Jésus-Christ : le seul Sauveur

...ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5:11-13



mardi 7 septembre 2010

.......La Communion Fraternelle.......

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La Communion Fraternelle
Romains 12 :9-17 & Romains 13 : 8-14

           Des différentes dénominations religieuses relevant du christianisme, nombreux sont les croyants baptisés, qui renouvellent, dans le recueillement et avec actions de grâce, la célébration de la sainte cène.
           
            En effet, autour de la table du Seigneur, il nous est souventes fois donné, l’heureuse occasion, de nous y rassembler pour un doux moment de communion avec Dieu, en la compagnie de nos frères dans la foi. C’est le temps, d’un mélange d’amour éprouvé et de sainte émotion ; un mélange de recueillement profond et de sainte adoration ; un mélange de gloire éternelle et d’espérance renouvelée.. Et là, de cœurs joyeux, nous chantons des cantiques vibrants, à fond de reconnaissance pour la mort expiatoire de notre Seigneur Jésus-Christ et sa résurrection glorieuse, qui étant que prémices dans le genre, est le gage de la nôtre. Lors de ces scènes émouvantes, au rituel chrétien, non seulement nous informons, à la société trépidante notre détachement de ses rouages infernaux ; mais également, nous témoignons à la face du monde, notre appartenance au Sauveur bien-aimé. C’est là, une action significative, annonciatrice de la mort et la résurrection de Jésus-Christ, pour la réconciliation et la communion de l’homme, d’avec son Dieu. Il y va de la grâce de Dieu que nous soyons encore et toujours, participants à la célébration de la sainte cène.

              Cependant vous nous pardonnerez le dérangement de votre ligne de pensée actuelle. Car nous savons, en vérité qu’en ce moment, dans le bassin spirituel ou vous êtes plongés ; dans la réflexion chrétienne ou vous vous êtes jetés, vous ne souhaiteriez, nullement y être déplacé et en être dérangé.

              Mais du calme, nous vous en supplions. Faites-nous seulement la grâce de nous accorder l’audience. Car c’est encore et toujours, de votre relation avec Dieu que nous voulons vous entretenir. Toutefois, tenez-vous bien, car cette fois-ci, ce n’est pas d’une relation extérieure et de pure forme, ce n’est aussi pas d’une relation camouflée par des apparences de piété, ce n’est non plus pour montrer aux hommes le niveau élevé de notre religiosité, mais plutôt, d’une relation telle que Dieu l’entend, telle qu’Il la définit et telle qu’Il l’enseigne, dans les pages sacrées de sa sainte parole.

               En effet, à toucher cette corde sensible, la vibration est sonore. Elle vous fait tendre les oreilles, et vous rende perplexes. A méditer sur de telles portions des saintes écritures, bien des visages, rapidement, changent d’expression. Elles vous jettent dans des champs de réflexion aux facettes multiples. Et vite, vous avez l’envie d’en entendre plus parler. Oui, frères et sœurs bien-aimés, c’est là le propre de l’évangile. C’est une épée à deux tranchants qui de sa pointe aiguisée pique le cancer rongeant l’a âme des hommes. C’est un instrument qui blesse la plaie, pour laisser au Seigneur de mieux la nettoyer, mieux la panser et mieux la guérir.

              Frères et sœurs bien-aimés, à la clinique de l’ame ou vous êtes ce matin, au laboratoire spirituel ou vous vous êtes présentés, pour beaucoup d’entre vous les analyses révèlent des virus destructeurs qui mettent en péril votre communion fraternelle. Car pour l’homme, votre frère, pour l’homme votre prochain ou votre voisin, vous avez de la répugnance, vous avez du dégout. Et vous êtes prêts à monter au créneau pour le dénoncer et l’acculer. Il n’y a pas de tribune que vous ne souhaiteriez gravir pour présenter ses forfaits, parler de sa méchanceté, démontrer son inconvenance et meme souhaiter sa déchéance. Et si à l’autel de justice, il vous a été donné de prendre place et prononcer le verdict, longtemps déjà, la mémoire de l’homme serait enfouie dans la grande corbeille de l’oubli.

              En effet, vous qui connaissez Jésus-Christ, ou du moins Le côtoyez chaque jour, n’est Il pas votre modèle ? N’est-Il pas l’homme de votre communion. Oh nous entendons combien parfaite vous dites, est la communion de votre cœur avec celui de Dieu ; combien intime est la relation de votre âme avec celle de Jésus-Christ, mais qu’en est il de la preuve. Sachez toutefois, que cette relation étroite de Dieu avec vous personnellement, elle a été étirée le plus longuement, que possibilité permettrait. Elle a été dilatée dans sa largeur, hauteur et profondeur, à l’orée meme de la fondation de ce monde. Et si l’amour a été manifesté à la croix au calvaire, ce n’est que pour s’étendre non seulement à votre voisin le plus proche que vous détestez à tort ou à raison, mais également à l’humanité tout entière, quoique ingrate envers Dieu, quoique sombrée dans le péché. La bible nous dit en Jean 3 :16 « Car Dieu a tant aimé le monde , qu’Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »

              Et bien-aimés en Jésus-Christ, à cette œuvre d’amour et de réconciliation, à ce mouvement de communion et de fraternité, Dieu a souscrit votre nom pour le bonheur d’une humanité régénérée. Chance énorme ; privilèges extraordinaires. Alors, rateriez-vous une occasion si belle de prouver votre appartenance au Sauveur bien-aimé ? . Manqueriez vous de mettre au solde de l’action les belles paroles de vos cantiques favoris exprimant, l’amour, la communion et la fraternité ? Et, serait-ce ici, hélas !, que vous nous feriez remarquer votre totale ressemblance à cet homme que tantôt vous aviez dénigré ? Oui serait-ce encore que vous nous laisseriez croire que personne n’est différent de personne, et qu’ainsi la place de chacun de nous est au pilori. La bible a raison de dire : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » Elle poursuit : « Le salaire du péché, c’est la mort. » Alors, à la descente de ces hauteurs, d’accusateurs et de juges, nous sommes conseillés, de plutôt prendre place auprès de Jésus-Christ, et nous enliser dans la grande chaîne de communion fraternelle.

               Mais comment cela, pourra t-il entrer dans le domaine des concrètes réalités ? A cette tracassante question, laissez nous vous dire ce matin que pour y travailler, arriver et s’en acquitter, la communion fraternelle nous invite à des embrassades véritablement sincères.

I.-LA COMMUNION FRATERNELLE NOUS INVITE
A DES EMBRASSADES VERITABLEMENT SINCERES

              De toutes les paroles prononcées par le Maître, celle qui résume en essence son message et qui devait être gravée dans nos mémoires, pratiquée dans notre vie, c’est cette portion de l’évangile rapportée par Marc ou il nous est dit « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ta force et de toute ta pensée. Tu aimeras ton prochain comme toi meme. »

              Mais, frères et sœurs bien-aimés par toutes les générations qui se sont succédées à la surface de la terre, l’application négative de cette loi suprême qui en est faite, témoigne, soit d’un dysfonctionnement du psychique de l’homme, soit de la possession de son esprit par le plus terrible des malins. Et, à de telles pratiques, qu’en est il résulté ? D’un coté ce sont les différents degrés de sociabilité qui ont travaillé et travaillent encore à l’éloignement des enfants d’un meme père. Ce sont les classes sociales qui catégorisent et dressent des barrières implacables entre les gens d’une meme nation. Ce sont les possibilités économiques qui posent des garde-fous, délimitent ou conditionnent certains rapports. C’est le niveau intellectuel qui crée ou facilite à certains, un petit coin dans le grand monde. De l’autre côté, les pensées les plus profondes de l’homme, ses démonstrations les grandes se traduisent par des actions ignominieuses, telles : le vol, le viol, la guerre, bref, la criminalité exercée sous ses facettes les plus exécrables. Ainsi de la montée de la négativité, en passant par l’incohérence et l’affolement, c’est l’aggravation des rapports liant les hommes entre eux.

              Peut être nous diriez vous, Dieu merci, puisque à notre lot, toutes ces choses indignes de la race humaine, ne s’y trouvent pas; et nous n’en sommes nullement concernés. La virginité de nos casiers judiciaires en servirait de témoignage. Et la gorge chaude et déployée chacun de nous peut chanter :

« Mon âme est attachée à Toi,
Et Tu fais ta demeure en moi,
Je sens ton cœur battre en mon cœur,
Et ta présence est mon bonheur. »

              Quelle relation, quelle intime communion ! Toutefois, qu’il nous soit permis de vous demander si vous croyiez que les fondements véritables d’une telle relation et d’une telle communion pourraient être posés dans un creux, à fonds de racisme et d’exclusion, à fonds de mépris et de dédain.

             En vérité nous savons que souventes fois des étincelles d’amour, comme des feux d’artifice, s’éparpillent dans vos cœurs. Mais ce cœur que vous croyez ou prétendez noble, il héberge à la fois, l’amour et la haine, la considération et le mépris, l’attirance et la répulsion.

             Au nom de Dieu, ce matin, en raison de toute la religiosité dont vous nous faites vivre, en vertu de toute la morale dont vous en êtes fières, défiez le racisme, brisez les barricades de haine, et dites bonjour à votre frère, embrassez-le, et parlez-lui d’amour. Et Jésus pourra dire : « A ceci, tous connaîtront que vous êtes mes disciples. »

               Mais ces embrassades doivent être dénuées de toute hypocrisie.

A.- EMBRASSADES DENUEES DE TOUTE HYPOCRISIE.

               L’hypocrisie, voilà le torrent qui sur son passage, emporte toutes les vertus de l’homme. Ipso facto, c ‘est la bonté qui fait place à la méchanceté, la douceur qui subit le coup de force de la colère, la longanimité qui souffre des tractations de la dureté.

                En effet, dans l’assemblée du Seigneur, ou par grâce, notre admission est acceptée, tous et chacun, en raison de la gratuité du salut obtenu, en raison du perfectionnement des dons accordés, nous partageons ensemble le repas du Seigneur, nous travaillons ensemble dans la vigne du Maître, nous chantons ensemble les louanges de notre Dieu, nous adressons ensemble des prières faites avec ferveur ; nous savourons ensemble les paroles de l’évangile ;Et quand elles nous rappellent les belles promesses de Dieu, ensemble nous éclatons en louange. Quand elles dévoilent nos actions inconsidérées ou nous redressent, par des paroles correctives, Ensemble nous versons des larmes amères comme signe d’un profond repentir.

              Mais à la sortie du temple, ô hélas, nous laissons à l’adversaire la possibilité d’enlever la semence spirituelle déposée en nos cœurs, pour les remplir de toutes sortes d’immondices et d’insanités ; nous lui donnons l'occasion de retirer la pièce toute neuve, ajustée par le Maître dans la machine de notre âme et qui la rendait vivante, pour n’y remettre que l’ancienne, toute destructrice qu’elle demeure. Et si ce ne sont pas des embrassades hypocrites qu’elle enfante; c’est le renouvellement des démarcations outrageantes, du regard dédaigneux ou des paroles déplacées.

              A ce moment précis peut être, dans un sursaut spirituel que personne ne peut et ne saurait apercevoir, vers le ciel, frère chrétien, vers le ciel, sœur bien-aimée, vous vous élancez pour ne laisser entendre qu’à Dieu seul ce cri de désespoir et de pitié : « Seigneur, je n’en peux plus. Et que dois-je faire ? » Il vous répondra : « Il est un repère fiable, une croix ou tourner les regards. Vas-y, mon fils, vas-y ma fille ; fixe l’homme qui y est attaché, ouvre ton cœur et reçois la force d’aimer. » Et dès lors vos embrassades seront empreintes, de fond en comble, par la réalité vivante de l’amour.

B.- DES EMBRASSADES EMPREINTES D’AMOUR REEL.

               De toutes les vertus, celle dont l’exercice rendrait la joie à l’ame déchirée ; celle dont l’énergie apporterait la lumière au champ des ténèbres ; celle dont le mouvement communiquerait la vie à l’inaction de l’être ; c’est cet instrument virtuel à la flamme sacrée qui réchauffe les cœurs le désirant ; c’est cet instrument de jonction qui, comme un raccord, rallie dans l’unité parfaite et la connexité universelle, les frères d’une meme planète ; c’est enfin cet instrument de Dieu, mis à la disposition de l’homme, pour le bonheur de l’humanité.

              Quoi d’autre que l’amour qui, par ses spécificités, pourrait répondre infailliblement à de telles finalités ? Ne fut-ce pas l’amour, qui fit descendre sur la terre, Jésus-Christ, le Fils de Dieu ? Ne fut-ce pas l’amour, le critère du don inestimable de notre Sauveur bien-aimé ? Ne fut-ce pas l’amour qui Le fit accepter d’être cloué à la croix pour le salut de quiconque Le reçoit ? Oui Jésus en croix, c’est la réponse de l’amour du Père à la grande détresse de l’homme perdu. Ses bras tendus, c’est la magnanimité avec laquelle Il embrasse le monde sur son cœur de berger. L’apparence du simple signe plus, c’est toute la positivité de cet acte inouï qui rapporte la joie débordante au cœur trop longtemps angoissé de l’homme pécheur.

                Frères Chrétiens, sœurs bien-aimées,

« Jésus est au milieu de nous,
Son regard s’abaisse sur nous,
Sa douce voix, l’entendez-vous ?
Oh, Je vous aime tous. »

              Au nom de cet homme qui est la personnification de l’amour, au nom de ce modèle divin que nous aimons et chérissons de tout notre cœur, livrons nous à de réelles embrassades dénuées de toute hypocrisie, mais empreintes d’un amour véritable. Tout cela c’est pour vous dire que la communion fraternelle nous invite à une attention purement chrétienne à l’égard de nos semblables.

II.-LA COMMUNION FRATERNELLE NOUS INVITE
A UNE ATTENTION PUREMENT CHRETIENNE.

Frères et sœurs bien-aimés,

              C’est dans le christianisme que la réalité de l’amour a une dimension spirituelle satisfaisante pour les besoins de l’homme. C’est dans le cadre de la chrétienté que la courbe de l’amour, a atteint le sommet, le maxima, et s’y installe pour toute l’éternité.

             Alors, en raison de notre position de disciples de Jésus-Christ, en raison des avantages de sa grâce salutaire, en raison de l’espérance d’une vie éternelle, ce n’est pas sur nos lauriers que nous devrions nous asseoir, ce n’est pas au confort de ce siècle que nous devrions nous installer, ce n’est pas au regard de notre propre personne que nous devrions nous enfermer, mais plutôt nous porter à parfumer notre environnement, par l’odeur de l’amour, à prôner autour de nous la paix que donne l’évangile de paix ; à jeter un regard favorable sur le sort de l’humanité tout entière et partant de nos frères dans la foi.

A.-ATTENTION PORTEE SUR LE SORT DE L’HUMANITE TOUT ENTIERE

              Il est temps, que sorti de l’ornière de l’égoïsme ou de la paresse, de l’hypocrisie ou de l’oisiveté nous prenions le temps d’analyser la situation chaotique du monde actuel; que nous prenions le temps de scruter à la loupe de l’évangile les causes de la dégradation progressive et ses conséquences tant sur le plan physique que sur le plan spirituel.

              L’humanité est en souffrance. Elle patauge dans une misère spirituelle. Pour avoir cru au relativisme et au matérialisme ; pour avoir préféré la divinisation de l’homme ; pour avoir abandonné la parole de Dieu ; pour avoir donné refus à Jésus-Christ de trouver place en son cœur, elle en subit maintenant les affreuses conséquences. Mais au fond des précipices, nombreux sont ceux qui lancent un S.O.S. Ils veulent rencontrer Jésus-Christ. Ils entendent s’abreuver à la source d’eau vive. Ils veulent entendre la bonne nouvelle, celle de la crèche à la croix. Alors, à cette multitude, confrontée aux problèmes de la vérité et de la justice, à cette foule bafouée par des parodies de liberté et de fraternité ; à ces êtres abattus sous les fardeaux du mal et du péché, la communion fraternelle ou du moins, la connexité universelle, nous oblige, au nom de l’amour de Dieu, à tourner les regards vers eux, ces naufragés de circonstance à l’ame repentante.

              Bien plus dans la foulée des êtres misérables, menant une vie difficile et bouleversante, se retrouve un grand nombre de nos frères dans la foi. Des frères qui ont eu la chance de rencontrer le Seigneur, sont passés par la conversion, ont part au salut en Jésus-Christ, et font parti du sacerdoce royal, d’un peuple acquis et d’une nation sainte. A eux, tous, le Seigneur nous demande de prêter une attention purement chrétienne.

B.- ATTENTION PORTEE SUR LE SORT DE NOS FRERES DANS LA FOI.

               En effet, ces frères avec qui nous partageons le repas à la table du Seigneur ; ces frères avec qui nous exaltons par des cantiques la gloire de notre Dieu ; ces frères avec qui, nous exprimons par des ferventes prières, nos besoins à Dieu, ils passent presque journellement, par des chemins ombragés, d’une vie tumultueuse. Et c’est la faim qui leur tenaille les entrailles. C’est le dénuement qui leur empêche certaines fréquentations. C’est l’ignorance qui leur interdit certaines conversations. Mais dans les tunnels de la vallée de l’ombre de la mort, ils n’en craignent aucun mal, car l’Eternel les tient dans sa main, sa main puissante et forte. Alors s’abreuvant de cette eau limpide qui coule du séjour de la gloire éternelle, ils sont joyeux dans l’espérance, patients dans l’affliction et persévérants dans la prière.

              Mais, imaginez un instant, la nouvelle image qu’ils présenteraient, si nous les avions traités comme Christ nous le demande ; imaginez un moment, le genre de vie qu’ils mèneraient, si nous leur avions prêté toute l’attention que l’évangile commande, Imaginez toutefois, la grande joie qu’ils éprouveraient si nous les avions aimés d’un amour sans mesure, un amour enfanté d’un cœur noble ; un cœur dépouillé de tout les complexes sociaux ; de toutes les querelles insipides et de toutes les approches hypocrites.

              A œuvrer de la sorte, quel édifice superbe aurions nous construit sur les fondations du christianisme.
Peut être nous diriez vous que bien des fois vous aviez tenté l’expérience, mais la faiblesse humaine vous a causé l’échec. Bien des fois, vous vous êtes engagé dans le chemin de la Lumière, mais les ténèbres ont arrêté vos pas. Et l’aventure toute folle qu’elle vous paraît, ne semble vous réserver aucun espoir. A ce stade de défaillance éprouvée, à ce carrefour de faiblesse démontrée, le Seigneur de nouveau fait appel à chacun de nous et redit dans une intimité parfaite : « mon enfant, J’ai besoin de toi. », comme le rapporte la sœur Charlotte Gilles :
J’ai besoin de toi, dit Jésus, pour devenir ta force.
J’ai besoin de ta pauvreté…pour devenir ta richesse.
J’ai besoin de tes ténèbres…pour devenir ta lumière.
J’ai besoin de ta mort quotidienne…pour devenir ta vie.
J’ai besoin de ta tristesse…pour devenir ta joie.
J’ai besoin de tes silences…pour devenir parole en toi.
J’ai besoin de ta solitude…pour devenir ton meilleur Ami.
J’ai besoin de ton cœur…pour devenir prière en toi.
J’ai besoin de tes mains…pour servir tes frères et tes sœurs.
J’ai besoin de tes pardons…pour proclamer ma Miséricorde.
J’ai besoin de ton vide…pour devenir ton tout.
J’ai besoin de ton oui…pour venir vivre en toi.
               Et, c’est aux réponses positives faites à ces demandes que le Seigneur fera disparaître les cloisons, pour faciliter des embrassades sincères, dénuées de toute hypocrisie, mais empreintes d’un amour réel. Oui c‘est à ces réponses positives, que le Seigneur fera lever toutes les barrières, pour faciliter une attention purement chrétienne, sur l’humanité tout entière et partant, sur le sort de nos frères dans la foi. Alors nous pourrons chanter :

« Béni soit le lien
Qui nous unit en Christ.
Le saint amour, l’amour divin
Que verse en nous l’Esprit. »

Au ciel, vers notre Dieu,
Avec joie et ferveur,
S’élèvent nos chants et nos vœux,
Parfum doux au Seigneur.

Nous mettons en commun
Nos fardeaux, nos labeurs ;
En Jésus nous ne sommes qu’un
Dans la joie et les pleurs.

Si nous devons bientôt
Quitter ces lieux bénis,
Nous nous retrouverons là-haut,
Pour toujours réunis.



             Puisses-Tu, ô notre Dieu, nous aider à vivre, comme ton Fils Jésus-Christ, dans l’amour et la communion fraternelle.

             Qu’il en soit ainsi.

Dormay Phalange
1ère Eglise Baptiste
Port-au-Prince, Haiti.
11 Octobre 1998.



..Des fidèles sur la cour de l'Eglise..


Ah! qu'il est beau de voir des frères
d'un même amour unis entre eux

Pour écouter     cliquez ici


Ah! qu'il est beau de voir des frères D'un même amour unis entre eux.
Esprit de Dieu, tu les éclaires, Tu les embrases de tes feux.
Leurs chants pieux et leurs prières Comme un encens montent aux cieux,
Leurs chants pieux et leurs prières Comme un encens montent aux cieux.
O Rédempteur, en ta présence, Dans ta sainte communion,
Ils savourent la jouissance D'une céleste affection.
Aussi leurs cœurs en assurance T'offrent leur adoration,
Aussi leurs cœurs en assurance T'offrent leur adoration.


Dans tous les lieux la même vie Anime tous tes rachetés,
Partout leur âme est réjouie De tes douces gratuités.
Oui, ton Eglise est enrichie De tes magnifiques bontés,
Oui, ton Eglise est enrichie De tes magnifiques bontés.


Répands sur nous, Dieu charitable! Ton Esprit de grâce et de paix,
Accueillis à la même table Et goûtant les mêmes bienfaits,
Qu'un amour saint et véritable Nous unisse en toi pour jamais,
Qu'un amour saint et véritable Nous unisse en toi pour jamais.

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....................détente 2009................




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Les enfants de l'EEBS détente 2009





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EEBS détente 2009

-
Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence,
gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus–Christ. Php 4:7

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dimanche 5 septembre 2010

Cliquez pour écouter le Service du 5 Septembre


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Lamentations de Jérémie
3:21-26

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Voici ce que je veux repasser en mon cœur,
Ce qui me donnera de l’espérance.

 Les bontés de l’Eternel ne sont pas épuisées,
Ses compassions ne sont pas à leur terme ;

 Elles se renouvellent chaque matin.
Oh ! que ta fidélité est grande !

 L’Eternel est mon partage, dit mon âme ;
C’est pourquoi je veux espérer en lui.

 L’Eternel a de la bonté pour qui espère en lui,
Pour l’âme qui le cherche.

 Il est bon d’attendre en silence
Le secours de l’Eternel.

Programme du dimanche

5 Septembre 2010

Prélude d’orgue :

1.-Entrée des officiants

2.- Introduction : Psaumes 117

3.-Chant d’ouverture : CEF # Oh Croyez que Dieu vous donne …….

4.- Prière d’invocation :

5.- Lecture alternative du Psaumes 103: suivie de la doxologie : « Gloire à Dieu »

6.- Deuxième lecture : Lamentations de Jérémie 3 : 21-26 Diacre Josué Georges


mercredi 1 septembre 2010


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De grandes foules faisaient route avec Jésus. Il se retourna, et leur dit:  Si quelqu'un vient à moi, et s'il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses soeurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suis pas, ne peut être mon disciple. Car, lequel de vous, s'il veut bâtir une tour, ne s'assied d'abord pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi la terminer, de peur qu'après avoir posé les fondements, il ne puisse l'achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler, en disant: Cet homme a commencé à bâtir, et il n'a pu achever? Ou quel roi, s'il va faire la guerre à un autre roi, ne s'assied d'abord pour examiner s'il peut, avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient l'attaquer avec vingt mille? S'il ne le peut, tandis que cet autre roi est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix. Ainsi donc, quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple.
  

mardi 31 août 2010

Paix vous soit

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I


Maître, entends tu la tempête

Et ses terribles accents?

Parle, Seigneur, et l'arrête;

Sauve, sauve tes enfants!

Mais aucun bruit ne l'éveille;

Il dort et nous périssons.

A nos cris prête l'oreille,

Sauve nous, nous t'en prions!

Il parle aux flots en démence:

Paix vous soit!

La mer, les vents font silence;

Paix vous soit ! Paix vous soit!

Il est notre délivrance;

Paix vous soit!




II


Maître, mon cœur qui chancelle

Traverse les grandes eaux,

Et l'orage, à ma nacelle,

Livre de rudes assauts.

Oh ! qui verra ma détresse?

D'où me viendra le secours?

A Toi, Seigneur, je m'adresse,

C'est à Toi que j'ai recours.

Il parle aux flots en démence:

Paix vous soit!

La mer, les vents font silence;

Paix vous soit ! Paix vous soit!

Il est notre délivrance;

Paix vous soit!


III


Maître, l'onde est apaisée,

Le doute a quitté mon cœur,

Et mon âme consolée

A retrouvé son Sauveur.

Oh! prends dans ta main ma vie,

Jusques au jour de ma mort!

En Toi seul je me confie;

Tu me conduiras au port.

Il parle aux flots en démence:

Paix vous soit!

La mer, les vents font silence;

Paix vous soit ! Paix vous soit!

Il est notre délivrance;

Paix vous soit!





lundi 30 août 2010

Ne crains rien Je t'aime


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Ne crains rien, je t'aime, Je suis avec toi!

Promesse suprême, Qui soutient ma foi.

La sombre vallée N'a plus de terreur,

L'âme consolée, Je marche avec mon Sauveur.

Non, jamais tout seul, Non, jamais tout seul

Jésus, mon Sauveur, me garde, Jamais ne me laisse seul.

Non, jamais tout seul, Non, jamais tout seul

Jésus, mon Sauveur, me garde, Je ne suis jamais tout seul.



II



L'aube matinière Ne luit qu'aux beaux jours,

Jésus, ma lumière, M'éclaire toujours.

Quand je perds de vue, L'astre radieux,

À travers la nue, Jésus me montre les cieux!

Non, jamais tout seul, Non, jamais tout seul

Jésus, mon Sauveur, me garde, Jamais ne me laisse seul.

Non, jamais tout seul, Non, jamais tout seul

Jésus, mon Sauveur, me garde, Je ne suis jamais tout seul.



III



Les dangers accourent, Subtils, inconnus:

De près ils m'entourent, Plus près est Jésus,

Qui, dans le voyage, Me redit : «C'est moi!

Ne crains rien: courage! Je suis toujours avec toi!»

Non, jamais tout seul, Non, jamais tout seul

Jésus, mon Sauveur, me garde, Jamais ne me laisse seul.

Non, jamais tout seul, Non, jamais tout seul

Jésus, mon Sauveur, me garde, Je ne suis jamais tout seul.
A Jésus je m'abandonne

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I

A Jésus je m'abandonne;

Ce qu'il me dit, je le crois,

Et je prends ce qu'Il me donne,

La couronne avec la croix.


Refrain


Compter sur lui d'heure en heure,

Tant que dure le combat;

Que l'on vive ou que l'on meure,

Compter sur lui, tout est là;

Que l'on vive ou que l'on meure,

Compter sur lui, tout est là.


II

Et si l'ennemi se montre,

Mon cœur n'en est point troublé;

Avec Christ à sa rencontre

Je puis aller sans trembler.


III.

Suis je en paix? Vers la lumière

Mon chant s'élève, attendri,

Pour se changer en prière

Si l'horizon s'assombrit.


IV

 
Qu'on m'approuve ou qu'on me blâme,

Et demain comme aujourd'hui,

Je ne veux, quoi qu'on réclame,

Jamais compter que sur Lui.


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Oh! croyez que Dieu vous donne

Tout ce qu'Il promet,

Un Sauveur qui vous pardonne,

Un Sauveur parfait,

Un Sauveur plein de puissance

Sur la terre et dans les cieux,

Un Sauveur dont la présence

Seule rend heureux.

II

Ce Sauveur vous fera vivre

Comme Il a vécu!

Vous pourrez partout Le suivre

Sans être vaincu.

Jusqu'au bout, dans la mêlée,

Son bras vous protégera,

Et dans la sombre vallée

Il vous conduira.

III

O Jésus, dis leur Toi même

Que Ta forte main

Fait passer celui qui t'aime

Par un sûr chemin,

Que Tu veux de toute chute

Préserver ton faible enfant,

Pour qu'il sorte de la lutte

Pur et triomphant.

IV

Oui, Seigneur, malgré l'orage,

Et malgré la nuit,

Nous voulons prendre courage

Forts de Ton appui,

Et joyeux, pleins d'assurance,

Nous avancer vers le ciel,

En saluant à l'avance

Le jour éternel.

mercredi 25 août 2010

La paix de Dieu

« Attache–toi donc à Dieu, et tu auras la paix ;
Tu jouiras ainsi du bonheur. » Job 22:21
.
I.- La paix de Dieu requiert la renaissance spirituelle,
A.- un grand besoin
B.- une grande opportunité
.
II.- La paix de Dieu est une bénédiction spirituelle,
A.- à rechercher
B.- à jouir
.
« Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence,
gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus–Christ. » Phil. 4 :7

samedi 14 août 2010

le bonheur et la grace







Le bonheur et la grâce,
M'accompagneront tous les jours de ma vie,
Et j'habiterai dans la maison de l'Eternel jusqu'à la fin de mes jours.
Psaumes 23 :6



Voilà bientôt six ans, depuis que dans la liturgie du service de sainte cène une note nouvelle et significative en fut apportée. Et c'est l'église entière, qui a pris l'heureuse initiative et la bonne habitude de répéter en chœur et dans une résonance particulière, les belles paroles de cet ajout, qui est l'écho d'un cantique de David.
Sous le charme de sa poésie, le psalmiste nous dresse un tableau ; celui d'un cadre enchanteur ou il fait bon de vivre. Il nous décrit une scène ; celle qui est la plus heureuse de toute la vie. Il nous décrit le bonheur ; celui du couple éternel dans l'intimité retrouvée. En effet, il expose en lumière, l'exercice de l'amour de Christ, pour le pécheur repentant ; la bonté du Berger tendant la main vers la brebis égarée pour la conduire à l'entrée d'une contrée verdoyante et reposante. Et là, le frémissement des bois sous la douce caresse du vent, le chant des oiseaux qui parcoure l'immensité des cieux, le ruissellement des eaux qui charme de sa musique, donnent à la brebis heureuse, l'occasion de se réjouir et d'exalter la bonté de son bienfaiteur. Alors la voilà, qui murmure un cantique, traduisant sa quiétude, de cœur et d'esprit.
En effet, conduit par le Maître, la richesse et le repos lui apportent le calme; la paix et la joie lui comblent de félicité; le bonheur et la grâce lui donnent le bien-être . Ah ! Quel moment doux et exaltant. Quelle compagnie extraordinaire et réconfortante. Mais aussi quelle grâce ! quel bonheur ! O, en vérité, Dieu seul sait, dans le vaste champs du temps qui s'enfuit dans l'éternité, combien de fois nos lèvres rediront ce beau passage de l'Ecriture qui nous envoûte le cœur et nous tranquillise l'esprit.
Cependant, de l'incohérence de la réalité de l'heure dans laquelle nous évoluons, d'avec celle toute paradisiaque que nous évoquons se crée un fossé dont le commun des mortels ébahis, s'interroge dans la stupéfaction.
Se demanderaient-ils peut être « Comment donc les chrétiens des pays sous-développés et particulièrement, ceux d'Haïti, fassent leurs, ces paroles de David. ? En ont-ils, en vérité, compris le sens, eux dont la faim tenaille les entrailles, en ont-ils percé la profondeur eux qui vautrent dans la saleté la plus repoussante. ? »
Et la persistance à clamer haut et fort ces paroles par des etres infortunés et misérables leur paraisse étonnante et incompréhensible.
A les entendre tombées des lèvres de ceux du nord de l'Amérique , ils comprendraient la vraisemblance, A les écouter récitées de ceux de l'Europe, ils établirait le rapprochement, puisqu' eux-mêmes vivent dans l'opulence la plus outrancière. Mais hélas, diraient-ils, quel envoûtement ! emporte les chrétiens du tiers monde. A Dieu ne plaise qu'ils perdent la tête. C'est Edmond Itty, qui nous dit que : « Beaucoup d'honnêtes lecteurs de la bible se demandent, comment il est possible, qu'il y ait un si grand abîme, entre les promesses pleines de vie et de bonheur, faites par la parole de Dieu, et les pratiques religieuses routinières, sans joie que l'on subit avec résignation…. »
Ah ! , frères et Sœurs bien-aimés, la vie du chrétien, de tous les temps, et aujourd'hui encore, elle est sérieusement mise en question. Peut être plusieurs d'entre vous diraient, comment et pourquoi, dans le domaine de la religion, parler de bonheur du chrétien, avec une hardiesse aussi prononcée ? Et d'autres mal affermis, acquiesçant à l'idée de Karl Marx, à savoir que « la religion est l'opium du peuple » diraient bien plus : « encore un bluff ». Les paroles de l'évangile et de ses disciples sont des contes à dormir debout.
Ce à quoi nous vous invitons ce matin, chers amis, c'est de vous dégager des entraves de la logique formelle, pour vous porter à l'observation sensible et l'expérimentation réelle de la vie en Jésus-Christ, les seules capables de vous lancer vers les cimes du bonheur éternel.
En effet, frères et sœurs bien-aimés, le bonheur, de tous et par tous, il est désirable. Il n'y a pas un homme sur la terre à ne pas en vouloir. C'est là une reconnaissance universelle. C'est là du moins, le témoignage de toute l'humanité. Et, quelle peine l'homme ne se donne t-il pas pour le trouver? Quelle stratégie ne se livre t-il pas pour se forger une vie à la dimension de ses espérances? A vouloir les atteindre, dans la bataille il se jette de tout son poids ; dans la lutte, il s'engage de toutes ses forces. Et si dans ses aventures il n'est retenu par aucune loi morale ; s'il n'a aucun respect de Dieu Lui meme qu'importe que d'autres périssent pourvu qu'il atteigne son but. Mais bien que dans ce domaine répugnant et pervers, sa persévérance en rien ne défaille, bien que son obstination le conduit sur une pente terrible et dangereuse, dont il s'en fout et poursuit la marche, malheureusement, il ne trouvera jamais le repos pour son corps, la paix pour son âme et le bonheur pour son être, s'il ne se dégage de ses engouements mondains et de ses appétits sensuels. A ne pas vouloir s'en défaire, triste et malheureux restera t-il, parce qu'insatisfait, insatisfait restera t-il parce qu'envieux,
et envieux restera t-il puisqu'il vit sans Dieu.
Peut être chers amis, à l'écho de la parole de Dieu, qui souventes fois vous chatouillent les oreilles, vous en etes sensibles. Peut être nous diriez vous que sur le chemin de la vie, longtemps vous marchez, et le bonheur que vous semblez avoir rencontré a été une image trompeuse et fallacieuse faite de joies illusoires. Peut être nous diriez vous que partout et en tout, le bonheur, vous l'avez cherché et recherché, mais les belles maisons construites ne vous l'ont pas procuré ; Les belles voitures achetées ne vous l'ont pas donné ; Les belles femmes gagnées ne vous l'ont pas apporté ; Et les grandes fortunes acquises ne vous l'ont pas procuré. Vous nous diriez peut être que vous etes maintenant et de surcroît effrayé par le grimaçant état de la pauvreté de votre âme. Et vous vous etes souventes fois demandé « de quoi et par quoi ; de qui et en qui le trouverais-je réellement car mon âme en a tant besoin »
Vous qui etes ici ce matin, et dont les appréhensions à la déclaration du psalmiste, rendent perplexes. Vous qui vivez trop longtemps sur une route déserte, dépressifs et angoissés. Vous, qui prenez l'envol à la conquête d'un bonheur irréel et introuvable. Vous qui faites le bilan d'une vie insatisfaite, à l'approche de l'ère 2000. Vous avez la chance d'être assis aux pieds du Seigneur à cette heure solennelle. Vous avez la chance et l'heureuse occasion d'entrer dans ce temple et d'y chercher à étancher la soif de votre âme. Alors, le Seigneur vous invite à la course au bonheur réel par Jésus-Christ et en Jésus-Christ.
Et Le voilà, pour vous dire que c'est de sa providence et de sa grâce que dérive le bonheur de celui qui sans réserve vers Lui tourne les regards.

I.- LE BONHEUR DU CHRETIEN DEPEND
DE LA PROVIDENCE DE DIEU.

Frères et sœurs bien-aimés,
En ces derniers jours de l'an de grâce 1999, tandis que vous vous lamentez des ronces et des épines qui sur le chemin de la vie vous blessent, attristent et chagrinent ; tandis que vous formez en montagne, le lot de souvenirs pénibles, de chutes angoissantes et de déceptions décourageantes, qui portent préjudice et déshonorent votre Dieu, donnez vous au moins le temps de vous rappeler des moment précieux ou vous bondissiez d'allégresse, éclatiez de joies sous l'influence du Saint-Esprit. A jeter un regard rétrospectif sur les tranches de votre vie, n'y retrouviez vous pas des moments agréables, des lauriers cueillis, des roses emportées, n'y retrouviez vous pas des fleurs embaumées dont le parfum et la beauté réjouissaient le cœur ?. Et maintenant, perdus dans les sentiers obscurcis du découragement vous faites fi de la providence de Dieu , vous oubliez le ciel, et vous vous perdez vous mêmes. Non, non, levez vous, prenez donc le temps de vous réveiller meme dans ces vieux jours sombres, car les phares sont encore allumées et apportent une lueur d'espoir. Alors, au lieu de tourner les regards sur les erreurs du passé, les fautes commises et les désenchantements enregistrés, regardez plutôt vers l'avenir avec la détermination de corriger ce qui le peuvent encore d'en tirer exemple de ce qu'il y a lieu et de travailler pour des lendemains meilleurs à la gloire de Dieu, au bonheur de vous mêmes et à la joie de votre église.
Vers l'avenir, marchons sans crainte
Et sans souci du lendemain,
Pas à pas, nos pieds dans l'empreinte
De ses pieds sur notre chemin.
Car encore et toujours, la providence divine, pour vous, elle s'exerce.

A.- L'EXERCICE PARTICULIERE DE LA PROVIDENCE DIVINE

La providence de Dieu est manifeste dans toute la création. Elle est manifeste dans la vie des peuples de toute la terre. Elle est manifeste de façon particulière, saisissante et étonnante dans la vie de chacun de ses enfants bien-aimés. Quel est le chrétien à ne pas avoir sa référence en Jésus-Christ. . Qui de nous n'a pas un jour été l'objet de son amour et de sa compassion. Qui de nous n'a pas connu la douceur de sa grâce et la tendresse de sa présence . Qui de nous n'a pas toujours été l'objet de ses bienfaits inestimable. . Quel bonheur de connaître Jésus-Christ. Quel bonheur de L'avoir pour Maître pour défenseur et pour Berger. Oui avec Lui, chacun de nous peut dire dans un élan de joie particulière: « le bonheur et la grâce m'accompagneront tous les jours de ma vie. » Nous pouvons tous allègrement proclamer : « Avec Lui, le bonheur et la grâce nous suivent tous les jours de notre vie. » Ah ! quel privilège quand on est du rang des rachetés de Jésus-Christ ; quel privilège quand on se donne à Lui de cœur, d'âme et d'esprit, quel privilège quand le ciel est pour soi un acquis, quel privilège quand on jouit de l'espoir d'une vie éternelle et bienheureuse. Et, à quelque titre que ce soit, à quelque niveau que ce soit, à quelque race, classe ou ethnie que l'on appartienne, l'enfant du Seigneur, le racheté de Jésus-Christ reste et demeure éternellement un heureux bénéficiaire ; Car il jouit de l'intimité paternelle. Il vit de l'amour de Dieu le Père . Il vit de la relation du Fils bien-aimé. Il vit dans la communion du Saint-Esprit de Dieu. Voilà pourquoi , dans les bas-fonds la misère ou nous traînons une galère , au fort des embûches ou nous frayons une tunelle, vous nous voyez chers amis, éclater en louange, et nos alléluias sonnent dans le ciel comme une trompette retentissante qui salue majestueusement Jésus-Christ notre Roi , Jésus-Christ notre Maître , Jésus-Christ notre Seigneur et Jésus-Christ notre notre Dieu. Toute notre joie, C'est Jésus- Christ. Toute notre paix, c'est Jésus-Christ. Toute notre vie, c'est Jésus-Christ. C'est avec conviction que chantons souvent :
« Jésus sé toute bagay pou mwen : La paix , la joie, la vie.
Sé Li Ki force mwen tou lè jour
Mwen ta tombé san Li.
Lè'm santi'm tris sé Li'm chèché,
Si L pa té la, sa mwen ta fè
Lè'm santim tris Li fè mwen gé, Li renmen'm. »
» Et l'auteur d'un autre cantique enchaîne en déclarant :
« Tout bonheur mwen nan Jésus-Kri
Kris pou mwen, Kris pou mwen »
Chers amis, frères bien aimés, nous comprenez-vous maintenant : « Oui, le bonheur et la grâce nous accompagnent tous les jours de notre vie. »
Toutefois nous ne sommes pas les seuls à jouir de la providence divine. Bien que notre appartenance nous fait connaître des joies particulières. Bien que notre relation nous assure une vie bienheureuse, L'Eternel notre Dieu exerce sa providence
à l'égard de tous les peuples de la terre.

B.- L'EXERCICE UNIVERSELLE DE LA PROVIDENCE DIVINE.

En effet, à jouir de son soleil qui éclaire et réchauffe ; A respirer de son oxygène qui maintient en vie ; A boire de son eau qui réhydrate le corps ; A manger de ses plantes qui renouvellent les cellules, L'homme en général jouit quotidiennement et abondamment de la bonté et de la bienveillance de Dieu. S'il nous faut de l'électricité pour l'éclairage de nos maisons, sil nous en faut pour le repassage de nos habits, s'il est nécessaire pour la cuisson de nos aliments ; Dieu nous donne son soleil pour lequel aucun bordereau ne nous est jamais présenté. Si partout l'eau nous est utile et indispensable, Si à l'hôpital la bonbonne d'oxygène, nous exige un débours considérable, Dieu les offre à toute l'humanité, et elles ne sont étiquetées d'aucun prix. Elles sont gratuite de toute éternité et pour toute l'éternité. Qu'en dites-vous frères bien-aimés, qu'en dites-vous sœurs chrétiennes, vous dont les plaintes montent a ses oreilles comme pour Le forcer à vous plaire, Qu'en dites vous frères vous qui vous tenez sur vos pieds , qui parcourez des kilomètres, qui sautez en hauteur, qui bondissez à n'en plus finir, et qui reprochez au Seigneur une petite grâce non encore obtenue.? S'Il voulait nous accuser autant que nous L'accusons, s'Il voulait nous juger autant que nous Le jugeons, s'Il voulait nous condamner autant que nous Le condamnons. Qu'adviendrait-il de nous.
A quelques jours de l'an 2000, nous devrions pouvoir dresser le bilan de notre vie. Nous devrions reconnaître qu'à la bonté de Dieu exercée, et de laquelle, nous sommes indignes, il n'en résulte de notre part que mépris et dédain. Quoique son amour, nous l'avons exploité et l'exploitons encore, quoique sa grâce, nous l'avons épuisée et l'épuisons encore ; sans que nous ayons la décence de Lui faire part de notre gratitude, Souvent nous nous plaignons, qui pis est, de ce que rien ne se joue en notre faveur et que nous sommes les plus malheureux de tous les etres de la terre. Qu'y a t-il au crédit de notre vie qui balance le débit ?
Qu'avez vous que vous n'ayez reçu ? D'éternels débiteurs, voilà donc, ce que nous sommes.
En effet c'est par la providence de Dieu que nous sommes ce que nous sommes. C'est grâce à l'exercice de sa bonté que nous vivons jour après jour. Car quel est notre mérite pour que nous respirions l'oxygène de Dieu ? Quel est notre mérite pour que nous jouissions de la vie, du mouvement et de l'être. En vérité, toute la connaissance que Dieu nous donne, toute l'intelligence qu'il nous accorde, toutes les possibilités intellectuelles, technologiques et scientifiques qu'Il nous permette, témoignent que Dieu nous a crées à son image à sa ressemblance, réaffirment qu'Il nous aime d'un amour inaltérable et insondable, confirment que Dieu nous élève à une dimension supérieure à celle de la bête de somme.
De sa providence exercée, nous voici traversant les siècles, capables de merveilles extraordinaires. Nous avons tout le long du 20 ème, inventé des matériels, les uns plus sophistiqués que les autres, qui révolutionnent le monde. A part des robots fabriqués et qui travaillent pour nous. A part des radars installés et qui surveillent pour nous. C'est dans le domaine de la communication que l'homme a gravi le sommet des expériences. Si d'un côté ce sont les automobiles et les métros qui nous facilitent un accès rapide d'un point du territoire à un autre ; Si de l'autre, ce sont les grands transporteurs de nos air-lines qui nous font passer en quelques heures de l'orient à l'occident . C'est bien plus la télévision qui de loin fait mouvoir nos frères sous nos yeux, c'est le téléphone qui d'un bout à l'autre du monde nous facilite la conversation avec nos partenaires. Et de nos jours, après la conquête de la lune, c'est toute l'orbite terrestre qui est ceinturée d'appareils formant l'info route pour le service d'internet. De nos jours la planète terre est devenue une grande cour ou d'une seconde à l'autre on passe d'une maison à l'autre. Nous nous en voudrions ce matin de passer sous silence, la maîtrise des ondes par Hertz, la réalisation du téléphone par Bell et la liste des inventeurs, spécialistes et autres, serait un peu trop longue.
Voilà donc , frères et sœurs bien-aimés ce que brièvement l'homme a reçu de Dieu. Qui en vérité n'en jouit pas. Qui pour les besoins de l'heure n'en profite pas. Mais a bien réfléchir qui les a suscité à l'homme. Qui leur a éveillé et donné la connaissance si ce n'est Celui de qui viennent toutes choses et par qui toutes choses trouvent les causes de leur existence.
Ah nous voudrions vous dire ce matin que tout le bonheur de l'humanité ne dépend et ne pouvait dépendre que de Dieu et de Dieu seul. Car à Lui la terre et tout ce qu'elle renferme, le monde et ceux qui l'habitent. Il est le Dieu des cieux et le Maître de l'univers.
En vérité, ce n'est pas que nous nous faisons du haut de cette chaire, l'avocat du grand Dieu pour vous porter à L'aimer et Le croire. Il n'en a pas besoin. Et d'un tel client aucun homme n'est digne. Mais souffrez qu'en tant que compagnons de route sur cette terre , en tant que confrères engagés dans le combat de la vie, nous soyons vos conseillers pour vous dire que c'est tout naturellement que vous devriez L'aimer , Le croire , Le servir en raison de sa providence et pour votre bonheur éternel
En vérité nous savons que, ce sont les souffrances du temps qui jette sa voile à nos yeux et nous empêche de voir claire et comprendre bien les réalisations de Dieu. Ce sont les soucis quotidiens qui voilent l'intelligence et nous empêchent d'apprécier les bienfaits reçus de Dieu. C'est le découragement qui de ses ailes de tristesse nous cachent dans le noir, nous blottit dans l'ombre et empêche à la lumière de la bonté divine de luire à nos yeux.
Hommes chrétiens, femmes chrétiennes, jeunes de l'église de Jésus-Christ, fort des bienfaits reçus de Dieu, il est temps que tous ensemble nous séchions nos larmes, car Lui les séchera définitivement dans le séjour de la gloire éternelle. Il est temps que nous prenions courage, car Lui Il augmentera notre force pendant la marche. Il est temps que nous avancions sur le chemin de l'espérance, car Lui meme est notre espoir. C'est de la création de l'univers jusqu'au temps de notre entrée dans le séjour de la gloire éternelle, que le plan de notre vie a déjà été tracé. Pour nous, tout a été décidé au grand conseil divin. Car le bonheur céleste du chrétien dépend de la grâce de Dieu.

II.- LE BONHEUR CELESTE DU CHRETIEN
DEPEND DE LA GRACE DE DIEU.
Frères et sœurs bien-aimés,
C'est par la grâce que nous sommes sauvés. C'est par la grâce que nous sommes ce que nous sommes. C'est par la grâce que le ciel nous est ouvert. C'est par la grâce que nous vivrons dans la félicité. C'est par la grâce que nous jouirons du bonheur éternel. Et de l'abondance de la grâce, le chrétien accumule, grâce sur grâce.

A.- UNE GRACE ABONDANTE.

A parler de grâce abondante, il y en a véritablement d'inexplicable et d'incompréhensible. A ce carrefour examinons le bien. Qui l'aurait dit et qui l'aurait cru, que Dieu quitterait son ciel pour le salut de vous et le salut de moi. Qui l'aurait dit et qui l'aurait cru que Dieu recouvrirait sa divinité de la misérable chair humaine. Qui l'aurait dit et qui l'aurait cru qu'Il accepterait de naître à Bethléem, dans ce caravansérail ou Il n'a qu'une crèche pour berceau et des bergers pour témoins. Mais bien plus quelle importance avons nous à ses yeux, pour qu'Il renonce aux honneurs que les anges Lui doivent, la louange qu'ils Lui donnent, la gloire dont ils L'honorent , pour descendre jusqu'à naître dans une étable misérable, coucher sur la paille sèche, marcher à travers les routes poussiéreuses de toute la Palestine et Se mêler à cette humanité déchirée et pervertie . Tout cela Dieu l'a décidé , programmé et accompli, pour sauver le pécheur repentant, proclamer aux captifs la délivrance et ouvrir au monde la voie de la vie meilleure, de l'éternité bienheureuse .
Le voilà qui bientôt devait gravir le calvaire et mourir sur la croix.
Qui pourrait imaginer que la décision du conseil divin à l'égard de l'humanité serait celle-ci. Aviez vous compris, frères bien-aimés, avez vous compris sœurs chrétiennes, nos sens suffisent-ils pour saisir la portée d'un tel acte. Voilà en vérité jusqu'ou les bontés de Dieu trouvent place pour s'exprimer. Voilà comment Dieu trouve les moyens de prouver son amour. Ah ! que les desseins de Dieu sont insondables et ses voies impénétrables. Qu'y a t-il, que Dieu ne consente pour le bonheur de l'homme. Quel amour ! quel grand amour.
A quelques jours de l'année veille du nouveau millénaire, c'est en vérité le temps des bilans . Mais au décompte de la providence de Dieu et de sa grâce quel logiciel permettrait aux ordinateurs d'en faire les calculs. Au bilan de ses œuvres, quel est l'homme qui s'hasarderait pour en dénombrer la quantité ? Qu'elle est l'unité de mesure qu'il faudrait pour en connaître les limites, puisque sa grâce, elle est débordante.
B.- UNE GRACE DEBORDANTE.

Si la coupe du chrétien dès ici bas déborde de joie, qu'en sera-ce chrétiens bien-aimés quand nous serons dans le séjour de la gloire éternelle. Qu'en sera ce quand les portes du ciel s'ouvriront sous nos pas. Ce sera l'écho éternel de la grâce merveilleuse, la grâce qui déborde. Le bonheur et la grâce nous suivront jusque dans les cieux, les cieux éternels avec ses rues pavées d'or, ses guirlandes de fleur, ses colonnes majestueuses ou les palmes des élus décorent le palais éternel illuminé par la brillance de la face de Jésus-Christ.
O ! Aurions nous par ces propos, ravis les cieux des cieux , avant que le Seigneur ne le veuille, C'est en vérité la grâce qui nous fait jouir de ce bonheur éternel.
Frères et sœurs bien-aimés,
Nous voulons vous dire en ce dernier dimanche de l'année : Levez vous, faites éclater vos voix, car le Dieu qui nous aime et qui nous fait vivre d'une espérance joyeuse, Il est au ciel, Il règne encore, et Il est au commande de toute la terre et de tous les éléments de l'univers. Heureusement, Il est notre Maître, notre Seigneur, notre Roi et notre Dieu . Pourvu que nous L'ayons qu'importe le ciel et la terre.
Rappelez vous que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire a venir. Quoique nous réserve l'année nouvelle Jésus est là , pa gen pwoblem. Quoique que nous apporte l'an 2000, Jésus est là, pa gen pwoblem. Quoiqu'on dise et quoi qu'on fasse, Jésus est là pa gen pwoblem. Il est le repère de notre vie ,
Il est la source de notre joie. Il est la raison de notre bonheur.
Bien aimés en Jésus-Christ, Frères dans la foi, Sœurs chrétiennes et combattantes, Jeunesse pour Christ, Compagnons d'œuvres dans le champs du Seigneur, Amis de l'Eglise de Dieu,
Avant meme que les derniers jours de l'année se défilent sous vos yeux et les nôtres , avant meme que les heures de cette journée ne s'anéantissent dans la tranche du passé, et nous laissent vieillir, le Seigneur nous invite tous à nous dégager de toutes les folles pensées de ce monde, s'accrochant seule à la logique humaine, pour nous élever jusqu'aux sublimes hauteurs de la sagesse et jouir de la providence et de la grâce divines d'ou dépend le bonheur terrestre et céleste du chrétien bien-aimé. Alors, que chacun de nous dise d'une conviction ferme et solide:
« Oui le bonheur et la grâce m'accompagneront tous les jours de ma vie et j'habiterai dans la maison de l'Eternel jusqu'à la fin de mes jours. »

Bonne et Heureuse année 2000
Bon courage, paix et prospérité
Et que Dieu vous garde, vous soutienne et vous dirige.
Qu'il en soit ainsi.
AMEN


Dormay Phalange
26 décembre 99
Première Eglise Baptiste
P-au-P, Haïti