« Que toute la terre craigne l'Éternel ! Que tous les habitants du monde tremblent devant Lui ! Car Il dit, et la chose arrive ; Il ordonne, et elle existe. L'Éternel renverse les desseins des nations, Il anéantit les projets des peuples ; Les desseins de l'Éternel subsistent à toujours, Et les projets de Son cœur, de génération en génération. » (Psaume 33, 8-11)
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« Notre âme espère en l'Éternel ; Il
est notre secours et notre bouclier. Car notre cœur met en Lui sa joie, Car
nous avons confiance en Son saint nom. Éternel ! que Ta grâce soit sur nous,
Comme nous espérons en Toi ! » (Psaume 33, 20-22)
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LA SOUVERAINETÉ INCONTESTABLE.
LA CRAINTE SALUTAIRE.
L'ESPÉRANCE INÉBRANLABLE.
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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,
Le monde tremble. Ouvrez n'importe quel journal, allumez n'importe
quel écran, et vous verrez défiler les mêmes images : des nations qui
s'affrontent, des empires qui se dressent avec arrogance, des dirigeants qui
tracent des plans grandioses pour dominer, asservir, contrôler. Chaque siècle a
connu son Pharaon, son Nabuchodonosor, son César, son tyran du moment, persuadé
que sa puissance était éternelle, que ses desseins ne pouvaient être
contrariés. Et pourtant, l'Histoire, cette fresque immense écrite par le doigt
de Dieu Lui-même, nous enseigne une leçon qui se répète inlassablement : aucun
empire humain n'a jamais tenu tête à l'Éternel.
Aujourd'hui, dans nos propres vies, ne connaissons-nous pas cette
même tentation de trembler devant les puissances de ce monde ? Devant
l'économie qui vacille, devant la maladie qui frappe sans prévenir, devant les
injustices qui semblent triompher, devant des adversaires qui paraissent
invincibles ? Nous levons les yeux, et le vertige nous saisit, comme si le
monde entier échappait à tout contrôle, comme si le chaos avait le dernier mot.
C'est précisément dans ce vertige, dans cette angoisse existentielle si
humaine, que le Psaume 33 vient déposer une parole d'une puissance renversante.
L'historien et homme d'État Winston Churchill affirmait : « La peur
est une réaction. Le courage est une décision. » Or, quelle plus grande source
de courage existe-t-il que la certitude de la souveraineté absolue de Dieu sur
les affaires de ce monde ? Le psalmiste, inspiré par l'Esprit de Dieu, ne nous
invite pas à trembler devant les nations, mais devant l'Éternel Lui-même, car
Lui seul commande à l'Histoire, Lui seul dirige le cours des événements, et Lui
seul demeure quand tout le reste s'effondre. Voilà le message que nous allons
méditer aujourd'hui : la souveraineté incontestable de notre Dieu, la crainte
salutaire qu'elle appelle, et l'espérance inébranlable qu'elle produit dans le cœur
de Ses enfants.
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Avant de
comprendre pourquoi nous devons craindre l'Éternel, contemplons d'abord la
grandeur de Celui devant qui toute la terre doit trembler : Sa souveraineté
incontestable.
LA SOUVERAINETÉ INCONTESTABLE.
- Un Dieu qui parle et la chose existe
-
Bien-aimés, il y a dans ce texte une affirmation d'une simplicité
désarmante et pourtant d'une profondeur vertigineuse : « Car Il dit, et la
chose arrive ; Il ordonne, et elle existe » (Psaume 33, 9). Aucun effort,
aucune lutte, aucune négociation. Dieu parle, et l'univers obéit.
Souvenons-nous du commencement : « Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la
lumière fut » (Genèse 1, 3). Il n'a fallu ni marteau, ni ciseau, ni architecte,
ni ouvrier. Une seule parole a suffi pour tirer du néant les galaxies, les étoiles,
les océans et les montagnes. Voilà la puissance devant laquelle nous nous
tenons aujourd'hui.
Et cette même puissance créatrice s'exerce sur le cours de l'Histoire
humaine. Le texte poursuit : « L'Éternel renverse les desseins des nations, Il
anéantit les projets des peuples » (Psaume 33, 10). Quelle déclaration
audacieuse ! Les nations peuvent bien tracer leurs cartes, dessiner leurs
frontières, planifier leurs conquêtes ; mais dès que Dieu décide de renverser
un dessein, aucune armée, aucune alliance, aucune stratégie ne peut y résister.
Le roi Nabuchodonosor, dans toute sa gloire babylonienne, dut apprendre cette
leçon à ses dépens, réduit à brouter l'herbe comme les bêtes des champs jusqu'à
ce qu'il reconnaisse que « le Très-Haut domine sur le règne des hommes et le
donne à qui Il veut » (Daniel 4, 22).
Le prophète Ésaïe résume magnifiquement cette vérité : « Je suis
Dieu, et nul n'est semblable à Moi. J'annonce dès le commencement ce qui doit
arriver, et longtemps d'avance ce qui n'est pas encore accompli ; Je dis : Mes
arrêts subsisteront, et J'exécuterai toute Ma volonté » (Ésaïe 46, 9-10).
Frères et sœurs, dans un monde où tant de voix vous diront que tout est
incertain, que l'avenir est écrit par les puissants de ce monde, la Parole de
Dieu nous rappelle avec force que les desseins de l'Éternel, eux, « subsistent
à toujours » et que « les projets de Son cœur » traversent « de génération en
génération » (Psaume 33, 11).
Napoléon Bonaparte, à la fin de sa vie, exilé sur l'île de
Sainte-Hélène, aurait confié à ses proches, avec une lucidité tardive mais
poignante, que les grands hommes de ce monde bâtissent des empires par la
force, alors que Christ bâtit le Sien par l'amour, et que Son royaume,
contrairement au sien, ne connaîtra jamais de chute. Quelle magnifique
illustration de la souveraineté incontestable de notre Dieu ! Les empires
humains naissent, grandissent, puis s'effondrent sous le poids de leur propre
orgueil. Mais le règne de l'Éternel, lui, ne connaît ni commencement ni fin. Il
est, Il était, et Il sera toujours le Souverain absolu de l'univers tout
entier.
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Puisque Dieu
règne avec une telle souveraineté, il convient maintenant de comprendre
l'attitude que cette réalité doit produire en nous : une crainte salutaire.
LA CRAINTE SALUTAIRE.
- Le commencement de la sagesse -
Bien-aimés, lorsque le psalmiste s'écrie : « Que toute la terre
craigne l'Éternel ! Que tous les habitants du monde tremblent devant Lui ! »
(Psaume 33, 8), il ne nous invite pas à une peur paralysante, semblable à celle
qu'inspire un tyran capricieux. Non ! Il s'agit d'une crainte révérencielle,
celle qui reconnaît la grandeur infinie de Dieu et qui, par conséquent, place
notre vie entière sous Son autorité bienveillante. Le sage Salomon l'affirme
sans détour : « La crainte de l'Éternel est le commencement de la sagesse »
(Proverbes 1, 7). Ce n'est pas une crainte qui éloigne, mais une crainte qui
rapproche, qui humilie, qui enseigne.
Cette crainte salutaire est malheureusement devenue rare dans notre
génération. Nous vivons dans un monde qui a détrôné Dieu de Sa place légitime,
qui traite le sacré avec désinvolture, qui ose railler ce qui devrait inspirer
le plus profond respect. Or, le psalmiste nous rappelle avec insistance que
cette crainte n'est pas optionnelle. Elle est la posture normale de toute
créature devant son Créateur. Le philosophe Blaise Pascal, dans ses Pensées,
écrivait avec une lucidité saisissante : « Le silence éternel de ces espaces
infinis m'effraie. » Combien plus devrions-nous être saisis d'une sainte
crainte devant Celui qui a créé ces espaces infinis, qui les tient dans le
creux de Sa main, et devant qui les nations entières ne sont, selon Ésaïe,
qu'une goutte d'eau tombant d'un seau (Ésaïe 40, 15) !
Mais attention, bien-aimés : cette crainte n'a rien à voir avec la
terreur qui éloigne de Dieu. Job, dans sa sagesse éprouvée par la souffrance,
déclarait : « La crainte du Seigneur, voilà la sagesse ; s'éloigner du mal,
c'est l'intelligence » (Job 28, 28). Craindre l'Éternel, c'est reconnaître
qu'Il seul détient l'autorité suprême sur nos vies, sur nos familles, sur nos
nations. C'est refuser de placer notre confiance ultime dans les puissances
éphémères de ce monde : richesses, statuts sociaux, alliances politiques. C'est
comprendre, comme l'écrivait le roi David, que « la fin des méchants sera
retranchée » tandis que « ceux qui espèrent en l'Éternel posséderont le pays »
(Psaume 37, 9).
Cette crainte salutaire nous préserve aussi de l'orgueil qui a fait
chuter tant de nations puissantes. Le livre des Proverbes nous avertit : «
Quand l'orgueil vient, la honte vient aussi » (Proverbes 11, 2). Combien
d'empires se sont écroulés précisément parce qu'ils avaient oublié de craindre
Celui qui les avait établis ? Babylone, Rome, tant d'autres encore : tous ont
appris, souvent trop tard, que défier l'Éternel ne conduit qu'à la ruine. Que
cette leçon de l'Histoire résonne aujourd'hui dans nos cœurs, dans nos foyers,
dans nos nations, afin que nous placions humblement notre vie sous l'autorité
souveraine de notre Dieu.
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De cette
crainte salutaire jaillit, comme une source vive, le troisième mouvement de
notre méditation : l'espérance inébranlable que Dieu offre à ceux qui Le
craignent.
L'ESPÉRANCE INÉBRANLABLE.
- Notre secours et notre bouclier -
Frères et sœurs, voici l'un des plus beaux renversements de toute
l'Écriture. Celui qui devrait nous inspirer la crainte la plus profonde est
aussi Celui qui devient, pour ceux qui Le craignent et qui mettent en Lui leur
confiance, leur plus grande source d'espérance. Le psalmiste conclut son
cantique par ces mots d'une tendresse infinie : « Notre âme espère en l'Éternel
; Il est notre secours et notre bouclier » (Psaume 33, 20). Le Dieu devant qui
les nations tremblent est le même Dieu qui se penche vers Ses enfants pour les
protéger comme un bouclier protège le guerrier au cœur de la bataille.
Quelle merveilleuse vérité que celle-ci : « Heureuse la nation dont
l'Éternel est le Dieu ! Heureux le peuple qu'Il choisit pour Son héritage ! »
(Psaume 33, 12). Nous qui avons été greffés dans cette alliance par le sang de
Jésus-Christ, nous qui avons été adoptés comme enfants de Dieu, nous portons ce
même privilège immense. Nous ne sommes pas laissés à nous-mêmes dans les tempêtes
de ce monde. Nous avons un secours, un bouclier, un Père céleste dont les
desseins subsistent à toujours et dont l'amour ne connaît ni déclin ni fin.
L'apôtre Paul, écrivant aux Romains, résume cette espérance avec une
assurance triomphante : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »
(Romains 8, 31). Voilà la logique renversée du croyant : puisque l'Éternel,
Souverain sur toutes les nations, a fait de nous Ses enfants bien-aimés, aucune
puissance de ce monde, si redoutable paraisse-t-elle, ne peut prévaloir contre
nous. L'écrivain Fiodor Dostoïevski affirmait avec profondeur : « L'espérance
est ce qui fait vivre l'homme. » Combien plus vraie est cette parole lorsque
notre espérance repose, non sur les circonstances changeantes de ce monde, mais
sur le caractère immuable de notre Dieu !
Le psalmiste termine son cantique par une prière que nous pouvons
faire résonner aujourd'hui, dans nos assemblées, dans nos foyers, dans le
secret de nos cœurs : « Éternel ! que Ta grâce soit sur nous, comme nous
espérons en Toi ! » (Psaume 33, 22). Cette prière n'est pas celle de peuples
désespérés qui implorent un dieu lointain et indifférent. C'est la prière
confiante d'un peuple qui sait que son Dieu tient les rênes de l'Histoire, qui
sait que Ses desseins ne peuvent être déjoués, et qui, en conséquence, ose
espérer avec assurance au cœur même des tempêtes.
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Bien-aimés, que ferons-nous aujourd'hui de cette double vérité ? D'un
côté, la souveraineté incontestable de notre Dieu, qui renverse les desseins
des nations et qui fait subsister Ses propres projets de génération en
génération. De l'autre, l'invitation pressante à Le craindre avec révérence,
non pour nous éloigner de Lui, mais pour nous rapprocher humblement de Sa
présence. Et enfin, le fruit merveilleux de cette crainte sainte : une
espérance inébranlable, un secours assuré, un bouclier fidèle pour chacun de
nos combats. Que notre âme, comme celle du psalmiste, espère aujourd'hui en
l'Éternel, car Lui seul est digne de notre confiance absolue.
Que les nations s'agitent, que les peuples trament leurs projets, que
les puissants de ce monde s'imaginent invincibles : nous savons, nous qui
craignons l'Éternel, que Ses desseins subsisteront à toujours. Que cette
certitude illumine nos jours sombres, fortifie nos cœurs fatigués, et ravive en
nous cette espérance qui ne déçoit jamais. Levons donc nos voix, comme le
peuple choisi de Dieu, et proclamons avec foi : Éternel, que Ta grâce soit sur
nous, comme nous espérons en Toi !
Car voici, bien-aimés, la dernière parole que je désire déposer dans
vos cœurs en ce jour : ne craignez plus les nations, ne craignez plus les
tempêtes, ne craignez plus les puissants de ce monde qui s'agitent en vain.
Craignez seulement l'Éternel, car Lui seul mérite votre adoration, Lui seul
gouverne réellement l'Histoire, et Lui seul peut transformer votre tremblement
en une espérance qui ne sera jamais confondue. Que Son nom soit béni
aujourd'hui et à toujours, de génération en génération.
Oh ! Qu'il en soit ainsi. Amen et Amen.