Jésus-Christ : le seul Sauveur

...ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5:11-13



jeudi 15 octobre 2026

L'ÉGLISE VIGILANTE

QUAND LE MONDE TREMBLE, L'ÉGLISE DOIT VEILLER.

Matthieu vingt-quatre, versets quatre à quatorze.

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« Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. »

Matthieu vingt-quatre, verset treize.

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LES NATIONS AGITÉES.
LES SYSTÈMES BOUSCULÉS.
L'ÉGLISE VIGILANTE.
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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Aujourd'hui, le monde tremble. Les nations se regardent avec méfiance. Les frontières deviennent des lignes de tension. Des populations entières vivent sous la menace de la guerre, de l'instabilité économique, de la peur et de l'incertitude. Pendant que certains peuples cherchent la paix, d'autres accumulent les armes. Pendant que des familles cherchent simplement à vivre, des systèmes entiers se transforment à une vitesse vertigineuse. L'économie change. La technologie progresse. L'intelligence artificielle bouleverse le travail et l'information. Les moyens de surveillance et de contrôle deviennent toujours plus puissants.

Et au milieu de ce tumulte, une question se lève : où est l'Église ? Que doit-elle faire lorsque le monde vacille ? Doit-elle paniquer ? Doit-elle chercher à calculer la date de la fin ? Doit-elle se laisser entraîner par les rumeurs, les prophéties humaines et les spéculations ? Non ! Mille fois non ! Jésus-Christ nous a donné une autre voie. Il nous a donné une parole claire : veiller ! Persévérer ! Témoigner ! Demeurer fidèles !

Le Seigneur Jésus, parlant à Ses disciples sur la montagne des Oliviers, n'a pas caché que l'histoire humaine connaîtrait des convulsions. Il a parlé de guerres, de bruits de guerres, de famines, de tremblements de terre, de persécutions, de faux prophètes et de refroidissement de l'amour. Mais au milieu de toutes ces secousses, Il a placé une parole qui traverse les siècles comme un coup de tonnerre :

« Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. » Matthieu vingt-quatre, verset treize.

Avant d'aborder cette fin bienheureuse, il faut d'abord regarder en face les convulsions que le Seigneur a annoncées. Oui, il faut regarder en face les convulsions que le Seigneur a annoncées.

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LES NATIONS AGITÉES.

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Quand les nations s'agitent, le peuple de Dieu ne doit pas s'endormir.

« Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres : gardez-vous de vous alarmer, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. » Matthieu vingt-quatre, verset six.

Jésus commence par attirer notre attention sur les nations. Il dit : « Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres ». Remarquons bien : Jésus ne dit pas que chaque conflit constitue à lui seul la preuve que la fin est arrivée. Il nous enseigne plutôt à discerner l'époque sans perdre notre paix. Les événements internationaux peuvent secouer les marchés, déplacer les populations, modifier les alliances et bouleverser les équilibres politiques. Mais l'Église ne doit pas être gouvernée par la peur.

La guerre révèle quelque chose de profond : l'homme, malgré ses progrès scientifiques, demeure incapable de produire par lui-même la paix véritable. Il peut construire des armes plus puissantes, des réseaux plus rapides, des systèmes plus complexes ; mais il ne peut changer le cœur humain sans Dieu. L'Écriture déclare : « D'où viennent les luttes, et d'où viennent les querelles parmi vous ? N'est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres ? » Jacques quatre, verset un.

Voilà le problème ! L'humanité cherche souvent la paix sans rechercher le Prince de la paix. Elle veut la sécurité sans la justice. Elle veut la stabilité sans la repentance. Elle veut contrôler les conséquences sans toucher à la racine du mal.

L'historien et philosophe George Santayana a écrit : « Ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter. » Cette parole nous rappelle que l'histoire doit nous instruire. Mais pour l'Église, l'histoire doit surtout nous pousser vers la vigilance spirituelle.

Frères et sœurs, ne permettons pas aux nouvelles internationales de voler notre foi ! Ne permettons pas aux crises mondiales de nous faire oublier que notre Dieu règne ! Le trône de Dieu n'a pas tremblé lorsque les royaumes de la terre ont tremblé. Sa puissance n'a pas diminué lorsque les hommes ont perdu leurs repères. Sa Parole n'a pas changé lorsque les systèmes ont changé.

Le psalmiste proclame : « Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. C'est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée, et que les montagnes chancellent au cœur des mers. » Psaume quarante-six, versets deux et trois.

Quelle parole ! La terre peut être bouleversée. Les montagnes peuvent chanceler. Les nations peuvent s'agiter. Mais Dieu demeure Dieu !

Et si les nations sont agitées, l'Église doit être réveillée. Nous ne sommes pas appelés à commenter seulement les événements ; nous sommes appelés à prier. Nous ne sommes pas appelés à répandre la peur ; nous sommes appelés à annoncer l'espérance. Nous ne sommes pas appelés à prophétiser selon les journaux ; nous sommes appelés à proclamer selon l'Écriture.

Mais les nations ne sont pas les seules à changer ; les structures mêmes de la société, de l'économie et de la technologie sont profondément bouleversées. Oui,

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LES SYSTÈMES BOUSCULÉS.

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« Prenez garde que personne ne vous séduise. » Matthieu vingt-quatre, verset quatre.

Quand les systèmes changent, l'Église doit garder ses repères.

Nous vivons dans une époque de transformations rapides. Les moyens de communiquer changent. Les transactions deviennent numériques. Les informations circulent instantanément. Les technologies peuvent accomplir en quelques secondes ce qui exigeait autrefois des heures, voire des jours. L'intelligence artificielle transforme déjà de nombreux secteurs. Les économies sont interconnectées. Les décisions prises dans une partie du monde peuvent produire des conséquences immédiates ailleurs.

Ces transformations ne sont pas, en elles-mêmes, la fin du monde. Il serait imprudent de transformer chaque invention en signe prophétique automatique. Mais elles posent des questions spirituelles sérieuses. Qui contrôle l'information ? Qui contrôle les échanges ? Qui possède les données ? Comment l'homme utilise-t-il la technologie ? La technologie servira-t-elle la dignité humaine ou deviendra-t-elle un instrument de domination ?

Jésus nous avertit d'abord : « Prenez garde que personne ne vous séduise. » La première menace n'est pas la technologie. La première menace est la séduction. On peut avoir une technologie extraordinaire et un discernement spirituel faible. On peut être connecté au monde entier et déconnecté de Dieu. On peut recevoir mille informations par jour et ne plus savoir reconnaître la vérité.

La Bible nous dit : « Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon. » Un Thessaloniciens cinq, verset vingt-et-un.

L'Église doit donc apprendre à discerner. Tout ce qui est nouveau n'est pas mauvais. Tout ce qui est ancien n'est pas nécessairement bon. Tout ce qui est populaire n'est pas nécessairement vrai. Tout ce qui est présenté comme progrès n'est pas nécessairement progrès moral.

Le philosophe Francis Bacon a formulé une idée devenue célèbre : « La connaissance elle-même est une puissance. » La connaissance peut être une bénédiction lorsqu'elle est soumise à la sagesse. Mais la puissance sans caractère peut devenir dangereuse. La science peut construire. La technologie peut servir. Mais seul Dieu peut transformer le cœur.

C'est pourquoi l'Église doit rester attachée à la Parole. Quand les systèmes changent, la vérité de Dieu ne change pas. Quand les monnaies changent, Christ demeure notre richesse. Quand les méthodes de communication changent, l'Évangile demeure la puissance de Dieu pour le salut. Quand les systèmes humains cherchent à contrôler, nous nous souvenons que notre identité ultime est dans le Royaume de Dieu.

L'apôtre Paul déclare : « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence. » Romains douze, verset deux.

Quel appel ! Ne pas se conformer. Ne pas suivre aveuglément. Ne pas se laisser modeler par la peur, la mode, la propagande, la cupidité ou la confusion. Être transformés par Dieu.

Et voici une autre parole qui doit résonner dans nos cœurs : « Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun. » Colossiens quatre, verset six.

Dans un monde saturé de paroles, que l'Église ait encore une parole ! Une parole de vérité. Une parole de grâce. Une parole de repentance. Une parole de salut. Une parole d'espérance. Une parole qui ne tremble pas lorsque le monde tremble.

Mais après avoir regardé les nations et les systèmes, il faut maintenant regarder le cœur du message de Jésus : l'attitude de l'Église au milieu de la tempête.

L'ÉGLISE VIGILANTE.

« Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. » Matthieu vingt-quatre, verset treize.

Quand tout tremble autour de nous, l'Église doit rester debout.

Voici le sommet de notre message ! Jésus ne nous demande pas de deviner la date. Il nous demande de persévérer. Il ne nous demande pas de vivre dans la panique. Il nous demande de veiller. Il ne nous demande pas de courir derrière chaque rumeur. Il nous demande de demeurer dans Sa Parole.

Persévérer signifie continuer quand c'est difficile. Prier quand la réponse tarde. Croire quand les circonstances contredisent nos attentes. Aimer quand l'amour des autres se refroidit. Témoigner quand le témoignage devient coûteux. Rester fidèle lorsque la fidélité n'est plus populaire.

Jésus annonce : « Et, parce que l'iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. » Matthieu vingt-quatre, versets douze et treize.

Remarquons le contraste : l'iniquité augmente, mais le disciple persévère. L'amour se refroidit, mais le chrétien continue d'aimer. La confusion augmente, mais l'Église garde la vérité. Les ténèbres s'épaississent, mais la lumière continue de briller.

Martin Luther King Jr. a déclaré : « La foi, c'est faire le premier pas même quand on ne voit pas tout l'escalier. » Cette image parle puissamment à notre génération. Nous ne connaissons pas tout ce que demain apportera. Mais nous connaissons Celui qui tient demain entre Ses mains.

Nous devons donc veiller sur notre vie spirituelle. Veiller sur notre prière. Veiller sur notre famille. Veiller sur notre doctrine. Veiller sur notre témoignage. Veiller sur notre amour. Veiller sur notre fidélité.

Pierre nous exhorte : « Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme. » Un Pierre cinq, versets huit et neuf.

Veiller ! Voilà le mot. Veiller ne signifie pas vivre dans la peur. Veiller signifie rester spirituellement éveillé. Veiller signifie ne pas laisser notre lampe s'éteindre. Veiller signifie garder les yeux sur Jésus.

Et Jésus dit encore : « Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l'heure. » Matthieu vingt-cinq, verset treize.

Nous ne connaissons pas le jour. Nous ne connaissons pas l'heure. Mais nous connaissons notre responsabilité : être prêts !

Alors, Église de Jésus-Christ, ne dors pas ! Ne te laisse pas hypnotiser par le bruit du monde. Ne laisse pas les crises internationales étouffer ta prière. Ne laisse pas les transformations économiques voler ta confiance. Ne laisse pas les nouvelles technologies remplacer la sagesse de la Parole. Ne laisse pas les faux prophètes détourner ton regard du Christ.

Le monde tremble, mais l'Église prie ! Le monde s'agite, mais l'Église espère ! Le monde change, mais l'Église demeure ! Les nations peuvent s'élever et tomber, mais Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui et éternellement. Hébreux treize, verset huit.

Et surtout, n'oublions pas la mission. Jésus a dit : « Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. » Matthieu vingt-quatre, verset quatorze.

Voilà notre tâche ! Pendant que le monde tremble, nous annonçons l'Évangile. Pendant que les nations s'interrogent, nous présentons Jésus. Pendant que les systèmes se transforment, nous proclamons le Royaume qui ne peut être ébranlé.

Hébreux nous rappelle : « C'est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui Lui soit agréable. » Hébreux douze, verset vingt-huit.

Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Voici donc notre réponse aux secousses de notre époque : veiller, prier, persévérer, témoigner et demeurer fidèles. Ne cherchons pas à connaître ce que Dieu ne nous a pas révélé. Attachons-nous à ce qu'Il nous a révélé. Jésus revient. L'Évangile doit être annoncé. L'Église doit rester fidèle. Et celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.

Alors, si aujourd'hui votre cœur est fatigué, persévérez ! Si votre foi est éprouvée, persévérez ! Si les circonstances vous font trembler, persévérez ! Si le monde devient plus confus, persévérez ! Si l'amour de plusieurs se refroidit, gardez votre amour pour Christ ! Si la nuit semble longue, souvenez-vous que l'aurore vient !

La victoire de l'Église ne consiste pas à empêcher toutes les tempêtes. Elle consiste à rester fidèle au Seigneur au milieu de la tempête. Notre espérance n'est pas dans la stabilité des nations. Notre espérance est en Jésus-Christ. Notre sécurité ultime n'est pas dans les systèmes humains. Elle est dans les mains de Dieu.

Alors levons les yeux ! Redressons-nous ! Prions davantage ! Aimons davantage ! Témoignons davantage ! Servons davantage ! Gardons nos lampes allumées ! Et lorsque le Seigneur reviendra, qu'Il nous trouve fidèles, vigilants, persévérants et prêts.

Car la parole de Jésus demeure : « Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. » Matthieu vingt-quatre, verset treize.

Aujourd'hui, le monde tremble. Mais l'Église doit veiller.

Aujourd'hui, les nations s'agitent. Mais nous prions.

Aujourd'hui, les systèmes changent. Mais nous demeurons dans la Parole.

Aujourd'hui, la confusion augmente. Mais notre espérance demeure en Jésus-Christ.

Aujourd'hui, nous ne connaissons ni le jour ni l'heure.

Mais nous connaissons Celui qui vient.

Persévérons jusqu'à la fin ! Veillons jusqu'à la fin !

Témoignons jusqu'à la fin ! Demeurons fidèles jusqu'à la fin !

Qu'il en soit ainsi. Amen et Amen.

mardi 13 octobre 2026

La Propriété Divine

« À l'Éternel la terre et ce qu'elle renferme, Le monde et ceux qui l'habitent ! »

Psaumes Vingt-quatre, le verset Premier.

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LA PROPRIÉTÉ DIVINE.

L'HUMANITÉ RESPONSABLE.

LE ROI GLORIEUX.

Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Imaginez la scène, bien-aimés. Un homme riche, au sommet de sa gloire, se tient debout devant ses terres. Il compte ses hectares, relit ses titres de propriété, fait bâtir des murs plus hauts, des portails plus solides, des serrures plus lourdes. Il se répète à voix basse : Tout ceci est à moi.

Les saisons défilent, les cheveux blanchissent, les forces s'épuisent. Puis, un jour, le médecin baisse les yeux, le souffle s'arrête, et les mains qui serraient si fort les clés se referment sur le vide. Puis, dans peu de jours, on ferme le cercueil, on lit le testament, et déjà les héritiers se déchirent pour un morceau de terre que le défunt croyait éternel. La terre, elle, ne pleure pas. Elle reçoit le propriétaire et continue de tourner.

Le philosophe Jean-Jacques Rousseau écrivait, dans son Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes : « Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. »

Voilà l'histoire de l'humanité, frères et sœurs : une longue querelle de clôtures, de frontières, de titres et de testaments. Et pendant que les hommes se disputent un terrain, le ciel entend leurs discours, car une Voix plus ancienne que tous les cadastres a déjà tranché l'affaire.

Aujourd'hui, le Saint-Esprit nous arrache à cette querelle et nous ramène au chant de David. Écoutez cette déclaration qui fait trembler les empires et rassure les humbles :

« À l'Éternel la terre et ce qu'elle renferme, Le monde et ceux qui l'habitent ! » Psaumes Vingt-quatre, le verset Premier.

Rien n'échappe à Sa main : ni la montagne, ni le champ, ni le plus petit des habitants. Le Seigneur n'est pas le locataire de Sa création ; Il en est le Fondateur, le Propriétaire et le Roi.

Ce verset est un coup de tonnerre : il abat nos murs, il humilie notre orgueil, il réveille nos consciences endormies. Il nous conduit en trois mouvements : la propriété divine, l'humanité responsable et le Roi glorieux.

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Avant de parler de ce que nous devons, regardons d'abord Celui à Qui tout appartient : la propriété divine. Oui,

LA PROPRIÉTÉ DIVINE.

Le titre de propriété du ciel.

Observez le petit mot qui ouvre le verset : À l'Éternel. David ne dit pas que la terre appartient aux puissants, aux banquiers ou aux armées. Il ne dit pas non plus qu'elle appartient à celui qui la cultive, à celui qui la conquiert ou à celui qui la clôture.

Il proclame, avec la fermeté d'un notaire céleste : À l'Éternel ! Le titre de propriété de l'univers porte une seule signature, et cette signature est celle du Créateur.

Pourquoi ? Parce que Celui qui a tout fait a tout droit sur ce qu'Il a fait.

En Genèse Premier, le verset Premier, on y lit : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. »

Le psalmiste le redit au Psaumes Vingt-quatre, le verset Deux : « Car Il l'a fondée sur les mers, Et affermie sur les fleuves. »

Voyez l'Architecte : Il a posé les fondations avant que le premier homme n'ouvre les yeux. L'apôtre Paul confirme que cette autorité passe par le Fils : « Car en Lui ont été créées toutes choses, dans les cieux et sur la terre. » Colossiens Premier, le verset Seize.

Rien n'existe en dehors de Lui ; tout vient de Lui, tient par Lui et retourne à Lui. Et c'est pourquoi l'apôtre dira encore : « Car la terre est au Seigneur, et tout ce qu'elle renferme. » Un Corinthiens Dix, le verset Vingt-six.

Écoutez maintenant la voix de l'Éternel qui fait l'inventaire de Ses biens. « Car toutes les bêtes de la forêt sont à Moi, Les animaux, par milliers sur les montagnes. » Psaumes Cinquante, le verset Dix.

Puis Il ajoute : « L'argent est à Moi, et l'or est à Moi, dit l'Éternel des armées. » Aggée Deux, le verset Huit.

Que ceux qui s'enorgueillissent de leurs comptes bancaires se taisent ! Le plus grand milliardaire du monde n'est qu'un gérant qui s'ignore. Même à Son peuple installé sur la terre promise, Dieu rappelle : « Car le pays est à Moi, car vous êtes chez Moi comme étrangers et comme habitants. » Lévitique Vingt-cinq, le verset Vingt-trois.

Étrangers chez Lui : voilà notre véritable statut ! Le grand Blaise Pascal, saisi de vertige devant l'immensité du cosmos, avouait : « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie. »

Mais ce qui effraie le philosophe doit consoler le croyant, car derrière ce silence se tient un Père qui connaît chaque étoile. « Élevez vos yeux en haut, et regardez ! Qui a créé ces choses ? … Il les appelle toutes par leur nom. » Ésaïe Quarante, le verset Vingt-six. L'univers n'est ni orphelin, ni abandonné : il a un Maître, et ce Maître nous connaît aussi par notre nom.

Alors, frères et sœurs, osons regarder notre propre vie à la lumière de ce verset. Cette maison dont vous payez les mensualités, ce salaire que vous recevez, cette santé qui vous permet de vous tenir debout, ces enfants qui rient dans votre salon, ces talents qui font votre fierté : tout est prêté, rien n'est acquis.

Le Seigneur ne nous a pas offert des cadeaux sans retour ; Il nous a confié des biens. Souvenez-vous de l'homme de la parabole qui entassait ses récoltes dans de nouveaux greniers : « Insensé ! cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, pour qui sera-ce ? » Luc Douze, le verset Vingt.

Cette question brûle encore. Pour qui sera-ce ? Pour celui qui aura reconnu le vrai Propriétaire, ou pour les vautours de la succession ?

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Mais si tout appartient à Dieu, que reste-t-il à l'homme ? Il lui reste une mission, une charge et un compte à rendre : l'humanité responsable. Oui,

L'HUMANITÉ RESPONSABLE.

Des gérants, non des propriétaires.

Ne tombons pas dans le piège de croire que, parce que tout est à Dieu, nous pouvons tout abandonner et croiser les bras. Un autre Psaume nous dit : « Les cieux sont les cieux de l'Éternel, Mais Il a donné la terre aux fils de l'homme. » Psaumes Cent quinze, le verset Seize.

Dieu garde la propriété ; Il nous confie la gestion. Dès le jardin d'Éden, la consigne était claire :

« L'Éternel Dieu prit l'homme, et le plaça dans le jardin d'Éden pour le cultiver et pour le garder. » Genèse Deux, le verset Quinze. Cultiver, c'est faire fructifier. Garder, c'est protéger. Voilà le double mandat de tout enfant de Dieu : produire sans détruire, bâtir sans piller. Un gérant n'a pas le droit de se comporter en maître. Il rend des comptes. L'apôtre Paul l'écrit sans détour : « Du reste, ce qu'on demande des dispensateurs, c'est que chacun soit trouvé fidèle. » Un Corinthiens Quatre, le verset Deux.

Remarquez que Dieu ne nous demande pas d'être riches, célèbres ou brillants ; Il nous demande d'être fidèles. Et le jour où le Maître reviendra, Il adressera ces paroles inoubliables à celui qui aura bien géré : « C'est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, Je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton Maître. » Matthieu Vingt-cinq, le verset Vingt et un.

Quelle récompense ! Ni un titre, ni une médaille, mais la joie du Maître !

Il y a plus encore. Le verset dit : « Le monde et ceux qui l'habitent. » Les hommes eux-mêmes appartiennent à l'Éternel. Cela signifie que personne n'a le droit d'écraser son semblable, de le traiter comme un objet, de le dépouiller ou de le mépriser. Le pauvre qui mendie au coin de la rue, l'orphelin sans défense, la veuve oubliée, l'étranger rejeté : tous sont la propriété précieuse du Roi des rois. Maltraiter une créature de Dieu, c'est insulter son Propriétaire.

Si la terre est au Seigneur, alors la justice, la compassion et le respect de la création ne sont pas des options pour les âmes sensibles : ce sont des devoirs pour les gérants fidèles.

Mais qui pourra tenir devant un tel Maître ? Le psalmiste pose lui-même la question qui nous trouble : « Qui peut monter à la montagne de l'Éternel ? Qui peut se tenir dans Son lieu saint ? »

Et il répond : « Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur. » Psaumes Vingt-quatre, les versets Trois et Quatre. Voilà le critère : des mains propres et un cœur pur, c'est-à-dire une conduite droite et une intention sincère.

Antoine de Saint-Exupéry fait dire au renard du Petit Prince : « On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux. » Le Seigneur, Lui, voit ce que nos yeux ne voient pas. Il ne s'arrête ni à nos titres, ni à nos cérémonies, ni à nos belles paroles ; Il sonde le cœur.

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Et pour que ce monde ne reste pas livré au désordre, le Psaume s'achève par un cortège triomphal : le Roi glorieux. Oui,

LE ROI GLORIEUX.

Les portes s'ouvrent !

Tournez les yeux vers la fin du Psaume, et vous entendez soudain des cris de victoire. On dirait une armée qui revient du combat et frappe aux portes de la cité sainte : « Portes, élevez vos linteaux ; Élevez-vous, portes éternelles ! Que le Roi de gloire fasse Son entrée ! » Psaumes Vingt-quatre, le verset Sept. Les portes interrogent : « Qui est ce Roi de gloire ? » Et le chœur répond avec force : « L'Éternel fort et puissant, L'Éternel puissant dans les combats. » Psaumes Vingt-quatre, le verset Huit. Ce n'est pas un roi de parade, ce n'est pas un monarque de salon : c'est le Guerrier invincible qui a vaincu le péché, la mort et le diable.

Bien-aimés, ce Roi a un nom : Jésus-Christ. Il est descendu dans notre monde, Lui qui en est le Propriétaire, et personne ne Lui a ouvert la porte. Il est né dans une étable, faute de place à l'auberge. Il a marché sur Sa propre terre sans avoir où poser la tête. Il a été cloué sur un bois planté dans Son propre sol. Mais le troisième jour, la pierre a roulé, la mort a lâché prise, et le Vainqueur est monté dans la gloire.

Aujourd'hui, Il règne, et l'Écriture annonce l'issue de l'histoire : « Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à Son Christ ; et Il régnera aux siècles des siècles. » Apocalypse Onze, le verset Quinze. Les gouvernements passeront, les frontières seront effacées, les richesses s'évanouiront, mais Son trône demeure. Mais ce Roi glorieux ne se contente pas d'entrer dans les cités : Il veut entrer dans les cœurs. Écoutez-Le frapper : « Voici, Je me tiens à la porte, et Je frappe. Si quelqu'un entend Ma voix et ouvre la porte, J'entrerai chez lui, Je souperai avec lui, et lui avec Moi. » Apocalypse Trois, le verset Vingt. Le Propriétaire de l'univers est debout devant votre porte, et Il attend que vous Lui ouvriez !

Peut-être avez-vous ouvert votre maison à tout le monde, au travail, au plaisir, à l'argent, à l'inquiétude, et gardé le verrou tiré devant Celui qui vous a créé.

Aujourd'hui, élevez les linteaux de votre cœur ! Que l'orgueil tombe, que la rancune s'incline, que l'indifférence s'efface, et que le Roi de gloire fasse Son entrée !

Pères et mères de famille, jeunes gens, anciens, commerçants, étudiants : puisque la terre est au Seigneur, alors votre quartier est à Lui, votre église est à Lui, votre famille est à Lui, votre avenir est à Lui. Cessez de trembler devant les nouvelles du monde, cessez de vous accrocher à ce qui passe. Le Roi tient les rênes. Remettez-Lui votre maison, votre travail, votre pays, vos larmes et vos rêves. Entre Ses mains, rien n'est perdu.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Reprenons le chemin parcouru. La terre est à l'Éternel : voilà la propriété divine, et elle nous délivre de l'avarice. Nous sommes appelés à cultiver et à garder : voilà l'humanité responsable, et elle nous délivre de la paresse et de l'égoïsme. Le Roi de gloire vient et frappe à la porte : voilà le Roi glorieux, et Il nous délivre de la peur. Alors levons la tête et bénissons Celui qui possède tout et qui a tout donné pour nous sauver. Que ce soit notre cri de ralliement, aujourd'hui et chaque jour de notre vie : « Car de Lui, par Lui et pour Lui sont toutes choses. » À Lui la terre, à Lui le monde, à Lui la gloire, à Lui notre vie entière. Et comme le dit l'apôtre Paul en Romains Onze, le verset Trente-six :

« À Lui la gloire dans tous les siècles ! Amen !

Qu'il en soit ainsi. Amen et Amen.

 

jeudi 8 octobre 2026

L’ŒUVRE GLORIEUSE

« Car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon Son bon plaisir. »
Philippiens Deux, le verset Treize.

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LA VOLONTÉ DIVINE.

LA FORCE INTÉRIEURE.

L’ŒUVRE GLORIEUSE.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Aujourd’hui, nous vivons dans un monde où beaucoup de personnes savent ce qu’elles devraient faire, mais n’ont plus la force de le faire. Elles connaissent la bonne direction, mais elles n’ont plus le courage de marcher. Elles entendent la Parole, mais la Parole semble parfois rester à la porte de leur volonté. Elles prient, mais leur cœur demeure fatigué. Elles promettent, mais retombent. Elles commencent, mais abandonnent. Elles veulent changer, mais elles découvrent qu’elles ne peuvent pas se transformer par leurs propres forces.

Voilà le drame de l’être humain : il peut avoir de bonnes intentions avec de faibles ressources. Il peut désirer la victoire tout en étant prisonnier de ses habitudes. Il peut vouloir pardonner et pourtant rester blessé. Il peut vouloir prier et se retrouver sans désir de prier. Il peut vouloir servir Dieu et sentir en lui une résistance terrible. Il peut même vouloir avancer tout en regardant constamment derrière lui.

Mais voici la bonne nouvelle de l’Évangile : Dieu ne nous demande pas de produire seuls ce qu’Il veut voir naître en nous. Le texte ne dit pas simplement : « Faites mieux. » Il ne dit pas seulement : « Efforcez-vous davantage. » Il nous révèle un mystère de grâce : « c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire ». Le Dieu qui commande est aussi le Dieu qui équipe. Le Dieu qui appelle est aussi le Dieu qui fortifie. Le Dieu qui envoie est aussi le Dieu qui agit dans celui qu’Il envoie.

Il y a donc aujourd’hui une parole pour celui qui est découragé. Une parole pour celui qui se croit incapable. Une parole pour celui qui a échoué plusieurs fois. Une parole pour celui qui dit : « Seigneur, je veux, mais je n’y arrive pas. » Dieu répond : « Je vais produire en toi le vouloir et le faire. » Ce n’est pas une excuse pour la passivité. C’est un appel à dépendre de Lui. Ce n’est pas une permission de ne rien faire. C’est la révélation de Celui qui agit derrière notre obéissance.

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Entrons maintenant dans le premier mouvement : découvrir que derrière une volonté consacrée se trouve l’action souveraine de Dieu.

LA VOLONTÉ DIVINE.

Paul parle d’abord du « vouloir ». Il touche ici à la source secrète de nos décisions. Avant l’action, il y a le désir. Avant la marche, il y a l’inclination du cœur. Avant le service, il y a la disposition intérieure. Et Dieu veut travailler précisément là.

Il existe des choses que nous faisons parce que nous les aimons. Et il existe des choses que nous refusons parce que notre cœur y résiste. Voilà pourquoi Dieu ne veut pas seulement modifier notre comportement : Il veut transformer notre intérieur. Il veut nous apprendre à aimer ce qui Lui plaît. Il veut faire naître en nous une faim nouvelle, une soif nouvelle, une passion nouvelle pour Sa présence et pour Sa volonté.

« Je ferai de vous marcher selon Mes ordonnances, et vous observerez Mes lois et vous les mettrez en pratique. »
Ézéchiel Trente-six, le verset Vingt-sept.

Remarquez cette œuvre de Dieu : Il ne Se contente pas de placer une loi devant nous. Il agit au-dedans de nous. Il change la disposition du cœur. Il rend possible une obéissance qui semblait auparavant impossible. C’est pourquoi, Église de Jésus-Christ, ne méprisez jamais les petits commencements intérieurs. Une conviction qui naît dans votre cœur peut devenir une consécration. Une consécration peut devenir une décision. Une décision peut devenir une habitude sainte. Une habitude sainte peut transformer une famille. Une famille transformée peut influencer une communauté.

« Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue. » — Victor Hugo

Mais pour le croyant, nous pouvons aller plus loin : rien n’est plus puissant qu’une volonté que Dieu a saisie. Quand Dieu met en nous le désir de prier, ne l’étouffons pas. Quand Dieu nous pousse à pardonner, obéissons. Quand Dieu nous appelle à servir, avançons. Quand Dieu nous demande de renoncer à une pratique qui nous détruit, ne négocions pas avec notre ancienne nature.

Le vouloir renouvelé.

Peut-être quelqu’un dira : « Je n’ai plus envie. » Alors demandez à Dieu de renouveler votre envie. « Seigneur, donne-moi de nouveau le goût de Ta Parole. Donne-moi de nouveau la passion de la prière. Donne-moi de nouveau l’amour des âmes. Donne-moi de nouveau la joie de servir. » Car lorsque Dieu produit le vouloir, ce qui était devenu une obligation peut redevenir une passion.

David priait : « O Dieu, crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé. » **Psaume Cinquante-et-un, le verset Douze. ** Le psalmiste ne demande pas seulement une meilleure apparence. Il demande un cœur renouvelé. Il comprend que la vraie restauration commence à l’intérieur.

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Mais Dieu ne produit pas seulement le désir : Il donne aussi la capacité d’accomplir ce que le cœur renouvelé désire ; voici notre deuxième mouvement.

LA FORCE INTÉRIEURE.

Le texte ajoute : « et le faire ». Quelle parole ! Dieu ne met pas seulement en nous une vision qu’Il nous laisse ensuite réaliser seuls. Il agit aussi dans notre capacité d’obéir. Il donne la force pour le chemin. Il donne la grâce pour la bataille. Il donne la puissance pour le service.

« Je puis tout par Celui qui me fortifie. »
Philippiens Quatre, le verset Treize.

Paul ne dit pas : « Je peux tout par mes propres talents. » Il ne dit pas : « Je peux tout parce que je suis fort. » Il dit : « par Celui qui me fortifie ». Voilà le secret. La puissance chrétienne n’est pas l’exaltation de l’homme ; c’est la dépendance de l’homme envers Dieu.

Il y a des combats que votre intelligence ne peut pas gagner. Des tentations que votre volonté naturelle ne peut pas vaincre. Des blessures que le temps seul ne guérit pas. Des missions que vos moyens ne suffisent pas à accomplir. Mais lorsque Dieu agit en vous, vous découvrez une force que vous ne possédiez pas hier.

Le prophète Ésaïe nous rappelle : « Ceux qui se confient en l’Éternel renouvellent leur force. » **Ésaïe Quarante, le verset Trente-et-un. ** Voilà pourquoi nous ne devons pas désespérer lorsque nous nous sentons faibles. La faiblesse reconnue peut devenir le point de départ d’une dépendance profonde.

« Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. » — Blaise Pascal

Cette pensée de Pascal rappelle que l’être humain ne se réduit pas à ce qu’il peut calculer. Mais l’Évangile nous révèle davantage encore : Dieu peut toucher le cœur, renouveler l’intelligence et fortifier la volonté. Il peut placer dans un homme ordinaire une détermination extraordinaire. Il peut prendre une personne tremblante et en faire un témoin courageux.

La puissance dans la faiblesse.

Paul a entendu le Seigneur lui dire : « Ma grâce te suffit, car Ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » **Deux Corinthiens Douze, le verset Neuf. ** Alors cessez de croire que votre faiblesse disqualifie automatiquement votre appel. Si vous dépendez de Dieu, votre faiblesse peut devenir le lieu où Sa puissance se manifeste le plus clairement.

Aujourd’hui, Dieu peut produire en vous le courage de recommencer. Le courage de demander pardon. Le courage de quitter une mauvaise voie. Le courage de reprendre la prière. Le courage de témoigner. Le courage de servir. Le courage de croire encore. Ne dites plus seulement : « Je ne peux pas. » Dites : « Seigneur, puisque Tu produis en moi le vouloir et le faire, me voici. Agis en moi. Fortifie-moi. Conduis-moi. »

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Après la volonté et la force, nous arrivons au troisième mouvement : ce que Dieu produit en nous doit devenir une œuvre visible pour Sa gloire.

L’ŒUVRE GLORIEUSE.

Dieu travaille à l’intérieur, mais Son œuvre ne doit pas rester invisible. La grâce reçue doit produire des fruits. La foi doit produire l’obéissance. La prière doit produire une vie transformée. La Parole entendue doit produire une conduite nouvelle. Le feu intérieur doit devenir une lumière extérieure.

« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. »
Matthieu Cinq, les versets Quatorze.

Une lumière n’existe pas pour elle-même. Elle existe pour éclairer. De même, Dieu agit en nous afin que quelque chose de Sa gloire passe par nous. Votre famille doit voir une différence. Vos proches doivent percevoir une différence. Votre manière de parler doit changer. Votre manière de pardonner doit changer. Votre manière de servir doit changer. Votre manière de traverser les crises doit révéler que Dieu travaille en vous.

Paul dira encore : « Car nous sommes Son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. » **Éphésiens Deux, le verset Dix. ** Regardez l’ordre : nous sommes Son ouvrage, puis nous sommes appelés à pratiquer les bonnes œuvres. Dieu façonne l’instrument avant de l’utiliser.

Ne cherchez donc pas seulement à paraître spirituel. Laissez Dieu vous rendre réellement spirituel. Ne cherchez pas seulement à parler de puissance. Laissez Dieu produire une puissance qui se voit dans votre patience, votre sainteté, votre fidélité, votre compassion et votre persévérance.

« Celui qui a un pourquoi qui lui permet de vivre peut supporter presque n’importe quel comment. » — Friedrich Nietzsche

Le monde séculier lui-même reconnaît qu’une raison profonde donne à l’être humain la capacité de supporter l’épreuve. Mais le chrétien possède une espérance encore plus haute : notre « pourquoi » n’est pas une idée abstraite. Notre raison de vivre est enracinée en Dieu, en Jésus-Christ et dans l’appel qu’Il nous adresse.

Une vie qui porte du fruit.

Jésus a déclaré : « Je vous ai choisis, et Je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. » **Jean Quinze, le verset Seize. ** Voilà le but : porter du fruit, et porter un fruit qui demeure.

Il ne s’agit pas de courir dans toutes les directions. Il s’agit de demeurer attaché au Cep. Jésus dit : « Celui qui demeure en Moi et en qui Je demeure porte beaucoup de fruit, car sans Moi vous ne pouvez rien faire. » **Jean Quinze, le verset Cinq. ** Sans Lui, nous pouvons nous agiter. Sans Lui, nous pouvons impressionner. Sans Lui, nous pouvons construire des apparences. Mais sans Lui, nous ne pouvons pas produire le fruit qui demeure.

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Ainsi, le message de Philippiens Deux, le verset Treize nous conduit maintenant vers une décision personnelle : laisser Dieu produire en nous ce que nous ne pouvons pas produire par nous-mêmes.

Bien-aimés, ne résistons pas à l’œuvre de Dieu. Si aujourd’hui Il met en vous le désir de revenir à Lui, revenez. Si, Il vous pousse à vous réconcilier, réconciliez-vous. Si, Il vous appelle à servir, servez. Si, Il vous demande de renoncer, renoncez. Si, Il vous demande de recommencer, recommencez.

Ne dites pas : « Je suis trop faible. » Dieu produit le faire. Ne dites pas : « Je n’ai plus de désir. » Dieu produit le vouloir. Ne dites pas : « Mon passé m’a détruit. » Dieu peut faire toutes choses nouvelles. Ne dites pas : « Je suis arrivé au bout de mes forces. » Peut-être êtes-vous précisément arrivé à l’endroit où vous allez découvrir Sa force.

« Car Dieu ne nous a pas donné un esprit de timidité, mais de force, d’amour et de sagesse. »
Deux Timothée Un, le verset Sept.

Église de Jésus-Christ, levons-nous intérieurement ! Reprenons courage ! Reprenons la vision ! Reprenons la prière ! Reprenons la marche ! Ce que Dieu commence, Il sait aussi l’accomplir. Notre part est de nous abandonner à Lui, de Lui faire confiance, de répondre à Son appel et de marcher dans l’obéissance.

Aujourd’hui, Dieu ne cherche pas des hommes et des femmes qui prétendent être forts. Il cherche des hommes et des femmes qui acceptent de dépendre de Sa puissance. Il ne cherche pas des vies parfaites. Il cherche des vies disponibles. Il ne cherche pas des instruments qui se glorifient eux-mêmes. Il cherche des instruments qui disent : « Seigneur, prends-moi, façonne-moi, remplis-moi, utilise-moi. »

Alors que cette parole descend dans nos cœurs, faisons monter une prière : « Seigneur, produis en moi le vouloir. Produis en moi le faire. Quand mon cœur est froid, réchauffe-le. Quand ma foi est faible, fortifie-la. Quand ma volonté chancelle, soutiens-la. Quand mes yeux regardent derrière moi, tourne-les vers Jésus. Quand mes mains sont fatiguées, renouvelle mes forces. Quand mon chemin devient difficile, donne-moi de persévérer. »

Car la victoire n’est pas seulement de commencer avec Dieu. La victoire est de continuer avec Dieu. La victoire est de finir avec Dieu. La victoire est de pouvoir dire, comme Paul : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. » **Deux Timothée Quatre, le verset Sept.**

Et si Dieu produit en nous le vouloir et le faire, alors notre avenir ne dépend pas seulement de nos capacités naturelles. Notre avenir est entre les mains de Celui qui nous appelle, qui nous transforme, qui nous fortifie et qui nous conduit. Sa grâce nous précède. Sa présence nous accompagne. Sa puissance nous soutient.

Que celui qui est découragé retrouve aujourd’hui l’espérance. Que celui qui est tombé se relève. Que celui qui s’est refroidi retrouve le feu. Que celui qui hésite retrouve la foi. Que celui qui sert retrouve la joie. Que celui qui pleure retrouve la consolation. Et que chacun de nous puisse sortir de ce message avec cette certitude : Dieu agit en moi ! Dieu travaille en moi ! Dieu produit en moi le vouloir et le faire, selon Son bon plaisir !

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Qu’il en soit ainsi. Amen et Amen.