Le Blog du Pasteur Phalange Dormay
....................................En vue de proclamer l'évangile de Jésus-Christ pour le salut des ames.......................... ........
Jésus-Christ : le seul Sauveur
dimanche 6 septembre 2026
vendredi 4 septembre 2026
Les Braves Coeurs
« Souffre avec moi, comme un bon
soldat de Jésus-Christ. »
(Deux
Timothée 2, 3)
« Mais dans toutes ces choses nous
sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés. »
(Romains
8, 37)
« Sois fidèle jusqu'à la mort, et Je
te donnerai la couronne de vie. »
(Apocalypse
2, 10)
✦ ✦ ✦
« À Moi, les cœurs braves ! » a dit le Vainqueur
Qui rompt les entraves du pauvre pécheur.
« Noble est la carrière : qui veut y courir… »
✦ ✦ ✦
Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la
foi,
Il y a des jours où le croyant ne marche pas sur une route fleurie. Il
marche au milieu des ruines. Il avance avec des larmes dans les yeux, des
questions dans le cœur et parfois des blessures que personne ne voit. Il prie,
mais le ciel semble silencieux. Il croit, mais la montagne paraît immobile. Il
espère, mais les circonstances lui crient le contraire. Pourtant, c'est
précisément dans ces heures-là que retentit la voix du Roi : « À moi, les cœurs
braves ! »
Cette parole n'est pas l'appel d'un spectateur qui demande à d'autres de
combattre à Sa place. C'est l'appel du Vainqueur. C'est la voix de
Jésus-Christ, Celui Qui a traversé la croix, affronté la mort, brisé les
puissances des ténèbres et est sorti du tombeau avec la victoire entre les
mains. Il ne dit pas : « À moi, les cœurs parfaits ! » Il dit : « À moi, les
cœurs braves ! » Car le courage biblique n'est pas l'absence de peur. C'est la
décision de rester debout quand la peur voudrait nous faire tomber.
L'Église de Jésus-Christ n'est pas appelée à vivre dans la lâcheté
spirituelle. Elle n'est pas appelée à fuir devant chaque opposition, à
abandonner au premier combat, à déposer les armes au premier échec. Nous avons
reçu une vocation. Nous avons reçu un Seigneur. Nous avons reçu une Parole.
Nous avons reçu une armure. Et surtout, nous avons reçu la présence du
Saint-Esprit. Voilà pourquoi Paul déclare : « Fortifiez-vous dans le Seigneur,
et par Sa force toute-puissante. » (Éphésiens 6, 10)
Le cantique que nous venons d'entendre ressemble à une trompette au milieu
d'une armée. Il nous rappelle que la vie chrétienne est une carrière noble.
Elle demande de la fidélité. Elle demande de la persévérance. Elle demande
parfois des larmes, des sacrifices, des renoncements et des combats. Mais elle
conduit à une couronne. Celui Qui appelle au combat est le même Qui promet la
victoire. Celui Qui permet l'épreuve est le même Qui donne la grâce. Celui Qui
nous demande de tenir ferme est le même Qui soutient nos mains.
Aujourd'hui, Dieu ne cherche pas simplement des personnes qui savent
chanter. Il cherche des hommes et des femmes qui acceptent de Lui appartenir.
Des cœurs qui disent : « Seigneur, à Toi mon cœur ! À Toi mes forces ! À Toi
mes pensées ! À Toi mon avenir ! » Des soldats spirituels qui ne reculent pas
lorsque l'ennemi fait rage. Des croyants qui savent que leur victoire ne vient
pas d'eux-mêmes, mais de Jésus-Christ.
✦ ✦ ✦
Entrons maintenant dans le premier mouvement : nous
allons entendre l'appel du Roi et découvrir ce qu'Il attend d'un cœur
courageux.
L'APPEL QUI RÉVEILLE.
LE SOLDAT COURAGEUX.
« À Moi, les cœurs braves ! » Quelle parole ! Ce n'est pas un murmure.
C'est un appel. Le Seigneur appelle des cœurs qui ont décidé de ne plus
appartenir au découragement. Il appelle ceux qui ont connu la chute mais qui
veulent se relever. Il appelle ceux qui ont pleuré mais qui refusent de perdre
leur foi. Il appelle ceux qui ont été blessés mais qui ne veulent pas devenir
prisonniers de leurs blessures.
Dans Josué 1, 9, Dieu dit : « Fortifie-toi et prends courage ! Ne t'effraie
point et ne t'épouvante point, car l'Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout
ce que tu entreprendras. » Remarquez la raison du courage : ce n'est pas la
puissance de Josué. Ce n'est pas la grandeur de son armée. Ce n'est pas la
facilité de sa mission. C'est la présence de Dieu.
Frères et sœurs, votre courage commence lorsque vous cessez de regarder
uniquement à la grandeur du problème et que vous commencez à regarder à la
grandeur de votre Dieu. Le géant peut être grand. Dieu est plus grand.
L'épreuve peut être longue. La grâce est suffisante. La porte peut sembler
fermée. Dieu possède encore les clés. La nuit peut être profonde. Jésus est
toujours la Lumière.
LE CŒUR CONSACRÉ.
Un soldat de Jésus-Christ ne donne pas seulement quelques heures à son
Seigneur. Il Lui donne son cœur. Le refrain du cantique le proclame : « À Toi,
divin Maître, mon cœur et mon bras. » Le cœur représente l'intérieur. Le bras
représente l'action. Dieu veut les deux. Il veut notre amour et notre service.
Il veut notre adoration et notre obéissance.
Romains 12, 1 nous exhorte à offrir nos corps comme un sacrifice vivant,
saint, agréable à Dieu. Le christianisme véritable ne consiste pas à donner à
Dieu une partie de notre vie tout en gardant le reste sous notre propre
commandement. Jésus ne veut pas seulement être invité dans notre maison ; Il
veut être le Maître de la maison. Il ne veut pas seulement être consulté dans
nos crises ; Il veut être honoré dans nos décisions.
Un cœur brave est un cœur consacré. Il peut trembler, mais il obéit. Il
peut pleurer, mais il avance. Il peut ne pas comprendre, mais il fait
confiance. Abraham ne savait pas tout, mais il partit. Moïse avait des
objections, mais il retourna en Égypte. David vit Goliath, mais il se souvint
de son Dieu. Esther risqua sa vie, mais elle se leva pour son peuple. Les
disciples furent menacés, mais ils continuèrent à annoncer Jésus.
LE COURAGE DANS LA FAIBLESSE.
Peut-être quelqu'un pense-t-il aujourd'hui : « Je ne suis pas assez fort. »
Mais la Bible ne dit pas que la puissance de Dieu se manifeste seulement dans
les forts. Paul entendit le Seigneur lui dire : « Ma grâce te suffit, car Ma
puissance s'accomplit dans la faiblesse. » (Deux Corinthiens 12, 9)
Votre faiblesse n'est pas nécessairement votre disqualification. Elle peut
devenir l'endroit où Dieu révèle Sa puissance. Gédéon se croyait petit. Jérémie
se croyait trop jeune. Élie s'est assis sous un arbre dans l'épuisement. Pierre
a renié son Maître. Pourtant, Dieu n'a pas terminé Son œuvre en eux. La grâce
relève. La grâce restaure. La grâce équipe.
Comme l'a écrit Victor Hugo : « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent.
» Dans la vie chrétienne, cette lutte n'est pas une glorification de la
souffrance. Elle est la persévérance de la foi. Nous ne combattons pas pour
gagner l'amour de Dieu ; nous combattons parce que nous avons déjà été aimés,
sauvés et rachetés par Jésus-Christ.
✦ ✦ ✦
Après l'appel du Roi vient nécessairement le champ
de bataille : regardons maintenant comment le croyant traverse le combat
lorsque l'ennemi fait rage.
L'ENNEMI FAIT RAGE.
LE COMBAT VICTORIEUX.
La deuxième strophe du cantique ne cache rien : « L'ennemi fait rage : je
sens ses fureurs ; comme un bruit d'orage, j'entends ses clameurs. » La foi
biblique n'est pas naïve. Elle sait qu'il existe une opposition spirituelle.
Éphésiens 6, 12 nous rappelle que notre lutte n'est pas simplement contre la
chair et le sang, mais contre les puissances et les dominations des ténèbres.
Il y a des saisons où l'orage semble se rapprocher. Les problèmes familiaux
s'accumulent. Les portes professionnelles se ferment. Les relations deviennent
difficiles. Les nouvelles sont inquiétantes. Le découragement s'installe. Et
l'ennemi cherche à transformer une circonstance difficile en une conclusion
définitive : « Tout est fini ! »
Mais écoutez bien : une tempête n'est pas une prophétie de défaite. Une
nuit n'est pas la fin de l'histoire. Une bataille n'est pas la conclusion de la
guerre. Jésus-Christ est encore Seigneur ! Le tombeau n'a pas pu Le retenir. La
mort n'a pas pu Le vaincre. La croix n'a pas été un échec ; elle a été le
chemin de la rédemption.
L'ARMURE QUI PROTÈGE.
Éphésiens 6, 13 dit : « Prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir
résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté. »
Remarquez les verbes : prenez, résistez, tenez ferme. Il ne s'agit pas de
courir dans toutes les directions. Il s'agit de rester attaché à Dieu.
La vérité protège notre pensée. La justice protège notre cœur. La foi
éteint les traits enflammés du malin. Le salut garde notre esprit. La Parole de
Dieu devient notre épée. La prière maintient la communion avec notre
Commandant. Une Église qui prie est une Église qui résiste. Une famille qui
prie est une famille qui construit une forteresse spirituelle. Un croyant qui
connaît la Parole possède une lumière pour traverser la nuit.
Ne jetez donc pas votre Bible lorsque le combat devient intense. Ouvrez-la
davantage. Ne diminuez pas votre prière lorsque la pression augmente. Priez
davantage. Ne vous éloignez pas de l'assemblée lorsque vous êtes découragé.
Cherchez la communion des saints. Le soldat isolé devient vulnérable ; le
peuple de Dieu qui marche ensemble devient une force de témoignage.
LA VICTOIRE QUI APPARTIENT À CHRIST.
Le cantique dit quelque chose de magnifique : « Mais ce flot de haine
expire à Tes pieds. » Voilà notre espérance. Nous ne nions pas la puissance de
l'adversité, mais nous affirmons la suprématie de Jésus. Ce qui paraît
gigantesque à nos yeux demeure soumis à Son autorité.
Romains 8, 37 proclame : « Dans toutes ces choses nous sommes plus que
vainqueurs par Celui Qui nous a aimés. » Pas seulement dans certaines choses.
Dans toutes ces choses. Cela signifie que même lorsque nous traversons le feu,
Dieu peut faire de notre traversée un témoignage. Même lorsque nous passons par
la vallée, Il demeure avec nous. Même lorsque nous sommes pressés de toutes
parts, nous ne sommes pas abandonnés.
Winston Churchill a rappelé, dans une formule devenue célèbre, que le
courage consiste à continuer après un échec et à avancer malgré l'adversité.
Cette idée trouve une profondeur particulière dans la foi : le chrétien ne
persévère pas parce qu'il se croit invincible, mais parce qu'il sait en Qui il
a placé sa confiance.
Alors, soldat de Jésus-Christ, relève la tête ! Ne donne pas à l'ennemi le
dernier mot. Ne laisse pas une défaite passée définir ton avenir. Ne laisse pas
une parole humaine annuler une promesse divine. Ne laisse pas une saison
difficile te faire oublier les fidélités de Dieu.
✦ ✦ ✦
Le combat n'est cependant pas notre destination
finale : tournons-nous maintenant vers la promesse qui attend le soldat fidèle,
la couronne que le Roi réserve aux Siens.
LE PRIX DU RACHAT.
LA COURONNE GLORIEUSE.
La troisième strophe du cantique proclame : « Ma couronne est prête : Tu
m'as racheté ! Ma justice est faite de Ta sainteté. » Quelle profondeur ! Avant
de parler de notre combat, il faut parler de Son œuvre. Avant de parler de
notre fidélité, il faut parler de Sa grâce.
Nous ne sommes pas sauvés parce que nous avons été assez courageux. Nous ne
sommes pas justifiés parce que nous avons suffisamment combattu. Nous sommes
sauvés par grâce, au moyen de la foi. Éphésiens 2, 8 nous le rappelle. Notre
espérance repose sur Jésus-Christ. Sa croix est notre fondement. Son sang est
notre assurance. Sa résurrection est notre espérance.
Le cantique dit : « Ta grâce infinie couvre mes péchés ; à Ta croix bénie
ils sont attachés. » Voilà l'Évangile ! Ce que nous ne pouvions pas effacer,
Christ l'a porté. Ce que nous ne pouvions pas payer, Christ l'a payé. Ce que
nous ne pouvions pas réparer, Christ l'a racheté.
LA FIDÉLITÉ JUSQU'AU BOUT.
Jésus dit dans Apocalypse 2, 10 : « Sois fidèle jusqu'à la mort, et Je te
donnerai la couronne de vie. » La fidélité chrétienne n'est pas une émotion
d'un dimanche. C'est une marche. C'est une décision renouvelée. C'est rester
avec Christ lorsque les applaudissements disparaissent. C'est continuer à prier
lorsque la réponse tarde. C'est continuer à aimer lorsque l'amour n'est pas
immédiatement rendu. C'est pardonner. C'est servir. C'est témoigner. C'est
garder la foi.
Il y aura des chutes. Mais Proverbes 24, 16 dit : « Car sept fois le juste
tombe, et il se relève. » La question n'est donc pas : « Suis-je tombé ? » La
question est : « Est-ce que je me relève avec Christ ? » Le soldat blessé n'est
pas un soldat abandonné. Le Seigneur sait panser les plaies. Psaume 147, 3 dit
: « Il guérit ceux qui ont le cœur brisé, et Il panse leurs blessures. »
LA PAIX ÉTERNELLE.
La quatrième strophe regarde au-delà de la bataille : « Après tant de
luttes, lassés mais vainqueurs, relevés des chutes, guéris des douleurs, gardés
sous Ton aile, nous irons goûter la paix éternelle. » Quelle perspective ! La
foi ne regarde pas seulement au présent. Elle regarde à l'éternité.
Jésus a promis : « Je vais vous préparer une place. » (Jean 14, 2) Notre
destination finale n'est pas la douleur. Ce n'est pas la peur. Ce n'est pas le
tombeau. Notre espérance est la présence éternelle de Dieu. Apocalypse 21, 4
annonce qu'Il essuiera toute larme de leurs yeux, et que la mort ne sera plus.
Voilà pourquoi nous pouvons chanter au milieu des larmes. Voilà pourquoi
nous pouvons servir malgré la fatigue. Voilà pourquoi nous pouvons rester
debout lorsque tout semble s'écrouler. Nous savons que notre travail dans le
Seigneur n'est pas vain. Première Corinthiens 15, 58 nous exhorte à être
fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l'œuvre du Seigneur.
Ralph Waldo Emerson a écrit : « Ce qui est derrière nous et ce qui est
devant nous sont peu de choses comparés à ce qui est en nous. » Pour le
croyant, cette pensée prend une dimension supérieure : ce qui est en nous n'est
pas simplement notre volonté personnelle ; c'est l'espérance que Dieu a placée
en nous par Son Esprit. Et cette espérance regarde vers Jésus, l'auteur et le
consommateur de notre foi.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés, le moment est venu de répondre à l'appel du Roi. « À moi, les
cœurs braves ! » Non pas demain. Aujourd'hui. Aujourd'hui, Dieu cherche
quelqu'un qui dira : « Seigneur, me voici. » Quelqu'un qui cessera de négocier
avec l'appel de Dieu. Quelqu'un qui dira : « Même si je suis faible, je Te
suivrai. Même si je ne comprends pas tout, je Te ferai confiance. Même si le
combat est long, je resterai attaché à Toi. »
Peut-être êtes-vous fatigué. Le Seigneur vous dit : « Venez à Moi, vous
tous qui êtes fatigués et chargés, et Je vous donnerai du repos. » (Matthieu
11, 28) Peut-être avez-vous chuté. Relevez-vous. Peut-être avez-vous été
blessé. Laissez le Médecin divin vous restaurer. Peut-être avez-vous perdu
votre joie. Revenez à la source. Peut-être avez-vous peur de l'avenir. Remettez
votre avenir entre les mains de Celui Qui tient l'éternité.
À l'Église : soyez courageuse ! Aux familles : soyez courageuses ! Aux
jeunes : soyez courageux ! Aux pères et aux mères : soyez courageux ! Aux
serviteurs de Dieu : soyez courageux ! Ne baissez pas les bras. Ne laissez pas
la lassitude voler votre vocation. Ne laissez pas les blessures vous éloigner
de l'appel. Ne laissez pas les combats vous faire oublier la couronne.
Le monde a besoin de voir des chrétiens qui ne se contentent pas de parler
de Jésus, mais qui vivent pour Jésus. Des hommes et des femmes dont la vie
témoigne que Christ est suffisant. Des croyants qui peuvent dire avec Paul : «
Je puis tout par Celui Qui me fortifie. » (Philippiens 4, 13)
Alors, lorsque Satan déchaîne ses alliés, souvenez-vous : le flot de haine
expire aux pieds de Jésus. Lorsque la nuit devient longue, souvenez-vous : le
matin appartient à Dieu. Lorsque la route devient difficile, souvenez-vous : le
Seigneur marche devant vous. Lorsque vos forces diminuent, souvenez-vous : Sa
grâce vous suffit.
✦ ✦ ✦
Église de Jésus-Christ, entendez la trompette ! Le Roi appelle ! Il ne
cherche pas des spectateurs. Il cherche des soldats. Il ne cherche pas des
cœurs divisés. Il cherche des cœurs consacrés. Il ne cherche pas des croyants
qui abandonnent au milieu de la route. Il cherche des fidèles qui iront
jusqu'au bout.
Levez-vous dans la foi ! Prenez l'armure ! Reprenez la Parole ! Retrouvez
la prière ! Restaurez l'autel ! Réveillez la consécration ! Rallumez le feu !
Aimez Jésus davantage ! Servez-Le avec joie ! Témoignez de Sa grâce ! Pardonnez
! Persévérez ! Espérez !
Car Celui Qui vous appelle est fidèle. Celui Qui a commencé en vous une
bonne œuvre l'achèvera. Celui Qui vous a racheté vous gardera. Celui Qui vous a
appelé au combat vous donnera la force de tenir. Celui Qui vous promet la
couronne vous conduira jusqu'à la maison.
Un jour, le combat prendra fin. Un jour, les larmes cesseront. Un jour, la
douleur disparaîtra. Un jour, les enfants de Dieu entreront dans la joie de
leur Seigneur. Et alors, nous comprendrons que chaque prière n'était pas
inutile, que chaque larme n'était pas perdue, que chaque sacrifice remis entre
les mains de Dieu portait une valeur éternelle.
Alors chantons dès aujourd'hui : « À Toi, divin Maître, mon cœur et mon
bras : Jésus, je veux être un de Tes soldats ! » Et lorsque la dernière note du
cantique retentira, que notre vie elle-même continue le chant. Que notre
famille continue le chant. Que notre service continue le chant. Que notre
fidélité continue le chant.
Et avec le dernier refrain, tournons nos regards vers le Roi : « À Toi les
couronnes de tous les élus ! C'est Toi Qui leur donnes Ton ciel, ô Jésus ! » La
couronne n'est pas la gloire de l'homme. Elle est le témoignage de la grâce du
Roi. Toute gloire Lui revient. Toute louange Lui revient. Tout honneur Lui
revient.
✦ ✦ ✦
Frères et sœurs, le message est simple, mais il est puissant : Jésus nous
appelle à être courageux. Le combat existe, mais Christ est victorieux. La
route est parfois difficile, mais la grâce nous accompagne. Les chutes peuvent
survenir, mais la main de Dieu relève. Les larmes peuvent couler, mais
l'espérance demeure. Et au bout de la course, il y a une couronne.
Alors ne renoncez pas. Ne retournez pas en arrière. Ne déposez pas les
armes. Ne laissez pas l'ennemi définir votre avenir. Regardez Jésus. Écoutez Sa
voix. Entendez Son appel : « À moi, les cœurs braves ! »
Aujourd'hui, que chaque cœur puisse répondre : « Me voici, Seigneur ! À Toi
mon cœur. À Toi mon bras. À Toi ma vie. Je veux être Ton soldat. Je veux rester
fidèle. Je veux courir la noble carrière. Je veux combattre le bon combat. Je
veux garder la foi. Et je veux recevoir de Ta main la couronne de vie. »
Que le Seigneur fortifie les faibles, relève les découragés, guérisse les
blessés, réveille Son Église, affermisse les familles, embrase les jeunes,
soutienne Ses serviteurs et conduise chacun jusqu'au bout de la course. Que
Jésus-Christ soit notre force dans le combat, notre victoire au milieu de la
bataille, notre espérance dans la nuit et notre couronne dans l'éternité.
✦ ✦ ✦
Oh ! Qu'il en soit ainsi. Amen et
Amen.
jeudi 3 septembre 2026
L'Anarchie Spirituelle
« En ces jours-là, il
n'y avait point de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui semblait bon. »
Juges 21, 25.
✦ ✦ ✦
« Il n'y avait point
de roi en Israël ; chacun faisait ce qui lui semblait bon »
(Juges 17, 6).
✦ ✦ ✦
L'Anarchie
Spirituelle.
Le Roi Rejeté.
La Boussole Brisée.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs
dans la foi,
Imaginez, l'espace d'un instant, un pays sans
gouvernail, un navire livré à la fureur des flots sans capitaine pour tenir la
barre. Imaginez une caravane perdue dans le désert, où chaque voyageur,
refusant de suivre l'étoile, trace sa propre piste dans le sable brûlant,
jusqu'à l'épuisement, jusqu'à la mort. C'est ce tableau saisissant, ce tableau
tragique, que le livre des Juges déroule devant nos yeux, comme un miroir
impitoyable tendu à notre propre génération. Après Josué, après la conquête
glorieuse de la terre promise, après les prodiges accomplis par la main
puissante de l'Éternel, Israël sombre, chapitre après chapitre, dans un cycle
infernal de compromission, d'idolâtrie et de violence.
Le dernier verset du livre résonne alors
comme un glas funèbre, comme la sentence finale d'un procès déjà perdu : «
En ces jours-là, il n'y avait point de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui
semblait bon » (Juges 21, 25). Ce n'est pas simplement un constat
historique ; c'est un diagnostic spirituel. C'est la radiographie d'un peuple
qui a perdu Sa boussole, qui a rejeté Son Roi véritable, et qui, par voie de
conséquence, s'est livré aux caprices changeants du cœur humain. Or,
Bien-aimés, cette tragédie n'appartient pas uniquement au passé. Elle se
rejoue, sous d'autres habits, dans nos foyers, dans nos églises, dans nos
nations, chaque fois que l'homme s'érige en juge suprême de sa propre
existence, chaque fois qu'il détrône Dieu pour s'introniser lui-même.
Voyons, en premier
lieu, comment l'absence de direction divine précipite toute une société dans le
chaos.
L'Absence de
Leadership Spirituel.
UNE SOCIÉTÉ SANS
DIRECTION DIVINE.
Rappelons brièvement le contexte de ce livre
tragique. Après la mort de Josué, aucun successeur unique n'avait été établi
pour conduire le peuple dans son ensemble. Dieu Lui-même demeurait le Roi
véritable d'Israël, gouvernant par Sa loi et suscitant, de temps à autre, des
juges pour délivrer Son peuple de l'oppression. Mais entre chaque délivrance
s'installait un schéma répétitif, presque mécanique : le peuple oubliait
l'Éternel, se tournait vers les idoles des nations voisines, tombait sous le
joug de l'ennemi, criait à Dieu dans sa détresse, puis recevait un libérateur.
Sept fois ce cycle se reproduisit, sept fois la miséricorde divine se déploya,
et pourtant, à la fin du livre, aucune leçon durable n'avait été retenue.
Voilà, Bien-aimés, la marque même de l'anarchie spirituelle : elle ne se
corrige pas d'elle-même ; elle exige un changement de cœur, une soumission
volontaire à l'autorité de Dieu.
Le texte est sans ambiguïté : « il n'y
avait point de roi en Israël » (Juges 21, 25). Ce vide de leadership
n'était pas accidentel ; il révélait un vide plus profond encore, celui d'une
nation qui avait cessé de reconnaître l'Éternel comme son unique Souverain. Dès
le désert, Dieu avait pourtant établi Sa loi, Ses commandements, Son alliance,
afin que Son peuple marche selon un ordre juste et une direction claire. Mais
génération après génération, Israël oublia. On ne transmit plus fidèlement
l'enseignement divin aux enfants. On négligea les assemblées. On délaissa les sacrificateurs.
Et lorsque la voix qui devait guider se tut, ce fut le tumulte des voix
individuelles qui prit le dessus.
L'homme d'État Edmund Burke, réfléchissant
sur les ressorts cachés du désordre social, affirmait qu'il suffit que les
hommes de bien ne fassent rien pour que le mal triomphe. Voilà exactement ce
qui se produisit en Israël : ce ne fut pas seulement la méchanceté des pervers
qui ruina la nation, mais le silence des consciences, l'abandon du poste par
ceux qui auraient dû veiller, prier, avertir et conduire. Bien-aimés, une
église sans berger devient un troupeau dispersé ; une famille sans référence
spirituelle devient une maison divisée ; une nation sans crainte de Dieu
devient, tôt ou tard, une anarchie déguisée en liberté.
Le Relativisme Moral
Généralisé.
La seconde partie du verset achève le
diagnostic : « Chacun faisait ce qui lui semblait bon » (Juges 21, 25).
Remarquez la formule : non pas ce qui était bon aux yeux de Dieu, non pas ce
qui était juste selon Sa loi, mais ce qui semblait bon, ce qui paraissait bon,
ce qui plaisait à chacun selon son propre jugement. C'est la définition même du
relativisme moral : l'homme devient la mesure de toute chose, le juge suprême
de sa propre conduite, l'arbitre unique de ce qui est permis ou défendu.
Le romancier Fiodor Dostoïevski, par la
bouche d'un de ses personnages, formula cette vérité terrible avec une lucidité
glaçante : si Dieu n'existe pas, alors tout est permis. Retirez le Roi, retirez
la loi divine, retirez la crainte de l'Éternel, et il ne reste plus qu'un vide
moral que chacun remplit selon ses appétits, ses blessures, ses ambitions. Nous
vivons, Bien-aimés, dans une ère où l'on célèbre la vérité relative comme une
conquête de la liberté, où l'on proclame que chacun a sa vérité, où l'on refuse
toute norme extérieure au moi. Or, une société qui abandonne la boussole divine
ne trouve pas la liberté ; elle trouve le naufrage.
✦ ✦ ✦
Après avoir contemplé
les ravages collectifs de cette anarchie spirituelle, examinons de plus près
les actes individuels qui en découlent.
Agir Selon Ses
Propres Critères.
LES ACTIONS NÉGATIVES
DES HOMMES.
Le livre des Juges regorge d'exemples
concrets de cette dérive : Samson, doué de force surnaturelle, mais gouverné
par ses passions ; Gédéon, appelé à détruire l'idolâtrie, mais fabriquant
lui-même un éphod qui devint un piège pour tout Israël ; les Danites, volant
les idoles d'un particulier pour se façonner un culte à leur convenance ; toute
la tribu de Benjamin, sombrant dans une guerre fratricide provoquée par un
crime abominable resté impuni. À chaque page, le même refrain : l'homme agit
selon ses propres critères, non selon la Parole révélée.
Cela nous interpelle directement, Bien-aimés.
Combien de décisions prenons-nous chaque jour, non pas à la lumière de la
Parole de Dieu, mais à la lumière de nos émotions du moment, de nos intérêts
personnels, de la pression sociale ou des tendances passagères ? Combien de
fois disons-nous : « Pour moi, c'est comme ceci », alors que la question
véritable devrait être : « Que dit l'Éternel ? » L'homme qui agit selon ses
propres critères se croit libre, mais il devient en réalité l'esclave de ses
propres caprices, ballotté par tout vent de doctrine, sans ancre, sans
fondement, sans Roi.
Rejeter L'Autorité
Divine.
Ce relativisme individuel trouve son origine
dans un rejet plus profond, celui de l'autorité même de Dieu. Bien plus tard,
lorsque le peuple d'Israël réclama un roi humain, semblable à celui des nations
environnantes, l'Éternel dit à Samuel : « Ce n'est pas toi qu'ils rejettent,
c'est Moi qu'ils rejettent, afin que Je ne règne plus sur eux » (I Samuel
8, 7). Quelle parole solennelle ! Le désir même d'un roi visible, loin d'être
neutre, révélait un cœur qui avait déjà, en secret, détrôné l'Éternel de Son
trône légitime. Ainsi en est-il, Bien-aimés, de tout cœur humain non régénéré :
il rejette, sous mille prétextes raffinés, la royauté de Dieu sur sa vie.
Ce rejet peut prendre des formes subtiles :
l'orgueil qui refuse la correction, l'indépendance qui méprise le conseil des
anciens, la prière négligée, la Bible délaissée, le culte remplacé par mille
occupations jugées plus urgentes. Rejeter l'autorité divine, ce n'est pas
toujours une rébellion ouverte et bruyante ; c'est souvent une lente désertion,
un royaume intérieur cédé, poste après poste, aux caprices du moi. Et le
résultat demeure identique à celui d'Israël : le chaos, l'instabilité, la ruine
spirituelle.
✦ ✦ ✦
Face à ce tableau
sombre, l'Éternel, dans Sa grâce infinie, ne nous abandonne pas sans remède ;
venons-en donc aux recommandations nécessaires.
Replacer Dieu Comme
Roi.
LES RECOMMANDATIONS
NÉCESSAIRES.
La première et la plus urgente des
recommandations consiste à replacer Dieu sur le trône de notre existence, à Lui
rendre la souveraineté qui Lui revient de droit. La Parole nous exhorte : «
Confie-toi en l'Éternel de tout ton cœur, et ne t'appuie pas sur ta sagesse ;
reconnais-Le dans toutes tes voies, et Il aplanira tes sentiers »
(Proverbes 3, 5-6). Remarquez la promesse attachée à l'obéissance : ce n'est
pas nous qui traçons le chemin par nos propres calculs, c'est Lui qui aplanit
le sentier lorsque nous Le reconnaissons comme Roi, dans chaque décision, dans
chaque relation, dans chaque projet.
L'historien et penseur politique Alexis de
Tocqueville, observant les fondements des sociétés libres, écrivait que la
liberté ne peut s'établir sans les mœurs, ni les mœurs se fonder sans la foi.
Quelle sagesse profonde pour notre époque ! On ne bâtit pas une nation stable,
une église fervente, ou un foyer harmonieux sur le seul désir individuel de
faire ce qui semble bon. On les bâtit sur le roc de l'obéissance à Dieu, sur la
reconnaissance publique et privée de Sa royauté. Bien-aimés, il est temps, pour
chacun de nous, de redescendre du trône usurpé de notre propre volonté et d'y
installer, avec humilité et joie, Celui qui seul mérite de régner :
Jésus-Christ, le Roi des rois.
Replacer Dieu comme Roi ne se limite pas à
une déclaration d'intention prononcée un dimanche matin ; c'est une
transformation quotidienne des priorités. Cela signifie consacrer, chaque jour,
un temps sacré à Sa présence, avant même de consulter les nouvelles du monde ou
les sollicitations de nos téléphones. Cela signifie soumettre nos finances, nos
relations, nos ambitions professionnelles, nos loisirs eux-mêmes, à l'examen de
Sa Parole. Un roi qui ne règne que sur une partie du royaume n'est pas véritablement
roi ; de même, un Dieu que l'on n'invite qu'à certains compartiments de notre
existence n'occupe pas encore la place du Souverain légitime. Que Christ règne
donc sur le tout, Bien-aimés, et non sur des fragments choisis avec parcimonie.
Chercher Une
Direction Conforme À La Volonté Divine.
La seconde recommandation découle
naturellement de la première : chercher, jour après jour, une direction
conforme à la volonté de Dieu, et non plus à nos impressions passagères. Le
psalmiste, dans un cri de dépendance totale, déclarait : « Ta parole est une
lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier » (Psaume 119, 105). Ce
n'est ni l'intuition, ni la tradition, ni l'opinion majoritaire qui doit
éclairer nos pas, mais la Parole vivante et éternelle de Dieu, cette lampe
fidèle qui ne trompe jamais celui qui s'y attache.
Cela suppose, Bien-aimés, un retour constant
à l'Écriture, une soumission volontaire de notre volonté à celle du Seigneur,
une prière quotidienne qui ne dit plus « que ma volonté soit faite », mais «
que Ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel ». Cela suppose également
que nos communautés de foi redeviennent des lieux où l'on enseigne fidèlement
la Parole, où l'on forme des cœurs disciplinés, où l'on refuse de céder aux
modes passagères d'un monde qui, comme au temps des Juges, préfère ce qui semble
bon à ce qui est réellement bon. Car chercher une direction conforme à la
volonté divine, ce n'est pas une contrainte qui étouffe ; c'est, au contraire,
la seule voie qui conduit à la paix véritable, à l'ordre retrouvé, à la vie
abondante promise par notre Seigneur.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés, l'histoire d'Israël au temps des
Juges n'est pas un récit lointain destiné à satisfaire notre curiosité
historique. C'est un avertissement solennel, un appel pressant adressé à notre
génération. Chaque fois qu'une société, une famille, une église ou un cœur
individuel bannit Dieu de Son trône légitime, le même engrenage se remet en
marche : l'absence de direction, le relativisme moral, le chacun-pour-soi
spirituel, et finalement la ruine. Mais la bonne nouvelle de l'Évangile,
Bien-aimés, c'est que le Roi véritable n'a jamais cessé d'appeler, de frapper à
la porte, de tendre Ses bras pour ramener les cœurs égarés vers Lui.
Aujourd'hui, l'Éternel vous invite à quitter
le trône usurpé de votre propre volonté. Aujourd'hui, Il vous invite à replacer
Sa Parole comme lampe à vos pieds. Aujourd'hui, Il vous invite à sortir de
l'anarchie spirituelle pour entrer dans l'ordre béni de Son Royaume. Ne faites
plus ce qui vous semble bon à vos propres yeux ; faites ce qui est bon, juste
et parfait aux yeux de Celui qui vous a créés, qui vous a rachetés, et qui, en
Christ, désire régner à jamais dans votre cœur.
Oh ! Qu'il en soit
ainsi. Amen et Amen.
mardi 1 septembre 2026
Le Soin Bienveillant
« Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le
lendemain aura soin de lui-même. À chaque jour suffit sa peine. »
(Matthieu 6, 34)
« Jusqu’à votre vieillesse Je serai le même, jusqu’à
votre vieillesse Je vous soutiendrai ; Je l’ai fait, et Je veux encore vous
porter, vous soutenir et vous sauver. »
(Ésaïe 46, 4)
✦ ✦ ✦
LA FOI TRANQUILLE.
La Confiance Assurée.
NE CRAINS PAS LE LENDEMAIN : DIEU PREND
SOIN DE TOI.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés en
Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,
Aujourd'hui, nous nous
tenons devant une vérité qui peut changer notre manière de regarder la vie :
nous ne connaissons pas le lendemain, mais nous connaissons Celui qui tient le
lendemain dans Ses mains. Nous ne savons pas ce qui nous attend demain, mais
nous savons Qui nous attend déjà là-bas. Nous ne maîtrisons pas les événements
à venir, mais nous appartenons au Dieu qui demeure Maître des événements.
Il y a des jours où le
cœur sourit. Et il y a des jours où le cœur tremble. Il y a des jours où nous
avançons avec assurance. Et il y a des nuits où nous regardons le plafond en
nous demandant : « Que vais-je devenir ? Que va-t-il arriver à ma famille ? À
mon travail ? À mes enfants ? À ma santé ? À mes projets ? Que me réserve
demain ? »
Et c'est précisément là
que la Parole de Dieu vient nous saisir. Elle ne nous dit pas que demain sera
nécessairement facile. Elle ne nous promet pas une route sans difficultés. Elle
nous donne quelque chose de plus puissant : la certitude que Dieu ne nous
abandonnera pas sur cette route.
Regardez votre histoire !
Vous avez déjà traversé des choses que vous pensiez ne jamais pouvoir
traverser. Vous avez connu des portes fermées. Vous avez connu des déceptions.
Vous avez connu des départs. Vous avez connu des larmes que personne n'a vues. Vous
avez connu des combats que vous n'avez jamais racontés. Et pourtant… vous êtes
encore là !
Ce n'est pas parce que
vous avez été plus fort que tout le monde. Ce n'est pas parce que vous avez
tout compris. Ce n'est pas parce que vous aviez toutes les réponses. C'est
parce que, dans les moments où vous ne pouviez plus vous porter vous-même, Dieu
vous a porté.
La preuve est devant vous
: aujourd'hui est déjà meilleur qu'hier, parce qu'hier ne vous a pas détruit.
Hier a peut-être blessé votre cœur, mais il n'a pas réussi à annuler la
promesse de Dieu. Hier a peut-être fermé une porte, mais il n'a pas fermé le ciel.
Hier a peut-être fait couler des larmes, mais il n'a pas fait couler la grâce
de Dieu à sec.
Écoutez-moi bien : ce que
Dieu a commencé dans votre vie n'est pas abandonné parce que vous traversez une
saison difficile. « Celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra
parfaite pour le jour de Jésus-Christ. » (Philippiens 1, 6)
Le Dieu d'hier est encore
le Dieu d'aujourd'hui. Et le Dieu d'aujourd'hui sera encore le Dieu de demain.
Ses ressources ne vieillissent pas. Sa fidélité ne diminue pas. Sa puissance ne
s'épuise pas. Sa Parole ne perd pas Sa force.
Alors, ne laisse pas
l'incertitude de demain voler la paix d'aujourd'hui. Ne laisse pas un futur que
tu ne connais pas détruire une grâce que tu possèdes déjà. Ne souffre pas deux
fois : une fois pour ce qui arrive réellement, et une autre fois pour ce que
ton imagination invente.
Jésus nous dit : « Ne
vous inquiétez donc pas du lendemain. » (Matthieu 6, 34) Pourquoi ? Parce que
l'inquiétude ne donne pas de force au futur. Elle retire seulement de la force
au présent.
L'INQUIÉTUDE REGARDE DEMAIN SANS DIEU.
L'inquiétude prend une
situation encore inexistante et la transforme en catastrophe dans notre
imagination. Elle nous fait payer aujourd'hui le prix d'un problème qui n'est
peut-être même pas arrivé. Elle nous murmure : « Et si ? » Et si je perds ? Et
si je tombe ? Et si cela échoue ? Et si cette porte ne s'ouvre jamais ?
Mais la foi répond : « Et
si Dieu intervient ? » Et si Dieu ouvre une autre porte ? Et si Dieu donne une
autre direction ? Et si Dieu transforme cette épreuve en témoignage ? Et si ce
que tu appelles une fin n'était qu'une transition ?
La foi ne prétend pas
connaître tous les détails. Elle connaît le Maître. Elle ne connaît pas toute
la route. Elle connaît le Guide. Elle ne possède pas le calendrier du
lendemain. Elle possède la promesse du Dieu qui tient le temps.
Comme l'a écrit Corrie
ten Boom : « Ne vous inquiétez pas des lendemains ; Dieu est déjà là. » Cette
pensée résume une réalité profonde : nous arrivons demain après Dieu. Lorsque
nous entrerons dans notre lendemain, Dieu y sera déjà.
Alors respire ! Relève la
tête ! Prends courage ! Tu n'es pas en train d'aller vers un territoire où Dieu
est absent. Tu avances vers un territoire où Sa présence t'a précédé.
✦ ✦ ✦
LA GRÂCE PROVIDENTIELLE.
✦ ✦ ✦
Et maintenant, regardons
plus loin : si nous pouvons affronter demain, ce n'est pas seulement parce que
Dieu nous demande de ne pas avoir peur ; c'est parce que Sa providence nous
accompagne. La prochaine vérité est celle-ci : Dieu ne se contente pas de regarder
ta vie de loin, Il agit, Il soutient, Il conduit, Il pourvoit.
Regardez les oiseaux du
ciel, dit Jésus. Ils ne sèment ni ne moissonnent, et pourtant votre Père
céleste les nourrit. Puis Il ajoute : « Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux
? » (Matthieu 6, 26)
Quelle question ! Ne
valez-vous pas beaucoup plus ? Alors pourquoi vivre comme si vous étiez
abandonné ? Pourquoi prier comme si Dieu était sourd ? Pourquoi marcher comme
si le ciel avait fermé ses portes ? Pourquoi laisser la peur vous convaincre
que votre vie est hors du contrôle de Dieu ?
David pouvait dire : « Je
ne mourrai pas, je vivrai, et je raconterai les œuvres de l'Éternel. » (Psaumes
118, 17) David n'avait pas toutes les garanties humaines. Mais il avait une
confiance supérieure aux circonstances.
Joseph aussi a connu le
lendemain sans savoir ce qu'il contenait. Un jour, il était dans une maison.
Puis il s'est retrouvé dans une fosse. Ensuite, il a connu l'esclavage. Puis la
prison. Et finalement, Dieu l'a placé dans une position d'autorité.
Si Joseph avait jugé son
avenir à partir de sa fosse, il aurait désespéré. Si Daniel avait jugé son
avenir à partir de la fosse aux lions, il aurait tremblé. Si les disciples
avaient jugé leur avenir au moment où Jésus était dans la tombe, ils auraient conclu
que tout était terminé.
Mais Dieu écrit souvent
les plus grands chapitres après les pages que nous pensions être les dernières.
LA PROVISION DIVINE ARRIVE AU MOMENT DIVIN.
Abraham monte sur la
montagne avec Isaac. La question est terrible : « Où est l'agneau pour
l'holocauste ? » (Genèse 22, 7) Abraham répond par la foi : « Mon fils, Dieu Se
pourvoira Lui-même de l'agneau pour l'holocauste. » (Genèse 22, 8)
Et au moment voulu, Dieu
fournit le bélier.
Comprenez ceci : Abraham
ne voyait pas encore la provision, mais la provision existait déjà dans le
dessein de Dieu. Il y avait un bélier avant même qu'Abraham le voie. Il y avait
une solution avant même que la question soit résolue.
Peut-être qu'aujourd'hui
tu ne vois pas encore la réponse. Mais ne confonds pas « je ne vois pas » avec
« Dieu n'a rien préparé ». Ton regard est limité. Sa providence ne l'est pas.
L'apôtre Paul proclame :
« Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon Sa richesse, avec gloire, en
Jésus-Christ. » (Philippiens 4, 19) Il ne dit pas que Dieu pourvoira à tous nos
caprices. Il affirme que Dieu connaît nos besoins.
Il y a une différence
entre demander à Dieu de réaliser notre scénario et Lui faire confiance pour
accomplir Son dessein. La maturité spirituelle commence lorsque nous cessons de
dire : « Seigneur, fais exactement ce que j'ai imaginé », et que nous apprenons
à dire : « Seigneur, conduis-moi selon Ta volonté. »
Un proverbe chinois dit :
« Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas. » Le croyant
ajoute : ce premier pas n'est jamais fait seul. Dieu accompagne celui qui Lui
fait confiance.
Alors ne méprise pas le
petit commencement. Ne méprise pas la petite porte. Ne méprise pas la petite
réponse. Ne méprise pas le petit progrès. Aujourd'hui est peut-être meilleur
qu'hier non parce que tout est parfait, mais parce que Dieu te fait avancer.
La manne d'Israël tombait
jour après jour. Dieu n'a pas donné à Israël toute la manne de quarante ans en
une seule matinée. Il leur a appris à dépendre de Lui quotidiennement. Et c'est
parfois notre problème : nous voulons la provision de toute notre vie alors que
Dieu nous demande de Lui faire confiance pour aujourd'hui.
Il y a une grâce pour
aujourd'hui. Une force pour aujourd'hui. Une sagesse pour aujourd'hui. Une paix
pour aujourd'hui. Et quand demain deviendra aujourd'hui, Dieu donnera la grâce
correspondante.
✦ ✦ ✦
LA MARCHE VICTORIEUSE.
✦ ✦ ✦
Nous arrivons maintenant
au troisième mouvement. Après avoir compris que Dieu nous demande une foi
tranquille et qu'Il nous accompagne par Sa providence, nous devons entrer dans
une décision : marcher vers demain sans nous laisser gouverner par la peur.
La foi n'est pas
l'absence de questions. La foi est la décision d'avancer malgré les questions.
La foi ne dit pas : « Je sais tout. » Elle dit : « Je connais Celui qui sait
tout. »
Moïse se trouve devant la
mer Rouge. Derrière lui : l'armée de Pharaon. Devant lui : la mer. À gauche et
à droite : le désert. Humainement, aucune issue. Mais Dieu dit : « Pourquoi ces
cris ? Parle aux enfants d'Israël, et qu'ils marchent. » (Exode 14, 15)
Quelle parole ! « Qu'ils
marchent. »
Il y a des moments où
Dieu ne te donne pas d'abord une explication. Il te donne une direction. Marche
! Avance ! Fais le prochain pas !
N'ATTENDS PAS DE CONNAÎTRE TOUT DEMAIN POUR OBÉIR AUJOURD'HUI.
Nous voulons souvent la
carte complète. Dieu nous donne parfois seulement la prochaine étape. Abraham
est parti sans savoir où il allait. « Il partit sans savoir où il allait. »
(Hébreux 11, 8)
Voilà la foi ! Partir
sans tout savoir. Avancer sans tout comprendre. Obéir sans avoir toutes les
garanties.
Si Dieu t'a soutenu
jusqu'ici, Il saura aussi te conduire demain. Regarde en arrière ! Tu trouveras
des traces de Sa fidélité. Tu trouveras des portes que tu ne pensais jamais
franchir. Tu trouveras des dangers dont tu n'as peut-être même pas conscience d'avoir
été préservé.
Tu diras peut-être : «
J'ai perdu beaucoup de choses. » C'est vrai. Mais regarde aussi ce que Dieu t'a
conservé. Tu as encore une voix pour prier. Tu as encore une bouche pour louer.
Tu as encore des yeux pour voir Sa bonté. Tu as encore une possibilité de
recommencer.
Le prophète Jérémie écrit
: « Les bontés de l'Éternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à
leur terme ; elles se renouvellent chaque matin. » (Lamentations 3, 22-23)
Chaque jour nouveau est
un témoignage de miséricorde nouvelle.
Aujourd'hui n'est pas
seulement une date sur le calendrier. Aujourd'hui est une déclaration : Dieu ne
t'a pas abandonné.
Le soleil qui se lève est
une prédication silencieuse. Il dit : « Dieu est encore fidèle. » Le souffle
que tu respires est une prédication silencieuse. Il dit : « Dieu te donne
encore une occasion. » La porte qui s'ouvre est une prédication silencieuse. Elle
dit : « Ton histoire n'est pas terminée. »
Comme l'a écrit Helen
Keller : « Seuls, nous pouvons faire si peu ; ensemble, nous pouvons faire
beaucoup. » Dans la vie chrétienne, nous découvrons quelque chose d'encore plus
profond : avec Dieu, l'impossible humain devient le terrain où Sa puissance se
manifeste.
Alors, ne regarde pas
demain avec les lunettes de tes blessures d'hier. Regarde demain avec les yeux
de la promesse.
Hier peut expliquer
certaines cicatrices, mais hier ne doit pas diriger ton avenir. Ton passé peut
avoir laissé des traces, mais il ne possède pas les clés de ton lendemain. Les
clés sont dans les mains de Dieu.
Peut-être que quelqu'un
t'a dit : « Tu ne réussiras jamais. » Dieu peut dire : « Je n'ai pas terminé
avec toi. »
Peut-être qu'une porte
s'est fermée. Dieu peut en ouvrir une autre.
Peut-être qu'un projet
s'est écroulé. Dieu peut reconstruire autrement.
Peut-être qu'une relation
s'est brisée. Dieu peut guérir ton cœur.
Peut-être que tu as commis
une erreur. La grâce de Dieu peut encore te relever.
La Bible ne dit pas : «
Le juste ne tombera jamais. » Elle dit : « Car sept fois le juste tombe, et il
se relève. » (Proverbes 24, 16)
Le secret n'est pas de ne
jamais tomber. Le secret est de ne pas rester à terre.
Et si aujourd'hui est
meilleur qu'hier, même légèrement, rends grâce. Si tu as fait un petit pas,
rends grâce. Si tu as retrouvé un peu de paix, rends grâce. Si tu as simplement
réussi à te lever et à continuer, rends grâce.
Ne cherche pas toujours
les grands miracles en oubliant les petites fidélités. Dieu est aussi dans les
petits commencements.
✦ ✦ ✦
Bien-aimés, nous devons
maintenant faire un choix. Soit, nous allons laisser la peur de demain
gouverner notre aujourd'hui, soit, nous allons remettre demain entre les mains
de Dieu et vivre fidèlement aujourd'hui.
Jésus nous enseigne : «
Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses
vous seront données par-dessus. » (Matthieu 6, 33)
Le problème de beaucoup
de vies n'est pas qu'elles n'ont pas assez de force ; c'est qu'elles dépensent
toute leur force à s'inquiéter. Elles combattent des batailles imaginaires.
Elles souffrent de scénarios qui ne se sont jamais produits.
Mais aujourd'hui, au nom
de Jésus-Christ, nous fermons la porte à cette tyrannie de l'inquiétude.
Nous disons : « Seigneur,
je ne sais pas ce que demain contient, mais je sais que Tu y es. Je ne connais
pas le chemin, mais je sais que Tu es mon Berger. Je ne connais pas la réponse,
mais je sais que Tu es ma sagesse. Je ne connais pas l'issue, mais je sais que
Tu demeures fidèle. »
David a dit : « L'Éternel
est mon Berger : je ne manquerai de rien. » (Psaumes 23, 1) Remarquez : il ne
dit pas « je ne rencontrerai jamais de vallée ». Il dit que même dans la
vallée, le Berger est là.
Et lorsque tu traverseras
la vallée de l'ombre de la mort, tu ne seras pas seul. « Car Tu es avec moi. »
(Psaumes 23, 4)
C'est cela notre
espérance ! Pas l'absence de vallée. La présence du Berger.
Pas l'absence de tempête.
La présence de Jésus dans la barque.
Pas l'absence de combat.
La présence du Seigneur dans le combat.
Pas l'absence de
questions. La présence de Celui qui possède toutes les réponses.
Alors lève-toi !
Ne crains pas le
lendemain !
Ne laisse pas demain
voler aujourd'hui !
Ne laisse pas les
souvenirs d'hier empoisonner les possibilités d'aujourd'hui !
Dieu t'a soutenu
jusqu'ici.
Dieu t'a gardé jusqu'ici.
Dieu t'a relevé
jusqu'ici.
Dieu t'a consolé
jusqu'ici.
Dieu t'a donné une
nouvelle occasion aujourd'hui.
Et Celui qui a été fidèle
hier ne cessera pas d'être fidèle demain.
Écoute cette parole comme
une déclaration prophétique : ton histoire n'est pas terminée !
Le dernier chapitre n'est
pas encore écrit !
La dernière porte n'est
pas encore ouverte !
La dernière réponse n'est
pas encore donnée !
La dernière bénédiction
n'est pas encore arrivée !
Parce que ton Dieu est
encore à l'œuvre !
Paul dit : « Nous savons,
du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. »
(Romains 8, 28)
Toutes choses ! Même ce
que tu ne comprends pas encore. Même ce qui t'a fait pleurer. Même ce qui t'a
obligé à recommencer. Dieu est capable de faire concourir toutes choses à Son
dessein.
Alors avance avec foi.
Travaille avec foi.
Prie avec foi.
Aime avec foi.
Sers avec foi.
Attends avec foi.
Et surtout, vis
aujourd'hui avec reconnaissance.
Car aujourd'hui est déjà
meilleur qu'hier.
Et lorsque demain
arrivera, tu découvriras que Dieu y était déjà.
✦ ✦ ✦
Oh ! Qu'il en soit ainsi. Amen et Amen.