Jésus-Christ : le seul Sauveur

...ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5:11-13



mardi 13 octobre 2026

La Propriété Divine

« À l'Éternel la terre et ce qu'elle renferme, Le monde et ceux qui l'habitent ! »

Psaumes Vingt-quatre, le verset Premier.

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LA PROPRIÉTÉ DIVINE.

L'HUMANITÉ RESPONSABLE.

LE ROI GLORIEUX.

Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Imaginez la scène, bien-aimés. Un homme riche, au sommet de sa gloire, se tient debout devant ses terres. Il compte ses hectares, relit ses titres de propriété, fait bâtir des murs plus hauts, des portails plus solides, des serrures plus lourdes. Il se répète à voix basse : Tout ceci est à moi.

Les saisons défilent, les cheveux blanchissent, les forces s'épuisent. Puis, un jour, le médecin baisse les yeux, le souffle s'arrête, et les mains qui serraient si fort les clés se referment sur le vide. Puis, dans peu de jours, on ferme le cercueil, on lit le testament, et déjà les héritiers se déchirent pour un morceau de terre que le défunt croyait éternel. La terre, elle, ne pleure pas. Elle reçoit le propriétaire et continue de tourner.

Le philosophe Jean-Jacques Rousseau écrivait, dans son Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes : « Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. »

Voilà l'histoire de l'humanité, frères et sœurs : une longue querelle de clôtures, de frontières, de titres et de testaments. Et pendant que les hommes se disputent un terrain, le ciel entend leurs discours, car une Voix plus ancienne que tous les cadastres a déjà tranché l'affaire.

Aujourd'hui, le Saint-Esprit nous arrache à cette querelle et nous ramène au chant de David. Écoutez cette déclaration qui fait trembler les empires et rassure les humbles :

« À l'Éternel la terre et ce qu'elle renferme, Le monde et ceux qui l'habitent ! » Psaumes Vingt-quatre, le verset Premier.

Rien n'échappe à Sa main : ni la montagne, ni le champ, ni le plus petit des habitants. Le Seigneur n'est pas le locataire de Sa création ; Il en est le Fondateur, le Propriétaire et le Roi.

Ce verset est un coup de tonnerre : il abat nos murs, il humilie notre orgueil, il réveille nos consciences endormies. Il nous conduit en trois mouvements : la propriété divine, l'humanité responsable et le Roi glorieux.

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Avant de parler de ce que nous devons, regardons d'abord Celui à Qui tout appartient : la propriété divine. Oui,

LA PROPRIÉTÉ DIVINE.

Le titre de propriété du ciel.

Observez le petit mot qui ouvre le verset : À l'Éternel. David ne dit pas que la terre appartient aux puissants, aux banquiers ou aux armées. Il ne dit pas non plus qu'elle appartient à celui qui la cultive, à celui qui la conquiert ou à celui qui la clôture.

Il proclame, avec la fermeté d'un notaire céleste : À l'Éternel ! Le titre de propriété de l'univers porte une seule signature, et cette signature est celle du Créateur.

Pourquoi ? Parce que Celui qui a tout fait a tout droit sur ce qu'Il a fait.

En Genèse Premier, le verset Premier, on y lit : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. »

Le psalmiste le redit au Psaumes Vingt-quatre, le verset Deux : « Car Il l'a fondée sur les mers, Et affermie sur les fleuves. »

Voyez l'Architecte : Il a posé les fondations avant que le premier homme n'ouvre les yeux. L'apôtre Paul confirme que cette autorité passe par le Fils : « Car en Lui ont été créées toutes choses, dans les cieux et sur la terre. » Colossiens Premier, le verset Seize.

Rien n'existe en dehors de Lui ; tout vient de Lui, tient par Lui et retourne à Lui. Et c'est pourquoi l'apôtre dira encore : « Car la terre est au Seigneur, et tout ce qu'elle renferme. » Un Corinthiens Dix, le verset Vingt-six.

Écoutez maintenant la voix de l'Éternel qui fait l'inventaire de Ses biens. « Car toutes les bêtes de la forêt sont à Moi, Les animaux, par milliers sur les montagnes. » Psaumes Cinquante, le verset Dix.

Puis Il ajoute : « L'argent est à Moi, et l'or est à Moi, dit l'Éternel des armées. » Aggée Deux, le verset Huit.

Que ceux qui s'enorgueillissent de leurs comptes bancaires se taisent ! Le plus grand milliardaire du monde n'est qu'un gérant qui s'ignore. Même à Son peuple installé sur la terre promise, Dieu rappelle : « Car le pays est à Moi, car vous êtes chez Moi comme étrangers et comme habitants. » Lévitique Vingt-cinq, le verset Vingt-trois.

Étrangers chez Lui : voilà notre véritable statut ! Le grand Blaise Pascal, saisi de vertige devant l'immensité du cosmos, avouait : « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie. »

Mais ce qui effraie le philosophe doit consoler le croyant, car derrière ce silence se tient un Père qui connaît chaque étoile. « Élevez vos yeux en haut, et regardez ! Qui a créé ces choses ? … Il les appelle toutes par leur nom. » Ésaïe Quarante, le verset Vingt-six. L'univers n'est ni orphelin, ni abandonné : il a un Maître, et ce Maître nous connaît aussi par notre nom.

Alors, frères et sœurs, osons regarder notre propre vie à la lumière de ce verset. Cette maison dont vous payez les mensualités, ce salaire que vous recevez, cette santé qui vous permet de vous tenir debout, ces enfants qui rient dans votre salon, ces talents qui font votre fierté : tout est prêté, rien n'est acquis.

Le Seigneur ne nous a pas offert des cadeaux sans retour ; Il nous a confié des biens. Souvenez-vous de l'homme de la parabole qui entassait ses récoltes dans de nouveaux greniers : « Insensé ! cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, pour qui sera-ce ? » Luc Douze, le verset Vingt.

Cette question brûle encore. Pour qui sera-ce ? Pour celui qui aura reconnu le vrai Propriétaire, ou pour les vautours de la succession ?

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Mais si tout appartient à Dieu, que reste-t-il à l'homme ? Il lui reste une mission, une charge et un compte à rendre : l'humanité responsable. Oui,

L'HUMANITÉ RESPONSABLE.

Des gérants, non des propriétaires.

Ne tombons pas dans le piège de croire que, parce que tout est à Dieu, nous pouvons tout abandonner et croiser les bras. Un autre Psaume nous dit : « Les cieux sont les cieux de l'Éternel, Mais Il a donné la terre aux fils de l'homme. » Psaumes Cent quinze, le verset Seize.

Dieu garde la propriété ; Il nous confie la gestion. Dès le jardin d'Éden, la consigne était claire :

« L'Éternel Dieu prit l'homme, et le plaça dans le jardin d'Éden pour le cultiver et pour le garder. » Genèse Deux, le verset Quinze. Cultiver, c'est faire fructifier. Garder, c'est protéger. Voilà le double mandat de tout enfant de Dieu : produire sans détruire, bâtir sans piller. Un gérant n'a pas le droit de se comporter en maître. Il rend des comptes. L'apôtre Paul l'écrit sans détour : « Du reste, ce qu'on demande des dispensateurs, c'est que chacun soit trouvé fidèle. » Un Corinthiens Quatre, le verset Deux.

Remarquez que Dieu ne nous demande pas d'être riches, célèbres ou brillants ; Il nous demande d'être fidèles. Et le jour où le Maître reviendra, Il adressera ces paroles inoubliables à celui qui aura bien géré : « C'est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, Je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton Maître. » Matthieu Vingt-cinq, le verset Vingt et un.

Quelle récompense ! Ni un titre, ni une médaille, mais la joie du Maître !

Il y a plus encore. Le verset dit : « Le monde et ceux qui l'habitent. » Les hommes eux-mêmes appartiennent à l'Éternel. Cela signifie que personne n'a le droit d'écraser son semblable, de le traiter comme un objet, de le dépouiller ou de le mépriser. Le pauvre qui mendie au coin de la rue, l'orphelin sans défense, la veuve oubliée, l'étranger rejeté : tous sont la propriété précieuse du Roi des rois. Maltraiter une créature de Dieu, c'est insulter son Propriétaire.

Si la terre est au Seigneur, alors la justice, la compassion et le respect de la création ne sont pas des options pour les âmes sensibles : ce sont des devoirs pour les gérants fidèles.

Mais qui pourra tenir devant un tel Maître ? Le psalmiste pose lui-même la question qui nous trouble : « Qui peut monter à la montagne de l'Éternel ? Qui peut se tenir dans Son lieu saint ? »

Et il répond : « Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur. » Psaumes Vingt-quatre, les versets Trois et Quatre. Voilà le critère : des mains propres et un cœur pur, c'est-à-dire une conduite droite et une intention sincère.

Antoine de Saint-Exupéry fait dire au renard du Petit Prince : « On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux. » Le Seigneur, Lui, voit ce que nos yeux ne voient pas. Il ne s'arrête ni à nos titres, ni à nos cérémonies, ni à nos belles paroles ; Il sonde le cœur.

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Et pour que ce monde ne reste pas livré au désordre, le Psaume s'achève par un cortège triomphal : le Roi glorieux. Oui,

LE ROI GLORIEUX.

Les portes s'ouvrent !

Tournez les yeux vers la fin du Psaume, et vous entendez soudain des cris de victoire. On dirait une armée qui revient du combat et frappe aux portes de la cité sainte : « Portes, élevez vos linteaux ; Élevez-vous, portes éternelles ! Que le Roi de gloire fasse Son entrée ! » Psaumes Vingt-quatre, le verset Sept. Les portes interrogent : « Qui est ce Roi de gloire ? » Et le chœur répond avec force : « L'Éternel fort et puissant, L'Éternel puissant dans les combats. » Psaumes Vingt-quatre, le verset Huit. Ce n'est pas un roi de parade, ce n'est pas un monarque de salon : c'est le Guerrier invincible qui a vaincu le péché, la mort et le diable.

Bien-aimés, ce Roi a un nom : Jésus-Christ. Il est descendu dans notre monde, Lui qui en est le Propriétaire, et personne ne Lui a ouvert la porte. Il est né dans une étable, faute de place à l'auberge. Il a marché sur Sa propre terre sans avoir où poser la tête. Il a été cloué sur un bois planté dans Son propre sol. Mais le troisième jour, la pierre a roulé, la mort a lâché prise, et le Vainqueur est monté dans la gloire.

Aujourd'hui, Il règne, et l'Écriture annonce l'issue de l'histoire : « Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à Son Christ ; et Il régnera aux siècles des siècles. » Apocalypse Onze, le verset Quinze. Les gouvernements passeront, les frontières seront effacées, les richesses s'évanouiront, mais Son trône demeure. Mais ce Roi glorieux ne se contente pas d'entrer dans les cités : Il veut entrer dans les cœurs. Écoutez-Le frapper : « Voici, Je me tiens à la porte, et Je frappe. Si quelqu'un entend Ma voix et ouvre la porte, J'entrerai chez lui, Je souperai avec lui, et lui avec Moi. » Apocalypse Trois, le verset Vingt. Le Propriétaire de l'univers est debout devant votre porte, et Il attend que vous Lui ouvriez !

Peut-être avez-vous ouvert votre maison à tout le monde, au travail, au plaisir, à l'argent, à l'inquiétude, et gardé le verrou tiré devant Celui qui vous a créé.

Aujourd'hui, élevez les linteaux de votre cœur ! Que l'orgueil tombe, que la rancune s'incline, que l'indifférence s'efface, et que le Roi de gloire fasse Son entrée !

Pères et mères de famille, jeunes gens, anciens, commerçants, étudiants : puisque la terre est au Seigneur, alors votre quartier est à Lui, votre église est à Lui, votre famille est à Lui, votre avenir est à Lui. Cessez de trembler devant les nouvelles du monde, cessez de vous accrocher à ce qui passe. Le Roi tient les rênes. Remettez-Lui votre maison, votre travail, votre pays, vos larmes et vos rêves. Entre Ses mains, rien n'est perdu.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Reprenons le chemin parcouru. La terre est à l'Éternel : voilà la propriété divine, et elle nous délivre de l'avarice. Nous sommes appelés à cultiver et à garder : voilà l'humanité responsable, et elle nous délivre de la paresse et de l'égoïsme. Le Roi de gloire vient et frappe à la porte : voilà le Roi glorieux, et Il nous délivre de la peur. Alors levons la tête et bénissons Celui qui possède tout et qui a tout donné pour nous sauver. Que ce soit notre cri de ralliement, aujourd'hui et chaque jour de notre vie : « Car de Lui, par Lui et pour Lui sont toutes choses. » À Lui la terre, à Lui le monde, à Lui la gloire, à Lui notre vie entière. Et comme le dit l'apôtre Paul en Romains Onze, le verset Trente-six :

« À Lui la gloire dans tous les siècles ! Amen !

Qu'il en soit ainsi. Amen et Amen.

 

jeudi 8 octobre 2026

L’ŒUVRE GLORIEUSE

« Car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon Son bon plaisir. »
Philippiens Deux, le verset Treize.

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LA VOLONTÉ DIVINE.

LA FORCE INTÉRIEURE.

L’ŒUVRE GLORIEUSE.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Aujourd’hui, nous vivons dans un monde où beaucoup de personnes savent ce qu’elles devraient faire, mais n’ont plus la force de le faire. Elles connaissent la bonne direction, mais elles n’ont plus le courage de marcher. Elles entendent la Parole, mais la Parole semble parfois rester à la porte de leur volonté. Elles prient, mais leur cœur demeure fatigué. Elles promettent, mais retombent. Elles commencent, mais abandonnent. Elles veulent changer, mais elles découvrent qu’elles ne peuvent pas se transformer par leurs propres forces.

Voilà le drame de l’être humain : il peut avoir de bonnes intentions avec de faibles ressources. Il peut désirer la victoire tout en étant prisonnier de ses habitudes. Il peut vouloir pardonner et pourtant rester blessé. Il peut vouloir prier et se retrouver sans désir de prier. Il peut vouloir servir Dieu et sentir en lui une résistance terrible. Il peut même vouloir avancer tout en regardant constamment derrière lui.

Mais voici la bonne nouvelle de l’Évangile : Dieu ne nous demande pas de produire seuls ce qu’Il veut voir naître en nous. Le texte ne dit pas simplement : « Faites mieux. » Il ne dit pas seulement : « Efforcez-vous davantage. » Il nous révèle un mystère de grâce : « c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire ». Le Dieu qui commande est aussi le Dieu qui équipe. Le Dieu qui appelle est aussi le Dieu qui fortifie. Le Dieu qui envoie est aussi le Dieu qui agit dans celui qu’Il envoie.

Il y a donc aujourd’hui une parole pour celui qui est découragé. Une parole pour celui qui se croit incapable. Une parole pour celui qui a échoué plusieurs fois. Une parole pour celui qui dit : « Seigneur, je veux, mais je n’y arrive pas. » Dieu répond : « Je vais produire en toi le vouloir et le faire. » Ce n’est pas une excuse pour la passivité. C’est un appel à dépendre de Lui. Ce n’est pas une permission de ne rien faire. C’est la révélation de Celui qui agit derrière notre obéissance.

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Entrons maintenant dans le premier mouvement : découvrir que derrière une volonté consacrée se trouve l’action souveraine de Dieu.

LA VOLONTÉ DIVINE.

Paul parle d’abord du « vouloir ». Il touche ici à la source secrète de nos décisions. Avant l’action, il y a le désir. Avant la marche, il y a l’inclination du cœur. Avant le service, il y a la disposition intérieure. Et Dieu veut travailler précisément là.

Il existe des choses que nous faisons parce que nous les aimons. Et il existe des choses que nous refusons parce que notre cœur y résiste. Voilà pourquoi Dieu ne veut pas seulement modifier notre comportement : Il veut transformer notre intérieur. Il veut nous apprendre à aimer ce qui Lui plaît. Il veut faire naître en nous une faim nouvelle, une soif nouvelle, une passion nouvelle pour Sa présence et pour Sa volonté.

« Je ferai de vous marcher selon Mes ordonnances, et vous observerez Mes lois et vous les mettrez en pratique. »
Ézéchiel Trente-six, le verset Vingt-sept.

Remarquez cette œuvre de Dieu : Il ne Se contente pas de placer une loi devant nous. Il agit au-dedans de nous. Il change la disposition du cœur. Il rend possible une obéissance qui semblait auparavant impossible. C’est pourquoi, Église de Jésus-Christ, ne méprisez jamais les petits commencements intérieurs. Une conviction qui naît dans votre cœur peut devenir une consécration. Une consécration peut devenir une décision. Une décision peut devenir une habitude sainte. Une habitude sainte peut transformer une famille. Une famille transformée peut influencer une communauté.

« Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue. » — Victor Hugo

Mais pour le croyant, nous pouvons aller plus loin : rien n’est plus puissant qu’une volonté que Dieu a saisie. Quand Dieu met en nous le désir de prier, ne l’étouffons pas. Quand Dieu nous pousse à pardonner, obéissons. Quand Dieu nous appelle à servir, avançons. Quand Dieu nous demande de renoncer à une pratique qui nous détruit, ne négocions pas avec notre ancienne nature.

Le vouloir renouvelé.

Peut-être quelqu’un dira : « Je n’ai plus envie. » Alors demandez à Dieu de renouveler votre envie. « Seigneur, donne-moi de nouveau le goût de Ta Parole. Donne-moi de nouveau la passion de la prière. Donne-moi de nouveau l’amour des âmes. Donne-moi de nouveau la joie de servir. » Car lorsque Dieu produit le vouloir, ce qui était devenu une obligation peut redevenir une passion.

David priait : « O Dieu, crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé. » **Psaume Cinquante-et-un, le verset Douze. ** Le psalmiste ne demande pas seulement une meilleure apparence. Il demande un cœur renouvelé. Il comprend que la vraie restauration commence à l’intérieur.

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Mais Dieu ne produit pas seulement le désir : Il donne aussi la capacité d’accomplir ce que le cœur renouvelé désire ; voici notre deuxième mouvement.

LA FORCE INTÉRIEURE.

Le texte ajoute : « et le faire ». Quelle parole ! Dieu ne met pas seulement en nous une vision qu’Il nous laisse ensuite réaliser seuls. Il agit aussi dans notre capacité d’obéir. Il donne la force pour le chemin. Il donne la grâce pour la bataille. Il donne la puissance pour le service.

« Je puis tout par Celui qui me fortifie. »
Philippiens Quatre, le verset Treize.

Paul ne dit pas : « Je peux tout par mes propres talents. » Il ne dit pas : « Je peux tout parce que je suis fort. » Il dit : « par Celui qui me fortifie ». Voilà le secret. La puissance chrétienne n’est pas l’exaltation de l’homme ; c’est la dépendance de l’homme envers Dieu.

Il y a des combats que votre intelligence ne peut pas gagner. Des tentations que votre volonté naturelle ne peut pas vaincre. Des blessures que le temps seul ne guérit pas. Des missions que vos moyens ne suffisent pas à accomplir. Mais lorsque Dieu agit en vous, vous découvrez une force que vous ne possédiez pas hier.

Le prophète Ésaïe nous rappelle : « Ceux qui se confient en l’Éternel renouvellent leur force. » **Ésaïe Quarante, le verset Trente-et-un. ** Voilà pourquoi nous ne devons pas désespérer lorsque nous nous sentons faibles. La faiblesse reconnue peut devenir le point de départ d’une dépendance profonde.

« Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. » — Blaise Pascal

Cette pensée de Pascal rappelle que l’être humain ne se réduit pas à ce qu’il peut calculer. Mais l’Évangile nous révèle davantage encore : Dieu peut toucher le cœur, renouveler l’intelligence et fortifier la volonté. Il peut placer dans un homme ordinaire une détermination extraordinaire. Il peut prendre une personne tremblante et en faire un témoin courageux.

La puissance dans la faiblesse.

Paul a entendu le Seigneur lui dire : « Ma grâce te suffit, car Ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » **Deux Corinthiens Douze, le verset Neuf. ** Alors cessez de croire que votre faiblesse disqualifie automatiquement votre appel. Si vous dépendez de Dieu, votre faiblesse peut devenir le lieu où Sa puissance se manifeste le plus clairement.

Aujourd’hui, Dieu peut produire en vous le courage de recommencer. Le courage de demander pardon. Le courage de quitter une mauvaise voie. Le courage de reprendre la prière. Le courage de témoigner. Le courage de servir. Le courage de croire encore. Ne dites plus seulement : « Je ne peux pas. » Dites : « Seigneur, puisque Tu produis en moi le vouloir et le faire, me voici. Agis en moi. Fortifie-moi. Conduis-moi. »

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Après la volonté et la force, nous arrivons au troisième mouvement : ce que Dieu produit en nous doit devenir une œuvre visible pour Sa gloire.

L’ŒUVRE GLORIEUSE.

Dieu travaille à l’intérieur, mais Son œuvre ne doit pas rester invisible. La grâce reçue doit produire des fruits. La foi doit produire l’obéissance. La prière doit produire une vie transformée. La Parole entendue doit produire une conduite nouvelle. Le feu intérieur doit devenir une lumière extérieure.

« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. »
Matthieu Cinq, les versets Quatorze.

Une lumière n’existe pas pour elle-même. Elle existe pour éclairer. De même, Dieu agit en nous afin que quelque chose de Sa gloire passe par nous. Votre famille doit voir une différence. Vos proches doivent percevoir une différence. Votre manière de parler doit changer. Votre manière de pardonner doit changer. Votre manière de servir doit changer. Votre manière de traverser les crises doit révéler que Dieu travaille en vous.

Paul dira encore : « Car nous sommes Son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. » **Éphésiens Deux, le verset Dix. ** Regardez l’ordre : nous sommes Son ouvrage, puis nous sommes appelés à pratiquer les bonnes œuvres. Dieu façonne l’instrument avant de l’utiliser.

Ne cherchez donc pas seulement à paraître spirituel. Laissez Dieu vous rendre réellement spirituel. Ne cherchez pas seulement à parler de puissance. Laissez Dieu produire une puissance qui se voit dans votre patience, votre sainteté, votre fidélité, votre compassion et votre persévérance.

« Celui qui a un pourquoi qui lui permet de vivre peut supporter presque n’importe quel comment. » — Friedrich Nietzsche

Le monde séculier lui-même reconnaît qu’une raison profonde donne à l’être humain la capacité de supporter l’épreuve. Mais le chrétien possède une espérance encore plus haute : notre « pourquoi » n’est pas une idée abstraite. Notre raison de vivre est enracinée en Dieu, en Jésus-Christ et dans l’appel qu’Il nous adresse.

Une vie qui porte du fruit.

Jésus a déclaré : « Je vous ai choisis, et Je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. » **Jean Quinze, le verset Seize. ** Voilà le but : porter du fruit, et porter un fruit qui demeure.

Il ne s’agit pas de courir dans toutes les directions. Il s’agit de demeurer attaché au Cep. Jésus dit : « Celui qui demeure en Moi et en qui Je demeure porte beaucoup de fruit, car sans Moi vous ne pouvez rien faire. » **Jean Quinze, le verset Cinq. ** Sans Lui, nous pouvons nous agiter. Sans Lui, nous pouvons impressionner. Sans Lui, nous pouvons construire des apparences. Mais sans Lui, nous ne pouvons pas produire le fruit qui demeure.

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Ainsi, le message de Philippiens Deux, le verset Treize nous conduit maintenant vers une décision personnelle : laisser Dieu produire en nous ce que nous ne pouvons pas produire par nous-mêmes.

Bien-aimés, ne résistons pas à l’œuvre de Dieu. Si aujourd’hui Il met en vous le désir de revenir à Lui, revenez. Si, Il vous pousse à vous réconcilier, réconciliez-vous. Si, Il vous appelle à servir, servez. Si, Il vous demande de renoncer, renoncez. Si, Il vous demande de recommencer, recommencez.

Ne dites pas : « Je suis trop faible. » Dieu produit le faire. Ne dites pas : « Je n’ai plus de désir. » Dieu produit le vouloir. Ne dites pas : « Mon passé m’a détruit. » Dieu peut faire toutes choses nouvelles. Ne dites pas : « Je suis arrivé au bout de mes forces. » Peut-être êtes-vous précisément arrivé à l’endroit où vous allez découvrir Sa force.

« Car Dieu ne nous a pas donné un esprit de timidité, mais de force, d’amour et de sagesse. »
Deux Timothée Un, le verset Sept.

Église de Jésus-Christ, levons-nous intérieurement ! Reprenons courage ! Reprenons la vision ! Reprenons la prière ! Reprenons la marche ! Ce que Dieu commence, Il sait aussi l’accomplir. Notre part est de nous abandonner à Lui, de Lui faire confiance, de répondre à Son appel et de marcher dans l’obéissance.

Aujourd’hui, Dieu ne cherche pas des hommes et des femmes qui prétendent être forts. Il cherche des hommes et des femmes qui acceptent de dépendre de Sa puissance. Il ne cherche pas des vies parfaites. Il cherche des vies disponibles. Il ne cherche pas des instruments qui se glorifient eux-mêmes. Il cherche des instruments qui disent : « Seigneur, prends-moi, façonne-moi, remplis-moi, utilise-moi. »

Alors que cette parole descend dans nos cœurs, faisons monter une prière : « Seigneur, produis en moi le vouloir. Produis en moi le faire. Quand mon cœur est froid, réchauffe-le. Quand ma foi est faible, fortifie-la. Quand ma volonté chancelle, soutiens-la. Quand mes yeux regardent derrière moi, tourne-les vers Jésus. Quand mes mains sont fatiguées, renouvelle mes forces. Quand mon chemin devient difficile, donne-moi de persévérer. »

Car la victoire n’est pas seulement de commencer avec Dieu. La victoire est de continuer avec Dieu. La victoire est de finir avec Dieu. La victoire est de pouvoir dire, comme Paul : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. » **Deux Timothée Quatre, le verset Sept.**

Et si Dieu produit en nous le vouloir et le faire, alors notre avenir ne dépend pas seulement de nos capacités naturelles. Notre avenir est entre les mains de Celui qui nous appelle, qui nous transforme, qui nous fortifie et qui nous conduit. Sa grâce nous précède. Sa présence nous accompagne. Sa puissance nous soutient.

Que celui qui est découragé retrouve aujourd’hui l’espérance. Que celui qui est tombé se relève. Que celui qui s’est refroidi retrouve le feu. Que celui qui hésite retrouve la foi. Que celui qui sert retrouve la joie. Que celui qui pleure retrouve la consolation. Et que chacun de nous puisse sortir de ce message avec cette certitude : Dieu agit en moi ! Dieu travaille en moi ! Dieu produit en moi le vouloir et le faire, selon Son bon plaisir !

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Qu’il en soit ainsi. Amen et Amen.

mercredi 7 octobre 2026

Une Demeure Secrete

« Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut

Repose à l’ombre du Tout-Puissant. »

Psaumes Quatre-vingt-onze, le verset Un.

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UNE DEMEURE SECRÈTE.

UNE OMBRE PUISSANTE.

UNE PROMESSE CERTAINE.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Il est des nuits où le ciel semble s’effondrer. Le téléphone sonne à l’heure où personne n’appelle, et une voix tremblante annonce l’inconcevable : un diagnostic, un licenciement, un deuil, une trahison. En quelques secondes, la maison qu’on croyait solide se fissure, les certitudes s’écroulent, et l’âme, nue et grelottante, cherche désespérément un endroit où se cacher. Frères et sœurs, ne le nions pas : nous vivons sous un ciel d’orages.

Le monde nous vend mille abris : l’argent, la réputation, le diplôme, les relations, la santé de fer. Mais lorsque la tempête éclate, ces murs de carton s’envolent comme des feuilles mortes. Blaise Pascal, dans ses Pensées, a diagnostiqué le mal avec une précision chirurgicale : « Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. » Quelle sentence ! L’homme court, s’agite, s’épuise, parce qu’il n’a pas trouvé la demeure où son âme peut enfin reposer.

Or, dans l’un des plus beaux psaumes de l’Écriture, un poète inspiré brise le silence de l’angoisse et déclare qu’il existe un abri que nulle tempête ne peut renverser. Ce psaume a traversé les guerres, les famines, les persécutions et les épidémies. Il a été murmuré dans les cachots, chanté dans les catacombes, soufflé sur les lits de mort. Et aujourd’hui, par la grâce de Dieu, il vient frapper à la porte de votre cœur : « Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut repose à l’ombre du Tout-Puissant. » Trois vérités nous attendent : une demeure, une ombre et une promesse.

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Pour être protégé, il faut d’abord habiter ; voici le premier point : la demeure secrète.

UNE DEMEURE SECRÈTE.

Un abri qui se trouve dans l’intimité.

Remarquez le verbe : « Celui qui demeure ». Le psalmiste ne dit pas : celui qui passe, celui qui visite, celui qui vient les jours de fête. Il dit : celui qui demeure. Dieu n’offre pas un hôtel de passage, Il offre une maison. Le mot hébreu que notre Bible traduit par « abri » évoque un lieu secret, une cachette, un sanctuaire dérobé aux regards de l’ennemi. Autrement dit, la protection de Dieu ne s’obtient pas dans la foule, elle se trouve dans l’intimité.

Jésus l’a confirmé dans l’Évangile : « Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. » Jean Quinze, le verset Quatre. Le sarment ne s’accroche pas au cep par intermittence ; il y est greffé, il y puise sa sève, il y respire. Et l’apôtre Paul ajoute cette merveille : « votre vie est cachée avec Christ en Dieu. » Colossiens Trois, le verset Trois. Cachée ! Voilà la demeure secrète : le croyant est caché dans le Christ, et le Christ est caché en Dieu. Pour atteindre l’enfant de Dieu, l’ennemi devrait d’abord franchir le Père, puis le Fils. Autant dire qu’il ne passera pas.

Une demeure qui se choisit chaque jour.

Mais attention : on ne s’installe pas dans cette demeure par accident. Le psalmiste la choisit avec détermination : « Je dis à l’Éternel : Mon refuge et ma forteresse, mon Dieu en qui je me confie ! » Psaumes Quatre-vingt-onze, le verset Deux. Voyez le « je dis ». Avant de proclamer la protection, il a déclaré sa confiance. Demeurer, c’est prendre chaque jour la décision de faire de Dieu son adresse : par la prière qui ouvre la journée, par la Parole qui nourrit l’âme, par l’adoration qui chasse la peur.

Antoine de Saint-Exupéry écrivait dans Le Petit Prince : « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » Oui, l’essentiel est invisible : ni caméra ni microscope ne photographient cette demeure. Mais celui qui s’y trouve sait qu’elle existe, car il y a goûté « la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence ». Philippiens Quatre, le verset Sept.

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Celui qui habite chez Dieu n’échappe pas à l’orage, mais il y trouve une ombre ; voici le deuxième point : l’ombre puissante.

UNE OMBRE PUISSANTE.

Une ombre qui n’efface pas la tempête.

Pourquoi une ombre ? Parce que l’ombre suppose un soleil brûlant. Dans le désert d’Orient, l’ombre est une question de vie ou de mort. Le psalmiste ne promet pas l’absence de chaleur, il promet un ombrage au milieu de la chaleur. Dieu ne dit pas : tu ne connaîtras jamais l’épreuve. Il dit : tu ne la traverseras pas seul. Les prédicateurs de la facilité vous ont menti : le chrétien n’est pas exempté du feu, il est escorté dans le feu.

Écoutez la tendresse de ce psaume : « Il te couvrira de Ses plumes, et tu trouveras un refuge sous Ses ailes ; Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse. » Psaumes Quatre-vingt-onze, le verset Quatre. Voyez l’image : Dieu Se compare à un oiseau qui étend ses ailes sur ses petits. Et Jésus a repris cette image en pleurant sur Jérusalem : « Combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! » Matthieu Vingt-trois, le verset Trente-sept. Quel cri du cœur ! Les ailes étaient ouvertes ; c’est le peuple qui a refusé de s’y réfugier. Ce n’est jamais la protection de Dieu qui manque, c’est notre consentement.

Une présence au cœur de la fournaise.

Et quand les eaux montent, que dit l’Éternel ? « Si tu traverses les eaux, Je serai avec toi ; si tu traverses les fleuves, ils ne te submergeront point ; si tu marches dans le feu, tu ne seras pas brûlé. » Ésaïe Quarante-trois, le verset Deux. Notez bien : le texte ne dit pas « si tu évites les eaux », il dit « si tu les traverses ». Mais notez aussi la promesse : la présence, avant même la délivrance. Souvenez-vous de la fournaise de Babylone. Trois jeunes Hébreux sont jetés dans les flammes, et le roi, stupéfait, s’écrie : « Je vois quatre hommes sans liens, qui marchent au milieu du feu, et qui n’ont point de mal ; et la figure du quatrième ressemble à celle d’un fils des dieux. » Daniel Trois, le verset Vingt-cinq. Beaucoup y reconnaissent le Fils de Dieu Lui-même, venu marcher avec les Siens au cœur de la fournaise. Dans les flammes, ils ont perdu leurs liens, mais pas un cheveu de leur tête.

Albert Camus, dans Retour à Tipasa, a laissé cette confidence : « Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un invincible été. » Camus ignorait peut-être la source de cet été. Nous, nous la connaissons : elle porte un nom, c’est le Dieu qui demeure avec nous au cœur même de l’hiver.

Une ombre qui n’autorise pas la présomption.

Mais méfions-nous d’un piège : celui qui utilise la promesse sans connaître le Promettant. Lors de la tentation, au sommet du temple, Satan lui-même a cité ce psaume à Jésus : « Il donnera des ordres à Ses anges à ton sujet ; et ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte contre une pierre. » Matthieu Quatre, le verset Six. Or regardez ce que le tentateur a retranché : les mots « dans toutes tes voies ». Le psaume dit en effet que les anges te garderont « dans toutes tes voies », Psaumes Quatre-vingt-onze, le verset Onze, c’est-à-dire sur le chemin de Dieu, non sur nos sentiers de vanité. Et Jésus a répondu : « Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu. » Matthieu Quatre, le verset Sept. Frères et sœurs, la protection divine n’est pas un permis d’imprudence ; elle est la sécurité de celui qui marche dans l’obéissance.

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Reste la question de l’issue du combat ; voici le troisième point : la promesse certaine.

UNE PROMESSE CERTAINE.

Le Dieu qui prend la parole.

Jusqu’ici, c’est l’homme qui parle. Mais à la fin du psaume, la voix change : c’est Dieu Lui-même qui prend la parole, et Sa voix est un serment. Écoutez : « Puisqu’il M’aime, Je le délivrerai ; Je le protégerai, puisqu’il connaît Mon nom. » Psaumes Quatre-vingt-onze, le verset Quatorze. Et comme si ce n’était pas assez : « Il M’invoquera, et Je lui répondrai ; Je serai avec lui dans la détresse, Je le délivrerai et Je le glorifierai. » Psaumes Quatre-vingt-onze, le verset Quinze. Comptez les promesses : Je délivrerai, Je protégerai, Je répondrai, Je serai avec lui, Je glorifierai. Cinq promesses, cinq coups de marteau sur la porte du désespoir.

Connaître Son nom : voilà la clé. « Le nom de l’Éternel est une tour forte ; le juste s’y réfugie, et se trouve en sûreté. » Proverbes Dix-huit, le verset Dix. Il ne s’agit pas d’une connaissance de bibliothèque, mais d’une intimité vécue : celle de l’enfant qui a expérimenté Dieu comme Père, comme Berger, comme Rocher, comme Sauveur. Car le Maître n’a jamais caché que l’orage viendrait : « Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. » Jean Seize, le verset Trente-trois. Le combat est réel, mais l’issue est connue. Le Christ a déjà vaincu.

Une promesse que rien ne peut briser.

Et la dernière promesse est la plus grande : rien ne peut nous arracher de cet abri. « Ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. » Romains Huit, le verset Trente-neuf. Ni la maladie, ni la prison, ni le deuil, ni la mort. Le psalmiste termine d’ailleurs sur une promesse de vie : « Je le rassasierai de longs jours, et Je lui ferai voir Mon salut. » Psaumes Quatre-vingt-onze, le verset Seize. Les longs jours de Dieu ne se mesurent pas seulement en années, ils se mesurent en éternité.

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Il ne reste plus qu’une chose à faire : entrer dans l’abri.

Bien-aimés, aujourd’hui la porte de la demeure secrète est grande ouverte. Peut-être êtes-vous épuisé de courir d’abri en abri, blessé par des orages que personne ne soupçonne, fatigué de faire semblant d’être fort. Écoutez la voix du Père : les ailes sont déployées, l’ombre est là, la promesse est signée du sang de l’Agneau. Il suffit de venir, et de demeurer.

Alors, que celui qui est dans la tempête entre aujourd’hui sous l’abri du Très-Haut ; que celui qui a peur se couche à l’ombre du Tout-Puissant ; que celui qui a été blessé se laisse couvrir de Ses plumes. Et lorsque les nuits viendront, car elles viendront, vous direz avec le psalmiste : Mon refuge et ma forteresse, mon Dieu en qui je me confie ! Car celui qui demeure en Lui ne sera jamais déçu.

Qu’il en soit ainsi. Amen et Amen.


samedi 3 octobre 2026

LA PROTECTION DIVINE

« Si l’on forme des complots, cela ne viendra pas de Moi ;
quiconque se liguera contre toi tombera sous ton pouvoir. »

Ésaïe Cinquante-quatre, le verset Quinze.

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LA PROTECTION DIVINE.

LA GARDE SURNATURELLE.

LA CHUTE INÉVITABLE.

LA CONFIANCE VICTORIEUSE.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Aujourd’hui, nous ouvrons cette Parole dans une heure où l’homme peut découvrir autour de lui des regards hostiles, des paroles cachées, des alliances secrètes et des oppositions qu’il ne comprend pas. Mais voici la consolation extraordinaire du Seigneur : tout ce qui se forme contre l’enfant de Dieu n’est pas nécessairement venu de Dieu, et tout ce qui se lève contre lui n’a pas reçu l’autorité de le renverser. Le texte nous place devant une déclaration puissante : « Si l’on forme des complots, cela ne viendra pas de Moi. » Puis Dieu ajoute : « quiconque se liguera contre toi tombera sous ton pouvoir. » Ce n’est donc pas l’existence de l’opposition qui doit déterminer notre destinée ; c’est la présence de Dieu au milieu de l’opposition.

Le prophète ne nous promet pas une route sans adversaires. Il nous révèle plutôt une vérité supérieure : Dieu connaît les complots avant même qu’ils ne soient visibles, Il connaît les alliances avant même qu’elles ne soient annoncées, et Sa souveraineté demeure au-dessus de tout ce qui cherche à nous atteindre.

Entrons maintenant dans le premier mouvement : avant de parler de la chute de l’opposition, il faut comprendre Celui qui demeure notre défense.

LA GARDE SURNATURELLE.

Oui, La garde surnaturelle.

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Le Seigneur dit : « Si l’on forme des complots, cela ne viendra pas de Moi. » Quelle parole ! Cela signifie que l’ennemi peut préparer, l’homme peut imaginer, des adversaires peuvent s’organiser ; mais aucun projet humain ne peut devenir automatiquement un décret divin. Il existe une limite que Dieu Lui-même impose aux forces qui se dressent contre Son peuple.

David connaissait cette réalité lorsqu’il déclara : « L’Éternel est ma lumière et mon salut : de qui aurais-je crainte ? L’Éternel est le soutien de ma vie : de qui aurais-je peur ? » Psaume Vingt-sept, les versets Un.

La sécurité du croyant ne repose donc pas sur sa propre puissance. Elle repose sur Dieu. Lorsque notre cœur tremble, Lui ne tremble pas. Lorsque notre vision est limitée, Sa vision ne l’est pas. Lorsque nous ne savons pas ce qui se prépare, Lui le sait déjà.

Comme l’a écrit le philosophe Sénèque : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas ; c’est parce que nous n’osons pas qu’elles paraissent difficiles. » Mais pour le croyant, l’audace ne vient pas de l’orgueil : elle vient de la confiance en Dieu.

Mais si Dieu nous garde, ce n’est pas pour nous maintenir dans la peur ; le prochain mouvement nous montre que l’opposition elle-même est soumise à Sa souveraineté.

LA CHUTE INÉVITABLE.

Oui, La chute inévitable.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Le texte poursuit : « quiconque se liguera contre toi tombera sous ton pouvoir. » Remarquons le langage de la Parole : elle ne dit pas que personne ne se liguera contre toi. Elle dit que celui qui se liguera contre toi tombera. Voilà la différence entre l’existence d’une attaque et son résultat final.

Joseph fut vendu par ses frères, mais leur acte ne détruisit pas le dessein de Dieu. Plus tard, Joseph déclara : « Vous aviez médité de me faire du mal : Dieu l’a changé en bien. » Genèse Cinquante, le verset Vingt.

Voilà notre espérance. L’homme peut avoir une intention ; Dieu demeure Maître de l’issue. L’homme peut fermer une porte ; Dieu peut en ouvrir une autre. L’homme peut parler contre toi ; Dieu peut transformer cette parole en témoignage. L’homme peut creuser une fosse ; Dieu peut faire de cette fosse le lieu même où Il manifeste Sa puissance.

Martin Luther King Jr. a déclaré : « L’arc de l’univers moral est long, mais il tend vers la justice. » Dans la foi biblique, nous pouvons ajouter que le dessein de Dieu demeure au-dessus des manœuvres humaines.

Après avoir vu que Dieu garde et que l’opposition ne possède pas le dernier mot, recevons maintenant l’appel qui doit gouverner notre attitude.

LA CONFIANCE VICTORIEUSE.

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La promesse de Dieu n’est pas une invitation à la vengeance. Elle est un appel à la confiance. Le croyant n’a pas besoin de devenir prisonnier de ceux qui parlent contre lui. Il n’a pas besoin de répondre à chaque accusation, de poursuivre chaque rumeur, ni de combattre chaque adversaire. Il peut remettre sa cause entre les mains de Celui qui voit parfaitement.

Paul écrit : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » Romains Huit, le verset Trente-et-Un.

Aujourd’hui, refuse de vivre sous la domination de la peur. Ne laisse pas un complot occuper tout ton esprit. Ne laisse pas une parole hostile voler ta paix. Tu peux prier. Tu peux rester fidèle. Tu peux marcher dans la vérité. Tu peux continuer à servir Dieu. Car ton avenir n’est pas entre les mains de ceux qui s’opposent à toi ; il est entre les mains du Seigneur.

Comme l’a rappelé Viktor Frankl : « On peut tout enlever à un homme, sauf une chose : la dernière des libertés humaines. » Dans la foi, cette liberté devient une décision quotidienne : choisir de demeurer attaché à Dieu même lorsque les circonstances cherchent à nous ébranler.

Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Si quelqu’un forme un complot, ne répondons pas par un autre complot. Si quelqu’un nous attaque, ne devenons pas semblables à ceux qui nous attaquent. Gardons notre cœur. Gardons notre intégrité. Gardons notre foi. Dieu sait défendre ceux qui Lui appartiennent.

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Alors, aujourd’hui, levons les yeux. Ce qui est caché n’est pas caché devant Dieu. Ce qui est préparé n’échappe pas à Son regard. Ce qui se lève contre nous n’a pas reçu le dernier mot. Le Seigneur demeure notre Garde, notre Défenseur et notre Refuge. Ne vivons donc pas comme des vaincus avant même le combat. Marchons avec confiance, avec sainteté, avec patience et avec foi.

Que notre cœur puisse dire avec le psalmiste : « Je ne crains pas une armée qui camperait contre moi. » Psaume Vingt-sept, le verset Trois.

Et lorsque l’opposition se lèvera, souvenons-nous de cette parole : « Si l’on forme des complots, cela ne viendra pas de Moi. » Nous n’avons donc pas besoin de vivre dans la panique. Celui qui nous appelle est Celui qui nous garde. Celui qui nous garde est Celui qui conduit notre destinée. Et Celui qui conduit notre destinée est plus grand que tout ce qui peut se lever contre nous.

Qu’il en soit ainsi. Amen et Amen.