son terme ? L’Évangile répond par une promesse que rien dans ce monde ne peut
égaler : la résurrection.
“Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la
vie. Celui qui croit en Moi vivra, quand même il serait mort ; et quiconque vit
et croit en Moi ne mourra jamais.” (Jean 11, 25-26)
Jésus ne dit pas
seulement qu’Il donnera la résurrection. Il dit : Je suis la résurrection.
Notre espérance n’est donc pas d’abord un événement. Elle est une Personne.
Notre espérance porte un nom : Jésus.
Voilà pourquoi la mort
n’a plus le même pouvoir sur le croyant. Nous pleurons, oui. Nous souffrons,
oui. Nous ressentons le vide, oui. Mais nous ne pleurons pas comme ceux qui
n’ont pas d’espérance. La tombe n’est pas la conclusion finale pour celui qui est
en Christ.
“Car si nous croyons que Jésus est mort et qu’Il
est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec Lui ceux qui
sont morts.” (Première Thessaloniciens 4, 14)
Cette espérance a soutenu
l’Église pendant des siècles. Des croyants ont traversé la persécution, la
pauvreté, l’exil, la maladie et la mort sans renier leur foi, parce qu’ils
savaient que leur destinée ne se limitait pas à ce monde.
Nous espérons le retour de Jésus-Christ.
Le monde parle beaucoup
de l’avenir. On imagine les nouvelles technologies, les nouvelles puissances,
les transformations économiques, les découvertes scientifiques. Mais l’Église
porte une espérance plus haute : Jésus-Christ reviendra.
“Je reviendrai, et Je vous prendrai avec Moi, afin
que là où Je suis vous y soyez aussi.” (Jean 14, 3)
Quelle promesse ! Je
reviendrai. Ce n’est pas une hypothèse. Ce n’est pas une invention humaine.
C’est la parole du Seigneur. Le chrétien regarde l’avenir avec sérieux, mais
aussi avec confiance. Nous ne savons pas tout ce qui arrivera avant Son retour.
Mais nous savons Qui vient.
Et cela change notre
manière de vivre aujourd’hui. Si Jésus revient, alors notre vie doit être
prête. Si Jésus revient, notre foi ne peut pas être seulement une habitude. Si
Jésus revient, notre cœur doit être attaché à Lui. Si Jésus revient, nous
devons pardonner. Nous devons aimer. Nous devons servir. Nous devons témoigner.
Nous devons veiller.
C’est pourquoi,
bien-aimés, nous devons être sobres et vigilants. Notre espérance n’est pas une
excuse pour l’inaction ; elle est une puissance pour la fidélité.
La véritable espérance
chrétienne ne nous fait pas fuir le monde. Elle nous envoie dans le monde.
Parce que nous savons que Christ vient, nous pouvons travailler. Parce que nous
savons que Dieu jugera avec justice, nous pouvons rester intègres. Parce que
nous savons que notre travail dans le Seigneur n’est pas vain, nous pouvons
continuer.
“Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes,
inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que
votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur.” (Première
Corinthiens 15, 58)
Quel encouragement !
Votre prière n’est pas vaine. Votre fidélité n’est pas vaine. Votre service
n’est pas vain. Votre larme versée dans la présence de Dieu n’est pas vaine.
Votre patience n’est pas vaine. Votre amour n’est pas vain. Votre témoignage
n’est pas vain.
Nous espérons les nouveaux cieux et la nouvelle terre.
La Bible ne termine pas
son histoire avec une catastrophe. Elle termine avec une restauration. Elle ne
nous laisse pas devant un tombeau fermé. Elle nous conduit vers une création
renouvelée, une présence parfaite de Dieu, une victoire définitive sur la mort.
“Mais nous attendons, selon Sa promesse, de
nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera.” (Deux
Pierre 3, 13)
Et voici la vision qui
doit remplir notre cœur : Dieu n’abandonne pas Son œuvre. Le mal n’aura pas le
dernier mot. La mort n’aura pas le dernier mot. Les larmes n’auront pas le
dernier mot. L’injustice n’aura pas le dernier mot. Dieu aura le dernier mot.
“Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort
ne sera plus ; il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières
choses ont disparu.” (Apocalypse 21, 4)
Frères et sœurs, imaginez
un monde où la mort ne frappe plus. Un monde où les familles ne sont plus
séparées par le tombeau. Un monde où la justice ne sera plus une promesse
humaine incertaine mais une réalité éternelle. Un monde où la présence de Dieu
remplira tout. Voilà notre espérance.
Et cette espérance ne
nous rend pas naïfs. Elle nous rend forts. Elle nous permet de regarder les
problèmes du monde sans nous laisser écraser par eux. Nous pouvons dire : oui,
je vois la souffrance ; mais je vois aussi la promesse. Oui, je vois les ténèbres
; mais je connais la Lumière. Oui, je vois la fragilité de l’homme ; mais je
connais la fidélité de Dieu.
L’écrivain C. S. Lewis a
rappelé, dans sa réflexion sur l’espérance chrétienne, que le regard vers
l’éternité donne une juste perspective au présent. L’espérance à venir ne nous
détourne donc pas de nos responsabilités. Elle nous donne une raison de les accomplir
avec fidélité.
✦ ✦ ✦
Et maintenant que nous avons vu Celui qui nous
accompagne et la promesse qui nous attend, il reste une question décisive :
comment devons-nous vivre aujourd’hui, au milieu de ce monde troublé, avec une
telle espérance ?
✦ ✦ ✦
Ne laissons pas la peur gouverner notre cœur.
✦ ✦ ✦
LA VIE
DU CROYANT RESTE COURAGEUSE.
La peur peut entrer dans
la maison. Elle peut entrer dans l’esprit. Elle peut s’asseoir dans le cœur.
Elle peut nous faire imaginer le pire avant même que le pire arrive. Elle peut
nous voler le sommeil, la joie, la reconnaissance et la capacité d’aimer.
“Car Dieu ne nous a pas donné un esprit de
timidité, mais de force, d’amour et de sagesse.” (Deux
Timothée 1, 7)
La peur dit : « Que
va-t-il arriver ? » La foi répond : « Dieu sera là. » La peur dit : « Et si je
perds ? » La foi répond : « Même dans la perte, Christ demeure. » La peur dit :
« Et si tout s’écroule ? » La foi répond : « Le Seigneur est mon rocher. »
Cela ne signifie pas que
nous ne ressentirons jamais la peur. La foi n’est pas l’absence d’émotion. La
foi est le choix de ne pas laisser l’émotion devenir notre maître. Nous pouvons
trembler et prier. Nous pouvons pleurer et croire. Nous pouvons ne pas comprendre
et obéir. Nous pouvons être fatigués et continuer d’espérer.
Restons attachés à la prière.
“Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose
faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec
des actions de grâces.” (Philippiens 4, 6)
Lorsque le monde devient
bruyant, l’Église doit retrouver le secret de la chambre de prière. Lorsque les
informations nous saturent, retournons à la Parole. Lorsque les hommes parlent
avec violence, parlons à Dieu avec foi. Lorsque nous ne savons plus quoi faire,
mettons-nous à genoux.
La prière ne signifie pas
que nous ignorons les problèmes. La prière signifie que nous refusons de porter
seuls ce que Dieu nous invite à Lui remettre. Nous prions pour les familles.
Nous prions pour les dirigeants. Nous prions pour les nations. Nous prions pour
la paix. Nous prions pour les malades. Nous prions pour les enfants. Nous
prions pour l’Église. Nous prions pour ceux qui souffrent. Et surtout, nous
prions afin que les hommes rencontrent Jésus-Christ.
Soyons une lumière au milieu des ténèbres.
“Vous êtes la lumière du monde. Une ville située
sur une montagne ne peut être cachée.” (Matthieu 5, 14)
Le monde n’a pas
seulement besoin d’entendre que nous avons de l’espérance. Il doit voir
l’espérance dans notre manière de vivre. Il doit voir des chrétiens qui
pardonnent. Des chrétiens qui servent. Des chrétiens qui ne rendent pas le mal
pour le mal. Des chrétiens qui disent la vérité sans haine. Des chrétiens qui
gardent leur intégrité lorsque personne ne regarde.
Si le monde devient plus
froid, l’Église doit devenir plus aimante. Si le monde devient plus violent,
l’Église doit devenir plus pacifique. Si le monde devient plus égoïste,
l’Église doit devenir plus généreuse. Si le monde devient plus désespéré,
l’Église doit proclamer plus clairement l’espérance de Jésus-Christ.
Nous ne sommes pas
appelés à maudire les ténèbres. Nous sommes appelés à allumer. Une petite lampe
paraît faible dans une pièce éclairée. Mais dans une pièce plongée dans
l’obscurité, une petite lumière devient immédiatement visible. Alors ne
méprisez pas votre fidélité. Une prière peut changer une maison. Une parole
peut relever une âme. Un acte de bonté peut ouvrir une porte. Un témoignage
peut conduire quelqu’un à Christ.
Gardons nos yeux fixés sur Jésus.
“Ayant les regards sur Jésus, le Chef et le
Consommateur de la foi, Qui, en vue de la joie qui Lui était réservée, a
souffert la croix, méprisé l’ignominie, et S’est assis à la droite du trône de
Dieu.” (Hébreux 12, 2)
C’est ici que tout
revient. Jésus. Toujours Jésus. Quand le monde nous effraie : Jésus. Quand nous
sommes fatigués : Jésus. Quand nous sommes incompris : Jésus. Quand nous
traversons une vallée : Jésus. Quand nous pleurons : Jésus. Quand nous ne
savons plus quoi dire : Jésus.
Ne fixons pas nos yeux
uniquement sur les problèmes. Un chrétien qui regarde seulement la tempête
finit par oublier le Maître du bateau. Pierre a commencé à s’enfoncer lorsqu’il
a regardé davantage le vent que Jésus. Tant que ses yeux étaient fixés sur le
Seigneur, il avançait sur les eaux. Voilà le secret : regarder à Jésus.
✦ ✦ ✦
Ainsi, lorsque nous demandons encore : « Face aux
multiples problèmes du monde, à quoi pouvons-nous espérer ? », la réponse
devient maintenant claire : notre espérance est en Dieu, notre ancre est
Christ, notre avenir est dans Sa promesse, et notre mission est de marcher
fidèlement jusqu’à Son retour.
L’ESPÉRANCE
DU PEUPLE RESTE VIVANTE.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés en
Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi, ne sortons pas de cette parole avec
une espérance fragile. Sortons avec une espérance vivante. Le monde peut dire :
« Tout est perdu. » L’Église répond : « Christ est vivant. » Le monde peut dire
: « Il n’y a plus de solution. » L’Église répond : « Dieu demeure notre
secours. » Le monde peut dire : « L’avenir est incertain. » L’Église répond : «
Notre avenir est entre les mains du Seigneur. »
“Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur
Jésus-Christ, Qui, selon Sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une
espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts.” (Première
Pierre 1, 3)
Une espérance vivante !
Pas une idée morte. Pas une philosophie. Pas une consolation artificielle. Une
espérance vivante, parce que Jésus est vivant. Si Jésus était resté dans le
tombeau, notre espérance serait morte. Mais le tombeau est vide. Christ est
ressuscité. Christ règne. Christ intercède. Christ revient.
Alors, lorsque vous
rentrerez chez vous, ne laissez pas cette parole rester ici. Emportez-la dans
votre maison. Emportez-la dans votre famille. Emportez-la dans votre travail.
Emportez-la dans votre vieillesse. Emportez-la dans vos combats. Emportez-la dans
vos nuits. Dites à votre âme : « Mon espérance est en Dieu. »
Quand une nouvelle vous
bouleversera, priez. Quand une inquiétude vous visitera, priez. Quand une porte
se fermera, priez. Quand une personne vous décevra, priez. Quand votre force
diminuera, priez. Et après avoir prié, relevez la tête. Car votre Rédempteur
vit.
“Pourquoi t’abats-tu, mon âme, et gémis-tu au
dedans de moi ? Espère en Dieu, car je Le louerai encore ; Il est mon salut et
mon Dieu.” (Psaume 42, 12)
David parle à son âme. Il
ne laisse pas son âme parler toute seule. Il lui donne un ordre : espère en
Dieu ! Frères et sœurs, il y a des jours où nous devons prêcher à notre propre
âme. Nous devons dire : « Mon âme, pourquoi te décourages-tu ? Espère en Dieu !
Mon âme, pourquoi trembles-tu ? Espère en Dieu ! Mon âme, pourquoi pleures-tu
sans fin ? Espère en Dieu ! »
Il y aura encore des
questions. Il y aura encore des nouvelles difficiles. Il y aura encore des
moments où nous ne comprendrons pas. Mais nous possédons quelque chose que le
monde ne peut pas fabriquer : la présence de Dieu et la promesse de Dieu.
Et si le monde devient
plus instable, soyons plus enracinés. Si les hommes deviennent plus agressifs,
soyons plus doux. Si les temps deviennent plus sombres, soyons plus lumineux.
Si les voix de la peur deviennent plus fortes, faisons entendre plus clairement
la voix de la foi.
Car l’Église n’a pas reçu
la mission de prédire toutes les crises. Elle a reçu la mission de proclamer
Jésus. Elle n’a pas reçu la mission de garantir une vie sans souffrance. Elle a
reçu la mission d’annoncer le salut. Elle n’a pas reçu la mission de promettre
que tout sera facile. Elle a reçu la mission de dire que Dieu sera fidèle
jusqu’au bout.
Alors, à quoi espérer ?
Espérez en Celui qui était, Qui est et Qui vient. Espérez en Celui qui a vaincu
la mort. Espérez en Celui dont la Parole ne passe jamais. Espérez en Celui qui
peut garder votre cœur dans la tempête. Espérez en Celui qui prépare une cité
éternelle. Espérez en Celui qui essuiera toute larme. Espérez en Celui qui
reviendra.
“Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de
toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance,
par la puissance du Saint-Esprit.” (Romains 15, 13)
Voilà notre prière. Pas
seulement que Dieu retire tous les problèmes immédiatement. Mais qu’Il
remplisse Son peuple d’espérance au milieu même des problèmes. Car un chrétien
rempli d’espérance devient un témoin. Une famille remplie d’espérance devient
une lumière. Une Église remplie d’espérance devient un refuge pour les âmes
fatiguées.
Aujourd’hui, si quelqu’un
est découragé, que l’espérance revienne. Si quelqu’un est tombé, qu’il se
relève. Si quelqu’un a peur, qu’il regarde à Jésus. Si quelqu’un pleure, qu’il
se rappelle que Dieu voit ses larmes. Si quelqu’un ne sait plus quelle direction
prendre, qu’il revienne à la Parole. Si quelqu’un a perdu le goût de prier,
qu’il recommence avec une simple phrase : « Seigneur Jésus, je mets mon
espérance en Toi. »
Et si quelqu’un n’a
jamais véritablement donné sa vie à Jésus-Christ, que ce jour soit le jour du
salut. Car aucune crise mondiale ne sera plus grande que le besoin de l’âme
d’être réconciliée avec Dieu. Les événements du monde peuvent nous inquiéter,
mais la question éternelle demeure : où est votre âme ? Connaissez-vous Jésus ?
Êtes-vous prêt à Le rencontrer ? Votre espérance est-elle placée en Lui ?
Ne remettez pas à demain
ce qui concerne l’éternité. Le monde change. La vie passe. Les générations
passent. Mais Jésus-Christ demeure. Venez à Lui. Croyez en Lui. Confiez-vous en
Lui. Marchez avec Lui. Servez-Le. Attendez-Le.
Bien-aimés, nous ne
savons pas tout ce que demain apportera. Mais nous savons Qui tient demain.
Nous ne connaissons pas tous les chemins que nous emprunterons. Mais nous
connaissons Celui qui marche avec nous. Nous ne savons pas comment chaque
problème sera résolu. Mais nous savons que Dieu reste souverain. Nous ne savons
pas quand toutes choses seront accomplies. Mais nous savons que Ses promesses
sont certaines.
Alors, ne désespérez pas.
Ne baissez pas les bras. Ne laissez pas les problèmes du monde devenir plus
grands dans votre cœur que le Dieu que vous servez. Les montagnes sont grandes,
mais Dieu est plus grand. Les tempêtes sont fortes, mais Dieu est plus fort.
Les nuits sont longues, mais le matin vient. Les larmes sont réelles, mais la
joie vient. La mort est terrible, mais la résurrection vient. Le monde passe,
mais la Parole de Dieu demeure.
Aujourd’hui, levons les
yeux. Aujourd’hui, fortifions notre foi. Aujourd’hui, reprenons courage.
Aujourd’hui, prions davantage. Aujourd’hui, aimons davantage. Aujourd’hui,
servons davantage. Aujourd’hui, témoignons davantage. Aujourd’hui, attendons
davantage. Car notre Seigneur Jésus-Christ est notre espérance.
Et lorsque les derniers
mots de l’histoire humaine seront écrits, ce ne sera pas la peur qui
triomphera. Ce ne sera pas la violence. Ce ne sera pas la mort. Ce sera Dieu.
Et Son peuple chantera. Son Église célébrera. Les rachetés se réjouiront. Et
nous verrons Celui en Qui nous avons espéré.
“Oui, Je viens bientôt. Amen ! Viens, Seigneur
Jésus !” (Apocalypse 22, 20)
✦ ✦ ✦
Si le monde vous a fait
peur, revenez à Jésus. Si les nouvelles vous ont troublé, revenez à la Parole.
Si les circonstances vous ont épuisé, revenez à la prière. Si les déceptions
vous ont blessé, revenez à la grâce. Si l’avenir vous semble obscur, regardez à
Celui qui tient l’avenir.
Que personne ne dise : «
Je n’ai plus d’espoir. » Tant que Jésus est vivant, il y a de l’espérance. Tant
que la grâce est offerte, il y a de l’espérance. Tant que la Parole demeure, il
y a de l’espérance. Tant que nous pouvons prier, il y a de l’espérance. Et pour
ceux qui sont en Christ, même la mort ne peut pas supprimer l’espérance.
Frères et sœurs, gardez
la foi. Gardez l’amour. Gardez l’espérance. Et surtout, gardez vos yeux sur
Jésus-Christ.
Oh ! Qu’il en soit ainsi. Amen et Amen.