La Question qui Brûle les Cœurs.
Imaginez... Une mère qui pleure son enfant arraché trop
tôt. Un orphelin qui serre dans ses petits poings la photo déchirée d'un père
disparu. Un village entier réduit en cendres par la violence des hommes. Et
dans le silence qui suit la tragédie, une question monte vers le ciel comme un
cri déchirant : « Dieu, où es-Tu ? Pourquoi permets-Tu cela ? »
C'est la question la plus ancienne de l'humanité. Elle
a résonné sur les lèvres de Job dans les cendres de sa douleur. Elle a
transpercé le cœur de David face à l'injustice. Elle traverse les siècles et
parvient jusqu'à nous, aujourd'hui, alors que nous contemplons un monde
toujours marqué par la souffrance et l'injustice.
Si Dieu est tout-puissant, pourquoi ne met-Il pas fin
au mal immédiatement ? Si Dieu est amour, pourquoi permet-Il que l'innocent
souffre et que le méchant prospère ? Ces questions ne sont pas des blasphèmes,
ce sont les cris légitimes d'une humanité blessée qui cherche des réponses.
Mais attention, bien-aimés. La question n'est pas «
Est-ce que Dieu est bon ? » La question est : « Comprenons-nous pleinement Son
plan ? »
Aujourd'hui, nous allons nous plonger dans la sagesse
divine pour découvrir que derrière ce qui nous semble être du silence ou de
l'inaction, se déploie en réalité un plan parfait, aux dimensions
insoupçonnées. Un plan qui transformera chaque larme en témoignage de Sa
gloire.
Parlons premièrement de,
La Logique Divine : le Plan du
Seigneur.
Car, ce qui paraît absurde à nos yeux limités devient
cohérent à la lumière du dessein éternel.
1.
Un plan de rachat universel, non
d'intervention sélective.
Dieu n'a pas créé l'homme comme une marionnette
programmée pour Le servir. Il nous a créés avec la liberté de choisir. Cette
liberté comporte des risques : le choix du mal, de la rébellion, de
l'injustice. Mais sans cette liberté, il n'y aurait pas d'amour véritable,
seulement de l'obéissance mécanique.
Le plan de Dieu n'est pas de supprimer cette liberté,
mais de racheter ceux qui, au milieu du chaos, choisissent de revenir à Lui.
Chaque jour qui passe, chaque instant où le jugement est retenu, c'est une
nouvelle opportunité pour une âme de dire « oui » à la grâce.
2. Un plan de démonstration cosmique,
non de solution rapide.
Nous voulons des solutions immédiates. Dieu œuvre pour
des résolutions éternelles. L'univers entier observe le drame qui se joue sur
la terre. Les anges scrutent, les démons accusent, et Dieu démontre, à travers
l'Histoire, que Sa justice est parfaite et Sa miséricorde sans limites.
Si Dieu mettait fin au mal maintenant, par la force,
Satan pourrait encore accuser : « Tu règnes par la puissance, non par l'amour.
» Non ! Dieu laisse l'histoire se dérouler pour que chacun puisse voir que le
mal détruit, que le péché tue, et que Lui seul est la source de toute vie et de
toute justice.
3. Un plan de purification, non de
confort immédiat.
Romains 8 :28 nous rappelle que toutes choses
concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. La souffrance, aussi douloureuse
soit-elle, devient dans les mains de Dieu un instrument de transformation. L'or
n'est purifié que dans le feu. Le diamant n'est formé que sous pression.
Dieu permet certaines épreuves non parce qu'Il prend
plaisir à nous voir souffrir, mais parce qu'Il voit en nous ce que nous ne
voyons pas encore : des fils et des filles de gloire en devenir.
4. Un plan de jugement total, non
partiel.
Si Dieu intervenait maintenant pour arrêter chaque
injustice, Il devrait juger chaque cœur. Et combien d'entre nous survivraient à
ce jugement ? La patience de Dieu n'est pas de la faiblesse, c'est de la
miséricorde. Il retient Sa main non par indifférence, mais parce qu'Il prépare
un jugement juste, complet, définitif, où rien ne sera oublié et où justice
sera pleinement rendue.
C'est ici que le « Pourquoi maintenant ? » devient «
Pourquoi pas encore ? »
Le Temps de la Patience et de la Grâce
de Dieu.
1. Une patience qui sauve.
2 Pierre 3 :9 déchire le voile : Dieu ne tarde pas, Il
patiente. Chaque jour de souffrance que nous vivons est aussi un jour de grâce
pour celui qui ne connaît pas encore Christ. Dieu retient Son jugement pour que
d'autres puissent être sauvés.
Pensez-y : si Dieu avait mis fin au monde il y a cent
ans, vous ne seriez pas là. Si le jugement était tombé il y a dix ans, combien
parmi nous n'auraient pas eu le temps de se repentir ? La patience de Dieu,
c'est notre salut.
2. Une grâce qui transforme.
Pendant ce temps d'attente, Dieu n'est pas inactif. Il
appelle, Il convainc, Il transforme. Chaque conversion est une victoire
arrachée aux ténèbres. Chaque pécheur qui se repent est une preuve vivante que
la grâce de Dieu est plus forte que le mal.
L'injustice continue, oui. Mais en même temps, des vies
sont transformées. Des cœurs brisés sont guéris. Des âmes perdues sont
retrouvées. Et chacune de ces victoires est une réponse à la question « Où
es-Tu, Dieu ? » — « Je suis là, en train de sauver. »
3. Une attente qui révèle.
Ce temps de patience révèle aussi la vraie nature de
chacun. Face à l'injustice, certains se révoltent contre Dieu, d'autres se
tournent vers Lui. Face à la souffrance, certains endurcissent leur cœur,
d'autres le brisent devant le Seigneur. Ce temps n'est pas vain : il sépare le
blé de l'ivraie, il manifeste ceux qui aiment vraiment Dieu de ceux qui Le
servent par intérêt.
Notons que nous ne sommes pas des spectateurs passifs
dans ce plan divin. Nous sommes les instruments de la grâce de Dieu.
Le Rôle de l'Église dans un Monde
Marqué par le Mal.
1. Être des témoins de l'espérance.
Dans un monde qui désespère, l'Église est appelée à
être la lumière. Nous ne pouvons pas expliquer toute la souffrance, mais nous
pouvons témoigner d'un Dieu qui souffre avec nous, d'un Christ qui a porté nos
douleurs sur la croix.
Notre rôle n'est pas de donner des réponses
philosophiques parfaites, mais de pointer vers Celui qui est la Réponse. Jésus
n'a pas supprimé la souffrance en théorie, Il l'a traversée en pratique. Et par
Sa résurrection, Il a prouvé que la mort n'a pas le dernier mot.
2. Être des agents de justice.
Nous ne pouvons pas attendre passivement le retour de
Christ. Jacques 1 :27 nous appelle à visiter les orphelins et les veuves.
Michée 6 :8 nous exhorte à pratiquer la justice et à aimer la miséricorde.
L'Église est le bras étendu de Dieu dans ce monde.
Quand nous nourrissons l'affamé, quand nous défendons l'opprimé, quand nous
consolons l'affligé, nous démontrons que le Royaume de Dieu n'est pas qu'une
promesse future, c'est une réalité présente qui commence maintenant.
3. Être des intercesseurs persistants.
L'Église prie. Elle crie vers Dieu comme l'a fait
Habacuc : « Jusqu'à quand, Seigneur ? » Mais elle ne crie pas dans le vide.
Elle crie avec la conviction que Dieu écoute, que chaque prière monte comme un
encens devant Son trône, et que le moment viendra où Il dira : « C'est assez. »
Notre intercession participe au plan de Dieu. Elle
retient le jugement, elle invoque la miséricorde, elle ouvre des portes pour
l'Évangile. Ne cessons jamais de prier.
Mes frères et sœurs, le plan de Dieu ne s'arrête pas au
chaos présent. Il aboutit à une justice parfaite et à une restauration totale.
Oui,
La Justice Finale et la Restauration
Totale Promise par Dieu.
1. Un jugement où rien ne sera oublié.
Apocalypse 20 nous montre que les livres seront
ouverts. Chaque injustice sera jugée. Chaque larme versée sera comptée. Chaque
crime impuni sur terre sera exposé devant le tribunal de Dieu. Le dictateur qui
a échappé aux hommes ne pourra pas échapper à Dieu. Le riche qui a opprimé le
pauvre devra rendre compte. La justice sera parfaite, totale, définitive.
2. Une restauration où tout sera
renouvelé.
Apocalypse 21 :4 nous promet un monde où Dieu essuiera
toute larme, où la mort ne sera plus, où il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni
douleur. Ce n'est pas une simple consolation spirituelle, c'est une promesse
concrète : Dieu créera de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice
habitera.
La souffrance actuelle n'est pas le dernier mot. La
création gémit maintenant, mais elle enfantera bientôt la gloire. Tout ce qui a
été détruit sera restauré. Tout ce qui a été volé sera rendu. Et nous régnerons
avec Christ dans un monde où le mal n'existera plus.
3. Une démonstration éternelle de la
victoire de Dieu.
Le plan de Dieu ne vise pas simplement à réparer ce qui
a été cassé. Il vise à démontrer pour l'éternité que Sa voie est la seule qui
mène à la vie. Quand tout sera accompli, quand l'histoire sera close, l'univers
entier reconnaîtra que Dieu est juste, que Sa patience était sagesse, que Sa
miséricorde était puissance, et que Sa victoire était certaine depuis le
commencement.
Alors, pourquoi Dieu permet-Il encore la souffrance et
l'injustice dans le monde ?
D'un point de vue humain ? Nous ne
comprendrons jamais pleinement. Notre vision est limitée, notre compréhension
est partielle.
D'un point de vue divin ? Parce qu'Il œuvre
selon un plan parfait qui dépasse notre entendement. Parce qu'Il rachète, Il
patiente, Il prépare, et Il accomplira tout ce qu'Il a promis.
Peuple de Dieu, nous ne sommes pas appelés à expliquer
toute la souffrance. Nous sommes appelés à faire confiance au Dieu qui, dans Sa
souveraineté, transformera chaque mal en bien, chaque injustice en témoignage
de Sa justice, et chaque larme en joie éternelle.
Ne soupirez pas seulement après la fin de la
souffrance. Préparez-vous pour le jour où vous vous tiendrez devant le trône et
où vous comprendrez enfin. Ce jour-là, vous ne direz pas : « Pourquoi as-Tu
permis cela ? » Vous direz : « Maintenant je comprends. Tu avais raison. Tu as
toujours eu raison. »
En attendant, soyons Ses témoins. Soyons Ses agents de
justice. Soyons Ses intercesseurs. Car si le monde souffre encore, c'est aussi
pour que nous puissions être les porteurs de Son espérance.
Oh ! Qu'il en soit ainsi ! Amen et Amen.