« Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous
les hommes, a été manifestée.
Elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux
convoitises mondaines,
Et à vivre dans le siècle présent selon la
sagesse, la justice et la piété,
En attendant la bienheureuse espérance, et la
manifestation de la gloire du grand Dieu
Et de notre Sauveur Jésus-Christ, qui S'est donné
Lui-même pour nous, afin de nous racheter
De toute iniquité, et de Se faire un peuple qui Lui
appartienne,
Purifié par Lui et zélé pour les bonnes œuvres. »
Tite 2 :11-14.
Le Chrétien Équilibré.
La Grâce et l'Obéissance : L'Équilibre Biblique du Chrétien.
Bien-aimés en
Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi :
Avez-vous déjà
entendu quelqu'un dire : « Puisque nous sommes sauvés par grâce, peu importe
comment nous vivons » ? Ou peut-être : « Dieu nous aime inconditionnellement,
donc il accepte nos péchés » ? Ces affirmations séduisantes représentent l'une
des déformations les plus dangereuses de l'Évangile.
D'un autre
côté, certains vivent écrasés sous le poids d'un légalisme étouffant, essayant
désespérément de gagner l'amour de Dieu par leurs efforts, terrifiés à l'idée
qu'une seule erreur pourrait les disqualifier du salut.
La question
que nous explorons aujourd'hui est cruciale : La grâce de Dieu annule-t-elle
l'exigence de l'obéissance et de la repentance dans la vie chrétienne ? La
réponse biblique est à la fois simple et profonde : Non, la grâce ne supprime
pas l'obéissance. Elle la rend possible et désirable.
Nous
découvrirons ensemble trois vérités essentielles qui maintiennent l'équilibre
biblique entre grâce et vérité :
Premièrement : La grâce
comme fondement du salut, non comme licence pour le péché.
Deuxièmement : L'obéissance
comme fruit naturel d'un cœur régénéré.
Troisièmement : La repentance
continue comme chemin de transformation et de sanctification.
Ces trois
vérités forment un tout indissociable. Ensemble, elles nous montrent comment
vivre une vie chrétienne authentique – ni légaliste ni libertine, mais
véritablement transformée par la grâce de Dieu.
LA GRÂCE COMME
FONDEMENT DU SALUT,
NON COMME
LICENCE POUR LE PÉCHÉ.
Par ailleurs,
La grâce gratuite : le cœur de l'Évangile.
Commençons par
établir cette vérité fondamentale : nous sommes sauvés uniquement par la grâce
de Dieu, par le moyen de la foi, sans aucune contribution de nos œuvres. Cette
vérité est le roc sur lequel repose tout l'édifice de notre foi.
Éphésiens 2 :8-9
le déclare sans ambiguïté : « C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le
moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est
point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. »
Remarquez la
clarté absolue de ce passage. Le salut n'est pas un salaire que nous méritons,
mais un don que nous recevons. Nous ne pouvons pas gagner notre place au ciel
par nos bonnes actions, notre moralité ou notre religiosité. Romains 3 :23-24
nous rappelle cette réalité humiliante mais libératrice : « Tous ont péché et
sont privés de la gloire de Dieu ; et ils sont gratuitement justifiés par sa
grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. »
Cette grâce
est totalement imméritée. Nous ne l'avons pas cherchée quand Dieu nous l'a
offerte. Romains 5 :8 nous révèle : « Mais Dieu prouve son amour envers nous,
en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.
» Nous étions Ses ennemis, et Il nous a aimés. Nous étions morts dans nos
péchés, et Il nous a fait vivre.
Parlons de,
La grâce mal comprise : le danger du libertinage.
Mais cette
grâce merveilleuse a toujours été vulnérable à une distorsion mortelle : le
libertinage spirituel. Dès l'époque apostolique, certains ont transformé la
grâce de Dieu en permission de pécher.
L'apôtre Paul
anticipe cette objection dans Romains 6 :1-2 : « Que dirons-nous donc ?
Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous
qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? »
Écoutez
l'indignation de Paul : « Loin de là ! » En grec, c'est mē genoito,
l'expression la plus forte de rejet possible. Paul est choqué qu'on puisse même
envisager une telle chose. Utiliser la grâce comme excuse pour continuer dans
le péché n'est pas simplement une erreur théologique – c'est une perversion
grotesque de l'Évangile.
Jude 4 avertit
contre ceux « qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution ». Ces
personnes prennent le don le plus précieux de Dieu et le transforment en
justification pour l'immoralité. C'est comme prendre un médicament salvateur et
le transformer en poison.
En effet,
La vraie grâce transforme, elle ne tolère pas le péché.
La véritable
grâce de Dieu n'est jamais passive face au péché. Elle ne se contente pas de
nous pardonner – elle nous change. Notre texte de Tite 2 :11-12 l'exprime
magnifiquement : « La grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a
été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises
mondaines. »
Remarquez ce
verbe : la grâce « enseigne ». Le mot grec paideuō signifie éduquer,
discipliner, former. La grâce n'est pas une permission, c'est une école. Elle
ne nous laisse pas dans notre état de péché ; elle nous enseigne à vivre
différemment.
Quelle est
cette leçon ? « Renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et vivre
dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété. » La grâce
nous apprend deux choses : ce qu'il faut abandonner (l'impiété et les désirs
charnels) et ce qu'il faut embrasser (la sagesse, la justice et la piété).
1 Pierre 2 :24
révèle le but même de la mort de Christ : « Lui qui a porté lui-même nos péchés
en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la
justice. » Christ n'est pas mort simplement pour nous pardonner tout en nous
laissant esclaves du péché. Il est mort pour nous libérer du péché afin que
nous puissions vivre pour la justice.
Comment savoir si vous comprenez correctement la grâce ? testez votre compréhension de la grâce.
Posez-vous ces
questions :
1. La pensée
de la grâce de Dieu vous incite-t-elle à pécher ou à fuir le péché ? Si vous pensez : « Dieu me pardonnera de toute façon, donc je peux faire
ce que je veux », vous avez mal compris la grâce. La vraie grâce nous donne
envie de plaire à Celui qui nous a tant aimés.
2. Votre
doctrine de la grâce produit-elle la gratitude ou la présomption ? Romains 2 :4 nous rappelle : « La bonté de Dieu te pousse à la repentance.
» Si la grâce ne produit pas en vous un cœur reconnaissant qui désire changer,
quelque chose ne va pas.
3.
Utilisez-vous la grâce comme excuse ou comme motivation ? La grâce n'est jamais une excuse pour le péché, mais toujours une
motivation pour la sainteté.
Bien-aimés, la
grâce de Dieu est le fondement inébranlable de notre salut, mais elle n'est
jamais une permission de pécher. Elle est la puissance transformatrice qui nous
libère du péché. Cela nous conduit naturellement à notre deuxième point.
L'OBÉISSANCE
COMME FRUIT NATUREL D'UN CŒUR RÉGÉNÉRÉ.
Car,
La nouvelle
naissance produit une nouvelle nature.
Quand Dieu
nous sauve, Il ne se contente pas de changer notre statut légal devant Lui – Il
change notre nature même. 2 Corinthiens 5 :17 proclame : « Si quelqu'un est en
Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ;
voici, toutes choses sont devenues nouvelles. »
Cette nouvelle
naissance dont parle Jésus dans Jean 3 :3-7 n'est pas une simple réformation
morale. C'est une régénération spirituelle radicale. Ézéchiel 36 :26-27
prophétise cette œuvre de Dieu : « Je vous donnerai un cœur nouveau, et je
mettrai en vous un esprit nouveau ; j'ôterai de votre corps le cœur de pierre,
et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai mon esprit en vous, et je
ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et
pratiquiez mes lois. »
Comprenez-vous
ce qui se passe ici ? Dieu ne se contente pas de nous commander d'obéir – Il
change notre cœur de sorte que nous voulons obéir. Il met Son Esprit en
nous, et cet Esprit nous pousse vers la sainteté.
Parlons de,
L'obéissance : preuve de l'amour et de la foi authentiques.
Jésus établit
un lien indissociable entre l'amour et l'obéissance. Dans Jean 14 :15, Il
déclare : « Si vous m'aimez, gardez mes commandements. » Puis au verset 21 : «
Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime. »
Ce n'est pas
une option. L'obéissance n'est pas un ajout facultatif à notre foi – c'est la
démonstration visible de notre amour pour Christ. 1 Jean 2 :3-4 est encore plus
direct : « Si nous gardons ses commandements, par là nous savons que nous
l'avons connu. Celui qui dit : Je l'ai connu, et qui ne garde pas ses
commandements, est un menteur, et la vérité n'est point en lui. »
Ces paroles
sont sévères, mais nécessaires. Vous ne pouvez pas dire que vous connaissez
Christ tout en ignorant délibérément Ses commandements. Ce serait comme dire :
« J'aime mon épouse » tout en la trahissant constamment. Les mots sans les
actes sont creux.
Jacques 2 :17
applique le même principe à la foi : « Il en est ainsi de la foi : si elle n'a
pas les œuvres, elle est morte en elle-même. » Une foi qui ne produit aucune
obéissance, aucun changement de vie, est une foi morte – une foi qui ne sauve
pas.
En effet,
L'obéissance vient de l'intérieur, non de la contrainte extérieure.
Il y a une
différence cruciale entre l'obéissance légaliste et l'obéissance évangélique.
Le légaliste obéit par peur du châtiment ou dans l'espoir de gagner l'amour de
Dieu. Le chrétien régénéré obéit par amour, par gratitude, et parce que sa
nouvelle nature le pousse dans cette direction.
Romains 6 :17-18
décrit cette transformation : « Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que,
après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de
doctrine dans laquelle vous avez été instruits. Ayant été affranchis du péché,
vous êtes devenus esclaves de la justice. »
« Vous avez
obéi de cœur » – voilà la clé. Ce n'est pas une obéissance forcée, mais une
obéissance volontaire qui jaillit d'un cœur transformé.
Philippiens 2
:13 révèle la source de cette obéissance : « C'est Dieu qui produit en vous le
vouloir et le faire, selon son bon plaisir. » Dieu travaille en nous pour créer
à la fois le désir d'obéir (le vouloir) et la capacité d'obéir (le faire).
L'obéissance chrétienne est donc synergique : Dieu travaille en nous, et nous
travaillons avec Lui.
Par ailleurs,
L'obéissance imparfaite est toujours obéissance.
Soyons clairs
: notre obéissance ne sera jamais parfaite dans cette vie. 1 Jean 1 :8 nous
rappelle : « Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons
nous-mêmes, et la vérité n'est point en nous. »
Mais
l'obéissance imparfaite n'est pas la désobéissance. Il y a une différence entre
trébucher sur le chemin de la sainteté et choisir délibérément de marcher dans
la direction opposée. Le chrétien authentique lutte contre le péché, tombe
parfois, mais se relève et continue d'avancer.
Proverbes 24 :16
nous encourage : « Car sept fois le juste tombe, et il se relève, mais les
méchants sont précipités dans le malheur. » Ce n'est pas la perfection qui
distingue le juste, mais la persévérance. Le juste se relève après chaque
chute.
Maintenant Posez-vous
ces questions difficiles mais nécessaires :
1. Y a-t-il
une direction générale de croissance dans votre vie ? Vous n'êtes peut-être pas parfait, mais êtes-vous plus saint qu'il y a un
an ? Cinq ans ?
2. Comment
réagissez-vous au péché dans votre vie ? Le
justifiez-vous, ou le combattez-vous ? Votre cœur est-il attristé quand vous
péchez ?
3. Aimez-vous
les commandements de Dieu ou les ressentez-vous comme un fardeau ? Psaume 119 :97 dit : « Combien j'aime ta loi ! Elle est tout le jour
l'objet de ma méditation. »
4. Y a-t-il
des domaines de désobéissance délibérée que vous refusez d'abandonner ? Si oui, cela devrait vous inquiéter sérieusement concernant l'authenticité
de votre foi.
L'obéissance
est le fruit naturel d'un cœur régénéré. Si vous êtes vraiment né de nouveau,
votre vie le montrera. Mais ce processus de transformation est progressif, ce
qui nous amène à notre troisième point.
LA REPENTANCE
CONTINUE COMME CHEMIN DE TRANSFORMATION
ET DE
SANCTIFICATION.
En effet,
La repentance
: plus qu'un événement initial.
Beaucoup
pensent que la repentance est quelque chose que nous faisons une seule fois, au
moment de notre conversion. Mais la Bible présente la repentance comme un style
de vie, une posture constante du cœur chrétien.
Quand Jésus a
commencé Son ministère, quel était Son premier message ? Marc 1 :15 nous dit :
« Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et
croyez à la bonne nouvelle. » La repentance est la porte d'entrée dans le
royaume.
Mais elle est
aussi le chemin que nous continuons à marcher. Apocalypse 2 et 3 montrent Jésus
s'adressant à sept églises, et à cinq d'entre elles, Il dit : « Repens-toi. »
Ces personnes étaient déjà chrétiennes, membres d'églises, mais Jésus les
appelle à la repentance.
Evaluons,
La nature de la vraie repentance.
Le mot grec
pour repentance est metanoia, qui signifie littéralement « changement
d'esprit » ou « changement de direction mentale ». Ce n'est pas simplement du
remords ou de la tristesse – c'est un changement radical de perspective et de
comportement.
2 Corinthiens 7
:10 distingue deux types de tristesse : « La tristesse selon Dieu produit une
repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du
monde produit la mort. »
La tristesse
selon Dieu nous pousse à changer. Elle dit : « J'ai péché contre Dieu, et je
veux changer. » La tristesse du monde dit seulement : « Je regrette les
conséquences de mon péché. » L'une mène à la transformation, l'autre mène à la
mort spirituelle.
La vraie
repentance implique trois éléments :
1. La reconnaissance du péché – admettre honnêtement que nous avons mal agi.
2. La contrition du cœur – être véritablement attristé par notre offense contre Dieu.
3. Le changement de direction – nous détourner du péché et nous tourner vers Dieu.
Considérons,
La repentance quotidienne : le chemin de la sanctification.
Martin Luther
a commencé ses 95 thèses par ces mots puissants : « Notre Seigneur et Maître
Jésus-Christ, en disant 'Repentez-vous', a voulu que la vie entière des fidèles
soit une repentance. »
La vie entière
! Pas un moment, pas une saison, mais toute notre vie. Pourquoi ? Parce que
nous continuons à découvrir des zones de notre vie qui ne sont pas encore
soumises à Christ. Parce que nous continuons à tomber dans le péché. Parce que
le Saint-Esprit continue à nous convaincre et à nous transformer.
1 Jean 1 :9
nous donne cette promesse précieuse : « Si nous confessons nos péchés, il est
fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute
iniquité. » Ce verset est écrit au présent continu en grec, impliquant une
action répétée. Quand nous confessons continuellement nos péchés, Dieu continue
fidèlement à nous pardonner et à nous purifier.
C'est le
processus de sanctification – devenir progressivement plus saint, plus
semblable à Christ. Romains 8 :29 révèle le but ultime de Dieu : nous rendre «
conformes à l'image de son Fils ». Cette transformation ne se fait pas
instantanément, mais progressivement, à travers une repentance continue.
En effet,
La repentance n'affaiblit pas notre assurance, elle la renforce.
Certains
craignent que l'insistance sur la repentance continue ne sape notre assurance
du salut. En réalité, c'est le contraire qui est vrai. La capacité et le désir
de nous repentir sont eux-mêmes des preuves que nous sommes enfants de Dieu.
Hébreux 12 :6-8
nous enseigne : « Car le Seigneur châtie celui qu'il aime, et il frappe de la
verge tous ceux qu'il reconnaît pour ses fils. [...] Mais si vous êtes exempts
du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et
non des fils. »
Quand Dieu
vous convainc de péché et vous pousse à vous repentir, c'est une preuve de Son
amour paternel. Il discipline Ses enfants pour leur bien. Si vous pouviez
pécher sans aucune conviction du Saint-Esprit, sans aucun désir de vous
repentir, ce serait le signe d'un problème grave.
La repentance
authentique, loin d'affaiblir notre assurance, la confirme. Elle démontre que
l'Esprit de Dieu habite en nous, nous convainquant, nous transformant, nous
façonnant à l'image de Christ.
Comment faire de la repentance un mode de vie plutôt qu'un événement isolé
?
1. Pratiquez
l'examen quotidien de conscience. Avant de vous
coucher, passez en revue votre journée devant Dieu. Demandez au Saint-Esprit de
vous montrer où vous avez péché en pensée, en parole, en action ou par
omission.
2. Confessez
vos péchés spécifiquement, pas génériquement. Au lieu de
dire « Pardonne-moi pour tous mes péchés », nommez-les : « Seigneur, j'ai menti
à mon collègue aujourd'hui. J'ai convoité. J'ai été impatient avec mes enfants.
»
3. Ne vous
contentez pas de demander pardon – demandez transformation. Priez : « Seigneur, non seulement pardonne mon impatience, mais change mon
cœur. Donne-moi Ta patience. »
4. Mettez en
place des mesures concrètes de changement. Si vous
luttez avec un péché particulier, que faites-vous pour le combattre ?
Fuyez-vous les tentations ? Cherchez-vous de l'aide ? Priez-vous ?
5. Acceptez le
pardon de Dieu et refusez la culpabilité persistante. Satan aime nous accuser et nous maintenir dans la honte. Mais Romains 8 :1
proclame : « Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en
Jésus-Christ. » Quand vous vous repentez, croyez que vous êtes pardonné.
Bien-aimés,
nous avons exploré aujourd'hui l'équilibre merveilleux et nécessaire entre la
grâce et l'obéissance. Résumons ces vérités essentielles :
1. La grâce de Dieu est le fondement absolu de
notre salut. Nous ne pouvons rien faire pour le mériter.
C'est un don gratuit, acquis par le sang précieux de Jésus-Christ. Mais cette
grâce n'est jamais une permission de pécher – elle est la puissance
transformatrice qui nous libère du péché.
2. L'obéissance
est le fruit naturel d'un cœur régénéré. Si vous êtes
vraiment né de nouveau, votre vie le montrera. Non par une perfection
immédiate, mais par une direction claire et une croissance progressive. Vous
aimerez Christ, et cet amour se manifestera par l'obéissance à Ses
commandements.
3. La
repentance continue, est le chemin de notre transformation. Nous ne nous repentons pas une seule fois, mais nous vivons dans une
posture de repentance, reconnaissant constamment notre besoin de la grâce de
Dieu et nous tournant continuellement vers Lui.
Ces trois
vérités ne se contredisent pas – elles se complètent et s'enrichissent
mutuellement. Ensemble, elles nous gardent de deux fossés dangereux : le
légalisme d'un côté, le libertinage de l'autre.
Le légaliste
dit : « Je dois obéir parfaitement pour être accepté par Dieu. » Le libertin
dit : « Dieu m'accepte, donc mon obéissance n'a pas d'importance. » Mais
l'Évangile dit : « Dieu m'a accepté par grâce, et cette grâce me transforme
pour que je désire obéir. »
Voilà donc Trois
engagements pour cette semaine :
1. Méditez sur
la grâce qui vous a sauvé. Passez du temps à contempler
l'amour immérité de Dieu manifesté à la croix. Laissez cette grâce produire en
vous la gratitude et le désir de vivre pour Celui qui est mort pour vous.
2. Identifiez
un domaine spécifique d'obéissance nécessaire. Le Saint-Esprit vous convainc-Il d'un péché particulier ? D'une habitude à
abandonner ? D'une relation à restaurer ? D'un acte d'obéissance à accomplir ?
Agissez cette semaine.
3. Pratiquez
la repentance quotidienne. Chaque soir, examinez votre
journée devant Dieu. Confessez vos péchés spécifiquement, recevez Son pardon,
et demandez-Lui de vous transformer.
La question
finale ce matin est celle-ci : Vivez-vous dans la grâce transformatrice de
Dieu, ou avez-vous déformé cette grâce soit en licence pour le péché, soit en
fardeau légaliste ?
Si vous n'avez
jamais vraiment mis votre foi en Jésus-Christ, aujourd'hui est le jour du
salut. Reconnaissez que vous êtes pécheur, que vous ne pouvez pas vous sauver
vous-même. Croyez que Jésus est mort pour vos péchés et ressuscité pour votre
justification. Confiez-Lui votre vie entièrement. Romains 10 :13 promet : «
Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. »
Et pour vous
qui êtes déjà enfants de Dieu, que ces vérités vous encouragent et vous
fortifient ! Ne craignez pas la discipline de Dieu – c'est une preuve de Son
amour. Ne résistez pas à la conviction du Saint-Esprit – c'est Lui qui vous
transforme. Ne vous découragez pas dans votre lutte contre le péché – la
victoire finale est garantie par la grâce de Dieu.
Philippiens 1
:6 nous donne cette assurance précieuse : « Je suis persuadé que celui qui a
commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de
Jésus-Christ. »
Dieu, qui a
commencé cette œuvre de transformation en vous par Sa grâce, continuera
fidèlement jusqu'à ce qu'elle soit achevée. Votre rôle n'est pas de vous sauver
vous-même, mais de coopérer avec l'Esprit qui vous sanctifie – en obéissant
avec joie, en vous repentant avec sincérité, et en vous reposant avec confiance
dans la grâce transformatrice de Dieu.
Que le Dieu de
toute grâce, qui vous a appelés en Jésus-Christ à sa gloire éternelle, vous
perfectionne, vous affermisse, vous fortifie, vous rende inébranlables !
À Lui soit la
gloire aux siècles des siècles !
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