....................................En vue de proclamer l'évangile de Jésus-Christ pour le salut des ames..........................
........
Jésus-Christ : le seul Sauveur
...ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5:11-13
« Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie,
comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie,
et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle
de la grâce de Dieu. »
Actes Vingt, le verset Vingt-quatre.
✦ ✦ ✦
LA VIE CONSACRÉE.
LA COURSE JOYEUSE.
LA GRÂCE PROCLAMÉE.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,
Imaginez le rivage de Milet. Le vent chargé d’embruns
souffle sur le port. Les anciens d’Éphèse, venus en hâte, se pressent autour
d’un homme usé par les chaînes, les naufrages et les coups. Cet homme est Paul.
Il sait que c’est la dernière fois qu’ils le voient. Il vient de leur
dire : « Lié par l’Esprit, je vais à Jérusalem, ne sachant pas ce
qui m’y arrivera », Actes Vingt, le verset Vingt-deux. Quelque
part, à Jérusalem, des chaînes l’attendent. Et c’est à cet instant précis, au
bord de la mer et au bord du gouffre, que ses lèvres laissent tomber la plus
belle déclaration de toute sa vie.
Il n’y a ni trompette ni tambour, ni discours d’un héros
sûr de sa victoire. Il y a un homme qui regarde la prison, la souffrance et
peut-être la mort, et qui dit : « Je ne fais pour moi-même aucun
cas de ma vie », Actes Vingt, le verset Vingt-quatre. Voilà une
phrase qui renverse le monde. Car le monde nous crie : sauve ta peau,
protège ton confort, soigne ton image. Mais Paul répond : ma vie ne
m’appartient plus ; elle appartient à Celui qui m’a racheté.
Aujourd’hui, ce texte nous interpelle comme jamais. Il
nous montre trois choses : la vie consacrée, la course joyeuse et la grâce
proclamée. Que le Seigneur Jésus, qui a saisi Paul, nous saisisse aussi.
✦ ✦ ✦
Avant de courir, il faut apprendre
à livrer sa vie ; regardons d’abord la vie consacrée. Oui,
LA VIE CONSACRÉE.
Paul dit : « Je ne fais aucun cas de ma
vie ». Attention, frères et sœurs : il ne dit pas que la vie est
méprisable. La vie est un don de Dieu, un souffle précieux sorti de Ses mains.
Il dit seulement qu’elle n’est pas son idole. Il refuse d’en faire le but
suprême. Le philosophe Sénèque, dans son traité De la brièveté de la vie,
observait : « Ce n’est pas que nous ayons peu de temps, mais nous
en perdons beaucoup. » Combien de vies sont gaspillées dans la
poursuite de ce qui passe ! Paul, lui, n’a pas perdu une minute : il
a tout misé sur ce qui demeure.
Écoutez la parole du Maître : « Car celui
qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de Moi
la sauvera », Luc Neuf, le verset Vingt-quatre. C’est le
paradoxe de l’Évangile : on ne garde que ce que l’on donne. La graine qui
refuse de mourir reste seule ; celle qui tombe en terre porte du fruit.
Et pourquoi Paul peut-il parler ainsi ? Parce qu’il
a rencontré Jésus. Il a compris que sa vie ne valait rien tant qu’elle était à
lui, et qu’elle valait tout dès qu’elle était à Dieu. Il l’écrira
lui-même : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce
n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi », Galates
Deux, le verset Vingt. Voilà la vie consacrée : non pas une vie
diminuée, mais une vie enfin habitée par Christ.
Frères et sœurs, qu’avez-vous déposé sur l’autel
aujourd’hui ? Votre temps ? Vos talents ? Vos ambitions ?
Remettez-les entre les mains de Celui qui sait en faire un chef-d’œuvre. Ce que
vous perdez pour Lui, vous le retrouverez au centuple dans Sa gloire.
✦ ✦ ✦
Quand la vie est livrée, la course
peut commencer ; contemplons maintenant la course joyeuse. Oui,
LA COURSE JOYEUSE.
« Pourvu que j’accomplisse ma course avec
joie. » Voyez le mot : course. Paul ne parle pas d’une promenade,
ni d’un repos. Il parle d’un parcours qui exige de l’endurance, de la
discipline et de la souffrance. Il écrira aux Philippiens : « Mais
je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce
qui est en avant, je cours vers le but, pour obtenir le prix de la vocation
céleste de Dieu en Jésus-Christ », Philippiens Trois, les versets
Treize et Quatorze.
Victor Hugo a chanté, dans Les Châtiments : « Ceux
qui vivent, ce sont ceux qui luttent. » Paul a lutté jusqu’à son
dernier souffle. Mais regardez le secret : il court avec joie. Non pas la
joie facile de celui qui n’a aucun problème, mais la joie profonde de celui qui
sait pour Qui il court. « La joie de l’Éternel sera votre force »,
Néhémie Huit, le verset Dix. Les coureurs fatigués abandonnent ;
les coureurs joyeux persévèrent.
Mais comment courir quand les jambes tremblent ?
L’épître aux Hébreux nous donne le secret : « Ayant les regards
sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi », Hébreux Douze,
le verset Deux. Le coureur qui regarde ses pieds trébuche ; celui qui
regarde la foule se détourne ; celui qui regarde Jésus arrive. Au soir de
sa course, Paul pourra dire : « J’ai combattu le bon combat, j’ai
achevé la course, j’ai gardé la foi », Deux Timothée Quatre, le
verset Sept.
Et vous, frères et sœurs, où en est votre course ?
Êtes-vous encore sur la piste, ou assis sur le bord du chemin ? Le
Seigneur ne vous demande pas d’être le plus rapide, mais d’être fidèle, et de
courir avec joie.
✦ ✦ ✦
Et celui qui court ne court pas
pour lui-même ; écoutons enfin la grâce proclamée. Oui,
LA GRÂCE PROCLAMÉE.
Pourquoi Paul court-il ? Il le dit : « Et
le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de
la grâce de Dieu ». Remarquez : le ministère est reçu. Paul ne
l’a pas choisi, il ne l’a pas mérité, il ne l’a pas fabriqué. Il l’a reçu. Le
plus grand des apôtres demeure un serviteur qui tient un message qui n’est pas
le sien. Et quel message ! La grâce. Ni la loi qui condamne, ni la
tradition qui épuise, mais la grâce.
Éphésiens Deux, le verset Huit, la résume : « Car
c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne
vient pas de vous, c’est le don de Dieu ». Paul n’était pas
digne : il avait persécuté l’Église et approuvé la mort d’Étienne. Et
cette même grâce l’a relevé, pardonné, envoyé. C’est pourquoi il ne peut pas se
taire. Quand on a goûté la grâce, on ne la garde pas pour soi. « Car je
n’ai pas honte de l’Évangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut
de quiconque croit », Romains Un, le verset Seize.
Antoine de Saint-Exupéry écrivait, dans Terre des
hommes : « Être homme, c’est précisément être responsable. »
Le chrétien est responsable de la bonne nouvelle. Autour de nous, des hommes et
des femmes marchent dans la nuit sans savoir que la grâce existe, simplement
parce que personne n’a ouvert la bouche. L’Évangile est un trésor remis à nos
mains, et nous n’avons pas le droit de l’enterrer.
Annoncez la grâce ! À votre voisin fatigué, à votre
collègue sans espérance, à votre frère tombé. La grâce n’est pas une idée à
débattre, c’est un cadeau à offrir.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,
Regardons une dernière fois Paul sur le rivage de Milet.
Il n’a ni armée, ni fortune, ni garantie de lendemain. Mais il a une vie
livrée, une course joyeuse et une grâce à proclamer. Cela suffit. Et si Dieu
l’a rendu capable de tenir, Il nous rendra capables aussi.
Alors, aujourd’hui, posons notre vie sur l’autel.
Rechaussons nos sandales. Courons avec joie, les yeux fixés sur Jésus, jusqu’au
jour où nous entendrons Sa voix nous accueillir dans Sa joie éternelle. Que
Dieu soit loué !
« Ananias sortit ; et, lorsqu’il fut arrivé dans
la maison, il lui imposa les mains, en disant : Saul, mon frère, le
Seigneur Jésus, qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m’a envoyé
pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint-Esprit. »
Actes Neuf, le verset Dix-sept.
« Et aussitôt il prêcha dans les synagogues que Jésus
est le Fils de Dieu. »
Actes Neuf, le verset Vingt.
✦ ✦ ✦
LA MAIN OBÉISSANTE.
LA VUE RESTAURÉE.
LA VOIX TRANSFORMÉE.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,
Imaginez la scène. Un homme est assis dans le noir, dans
la maison de Judas, rue Droite, à Damas. Il y a trois jours, cet homme marchait
fier, des lettres en poche, la gorge pleine de menaces. L’Écriture le décrit
ainsi : « … Saul, respirant toujours la menace et le meurtre
contre les disciples du Seigneur, alla chez le souverain sacrificateur »,
Actes Neuf, le verset Un. Il était le loup qui venait dévorer le
troupeau. Mais sur le chemin, la lumière du ciel a brisé son orgueil, et voici
le chasseur devenu aveugle, conduit par la main comme un enfant. Actes Neuf,
le verset Neuf, nous dit : « Il resta trois jours sans voir,
et il ne mangea ni ne but. »
Frères et sœurs, regardez bien cet homme brisé. Il n’a
plus de titre, plus de lettres, plus de pouvoir. Il n’a que sa nuit, son jeûne
et sa prière. Saint Augustin, dans ses Confessions, a donné la clef de toute
âme en fuite : « Tu nous as faits pour Toi, Seigneur, et notre
cœur est sans repos tant qu’il ne repose en Toi. » Saul courait, mais
son cœur n’avait aucun repos. Il fallait qu’un jour la course s’arrête aux
pieds de Jésus.
Aujourd’hui, le même Seigneur Se tient devant nous. Il
ne vient pas pour nous condamner, mais pour nous relever. Et Il nous montre,
dans ce texte, trois merveilles : la main obéissante, la vue restaurée et
la voix transformée. Que le Saint-Esprit ouvre nos oreilles comme Il ouvrit les
yeux de Saul.
✦ ✦ ✦
Avant de contempler la vue rendue,
regardons d’abord la main qui s’avance.
LA MAIN OBÉISSANTE.
Ananias n’était pas un apôtre. Il n’était ni évêque ni
prophète célèbre ; l’Écriture l’appelle simplement un disciple. Pourtant,
c’est à lui que le Seigneur confie la plus délicate des missions : aller
vers l’ennemi public de l’Église. Pensez-vous qu’il ait accepté sans
trembler ? Non. Il a discuté. Il a objecté. « Seigneur, j’ai
appris de plusieurs personnes tous les maux que cet homme a faits à Tes saints
dans Jérusalem », Actes Neuf, le verset Treize. Il avait peur,
et sa peur était humaine, légitime, compréhensible.
Mais voyez la réponse du Ciel. Le Seigneur ne discute
pas avec la peur ; Il la remplace par une vision. « Va, car cet
homme est un instrument que J’ai choisi, afin qu’il porte Mon nom devant les
nations, devant les rois, et devant les fils d’Israël », Actes
Neuf, le verset Quinze. Là où Ananias voyait un loup, Dieu voyait un vase.
Là où Ananias voyait un passé, Dieu voyait une destinée. Là où nous voyons le
pire des hommes, Dieu voit déjà le meilleur des instruments.
Et alors, le texte prononce deux mots qui valent une
cathédrale : « Ananias sortit », Actes Neuf, le verset
Dix-sept. Il ne discute plus. Il se leva, il marcha, il entra, il imposa
les mains. Puis il prononça le mot le plus tendre de tout le récit : « Saul,
mon frère ». Le persécuteur d’hier devient frère dans la bouche de
l’obéissance. Victor Hugo écrivait, dans Les Misérables : « Il y a
des moments où, quelle que soit l’attitude du corps, l’âme est à genoux. »
Les jambes d’Ananias étaient peut-être debout, mais son âme était à genoux
devant son Maître. Voilà la main obéissante : elle tremble peut-être, mais
elle avance.
Le Seigneur Jésus a dit : « Mais Moi, je
vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du
bien à ceux qui vous haïssent », Matthieu Cinq, le verset
Quarante-quatre. Ananias a mis cette parole en pratique dans la maison de
Judas, rue Droite. Frères et sœurs, qui est votre Saul aujourd’hui ? Quel
visage vous fait fuir ? Dieu vous envoie peut-être vers lui, non pas avec
un jugement, mais avec une main ouverte et un mot de frère. Obéissez.
Levez-vous. Sortez. Car il y a un Saul qui attend dans le noir, et le Seigneur
a choisi votre main pour le conduire vers la lumière.
✦ ✦ ✦
Quand la main obéit, le ciel
agit ; contemplons maintenant la vue restaurée.
LA VUE RESTAURÉE.
À peine la main d’Ananias a-t-elle touché Saul que le
miracle éclate. « Au même instant, il tomba de ses yeux comme des
écailles, et il recouvra la vue. Il se leva, et fut baptisé », Actes
Neuf, le verset Dix-huit. Remarquez la précision : ce n’est pas la
main d’Ananias qui guérit, c’est le Seigneur Jésus. Ananias n’a fait
qu’obéir ; Dieu a fait le reste. Les écailles ne sont pas tombées peu à
peu, mais au même instant.
Pourtant, il existe une cécité plus grave que celle des
yeux. Avant le chemin de Damas, Saul voyait parfaitement, et il était aveugle.
Il lisait la Loi, mais ne reconnaissait pas le Messie. Il connaissait les
Écritures, mais ignorait le Dieu des Écritures. Antoine de Saint-Exupéry a
écrit, dans Le Petit Prince : « On ne voit bien qu’avec le cœur.
L’essentiel est invisible pour les yeux. » Combien de fois l’orgueil,
la rancune et la religion sans vie ont-ils posé des écailles sur nos
regards ! Nous sommes assis à l’église, les yeux ouverts, et le cœur dans
l’obscurité.
L’Apôtre le dira plus tard lui-même : « Si
quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature ; les choses
anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues
nouvelles », Deux Corinthiens Cinq, le verset Dix-sept. Voyez
maintenant l’ordre de Dieu : la vue, puis le baptême, puis la nourriture,
puis la communion. « Après qu’il eut pris de la nourriture, ses forces
lui revinrent. Saul passa quelques jours avec les disciples qui étaient à
Damas », Actes Neuf, le verset Dix-neuf. Le nouveau converti ne
vit pas seul : Dieu le place au milieu de ses frères. Un chrétien sans
communauté est une braise séparée du brasier ; elle finit par s’éteindre.
Demandez donc au Seigneur qu’Il fasse tomber vos
écailles. Consentez au baptême, à la Parole, à la communion des saints. Il vous
rend la vue, non pour contempler vos propres exploits, mais pour voir Jésus.
✦ ✦ ✦
Et lorsque les yeux s’ouvrent, la
bouche ne peut plus se taire ; écoutons la voix transformée.
LA VOIX TRANSFORMÉE.
Lisez bien le verset Vingt : « Et aussitôt
il prêcha dans les synagogues que Jésus est le Fils de Dieu », Actes
Neuf, le verset Vingt. Aussitôt ! Pas après de longues études, pas
après un colloque, pas après un diplôme. Aussitôt ! Il venait de recevoir
la vue, et déjà il avait une voix. Le même homme qui entrait dans les
synagogues pour arracher les croyants y entre maintenant pour proclamer Jésus.
Le persécuteur est devenu prédicateur ; la bouche pleine de menaces est
devenue une bouche pleine de grâce.
Et que proclame-t-il ? Non pas une théorie, mais
une Personne : Jésus est le Fils de Dieu. Voilà le cœur de la prédication
chrétienne. Romains Dix, le verset Dix, déclare : « Car
c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de
la bouche qu’on parvient au salut. » Le cœur croit, la bouche
confesse ; la vue reçue devient une voix donnée.
Écoutez maintenant la réaction de la foule : « Tous
ceux qui l’entendaient étaient dans l’étonnement, et disaient : N’est-ce
pas celui qui persécutait à Jérusalem ceux qui invoquent ce nom, et n’est-il
pas venu ici pour les emmener enchaînés devant les principaux
sacrificateurs ? », Actes Neuf, le verset Vingt et un.
L’étonnement ! Le monde ne peut pas expliquer une vie transformée. Il peut
critiquer, soupçonner, se moquer ; mais il ne peut pas nier que quelque
chose est arrivé. Le meilleur argument pour l’Évangile n’est pas un
raisonnement, c’est un Saul qui prêche Jésus. Votre témoignage est la preuve
vivante que Dieu fait encore des miracles.
Qui, autour de vous, a besoin d’entendre votre
histoire ? Ne gardez pas le silence. Les écailles sont tombées ; la
voix vous est rendue. Que votre bouche proclame ce que vos yeux ont vu.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés, voici donc le chemin : une main qui
obéit, des yeux qui s’ouvrent, une voix qui proclame. Ananias, Saul, vous et
moi, nous avons tous un rôle dans ce même récit de grâce. Peut-être êtes-vous
Ananias, appelé à tendre la main à quelqu’un que vous redoutez. Peut-être
êtes-vous Saul, aveugle et fatigué, assis dans le noir de votre rue Droite.
Aujourd’hui, Jésus Se tient à votre porte. Il a envoyé quelqu’un, Il a préparé
la guérison, Il a un appel pour vous.
Que ceux qui ont reçu la vue parlent. Que ceux qui ont
reçu l’appel marchent. Que ceux qui sont encore dans la nuit invoquent le Nom
qui sauve. Et que tout notre être, mains, yeux et voix, soit consacré au Dieu
qui change les persécuteurs en prédicateurs.
« Enseigne-nous à bien compter nos jours, afin que nous appliquions notre
cœur à la sagesse. » Psaume quatre-vingt-dix, verset douze.
« Je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans
l’abondance. »
Évangile selon Jean, chapitre dix, verset dix.
✦ ✦ ✦
LE MIRACLE DE NAÎTRE.
LE COURAGE DE VIVRE.
LA PERSPECTIVE ÉTERNELLE.
✦ ✦ ✦
LES MYSTERES DE L’EXISTENCE.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés
en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,
Aujourd’hui, nous nous arrêtons devant l’un des grands mystères de notre
existence : la vie. Nous sommes nés sans avoir choisi le jour, le lieu, la
famille ni les circonstances de notre naissance. Nous avons ouvert les yeux sur
un monde déjà rempli de joies et de douleurs, de promesses et de dangers, de
chants et de larmes. Un jour, notre premier cri a annoncé notre arrivée ; un
jour, notre dernier souffle marquera notre départ. Entre ces deux instants, il
y a toute une histoire : des combats, des décisions, des rencontres, des
blessures, des victoires, des regrets et des espérances.
La naissance nous émerveille. La vie nous éprouve. La mort nous interroge.
Et l’éternité nous appelle à regarder plus loin que l’horizon visible. Nous
pouvons accumuler les biens, construire des maisons, gagner des titres et
recevoir des applaudissements ; pourtant, aucune richesse ne peut acheter une
seconde de vie supplémentaire lorsque notre heure arrive. Cette vérité n’est
pas donnée pour nous terroriser, mais pour nous réveiller. Dieu nous appelle à
vivre avec reconnaissance, courage et sagesse, en gardant notre regard fixé sur
ce qui demeure.
Le prédicateur ne vient pas aujourd’hui distribuer des condamnations, mais
ouvrir les yeux et réveiller les consciences. La vie est un don, non une
propriété absolue. Le temps est une responsabilité, non un jouet. La mort est
une réalité, non un sujet que l’on peut repousser éternellement. Et l’éternité
est une perspective qui donne à nos choix présents un poids incomparable.
Le philosophe Sénèque écrivait : « Ce n’est pas que nous disposions de peu
de temps, c’est que nous en perdons beaucoup. » Cette pensée nous invite à
examiner notre manière de vivre. Mais la Parole de Dieu va plus loin : elle
nous apprend à compter nos jours devant le Créateur, afin de recevoir un cœur
sage.
✦ ✦ ✦
LE MIRACLE DE NAÎTRE.
Naître, c’est entrer dans une histoire que nous n’avons pas écrite. C’est
recevoir le souffle, la possibilité d’aimer, d’apprendre, de servir et de
connaître Dieu. Avant même que nous sachions prononcer Son nom, notre existence
témoigne déjà de Sa puissance créatrice. Le psalmiste s’émerveille :
« C’est Toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé
dans le sein de ma mère. Je Te loue de ce que je suis une créature si
merveilleuse. » Psaume cent trente-neuf, versets treize et
quatorze.
Le miracle de naître ne signifie pas que chaque naissance se déroule sans
douleur, ni que chaque enfant reçoit les mêmes chances. Certains arrivent au
milieu de la paix ; d’autres au milieu de la guerre, de la pauvreté ou de
l’abandon. Certains sont accueillis par des bras aimants ; d’autres doivent
lutter très tôt pour trouver une place. Pourtant, chaque vie humaine possède
une dignité que la violence, la pauvreté et le mépris ne devraient jamais
effacer.
Ne réduisez pas votre valeur à votre origine, à votre apparence, à votre
compte bancaire ou aux paroles blessantes que quelqu’un a prononcées contre
vous. Vous n’êtes pas un accident aux yeux de Dieu. Votre histoire peut porter
des cicatrices, mais vos cicatrices ne résument pas toute votre histoire.
Recevez la vie avec reconnaissance et demandez au Seigneur de vous montrer
comment la mettre au service du bien.
Chaque réveil est une occasion de recommencer, de demander pardon, de
réparer une injustice, de soutenir une personne découragée et de grandir dans
la foi. Ne remettez pas toujours à demain l’amour que vous pouvez manifester
aujourd’hui. Un appel, une visite, une prière ou une parole de paix peut
devenir une lumière dans la journée de quelqu’un.
La science peut décrire de nombreux mécanismes de la vie ; la foi nous
invite aussi à nous incliner devant le Dieu qui nous appelle à la
responsabilité. Que notre première réaction ne soit pas l’orgueil, mais la
gratitude. Remercions le Seigneur pour le souffle, pour les occasions reçues et
pour les personnes qui ont contribué à nous conduire jusqu’à aujourd’hui.
Bien-aimés, ne banalisez pas votre naissance et ne méprisez pas celle des
autres. Défendez la dignité des petits, des personnes âgées, des malades, des
pauvres et de ceux que la société oublie. Si Dieu nous a donné la vie, faisons
de nos mains des instruments de compassion et de nos paroles des semences
d’espérance.
✦ ✦ ✦
Après le miracle de la naissance, nous devons considérer la responsabilité
quotidienne de vivre : car le don reçu devient une mission à accomplir.
LE COURAGE DE VIVRE.
Vivre est un privilège, mais vivre n’est pas toujours facile. Il faut
traverser les saisons de joie et les vallées de l’ombre. Il faut parfois
sourire alors que le cœur pleure, continuer à marcher lorsque les forces
diminuent, et garder la foi quand les réponses tardent. Le courage chrétien
n’est pas l’absence de peur ; c’est la décision de ne pas laisser la peur
gouverner toute notre existence.
« Fortifie-toi et prends courage ! Ne t’effraie
point et ne t’épouvante point, car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout
ce que tu entreprendras. » Josué, chapitre un, verset neuf.
Le courage de vivre ne consiste pas à prétendre que tout va bien. Il
consiste à demander de l’aide quand nous en avons besoin, à accepter nos
limites, à reprendre la route après une chute et à chercher la sagesse au lieu
de nous enfermer dans le désespoir. Dieu ne nous promet pas une existence sans
tempêtes ; Il nous promet Sa présence au milieu des tempêtes.
Ne laissez pas une saison difficile décider de toute votre destinée. Le
chapitre que vous traversez n’est pas nécessairement la conclusion de votre
histoire. Cherchez du soutien auprès de personnes dignes de confiance, priez,
agissez avec prudence et faites aujourd’hui le prochain pas possible. Le
courage n’exige pas de tout résoudre en un jour ; il demande de ne pas renoncer
au bien.
Certains dépensent leurs journées à nourrir la rancune, la jalousie et les
querelles. D’autres les consacrent à servir, bâtir, transmettre et réconcilier.
La vie est trop courte pour faire de l’amertume notre demeure. Réglez les
conflits lorsque cela est possible, protégez votre paix, accomplissez votre
devoir et ne confondez pas l’agitation avec la fécondité.
Le prophète Ésaïe proclame que ceux qui se confient en l’Éternel
renouvellent leur force. Appuyez-vous sur Dieu, mais ne méprisez pas les moyens
d’aide qu’Il peut placer sur votre chemin : une famille, une communauté, un
professionnel compétent, un frère ou une sœur à l’écoute. La foi ne nous
interdit pas de demander de l’aide ; elle nous apprend à avancer avec humilité.
« Je puis tout par Celui qui me fortifie. » Philippiens,
chapitre quatre, verset treize.
L’écrivain Helen Keller a déclaré : « La vie est soit une aventure
audacieuse, soit rien. » Cette formule nous rappelle que la peur ne doit pas
nous empêcher de faire le bien. Osez apprendre, servir, pardonner, entreprendre
avec discernement et témoigner de votre foi. Le courage n’est pas toujours
spectaculaire : parfois, il se manifeste par la fidélité silencieuse d’une
journée ordinaire.
Frères et sœurs, vivez pleinement, mais vivez justement. Ne piétinez
personne pour avancer. Ne sacrifiez pas votre âme pour obtenir l’approbation du
monde. Le vrai courage est de rester fidèle à Dieu lorsque l’injustice semble
rentable, lorsque le mensonge paraît plus facile et lorsque la foule choisit
une autre direction.
✦ ✦ ✦
Mais même le courage le plus ferme rencontre une limite que nul être humain
ne peut abolir : la réalité de la mort. Regardons-la avec lucidité, sans
désespoir et sans fuite.
LA PEUR DE MOURIR.
La mort demeure l’une des réalités les plus redoutées de l’existence
humaine. Elle nous sépare de ceux que nous aimons, interrompt nos projets et
nous confronte à notre fragilité. Il est naturel de ressentir de la tristesse
devant la mort et de craindre l’inconnu. La Bible ne nous demande pas de jouer
les invincibles. Jésus Lui-même a pleuré devant le tombeau de Lazare. Les
larmes ne sont pas toujours un signe de faiblesse ; elles témoignent parfois de
la profondeur de l’amour.
Cependant, la peur de mourir devient dangereuse lorsqu’elle nous empêche de
vivre, lorsqu’elle nous enferme dans l’angoisse ou nous pousse à oublier toute
responsabilité présente. Nous ne connaissons ni le jour ni l’heure de notre
départ. Cette ignorance nous invite non à la panique, mais à la préparation
spirituelle, à la réconciliation et à une vie réconciliée avec Dieu.
Refusons l’illusion de l’invincibilité. Prenons soin de notre santé,
protégeons ceux qui nous sont confiés, mettons de l’ordre dans nos
responsabilités et exprimons notre amour pendant qu’il en est temps. Ne
laissons pas les paroles essentielles enfermées dans notre cœur jusqu’au jour
où il sera trop tard pour les prononcer.
Ne transformez pas la peur en superstition. Approchez-vous de Dieu avec
sincérité. Confessez vos fautes, recevez Sa grâce et recherchez la paix avec
ceux que vous avez blessés, lorsque cela peut se faire sans danger. La
préparation spirituelle n’est pas une transaction de dernière minute ; c’est
une relation vivante avec le Seigneur, cultivée jour après jour.
Soyons présents sans imposer des réponses faciles. Écoutons les personnes
endeuillées. Prions avec elles si elles le souhaitent. Aidons-les dans les
gestes concrets et laissons-leur le temps de pleurer. N’utilisons jamais la
Bible pour faire taire une souffrance. La compassion de Jésus nous appelle à
nous tenir près de ceux qui souffrent.
« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui
croit en Moi vivra, quand même il serait mort. » Évangile
selon Jean, chapitre onze, verset vingt-cinq.
La foi chrétienne ne prétend pas que la séparation est indolore. Elle
proclame que la mort n’a pas le dernier mot pour ceux qui appartiennent au
Christ. En Jésus, nous pouvons pleurer avec espérance. Nous pouvons affronter
la fin de notre parcours terrestre sans prétendre maîtriser le mystère, parce
que nous remettons notre avenir entre les mains du Seigneur.
Le poète Alfred de Vigny écrivait : « Seul le silence est grand ; tout le
reste est faiblesse. » Face à la mort, les mots sont parfois insuffisants. Que
notre silence soit alors une présence aimante, et que notre espérance ne se
transforme jamais en mépris pour la douleur d’autrui.
✦ ✦ ✦
Puisque la mort nous rappelle la limite de nos jours, elle nous conduit
vers la dernière perspective : l’éternité, qui donne un horizon à notre foi et
un sens profond à nos décisions.
LA PERSPECTIVE DE L’ÉTERNITÉ.
L’éternité n’est pas une simple idée destinée à consoler les hommes devant
la mort. Dans la foi chrétienne, elle est liée à la promesse de Dieu et à la
résurrection de Jésus-Christ. Elle nous rappelle que notre existence ne se
réduit pas à ce que nous possédons, à ce que les autres pensent de nous ou aux
succès que nous accumulons. Nos choix ont une portée spirituelle et morale.
« Et comme il est réservé aux hommes de mourir une
seule fois, après quoi vient le jugement. » Hébreux, chapitre neuf, verset
vingt-sept.
Ce verset nous appelle à prendre notre vie au sérieux. Il ne nous autorise
pas à condamner les autres avec arrogance ; il nous invite à examiner notre
propre cœur. La perspective de l’éternité ne nourrit ni l’orgueil ni la
panique. Elle nous pousse à chercher Dieu, à recevoir Sa grâce et à vivre dans
la justice, la miséricorde et la vérité.
N’attendez pas une circonstance idéale pour revenir au Seigneur.
Aujourd’hui est le jour où vous pouvez Lui ouvrir votre cœur. Reconnaissez
votre besoin de grâce, placez votre confiance en Jésus-Christ et apprenez à
marcher dans Ses voies. La foi ne consiste pas seulement à parler du ciel ;
elle commence par une relation vivante avec Dieu ici et maintenant.
Si nous croyons que la justice compte devant Dieu, refusons la corruption.
Si nous croyons que l’amour compte, prenons soin des personnes vulnérables. Si
nous croyons que la vérité compte, cessons de manipuler et de tromper. Si nous
croyons que le pardon est possible, faisons le premier pas vers la
réconciliation lorsque cela est sage et sûr. L’espérance éternelle transforme
notre conduite présente.
Les biens matériels peuvent changer de mains ; les titres peuvent
disparaître ; les applaudissements s’éteignent. Mais les gestes de bonté, les
paroles qui relèvent, la foi transmise et la vérité vécue peuvent continuer à
porter du fruit. Investissez dans les personnes. Enseignez aux enfants la
compassion et la fidélité. Servez votre communauté. Faites du bien sans
attendre une récompense humaine.
« Car nous marchons par la foi et non par la vue.
» Deux Corinthiens, chapitre cinq, verset sept.
L’éternité ne nous pousse pas à mépriser la terre ; elle nous apprend à y
vivre comme des intendants responsables. Nous devons travailler, construire,
soigner, enseigner et défendre la dignité humaine. Mais nous ne devons pas
faire de ces choses des idoles. Notre espérance ultime repose en Dieu, et cette
espérance nous rend libres de servir sans être esclaves du prestige.
L’écrivain C. S. Lewis a résumé une conviction chrétienne en ces termes : «
Si nous visons le ciel, nous gagnerons la terre en prime ; si nous visons la
terre, nous perdrons les deux. » Cette pensée nous rappelle que l’espérance
éternelle réoriente nos priorités. Elle ne nous détourne pas de nos devoirs ;
elle les éclaire d’une lumière plus grande.
Bien-aimés, ne vivons pas seulement pour le prochain repas, le prochain
salaire, la prochaine réussite ou la prochaine reconnaissance. Vivons avec une
espérance qui dépasse les circonstances. Que notre foi se voie dans notre
manière de parler, de travailler, de pardonner et de secourir. Et lorsque notre
parcours terrestre arrivera à son terme, remettons-nous avec confiance au Dieu
dont la fidélité ne s’épuise pas.
✦ ✦ ✦
Aujourd’hui, quatre vérités se dressent devant nous. Le miracle de naître
nous appelle à la gratitude. Le courage de vivre nous appelle à la fidélité. La
peur de mourir nous appelle à la lucidité et à la compassion. La perspective de
l’éternité nous appelle à la foi et à la préparation.
Alors, ne méprisez pas le don de la vie. Ne laissez pas les épreuves vous
voler tout courage. Ne laissez pas la peur de la mort vous priver de l’amour et
du service. Ne remettez pas à demain votre réponse à l’appel de Dieu. Si vous
vous êtes éloigné du Seigneur, revenez à Lui. Si vous portez une blessure,
cherchez le soutien nécessaire. Si vous avez offensé quelqu’un, demandez pardon
avec humilité. Si vous avez reçu une bénédiction, partagez-la.
Que chacun se pose une dernière question : si aujourd’hui était une page
importante de mon histoire, que voudrais-je y voir écrit ? Que cette page porte
la foi plutôt que le mépris, la bonté plutôt que la cruauté, la vérité plutôt
que le mensonge, le service plutôt que l’égoïsme, et l’espérance plutôt que le
désespoir.
Seigneur, apprends-nous à recevoir la vie comme un don, à la vivre avec
courage, à affronter nos peurs avec Ta présence et à regarder l’éternité avec
confiance. Fais de nous des témoins de Ta grâce. Que nos jours Te rendent
gloire et que notre espérance demeure ancrée en Jésus-Christ. Amen.
« Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. »
Matthieu vingt-quatre, verset treize.
✦ ✦ ✦
LES NATIONS AGITÉES. LES SYSTÈMES BOUSCULÉS. L'ÉGLISE VIGILANTE. ✦✦✦
Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans
la foi,
Aujourd'hui, le monde tremble. Les nations se regardent avec méfiance. Les
frontières deviennent des lignes de tension. Des populations entières vivent
sous la menace de la guerre, de l'instabilité économique, de la peur et de
l'incertitude. Pendant que certains peuples cherchent la paix, d'autres
accumulent les armes. Pendant que des familles cherchent simplement à vivre,
des systèmes entiers se transforment à une vitesse vertigineuse. L'économie
change. La technologie progresse. L'intelligence artificielle bouleverse le
travail et l'information. Les moyens de surveillance et de contrôle deviennent
toujours plus puissants.
Et au milieu de ce tumulte, une question se lève : où est l'Église ? Que
doit-elle faire lorsque le monde vacille ? Doit-elle paniquer ? Doit-elle
chercher à calculer la date de la fin ? Doit-elle se laisser entraîner par les
rumeurs, les prophéties humaines et les spéculations ? Non ! Mille fois non !
Jésus-Christ nous a donné une autre voie. Il nous a donné une parole claire :
veiller ! Persévérer ! Témoigner ! Demeurer fidèles !
Le Seigneur Jésus, parlant à Ses disciples sur la montagne des Oliviers,
n'a pas caché que l'histoire humaine connaîtrait des convulsions. Il a parlé de
guerres, de bruits de guerres, de famines, de tremblements de terre, de
persécutions, de faux prophètes et de refroidissement de l'amour. Mais au
milieu de toutes ces secousses, Il a placé une parole qui traverse les siècles
comme un coup de tonnerre :
« Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera
sauvé. » Matthieu vingt-quatre, verset treize.
Avant d'aborder cette fin
bienheureuse, il faut d'abord regarder en face les convulsions que le Seigneur
a annoncées. Oui, il faut regarder en face les convulsions que le Seigneur a
annoncées.
✦ ✦ ✦
LES NATIONS AGITÉES.
✦ ✦ ✦
Quand les nations s'agitent, le
peuple de Dieu ne doit pas s'endormir.
« Vous entendrez parler de guerres
et de bruits de guerres : gardez-vous de vous alarmer, car il faut que ces
choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. » Matthieu
vingt-quatre, verset six.
Jésus commence par attirer notre attention sur les nations. Il dit : « Vous
entendrez parler de guerres et de bruits de guerres ». Remarquons bien : Jésus
ne dit pas que chaque conflit constitue à lui seul la preuve que la fin est
arrivée. Il nous enseigne plutôt à discerner l'époque sans perdre notre paix.
Les événements internationaux peuvent secouer les marchés, déplacer les
populations, modifier les alliances et bouleverser les équilibres politiques.
Mais l'Église ne doit pas être gouvernée par la peur.
La guerre révèle quelque chose de
profond : l'homme, malgré ses progrès scientifiques, demeure incapable de
produire par lui-même la paix véritable. Il peut construire des armes plus
puissantes, des réseaux plus rapides, des systèmes plus complexes ; mais il ne
peut changer le cœur humain sans Dieu. L'Écriture déclare : « D'où viennent les
luttes, et d'où viennent les querelles parmi vous ? N'est-ce pas de vos
passions qui combattent dans vos membres ? » Jacques quatre, verset un.
Voilà le problème ! L'humanité cherche souvent la paix sans rechercher le
Prince de la paix. Elle veut la sécurité sans la justice. Elle veut la
stabilité sans la repentance. Elle veut contrôler les conséquences sans toucher
à la racine du mal.
L'historien et philosophe George Santayana a écrit : « Ceux qui ne peuvent
se souvenir du passé sont condamnés à le répéter. » Cette parole nous rappelle
que l'histoire doit nous instruire. Mais pour l'Église, l'histoire doit surtout
nous pousser vers la vigilance spirituelle.
Frères et sœurs, ne permettons pas aux nouvelles internationales de voler
notre foi ! Ne permettons pas aux crises mondiales de nous faire oublier que
notre Dieu règne ! Le trône de Dieu n'a pas tremblé lorsque les royaumes de la
terre ont tremblé. Sa puissance n'a pas diminué lorsque les hommes ont perdu
leurs repères. Sa Parole n'a pas changé lorsque les systèmes ont changé.
Le psalmiste proclame : « Dieu est
pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la
détresse. C'est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est
bouleversée, et que les montagnes chancellent au cœur des mers. » Psaume
quarante-six, versets deux et trois.
Quelle parole ! La terre peut être bouleversée. Les montagnes peuvent
chanceler. Les nations peuvent s'agiter. Mais Dieu demeure Dieu !
Et si les nations sont agitées, l'Église doit être réveillée. Nous ne
sommes pas appelés à commenter seulement les événements ; nous sommes appelés à
prier. Nous ne sommes pas appelés à répandre la peur ; nous sommes appelés à
annoncer l'espérance. Nous ne sommes pas appelés à prophétiser selon les
journaux ; nous sommes appelés à proclamer selon l'Écriture.
Mais les nations ne sont pas les
seules à changer ; les structures mêmes de la société, de l'économie et de la
technologie sont profondément bouleversées. Oui,
✦ ✦ ✦
LES SYSTÈMES BOUSCULÉS.
✦ ✦ ✦
« Prenez garde que personne ne vous
séduise. » Matthieu vingt-quatre, verset quatre.
Quand les systèmes changent,
l'Église doit garder ses repères.
Nous vivons dans une époque de transformations rapides. Les moyens de
communiquer changent. Les transactions deviennent numériques. Les informations
circulent instantanément. Les technologies peuvent accomplir en quelques
secondes ce qui exigeait autrefois des heures, voire des jours. L'intelligence
artificielle transforme déjà de nombreux secteurs. Les économies sont
interconnectées. Les décisions prises dans une partie du monde peuvent produire
des conséquences immédiates ailleurs.
Ces transformations ne sont pas, en elles-mêmes, la fin du monde. Il serait
imprudent de transformer chaque invention en signe prophétique automatique.
Mais elles posent des questions spirituelles sérieuses. Qui contrôle
l'information ? Qui contrôle les échanges ? Qui possède les données ? Comment
l'homme utilise-t-il la technologie ? La technologie servira-t-elle la dignité
humaine ou deviendra-t-elle un instrument de domination ?
Jésus nous avertit d'abord : « Prenez garde que personne ne vous séduise. »
La première menace n'est pas la technologie. La première menace est la
séduction. On peut avoir une technologie extraordinaire et un discernement
spirituel faible. On peut être connecté au monde entier et déconnecté de Dieu.
On peut recevoir mille informations par jour et ne plus savoir reconnaître la
vérité.
La Bible nous dit : « Examinez
toutes choses ; retenez ce qui est bon. » Un Thessaloniciens cinq, verset
vingt-et-un.
L'Église doit donc apprendre à discerner. Tout ce qui est nouveau n'est pas
mauvais. Tout ce qui est ancien n'est pas nécessairement bon. Tout ce qui est
populaire n'est pas nécessairement vrai. Tout ce qui est présenté comme progrès
n'est pas nécessairement progrès moral.
Le philosophe Francis Bacon a formulé une idée devenue célèbre : « La
connaissance elle-même est une puissance. » La connaissance peut être une
bénédiction lorsqu'elle est soumise à la sagesse. Mais la puissance sans
caractère peut devenir dangereuse. La science peut construire. La technologie
peut servir. Mais seul Dieu peut transformer le cœur.
C'est pourquoi l'Église doit rester attachée à la Parole. Quand les
systèmes changent, la vérité de Dieu ne change pas. Quand les monnaies
changent, Christ demeure notre richesse. Quand les méthodes de communication
changent, l'Évangile demeure la puissance de Dieu pour le salut. Quand les
systèmes humains cherchent à contrôler, nous nous souvenons que notre identité
ultime est dans le Royaume de Dieu.
L'apôtre Paul déclare : « Ne vous
conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement
de l'intelligence. » Romains douze, verset deux.
Quel appel ! Ne pas se conformer. Ne pas suivre aveuglément. Ne pas se
laisser modeler par la peur, la mode, la propagande, la cupidité ou la
confusion. Être transformés par Dieu.
Et voici une autre parole qui doit
résonner dans nos cœurs : « Que votre parole soit toujours accompagnée de
grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à
chacun. » Colossiens quatre, verset six.
Dans un monde saturé de paroles, que l'Église ait encore une parole ! Une
parole de vérité. Une parole de grâce. Une parole de repentance. Une parole de
salut. Une parole d'espérance. Une parole qui ne tremble pas lorsque le monde
tremble.
Mais après avoir regardé les nations
et les systèmes, il faut maintenant regarder le cœur du message de Jésus :
l'attitude de l'Église au milieu de la tempête.
L'ÉGLISE VIGILANTE.
« Mais celui qui persévérera jusqu'à
la fin sera sauvé. » Matthieu vingt-quatre, verset treize.
Quand tout tremble autour de nous,
l'Église doit rester debout.
Voici le sommet de notre message ! Jésus ne nous demande pas de deviner la
date. Il nous demande de persévérer. Il ne nous demande pas de vivre dans la
panique. Il nous demande de veiller. Il ne nous demande pas de courir derrière
chaque rumeur. Il nous demande de demeurer dans Sa Parole.
Persévérer signifie continuer quand c'est difficile. Prier quand la réponse
tarde. Croire quand les circonstances contredisent nos attentes. Aimer quand
l'amour des autres se refroidit. Témoigner quand le témoignage devient coûteux.
Rester fidèle lorsque la fidélité n'est plus populaire.
Jésus annonce : « Et, parce que
l'iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira. Mais
celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. »
Matthieu vingt-quatre, versets douze et treize.
Remarquons le contraste : l'iniquité augmente, mais le disciple persévère.
L'amour se refroidit, mais le chrétien continue d'aimer. La confusion augmente,
mais l'Église garde la vérité. Les ténèbres s'épaississent, mais la lumière
continue de briller.
Martin Luther King Jr. a déclaré : « La foi, c'est faire le premier pas
même quand on ne voit pas tout l'escalier. » Cette image parle puissamment à
notre génération. Nous ne connaissons pas tout ce que demain apportera. Mais
nous connaissons Celui qui tient demain entre Ses mains.
Nous devons donc veiller sur notre vie spirituelle. Veiller sur notre
prière. Veiller sur notre famille. Veiller sur notre doctrine. Veiller sur
notre témoignage. Veiller sur notre amour. Veiller sur notre fidélité.
Pierre nous exhorte : « Soyez
sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant,
cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme. » Un
Pierre cinq, versets huit et neuf.
Veiller ! Voilà le mot. Veiller ne signifie pas vivre dans la peur. Veiller
signifie rester spirituellement éveillé. Veiller signifie ne pas laisser notre
lampe s'éteindre. Veiller signifie garder les yeux sur Jésus.
Et Jésus dit encore : « Veillez
donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l'heure. »
Matthieu vingt-cinq, verset treize.
Nous ne connaissons pas le jour. Nous ne connaissons pas l'heure. Mais nous
connaissons notre responsabilité : être prêts !
Alors, Église de Jésus-Christ, ne dors pas ! Ne te laisse pas hypnotiser
par le bruit du monde. Ne laisse pas les crises internationales étouffer ta
prière. Ne laisse pas les transformations économiques voler ta confiance. Ne
laisse pas les nouvelles technologies remplacer la sagesse de la Parole. Ne
laisse pas les faux prophètes détourner ton regard du Christ.
Le monde tremble, mais l'Église prie ! Le monde s'agite, mais l'Église
espère ! Le monde change, mais l'Église demeure ! Les nations peuvent s'élever
et tomber, mais Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui et éternellement. Hébreux treize, verset huit.
Et surtout, n'oublions pas la
mission. Jésus a dit : « Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le
monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la
fin. » Matthieu vingt-quatre, verset quatorze.
Voilà notre tâche ! Pendant que le monde tremble, nous annonçons
l'Évangile. Pendant que les nations s'interrogent, nous présentons Jésus.
Pendant que les systèmes se transforment, nous proclamons le Royaume qui ne
peut être ébranlé.
Hébreux nous rappelle : « C'est
pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en
rendant à Dieu un culte qui Lui soit agréable. » Hébreux douze, verset vingt-huit.
Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans
la foi,
Voici donc notre réponse aux secousses de notre époque : veiller, prier,
persévérer, témoigner et demeurer fidèles. Ne cherchons pas à connaître ce que
Dieu ne nous a pas révélé. Attachons-nous à ce qu'Il nous a révélé. Jésus
revient. L'Évangile doit être annoncé. L'Église doit rester fidèle. Et celui
qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.
Alors, si aujourd'hui votre cœur est fatigué, persévérez ! Si votre foi est
éprouvée, persévérez ! Si les circonstances vous font trembler, persévérez ! Si
le monde devient plus confus, persévérez ! Si l'amour de plusieurs se
refroidit, gardez votre amour pour Christ ! Si la nuit semble longue,
souvenez-vous que l'aurore vient !
La victoire de l'Église ne consiste pas à empêcher toutes les tempêtes.
Elle consiste à rester fidèle au Seigneur au milieu de la tempête. Notre
espérance n'est pas dans la stabilité des nations. Notre espérance est en
Jésus-Christ. Notre sécurité ultime n'est pas dans les systèmes humains. Elle
est dans les mains de Dieu.
Alors levons les yeux ! Redressons-nous ! Prions davantage ! Aimons
davantage ! Témoignons davantage ! Servons davantage ! Gardons nos lampes
allumées ! Et lorsque le Seigneur reviendra, qu'Il nous trouve fidèles,
vigilants, persévérants et prêts.
Car la parole de Jésus demeure : «
Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. »
Matthieu vingt-quatre, verset treize.
Aujourd'hui,
le monde tremble. Mais l'Église doit veiller.
Aujourd'hui,
les nations s'agitent. Mais nous prions.
Aujourd'hui,
les systèmes changent. Mais nous demeurons dans la Parole.
Aujourd'hui,
la confusion augmente. Mais notre espérance demeure en Jésus-Christ.
Aujourd'hui,
nous ne connaissons ni le jour ni l'heure.
Mais nous
connaissons Celui qui vient.
Persévérons
jusqu'à la fin ! Veillons jusqu'à la fin !
Témoignons
jusqu'à la fin ! Demeurons fidèles jusqu'à la fin !