Jésus-Christ : le seul Sauveur

...ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5:11-13



lundi 14 septembre 2026

L’ESPÉRANCE CHRÉTIENNE

“Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en Moi.”

(Jean 14, 1)

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L’ESPÉRANCE INÉBRANLABLE.
LA PRÉSENCE GLORIEUSE.
LA PROMESSE ÉTERNELLE.

L’ESPÉRANCE CHRÉTIENNE DEMEURE INÉBRANLABLE.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Aujourd’hui, le monde semble marcher avec un poids sur les épaules. Les nouvelles se succèdent, les crises se répondent, les peuples s’inquiètent, les familles se questionnent, les nations tremblent. Il y a des guerres qui déchirent des terres et des générations. Il y a la violence qui frappe parfois à la porte sans prévenir. Il y a l’instabilité économique, la peur du lendemain, la solitude, les divisions, la corruption, les catastrophes naturelles, les maladies, les bouleversements sociaux, les tensions internationales et cette impression étrange que l’humanité possède des moyens extraordinaires mais ne sait plus toujours où elle va.

Nous vivons à une époque où l’information nous atteint presque instantanément. Une tragédie qui se produit à des milliers de kilomètres peut entrer dans notre maison en quelques secondes. Nous voyons les larmes. Nous entendons les cris. Nous regardons les ruines. Nous découvrons les familles déplacées, les enfants effrayés, les vieillards abandonnés, les peuples épuisés. Et parfois, notre âme demande : Seigneur, où allons-nous ? Que restera-t-il de ce monde ? Que pouvons-nous encore espérer ? oui, face aux multiples problèmes du monde, à quoi pouvons-nous espérer ?

La question n’est pas légère. Elle touche au cœur de l’être humain. Car lorsque les sécurités terrestres vacillent, l’homme cherche quelque chose qui ne vacille pas. Lorsque les institutions déçoivent, il cherche une vérité. Lorsque les richesses diminuent, il cherche une richesse que personne ne puisse lui enlever. Lorsque la santé faiblit, il cherche une vie qui ne finisse pas. Lorsque les hommes promettent et ne tiennent pas, il cherche quelqu’un dont la parole demeure éternellement.

Et voici la bonne nouvelle de l’Évangile : notre espérance ne repose pas sur l’état du monde. Elle repose sur l’état du Christ. Notre espérance ne dépend pas de la stabilité des nations. Elle dépend de la fidélité de Dieu. Notre espérance ne dépend pas de ce que les hommes peuvent construire. Elle dépend de ce que Jésus-Christ a déjà accompli à la croix et de ce qu’Il accomplira encore.

“Nous avons cette espérance comme une ancre de l’âme, sûre et solide.” (Hébreux 6, 19)

Une ancre ! Quelle image puissante ! L’ancre ne supprime pas la tempête. Elle empêche le navire de dériver. La Bible ne nous promet pas une existence sans tempêtes. Elle nous promet une présence au milieu de la tempête. Jésus n’a pas dit que la mer serait toujours calme. Il a dit qu’Il serait avec les Siens.

Alors, face aux multiples problèmes qui confrontent le monde, à quoi pouvons-nous espérer ? Nous pouvons espérer en Dieu. Nous pouvons espérer en Jésus-Christ. Nous pouvons espérer dans Sa Parole. Nous pouvons espérer dans Son retour. Nous pouvons espérer dans la résurrection. Nous pouvons espérer dans le Royaume qui vient. Nous pouvons espérer dans cette promesse extraordinaire que le dernier mot ne sera pas prononcé par la guerre, par la maladie, par la mort, par l’injustice ou par la peur. Le dernier mot appartiendra à Dieu.

Un homme politique et homme d’État britannique, Winston Churchill, a un jour rappelé une vérité souvent vérifiée dans l’histoire : « Là où il y a discorde, puissions-nous apporter l’harmonie. » Cette pensée humaine souligne déjà une nécessité : le monde a besoin d’une espérance qui transforme la peur en courage et la division en paix. Mais l’Église va plus loin. Elle ne dit pas seulement : espérons que les choses s’améliorent. Elle proclame : espérez, en Celui qui tient toutes choses entre Ses mains.

C’est pourquoi, aujourd’hui, nous n’allons pas simplement regarder les problèmes du monde. Nous allons regarder au-dessus des problèmes. Nous n’allons pas nier la réalité. Nous allons annoncer une réalité plus grande. Le monde peut trembler, mais Dieu demeure. Les hommes peuvent changer, mais Jésus-Christ est le même. Les royaumes passent, mais Son Royaume ne passera jamais.

Le monde est troublé, mais Dieu n’est pas dépassé.

Regardons notre époque avec lucidité. Nous ne sommes pas appelés à fermer les yeux sur la souffrance. La foi chrétienne n’est pas une fuite devant la réalité. Jésus Lui-même a pleuré devant la tombe de Lazare. Il a vu la souffrance. Il a entendu les cris. Il a connu la trahison. Il a porté la douleur. Il a été rejeté. Il a été crucifié. Celui en Qui nous espérons connaît donc la profondeur de notre condition humaine.

“Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en Moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, J’ai vaincu le monde.” (Jean 16, 33)

Quelle parole ! Jésus ne dit pas : vous n’aurez aucune tribulation. Il dit : vous aurez des tribulations. Mais immédiatement après, Il ouvre une porte : prenez courage. Pourquoi ? Parce que J’ai vaincu le monde. La victoire de Jésus est le fondement de notre espérance.

Le monde dit parfois : « Espère parce que demain sera meilleur. » L’Évangile dit : « Espère parce que Christ est vivant. » Le monde dit : « Espère parce que les circonstances vont changer. » L’Évangile dit : « Espère même lorsque les circonstances ne changent pas immédiatement, parce que Dieu ne change pas. » Voilà la différence.

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Et puisque notre espérance ne repose pas sur les circonstances, regardons maintenant Celui sur Qui elle repose : Jésus-Christ, notre ancre vivante.

Jésus est avec nous dans la tempête.

LA PRÉSENCE DE CHRIST RESTE GLORIEUSE.

Frères et sœurs, il y a une vérité que nous devons graver profondément dans notre cœur : nous ne sommes pas seuls. L’une des armes les plus puissantes de la peur est de nous faire croire que nous sommes abandonnés. Mais la promesse de Dieu traverse toute l’Écriture : Je suis avec toi.

“Ne crains rien, car Je suis avec toi ; ne promène pas des regards inquiets, car Je suis ton Dieu ; Je te fortifie, Je viens à ton secours, Je te soutiens de Ma droite triomphante.” (Ésaïe 41, 10)

Remarquez les verbes : Je suis. Je fortifie. Je viens. Je soutiens. Dieu ne nous donne pas seulement une théorie. Il Se présente Lui-même comme la réponse. Lorsque votre force diminue, Sa force demeure. Lorsque votre courage s’effondre, Sa main demeure. Lorsque vous ne voyez plus le chemin, Sa présence demeure.

Peut-être qu’aujourd’hui quelqu’un écoute cette prédication avec une inquiétude profonde. Vous regardez le monde et vous vous demandez ce qui arrivera demain. Vous pensez à votre famille. Vous pensez à vos enfants. Vous pensez à vos petits-enfants. Vous pensez à votre avenir. Vous regardez les prix, les conflits, les changements de société, les incertitudes, et votre cœur se serre.

Mais écoutez la Parole de Dieu : ne laissez pas les événements devenir votre dieu. Ne laissez pas les nouvelles devenir votre prophète. Ne laissez pas la peur écrire votre avenir. Il existe une Parole plus forte que toutes les nouvelles : Jésus-Christ est Seigneur.

“Car Je connais les projets que J’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance.” (Jérémie 29, 11)

Cela ne signifie pas que chaque journée sera facile. Cela signifie que Dieu n’a pas abandonné Son dessein. Il y a un avenir dans Sa main. Il y a une espérance dans Sa pensée. Il y a une direction même lorsque nous ne voyons pas encore toute la route.

La Parole de Dieu demeure lorsque tout le reste chancelle.

Les opinions humaines changent. Les analyses changent. Les marchés changent. Les gouvernements changent. Les modes changent. Les technologies changent. Les générations passent. Mais la Parole de notre Dieu demeure éternellement.

“L’herbe sèche, la fleur tombe ; mais la Parole de notre Dieu subsiste éternellement.” (Ésaïe 40, 8)

Voilà pourquoi le chrétien doit revenir à la Bible. Non pas seulement quand il a peur. Non pas seulement quand il traverse une crise. Mais chaque jour. La Parole est notre lumière. Elle redresse notre pensée. Elle corrige nos émotions. Elle nous rappelle qui est Dieu lorsque les circonstances cherchent à nous faire oublier.

Le philosophe Viktor Frankl, réfléchissant à la capacité humaine de survivre aux épreuves, a insisté sur l’importance d’un sens à poursuivre même dans la souffrance. La perspective chrétienne va encore plus loin : notre vie possède un sens parce qu’elle est entre les mains de Dieu et orientée vers Lui. Nous ne marchons pas vers le néant. Nous marchons vers une promesse.

Il y a une différence immense entre supporter une souffrance en pensant qu’elle n’a aucun sens et traverser une souffrance en sachant que Dieu peut la transformer et qu’elle n’aura pas le dernier mot. Paul pouvait écrire depuis l’épreuve parce qu’il regardait au-delà de l’épreuve.

“Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire.” (Deux Corinthiens 4, 17)

Quelle perspective ! Paul ne nie pas l’affliction. Il l’appelle légère non parce qu’elle ne fait pas mal, mais parce qu’il la compare au poids éternel de gloire. Le chrétien possède une vision longue. Il regarde aujourd’hui, mais il regarde aussi l’éternité.

La paix de Christ est plus profonde que la tranquillité du monde.

Le monde cherche souvent la paix comme l’absence de problèmes. Jésus donne une paix qui peut exister au milieu des problèmes. Une paix qui ne dépend pas du silence autour de nous, mais de la présence de Dieu en nous.

“Je vous laisse la paix, Je vous donne Ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point.” (Jean 14, 27)

Il existe une paix que les circonstances ne peuvent ni produire ni retirer. Vous pouvez être entouré de questions et posséder la paix. Vous pouvez traverser une vallée et posséder la paix. Vous pouvez ne pas comprendre aujourd’hui et pourtant continuer à croire.

Martin Luther King Jr. a déclaré : « Nous devons accepter la déception finie, mais ne jamais perdre l’espérance infinie. » Cette parole séculière rejoint, à sa manière, une conviction profondément biblique : certaines déceptions sont réelles, certaines pertes sont douloureuses, certaines attentes ne se réalisent pas comme nous le pensions ; mais l’espérance que Dieu donne ne possède pas de date d’expiration.

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Mais si Christ est notre présence et notre paix aujourd’hui, il nous faut maintenant regarder plus loin : l’espérance chrétienne n’est pas seulement pour traverser le présent ; elle regarde vers l’avenir éternel que Dieu prépare.

Nous espérons la résurrection.

LA PROMESSE ÉTERNELLE RESTE CERTAINE.

La grande question de l’humanité n’est pas seulement : comment vivre dans un monde difficile ? La grande question est : que se passera-t-il lorsque notre vie terrestre arrivera à son terme ? L’Évangile répond par une promesse que rien dans ce monde ne peut égaler : la résurrection.

“Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en Moi vivra, quand même il serait mort ; et quiconque vit et croit en Moi ne mourra jamais.” (Jean 11, 25-26)

Jésus ne dit pas seulement qu’Il donnera la résurrection. Il dit : Je suis la résurrection. Notre espérance n’est donc pas d’abord un événement. Elle est une Personne. Notre espérance porte un nom : Jésus.

Voilà pourquoi la mort n’a plus le même pouvoir sur le croyant. Nous pleurons, oui. Nous souffrons, oui. Nous ressentons le vide, oui. Mais nous ne pleurons pas comme ceux qui n’ont pas d’espérance. La tombe n’est pas la conclusion finale pour celui qui est en Christ.

“Car si nous croyons que Jésus est mort et qu’Il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec Lui ceux qui sont morts.” (Première Thessaloniciens 4, 14)

Cette espérance a soutenu l’Église pendant des siècles. Des croyants ont traversé la persécution, la pauvreté, l’exil, la maladie et la mort sans renier leur foi, parce qu’ils savaient que leur destinée ne se limitait pas à ce monde.

Nous espérons le retour de Jésus-Christ.

Le monde parle beaucoup de l’avenir. On imagine les nouvelles technologies, les nouvelles puissances, les transformations économiques, les découvertes scientifiques. Mais l’Église porte une espérance plus haute : Jésus-Christ reviendra.

“Je reviendrai, et Je vous prendrai avec Moi, afin que là où Je suis vous y soyez aussi.” (Jean 14, 3)

Quelle promesse ! Je reviendrai. Ce n’est pas une hypothèse. Ce n’est pas une invention humaine. C’est la parole du Seigneur. Le chrétien regarde l’avenir avec sérieux, mais aussi avec confiance. Nous ne savons pas tout ce qui arrivera avant Son retour. Mais nous savons Qui vient.

Et cela change notre manière de vivre aujourd’hui. Si Jésus revient, alors notre vie doit être prête. Si Jésus revient, notre foi ne peut pas être seulement une habitude. Si Jésus revient, notre cœur doit être attaché à Lui. Si Jésus revient, nous devons pardonner. Nous devons aimer. Nous devons servir. Nous devons témoigner. Nous devons veiller.

C’est pourquoi, bien-aimés, nous devons être sobres et vigilants. Notre espérance n’est pas une excuse pour l’inaction ; elle est une puissance pour la fidélité.

La véritable espérance chrétienne ne nous fait pas fuir le monde. Elle nous envoie dans le monde. Parce que nous savons que Christ vient, nous pouvons travailler. Parce que nous savons que Dieu jugera avec justice, nous pouvons rester intègres. Parce que nous savons que notre travail dans le Seigneur n’est pas vain, nous pouvons continuer.

“Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur.” (Première Corinthiens 15, 58)

Quel encouragement ! Votre prière n’est pas vaine. Votre fidélité n’est pas vaine. Votre service n’est pas vain. Votre larme versée dans la présence de Dieu n’est pas vaine. Votre patience n’est pas vaine. Votre amour n’est pas vain. Votre témoignage n’est pas vain.

Nous espérons les nouveaux cieux et la nouvelle terre.

La Bible ne termine pas son histoire avec une catastrophe. Elle termine avec une restauration. Elle ne nous laisse pas devant un tombeau fermé. Elle nous conduit vers une création renouvelée, une présence parfaite de Dieu, une victoire définitive sur la mort.

“Mais nous attendons, selon Sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera.” (Deux Pierre 3, 13)

Et voici la vision qui doit remplir notre cœur : Dieu n’abandonne pas Son œuvre. Le mal n’aura pas le dernier mot. La mort n’aura pas le dernier mot. Les larmes n’auront pas le dernier mot. L’injustice n’aura pas le dernier mot. Dieu aura le dernier mot.

“Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.” (Apocalypse 21, 4)

Frères et sœurs, imaginez un monde où la mort ne frappe plus. Un monde où les familles ne sont plus séparées par le tombeau. Un monde où la justice ne sera plus une promesse humaine incertaine mais une réalité éternelle. Un monde où la présence de Dieu remplira tout. Voilà notre espérance.

Et cette espérance ne nous rend pas naïfs. Elle nous rend forts. Elle nous permet de regarder les problèmes du monde sans nous laisser écraser par eux. Nous pouvons dire : oui, je vois la souffrance ; mais je vois aussi la promesse. Oui, je vois les ténèbres ; mais je connais la Lumière. Oui, je vois la fragilité de l’homme ; mais je connais la fidélité de Dieu.

L’écrivain C. S. Lewis a rappelé, dans sa réflexion sur l’espérance chrétienne, que le regard vers l’éternité donne une juste perspective au présent. L’espérance à venir ne nous détourne donc pas de nos responsabilités. Elle nous donne une raison de les accomplir avec fidélité.

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Et maintenant que nous avons vu Celui qui nous accompagne et la promesse qui nous attend, il reste une question décisive : comment devons-nous vivre aujourd’hui, au milieu de ce monde troublé, avec une telle espérance ?

Ne laissons pas la peur gouverner notre cœur.

LA VIE DU CROYANT RESTE COURAGEUSE.

La peur peut entrer dans la maison. Elle peut entrer dans l’esprit. Elle peut s’asseoir dans le cœur. Elle peut nous faire imaginer le pire avant même que le pire arrive. Elle peut nous voler le sommeil, la joie, la reconnaissance et la capacité d’aimer.

“Car Dieu ne nous a pas donné un esprit de timidité, mais de force, d’amour et de sagesse.” (Deux Timothée 1, 7)

La peur dit : « Que va-t-il arriver ? » La foi répond : « Dieu sera là. » La peur dit : « Et si je perds ? » La foi répond : « Même dans la perte, Christ demeure. » La peur dit : « Et si tout s’écroule ? » La foi répond : « Le Seigneur est mon rocher. »

Cela ne signifie pas que nous ne ressentirons jamais la peur. La foi n’est pas l’absence d’émotion. La foi est le choix de ne pas laisser l’émotion devenir notre maître. Nous pouvons trembler et prier. Nous pouvons pleurer et croire. Nous pouvons ne pas comprendre et obéir. Nous pouvons être fatigués et continuer d’espérer.

Restons attachés à la prière.

“Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.” (Philippiens 4, 6)

Lorsque le monde devient bruyant, l’Église doit retrouver le secret de la chambre de prière. Lorsque les informations nous saturent, retournons à la Parole. Lorsque les hommes parlent avec violence, parlons à Dieu avec foi. Lorsque nous ne savons plus quoi faire, mettons-nous à genoux.

La prière ne signifie pas que nous ignorons les problèmes. La prière signifie que nous refusons de porter seuls ce que Dieu nous invite à Lui remettre. Nous prions pour les familles. Nous prions pour les dirigeants. Nous prions pour les nations. Nous prions pour la paix. Nous prions pour les malades. Nous prions pour les enfants. Nous prions pour l’Église. Nous prions pour ceux qui souffrent. Et surtout, nous prions afin que les hommes rencontrent Jésus-Christ.

Soyons une lumière au milieu des ténèbres.

“Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.” (Matthieu 5, 14)

Le monde n’a pas seulement besoin d’entendre que nous avons de l’espérance. Il doit voir l’espérance dans notre manière de vivre. Il doit voir des chrétiens qui pardonnent. Des chrétiens qui servent. Des chrétiens qui ne rendent pas le mal pour le mal. Des chrétiens qui disent la vérité sans haine. Des chrétiens qui gardent leur intégrité lorsque personne ne regarde.

Si le monde devient plus froid, l’Église doit devenir plus aimante. Si le monde devient plus violent, l’Église doit devenir plus pacifique. Si le monde devient plus égoïste, l’Église doit devenir plus généreuse. Si le monde devient plus désespéré, l’Église doit proclamer plus clairement l’espérance de Jésus-Christ.

Nous ne sommes pas appelés à maudire les ténèbres. Nous sommes appelés à allumer. Une petite lampe paraît faible dans une pièce éclairée. Mais dans une pièce plongée dans l’obscurité, une petite lumière devient immédiatement visible. Alors ne méprisez pas votre fidélité. Une prière peut changer une maison. Une parole peut relever une âme. Un acte de bonté peut ouvrir une porte. Un témoignage peut conduire quelqu’un à Christ.

Gardons nos yeux fixés sur Jésus.

“Ayant les regards sur Jésus, le Chef et le Consommateur de la foi, Qui, en vue de la joie qui Lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et S’est assis à la droite du trône de Dieu.” (Hébreux 12, 2)

C’est ici que tout revient. Jésus. Toujours Jésus. Quand le monde nous effraie : Jésus. Quand nous sommes fatigués : Jésus. Quand nous sommes incompris : Jésus. Quand nous traversons une vallée : Jésus. Quand nous pleurons : Jésus. Quand nous ne savons plus quoi dire : Jésus.

Ne fixons pas nos yeux uniquement sur les problèmes. Un chrétien qui regarde seulement la tempête finit par oublier le Maître du bateau. Pierre a commencé à s’enfoncer lorsqu’il a regardé davantage le vent que Jésus. Tant que ses yeux étaient fixés sur le Seigneur, il avançait sur les eaux. Voilà le secret : regarder à Jésus.

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Ainsi, lorsque nous demandons encore : « Face aux multiples problèmes du monde, à quoi pouvons-nous espérer ? », la réponse devient maintenant claire : notre espérance est en Dieu, notre ancre est Christ, notre avenir est dans Sa promesse, et notre mission est de marcher fidèlement jusqu’à Son retour.

L’ESPÉRANCE DU PEUPLE RESTE VIVANTE.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi, ne sortons pas de cette parole avec une espérance fragile. Sortons avec une espérance vivante. Le monde peut dire : « Tout est perdu. » L’Église répond : « Christ est vivant. » Le monde peut dire : « Il n’y a plus de solution. » L’Église répond : « Dieu demeure notre secours. » Le monde peut dire : « L’avenir est incertain. » L’Église répond : « Notre avenir est entre les mains du Seigneur. »

“Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, Qui, selon Sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts.” (Première Pierre 1, 3)

Une espérance vivante ! Pas une idée morte. Pas une philosophie. Pas une consolation artificielle. Une espérance vivante, parce que Jésus est vivant. Si Jésus était resté dans le tombeau, notre espérance serait morte. Mais le tombeau est vide. Christ est ressuscité. Christ règne. Christ intercède. Christ revient.

Alors, lorsque vous rentrerez chez vous, ne laissez pas cette parole rester ici. Emportez-la dans votre maison. Emportez-la dans votre famille. Emportez-la dans votre travail. Emportez-la dans votre vieillesse. Emportez-la dans vos combats. Emportez-la dans vos nuits. Dites à votre âme : « Mon espérance est en Dieu. »

Quand une nouvelle vous bouleversera, priez. Quand une inquiétude vous visitera, priez. Quand une porte se fermera, priez. Quand une personne vous décevra, priez. Quand votre force diminuera, priez. Et après avoir prié, relevez la tête. Car votre Rédempteur vit.

“Pourquoi t’abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi ? Espère en Dieu, car je Le louerai encore ; Il est mon salut et mon Dieu.” (Psaume 42, 12)

David parle à son âme. Il ne laisse pas son âme parler toute seule. Il lui donne un ordre : espère en Dieu ! Frères et sœurs, il y a des jours où nous devons prêcher à notre propre âme. Nous devons dire : « Mon âme, pourquoi te décourages-tu ? Espère en Dieu ! Mon âme, pourquoi trembles-tu ? Espère en Dieu ! Mon âme, pourquoi pleures-tu sans fin ? Espère en Dieu ! »

Il y aura encore des questions. Il y aura encore des nouvelles difficiles. Il y aura encore des moments où nous ne comprendrons pas. Mais nous possédons quelque chose que le monde ne peut pas fabriquer : la présence de Dieu et la promesse de Dieu.

Et si le monde devient plus instable, soyons plus enracinés. Si les hommes deviennent plus agressifs, soyons plus doux. Si les temps deviennent plus sombres, soyons plus lumineux. Si les voix de la peur deviennent plus fortes, faisons entendre plus clairement la voix de la foi.

Car l’Église n’a pas reçu la mission de prédire toutes les crises. Elle a reçu la mission de proclamer Jésus. Elle n’a pas reçu la mission de garantir une vie sans souffrance. Elle a reçu la mission d’annoncer le salut. Elle n’a pas reçu la mission de promettre que tout sera facile. Elle a reçu la mission de dire que Dieu sera fidèle jusqu’au bout.

Alors, à quoi espérer ? Espérez en Celui qui était, Qui est et Qui vient. Espérez en Celui qui a vaincu la mort. Espérez en Celui dont la Parole ne passe jamais. Espérez en Celui qui peut garder votre cœur dans la tempête. Espérez en Celui qui prépare une cité éternelle. Espérez en Celui qui essuiera toute larme. Espérez en Celui qui reviendra.

“Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint-Esprit.” (Romains 15, 13)

Voilà notre prière. Pas seulement que Dieu retire tous les problèmes immédiatement. Mais qu’Il remplisse Son peuple d’espérance au milieu même des problèmes. Car un chrétien rempli d’espérance devient un témoin. Une famille remplie d’espérance devient une lumière. Une Église remplie d’espérance devient un refuge pour les âmes fatiguées.

Aujourd’hui, si quelqu’un est découragé, que l’espérance revienne. Si quelqu’un est tombé, qu’il se relève. Si quelqu’un a peur, qu’il regarde à Jésus. Si quelqu’un pleure, qu’il se rappelle que Dieu voit ses larmes. Si quelqu’un ne sait plus quelle direction prendre, qu’il revienne à la Parole. Si quelqu’un a perdu le goût de prier, qu’il recommence avec une simple phrase : « Seigneur Jésus, je mets mon espérance en Toi. »

Et si quelqu’un n’a jamais véritablement donné sa vie à Jésus-Christ, que ce jour soit le jour du salut. Car aucune crise mondiale ne sera plus grande que le besoin de l’âme d’être réconciliée avec Dieu. Les événements du monde peuvent nous inquiéter, mais la question éternelle demeure : où est votre âme ? Connaissez-vous Jésus ? Êtes-vous prêt à Le rencontrer ? Votre espérance est-elle placée en Lui ?

Ne remettez pas à demain ce qui concerne l’éternité. Le monde change. La vie passe. Les générations passent. Mais Jésus-Christ demeure. Venez à Lui. Croyez en Lui. Confiez-vous en Lui. Marchez avec Lui. Servez-Le. Attendez-Le.

Bien-aimés, nous ne savons pas tout ce que demain apportera. Mais nous savons Qui tient demain. Nous ne connaissons pas tous les chemins que nous emprunterons. Mais nous connaissons Celui qui marche avec nous. Nous ne savons pas comment chaque problème sera résolu. Mais nous savons que Dieu reste souverain. Nous ne savons pas quand toutes choses seront accomplies. Mais nous savons que Ses promesses sont certaines.

Alors, ne désespérez pas. Ne baissez pas les bras. Ne laissez pas les problèmes du monde devenir plus grands dans votre cœur que le Dieu que vous servez. Les montagnes sont grandes, mais Dieu est plus grand. Les tempêtes sont fortes, mais Dieu est plus fort. Les nuits sont longues, mais le matin vient. Les larmes sont réelles, mais la joie vient. La mort est terrible, mais la résurrection vient. Le monde passe, mais la Parole de Dieu demeure.

Aujourd’hui, levons les yeux. Aujourd’hui, fortifions notre foi. Aujourd’hui, reprenons courage. Aujourd’hui, prions davantage. Aujourd’hui, aimons davantage. Aujourd’hui, servons davantage. Aujourd’hui, témoignons davantage. Aujourd’hui, attendons davantage. Car notre Seigneur Jésus-Christ est notre espérance.

Et lorsque les derniers mots de l’histoire humaine seront écrits, ce ne sera pas la peur qui triomphera. Ce ne sera pas la violence. Ce ne sera pas la mort. Ce sera Dieu. Et Son peuple chantera. Son Église célébrera. Les rachetés se réjouiront. Et nous verrons Celui en Qui nous avons espéré.

“Oui, Je viens bientôt. Amen ! Viens, Seigneur Jésus !” (Apocalypse 22, 20)

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Si le monde vous a fait peur, revenez à Jésus. Si les nouvelles vous ont troublé, revenez à la Parole. Si les circonstances vous ont épuisé, revenez à la prière. Si les déceptions vous ont blessé, revenez à la grâce. Si l’avenir vous semble obscur, regardez à Celui qui tient l’avenir.

Que personne ne dise : « Je n’ai plus d’espoir. » Tant que Jésus est vivant, il y a de l’espérance. Tant que la grâce est offerte, il y a de l’espérance. Tant que la Parole demeure, il y a de l’espérance. Tant que nous pouvons prier, il y a de l’espérance. Et pour ceux qui sont en Christ, même la mort ne peut pas supprimer l’espérance.

Frères et sœurs, gardez la foi. Gardez l’amour. Gardez l’espérance. Et surtout, gardez vos yeux sur Jésus-Christ.

Oh ! Qu’il en soit ainsi. Amen et Amen.

samedi 12 septembre 2026

Prêche la Parole

« Le ciel et la terre passeront, mais Mes paroles ne passeront point. »

(Matthieu 24, 35.)

« La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ. » (Romains 10, 17)

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LA PAROLE SOUVERAINE.
LA CONVICTION IRRÉSISTIBLE.
LE TÉMOIGNAGE FIDELE.

LA PAROLE DE JÉSUS, SUFFIT.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Il existe une tentation qui accompagne souvent celui qui monte sur une chaire : croire qu’il faut être impressionnant pour être efficace. Nous pouvons être tentés de chercher la phrase qui fera applaudir, l’illustration qui fera rire, l’histoire qui fera pleurer, l’argument qui fera taire les contradicteurs, ou encore la formule qui fera parler de nous après le culte. Mais l’Évangile nous ramène à une vérité beaucoup plus profonde : le prédicateur n’est pas appelé à fabriquer la puissance ; il est appelé à porter fidèlement la Parole qui possède déjà Sa puissance.

Un jeune prédicateur demanda un jour à un vieux pasteur : « Que dois-je dire pour convaincre les gens ? » Le pasteur répondit : « Dis simplement ce que Jésus a dit. Et si cela ne les convainc pas, aucun de tes mots ne le fera. » Cette réponse paraît simple, presque trop simple. Pourtant, elle renferme une sagesse immense. Elle rappelle au serviteur de Dieu que son autorité ne vient pas de son éloquence, de son âge, de son titre, de son diplôme, de sa personnalité ou de son talent. Son autorité vient de Celui qu’il représente.

Il y a des paroles qui séduisent pendant quelques minutes et disparaissent ensuite. Il y a des discours qui font vibrer une salle, mais ne transforment aucun cœur. Il y a des mots qui produisent une émotion passagère, puis s’éteignent comme une étincelle. Mais lorsque Jésus parle, même une phrase courte peut devenir une semence éternelle. Une seule parole de Christ peut pénétrer là où cent raisonnements humains échouent. Une seule parole de Christ peut réveiller une conscience endormie, relever une âme écrasée, arrêter un pécheur sur son chemin, restaurer une famille, fortifier un croyant et appeler un cœur à la repentance.

Aujourd’hui, nous ne venons donc pas célébrer le génie du prédicateur. Nous venons nous placer sous l’autorité du Maître. Nous ne venons pas demander : « Comment puis-je impressionner ? » Nous devons demander : « Seigneur, qu’as-Tu dit ? » Nous ne devons pas chercher d’abord une parole qui plaît à l’homme, mais une parole qui demeure fidèle à Dieu. Car lorsque la voix humaine devient plus forte que la voix de Christ, le messager risque de prendre la place du Message.

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En avançant vers notre premier mouvement, regardons d’abord pourquoi la Parole de Jésus possède une autorité que l’éloquence humaine ne pourra jamais égaler.

LA PAROLE DE JÉSUS NE CONSEILLE PAS SEULEMENT : ELLE AUTORISE.

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LA PAROLE DIVINE.

Lorsque Jésus parlait, les foules ne percevaient pas simplement un homme cultivé donnant son opinion. Elles entendaient une autorité. Son enseignement portait quelque chose que les discours ordinaires ne pouvaient pas produire. À la fin du Sermon sur la montagne, Matthieu rapporte que les foules furent frappées de Sa doctrine, « car Il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes ». (Matthieu 7, 29)

« Jamais homme n’a parlé comme cet homme. » (Jean 7, 46)

Quelle déclaration extraordinaire ! Les agents envoyés pour arrêter Jésus revinrent sans L’avoir arrêté. Pourquoi ? Parce qu’ils avaient été saisis par Sa parole. Ils n’avaient pas besoin d’un spectacle. Ils avaient entendu Celui dont les paroles portaient une autorité singulière. Jésus n’avait pas besoin de manipuler leur émotion. Il n’avait pas besoin de se mettre en scène. Il parlait, et Sa parole atteignait l’homme intérieur.

Bien-aimés, voilà une première leçon pour tout prédicateur : nous devons cesser de nous comporter comme si la Parole de Dieu avait besoin de notre décoration pour devenir puissante. Nous pouvons améliorer notre diction, notre structure, notre pédagogie et nos illustrations ; nous devons même chercher l’excellence. Mais nous ne devons jamais confondre l’excellence du messager avec la puissance du Message.

Paul l’avait compris. Lorsqu’il s’adressa aux Corinthiens, il ne voulut pas bâtir son ministère sur une démonstration de sagesse humaine. Il déclara qu’il n’était pas venu avec une supériorité de langage ou de sagesse, mais avec la décision de connaître Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. (Un Corinthiens 2, 1-5) Cela ne signifie pas que Paul méprisait l’intelligence ou la communication. Cela signifie qu’il refusait de placer la confiance des croyants dans l’habileté du prédicateur.

« Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance. » (Un Corinthiens 2, 4)

Quelle parole pour notre génération ! Dans un monde saturé de contenus, de vidéos, de commentaires, de débats et de slogans, l’Église n’a pas besoin de devenir simplement plus bruyante. Elle a besoin de redevenir profondément biblique. Nous avons besoin d’hommes et de femmes qui connaissent la Parole, qui l’aiment, qui la vivent et qui osent la proclamer avec amour.

LA PAROLE DE JÉSUS RÉVÈLE LE CŒUR.

La Parole de Christ ne se contente pas de nous informer ; elle nous expose. Elle révèle ce que nous préférerions cacher. Elle sépare l’apparence de la réalité. Elle met à nu les motivations. C’est pourquoi certains l’aiment et d’autres la combattent. Nous pouvons accepter un discours religieux qui ne nous dérange pas. Mais lorsque Jésus dit : « Aimez vos ennemis », « pardonnez », « repentez-vous », « prenez votre croix », « veillez », « aimez-vous les uns les autres », Sa parole exige une réponse.

« Si vous demeurez dans Ma parole, vous êtes vraiment Mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. » (Jean 8, 31-32)

La véritable prédication ne consiste donc pas seulement à donner de l’information biblique. Elle conduit l’auditeur devant une décision. La Parole demande : Que vas-tu faire de ce que tu viens d’entendre ? Vas-tu seulement admirer Jésus, ou vas-tu Lui obéir ? Vas-tu applaudir le sermon, ou laisser le sermon te juger ? Vas-tu dire « Amen », puis retourner exactement à la même vie, ou vas-tu permettre à la Parole de transformer tes pensées, tes habitudes, tes relations et tes priorités ?

LA PAROLE DE JÉSUS DEMEURE QUAND LE PRÉDICATEUR DISPARAÎT.

Le prédicateur passe. La Parole demeure. Le prédicateur vieillit. La Parole demeure. Le prédicateur peut être oublié. La Parole demeure. Les circonstances changent. La Parole demeure. Les générations se succèdent. La Parole demeure.

« L’herbe sèche, la fleur tombe ; mais la Parole de notre Dieu subsiste éternellement. » (Ésaïe 40, 8)

C’est pourquoi le serviteur de Dieu doit avoir une sainte modestie. Il ne doit pas chercher à devenir le centre. Il doit conduire les regards vers Christ. Jean-Baptiste avait compris cette place lorsqu’il déclara : « Il faut qu’Il croisse, et que je diminue. » (Jean 3, 30) Le véritable prédicateur ne dit pas : « Regardez comme je parle bien. » Il dit, par toute sa vie : « Regardez Jésus ! »

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Le philosophe et écrivain Ralph Waldo Emerson a écrit : « La parole est une puissance qui se transforme en action. »

Cette observation humaine nous rappelle qu’une parole peut déclencher un mouvement. Mais l’Église va plus loin : la Parole de Dieu ne produit pas seulement une action humaine ; elle porte une puissance spirituelle parce qu’elle vient de Dieu.

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Après avoir reconnu l’autorité de la Parole divine, avançons maintenant vers la question du cœur : comment cette Parole produit-elle une conviction qui dépasse la simple émotion ?

LA CONVICTION PROFONDE.

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LA PAROLE NE CHERCHE PAS SEULEMENT À NOUS ÉMOUVOIR : ELLE CHERCHE À NOUS CONVAINCRE.

Une émotion peut être sincère sans être durable. On peut pleurer pendant un chant, être bouleversé pendant une prédication, prendre une résolution dans un moment intense, puis revenir à ses anciennes habitudes quelques jours plus tard. La conviction produite par l’Esprit de Dieu va plus loin. Elle nous montre la vérité, elle nous confronte au péché, elle nous révèle la grâce et elle nous appelle à une réponse.

« Quand Il sera venu, Il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement. » (Jean 16, 8)

Remarquons que Jésus attribue cette œuvre au Saint-Esprit. Le prédicateur peut expliquer ; le Saint-Esprit convainc. Le prédicateur peut illustrer ; le Saint-Esprit transperce. Le prédicateur peut parler à l’oreille ; le Saint-Esprit parle au cœur. C’est pourquoi un prédicateur peut prononcer un message imparfait, mais une phrase biblique peut devenir parfaite entre les mains de Dieu.

LA PAROLE QUI BLESSE PEUT AUSSI GUÉRIR.

Il existe une chirurgie spirituelle. Certaines blessures ne peuvent être guéries par des paroles flatteuses. Il faut parfois que Dieu nous dise la vérité. Jésus n’est pas venu simplement pour nous faire sentir bien ; Il est venu nous sauver. Or le salut commence souvent lorsque l’homme accepte de voir sa véritable condition.

« La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants. » (Hébreux 4, 12)

Une épée coupe. La Parole coupe les mensonges, les excuses, l’orgueil, l’hypocrisie et l’autosuffisance. Mais Celui qui frappe avec Sa Parole n’est pas un chirurgien cruel. Il est le Médecin des âmes. Il blesse pour guérir. Il révèle pour restaurer. Il condamne le péché pour libérer le pécheur.

Lorsque Nathan dit à David : « Tu es cet homme-là ! » (Deux Samuel 12, 7), ce n’est pas une attaque personnelle. C’est une confrontation divine qui ouvre la voie à la repentance. Lorsque Jésus rencontre la femme samaritaine et met en lumière sa situation, Il ne cherche pas à l’humilier. Il conduit cette femme vers Celui qui peut lui donner l’eau vive. La vérité biblique n’est pas destinée à détruire l’homme ; elle est destinée à détruire ce qui détruit l’homme.

LA CONVICTION NOUS FAIT PASSER DE L’AUDITION À L’OBÉISSANCE.

Il existe une différence entre entendre et écouter. Beaucoup entendent la Parole ; peu la laissent gouverner leur vie. Jacques avertit l’Église de ne pas se contenter d’être auditrice, mais d’être pratiquante. (Jacques 1, 22) Le prédicateur doit donc viser plus haut que le « j’ai aimé le message ». La vraie question est : « Le message a-t-il changé quelque chose dans ma manière de vivre ? »

« Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes. » (Jacques 1, 22)

Une parole entendue mais jamais appliquée devient un témoignage contre nous. Nous pouvons posséder plusieurs Bibles, écouter plusieurs prédications, connaître de nombreux versets et rester spirituellement immobiles. La connaissance qui ne devient jamais obéissance peut gonfler l’orgueil sans transformer le caractère.

Jésus a donné une image puissante : deux hommes construisent une maison. L’un entend Ses paroles et les met en pratique ; l’autre entend les mêmes paroles mais ne les met pas en pratique. La différence ne se révèle pas lorsque le soleil brille. Elle apparaît lorsque la pluie tombe, que les torrents viennent et que les vents soufflent. (Matthieu 7, 24-27)

« Quiconque entend ces paroles que Je dis et les met en pratique sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. » (Matthieu 7, 24)

Église de Jésus-Christ, ne bâtissons pas sur l’émotion du culte ; bâtissons sur la Parole. Ne bâtissons pas sur la réputation d’un prédicateur ; bâtissons sur Christ. Ne bâtissons pas sur une expérience passée ; bâtissons sur l’obéissance présente. Ne bâtissons pas sur ce que les hommes disent de nous ; bâtissons sur ce que Dieu dit de nous.

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Le philosophe grec Aristote est traditionnellement associé à cette idée : « Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée. »

Dans la vie chrétienne, cette pensée nous rappelle une réalité pratique : la Parole entendue doit devenir une Parole vécue. Une vérité répétée dans la pratique façonne progressivement le caractère.

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Maintenant que nous avons vu que la Parole divine possède l’autorité et qu’elle produit une conviction profonde, regardons le rôle du prédicateur : il doit devenir un témoin fidèle, afin que ce qu’il annonce soit confirmé par ce qu’il vit. Car,

LE PRÉDICATEUR N’EST PAS LA SOURCE : IL EST LE TÉMOIN.

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LE TÉMOIGNAGE FIDÈLE.

Le jeune prédicateur de notre histoire demandait : « Que dois-je dire pour convaincre les gens ? » Le vieux pasteur aurait pu lui enseigner cent techniques. Il aurait pu lui donner une méthode pour captiver l’auditoire. Mais il lui a donné quelque chose de plus précieux : retourne à Jésus. Dis ce que Jésus a dit.

Voilà le secret de la fidélité : le prédicateur ne doit pas inventer un autre évangile. Paul était catégorique : même si un homme ou un ange annonçait un évangile différent de celui reçu, il devrait être rejeté. (Galates 1, 8-9) Le ministère chrétien n’est pas un laboratoire où chacun fabrique sa propre vérité.

« Nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. » (Actes 4, 20)

Cette phrase devrait brûler dans le cœur de chaque serviteur. Pierre et Jean n’étaient pas simplement des orateurs. Ils étaient des témoins. Ils avaient rencontré Jésus. Ils avaient vu Sa puissance. Ils avaient entendu Ses enseignements. Ils avaient été transformés par Sa présence. Voilà pourquoi leur témoignage avait une force que les autorités ne pouvaient pas étouffer.

LE MESSAGE DOIT ÊTRE ACCOMPAGNÉ PAR UNE VIE QUI LE CONFIRME.

Un prédicateur peut prêcher sur l’amour et vivre dans la rancune. Il peut prêcher sur l’humilité et rechercher constamment les honneurs. Il peut prêcher sur la sainteté et nourrir secrètement le compromis. Il peut prêcher sur la fidélité et abandonner ses responsabilités. Lorsque le message et la vie se contredisent, le monde écoute la contradiction.

« Sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi, en pureté. » (Un Timothée 4, 12)

Paul ne dit pas seulement à Timothée : « Enseigne. » Il lui dit aussi : « Sois un modèle. » La prédication véritable sort de la bouche, mais elle doit également sortir de la vie. Notre foyer, notre manière de traiter les gens, notre gestion de l’argent, notre usage du temps, notre langage, nos réactions dans l’épreuve, notre comportement lorsque personne ne nous regarde : tout cela prêche.

LA FIDÉLITÉ VAUT MIEUX QUE LA CÉLÉBRITÉ.

Dans le Royaume de Dieu, la question finale ne sera pas : « Combien de personnes connaissaient ton nom ? » Elle sera : « As-tu été fidèle à ce que Je t’ai confié ? » Jésus raconte la parabole des talents et fait entendre cette récompense : « C’est bien, bon et fidèle serviteur. » (Matthieu 25, 21) Le mot qui doit remplir notre cœur n’est pas seulement « grand », mais « fidèle ».

Nous vivons dans une époque où la visibilité peut être confondue avec la fécondité. Mais Dieu ne mesure pas le ministère comme les réseaux sociaux mesurent l’audience. Un message vu par mille personnes peut laisser un cœur inchangé ; une parole prononcée devant cinq personnes peut être utilisée par Dieu pour transformer une famille entière. Nous devons donc renoncer à l’obsession des chiffres et retrouver la passion de la fidélité.

Jésus Lui-même n’a pas toujours été suivi par les foules. Après certains enseignements difficiles, plusieurs disciples se retirèrent. Jésus demanda alors aux douze s’ils voulaient partir eux aussi. Simon Pierre répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. » (Jean 6, 68) Voilà la question fondamentale : avons-nous encore conscience que Jésus possède les paroles de la vie éternelle ?

« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. » (Jean 6, 68)

Si nous croyons cela, alors nous ne pouvons pas remplacer Ses paroles par les nôtres. Nous pouvons raconter nos expériences, mais elles doivent conduire à Christ. Nous pouvons utiliser des illustrations, mais elles doivent servir la vérité. Nous pouvons employer une belle rhétorique, mais elle doit s’incliner devant l’Écriture. Nous pouvons parler avec passion, mais notre passion doit brûler pour Jésus.

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Martin Luther King Jr. a déclaré : « Nos vies commencent à prendre fin le jour où nous gardons le silence sur les choses qui comptent. »

Pour l’Église, il existe une chose qui compte éternellement : l’Évangile de Jésus-Christ. Le silence du croyant face à cette Bonne Nouvelle prive peut-être une âme d’une occasion d’entendre. Nous sommes appelés à parler, mais à parler fidèlement ; à témoigner, mais à témoigner de Christ.

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Nous arrivons au sommet de cette prédication. Après l’autorité de la Parole, la conviction du cœur et la fidélité du témoin, il faut maintenant répondre à la question la plus personnelle : que faisons-nous, aujourd’hui, de ce que Jésus a dit ?

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LA RÉPONSE PERSONNELLE.

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PUISQUE JÉSUS A PARLÉ, JE DOIS ÉCOUTER.

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Le problème n’est pas que Dieu n’a pas parlé. Le problème est souvent que nous voulons entendre une autre voix. Nous demandons à Dieu une nouvelle direction alors qu’Il nous a déjà donné une instruction claire. Nous demandons une révélation supplémentaire alors que nous n’obéissons pas encore à la vérité déjà reçue.

« Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende. » (Matthieu 11, 15)

Entendre véritablement Jésus signifie accepter que Sa Parole ait le dernier mot. Lorsque Sa Parole contredit mon désir, c’est mon désir qui doit céder. Lorsque Sa Parole corrige mon attitude, c’est mon attitude qui doit changer. Lorsque Sa Parole m’ordonne de pardonner, je ne peux pas répondre : « Je ne ressens pas le besoin de pardonner. » Lorsque Sa Parole m’appelle à la sainteté, je ne peux pas dire : « Tout le monde fait cela. » Le disciple ne demande pas seulement : « Est-ce permis ? » Il demande : « Qu’est-ce que Jésus veut ? »

PUISQUE JÉSUS A PARLÉ, JE DOIS CROIRE.

La foi chrétienne ne repose pas sur une sensation permanente. Elle repose sur la fidélité de Celui qui parle. Jésus dit : « Ne crains pas ; crois seulement. » (Marc 5, 36) Il dit : « Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et Je vous donnerai du repos. » (Matthieu 11, 28) Il dit : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » (Matthieu 28, 20)

Dans la tempête, les disciples regardaient les vagues. Jésus regardait la destination. Nous regardons souvent nos circonstances ; Lui connaît la fin. Nous regardons notre faiblesse ; Lui connaît Sa puissance. Nous regardons nos ressources limitées ; Lui possède les ressources du ciel.

« Pourquoi avez-vous si peur, gens de peu de foi ? » (Matthieu 8, 26)

La foi ne nie pas la tempête. La foi refuse de croire que la tempête a le dernier mot. La foi entend la voix de Jésus au milieu du bruit. Voilà pourquoi la Parole doit être plus forte dans notre cœur que les informations de notre peur.

PUISQUE JÉSUS A PARLÉ, JE DOIS AGIR.

La prédication atteint son véritable but lorsque l’auditeur quitte la simple admiration pour entrer dans l’action. Il y a un temps pour écouter et un temps pour obéir. Aujourd’hui peut être le jour où quelqu’un doit demander pardon. Aujourd’hui peut être le jour où quelqu’un doit abandonner une pratique mauvaise. Aujourd’hui peut être le jour où quelqu’un doit revenir à Dieu. Aujourd’hui peut être le jour où quelqu’un doit prendre au sérieux son appel.

« Pourquoi M’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que Je dis ? » (Luc 6, 46)

Quelle question ! Jésus ne dit pas : « Pourquoi ne m’appelez-vous pas Seigneur ? » Il dit : « Pourquoi M’appelez-vous Seigneur, Seigneur, et ne faites-vous pas ce que Je dis ? » Il existe donc une confession des lèvres qui n’est pas encore devenue une soumission du cœur. Dire « Seigneur » signifie reconnaître Son autorité.

Voilà pourquoi le jeune prédicateur doit apprendre cette règle sacrée : ne cherche pas d’abord à convaincre les gens de toi ; conduis-les à écouter Jésus. Ne cherche pas à obtenir une réputation ; cherche à présenter fidèlement Christ. Ne cherche pas à gagner une dispute ; cherche à gagner une âme à la vérité. Ne cherche pas à être applaudi ; cherche à être approuvé par Dieu.

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DIS CE QUE JÉSUS A DIT.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi, nous pouvons maintenant comprendre toute la profondeur de cette petite histoire entre le jeune prédicateur et le vieux pasteur. Le jeune homme demandait une technique. Le vieux serviteur lui a donné une direction. Le jeune cherchait des mots. Le vieux lui a montré la Parole. Le jeune voulait convaincre les gens. Le vieux lui a rappelé que la conviction ultime appartient à Dieu.

Le jeune prédicateur voulait peut-être savoir comment devenir puissant. Le vieux pasteur lui a appris que la puissance ne consiste pas à rendre notre voix plus forte, mais à rendre notre fidélité plus profonde. La vraie prédication ne consiste pas à faire entendre le prédicateur plus longtemps ; elle consiste à faire entendre Jésus plus clairement.

« Prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. » (Deux Timothée 4, 2)

Voilà notre mandat. Prêche la Parole. Quand les gens applaudissent, prêche la Parole. Quand ils critiquent, prêche la Parole. Quand l’église est pleine, prêche la Parole. Quand la salle est presque vide, prêche la Parole. Quand le message est populaire, prêche la Parole. Quand le message dérange, prêche la Parole. Quand les temps sont favorables, prêche la Parole. Quand les temps sont difficiles, prêche la Parole.

Car nous ne sommes pas les propriétaires de l’Évangile. Nous en sommes les intendants. Nous n’avons pas reçu l’autorisation de modifier Jésus pour rendre Jésus acceptable. Nous avons reçu la mission de proclamer Jésus avec amour, vérité, courage et fidélité.

« Nous prêchons Christ crucifié ; scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés. » (Un Corinthiens 1, 23-24)

Alors, prédicateur, lorsque tu ne sais plus quoi dire, retourne à Jésus. Lorsque tu es tenté d’impressionner, retourne à Jésus. Lorsque tu as peur de ne pas être assez brillant, retourne à Jésus. Lorsque tu te demandes si ton message est suffisamment puissant, retourne à Jésus. Ouvre les Écritures. Cherche Sa voix. Proclame Sa vérité. Et laisse le Saint-Esprit accomplir ce que tes capacités ne pourront jamais accomplir.

Et toi, auditeur, lorsque la Parole de Christ te confronte, ne fuis pas. Lorsqu’Elle te console, reçois-La. Lorsqu’Elle te corrige, humilie-toi. Lorsqu’Elle t’appelle, réponds. Lorsqu’Elle te commande de pardonner, pardonne. Lorsqu’Elle t’appelle à croire, crois. Lorsqu’Elle te demande de servir, sers. Lorsqu’Elle te demande de revenir, reviens.

« Si vous M’aimez, gardez Mes commandements. » (Jean 14, 15)

Le monde n’a pas besoin d’une Église qui invente un nouveau Jésus. Il a besoin de l’Église qui proclame le vrai Jésus. Le monde n’a pas besoin d’un Évangile dilué. Il a besoin de la Bonne Nouvelle qui sauve. Le monde n’a pas besoin de prédicateurs qui se mettent au centre. Il a besoin de témoins qui montrent l’Agneau de Dieu.

Alors, que nos chaires deviennent des lieux où Christ est exalté. Que nos maisons deviennent des lieux où Sa Parole est honorée. Que nos conversations deviennent des occasions de grâce. Que nos vies deviennent des lettres ouvertes de l’Évangile. Que notre génération puisse entendre, à travers nous, non pas simplement notre opinion, mais la voix de Jésus.

Car voici notre assurance : si nos mots sont oubliés, Sa Parole demeurera. Si notre nom disparaît, Son Nom restera. Si nos forces diminuent, Sa puissance ne diminue pas. Si nos circonstances changent, Sa fidélité demeure. Si la terre et le ciel passent, Ses paroles ne passeront point.

« Le ciel et la terre passeront, mais Mes paroles ne passeront point. » (Matthieu 24, 35)

Frères et sœurs, voilà pourquoi nous pouvons sortir d’ici avec une sainte audace. Nous n’avons pas besoin d’inventer la lumière ; nous devons la porter. Nous n’avons pas besoin de créer la vérité ; nous devons la proclamer. Nous n’avons pas besoin de fabriquer la puissance ; nous devons dépendre du Saint-Esprit. Nous n’avons pas besoin d’être célèbres ; nous devons être fidèles.

Et si quelqu’un demande encore : « Que dois-je dire pour convaincre les gens ? », que notre réponse soit simple, biblique et brûlante : disons ce que Jésus a dit. Disons qu’Il aime. Disons qu’Il sauve. Disons qu’Il pardonne. Disons qu’Il appelle à la repentance. Disons qu’Il est mort pour nos péchés. Disons qu’Il est ressuscité. Disons qu’Il revient. Disons qu’Il est Seigneur. Et lorsque nous aurons tout dit, remettons les cœurs entre Ses mains.

✦ ✦ ✦

Oh ! Qu'il en soit ainsi. Amen et Amen.