« Ce peuple M'honore des lèvres, mais son cœur
est éloigné de Moi. C'est en vain qu'ils M'honorent, en enseignant des
préceptes qui sont des commandements d'hommes. »
Matthieu 15 :8-9.
LA RÉVÉRENCE ASSASSINÉE.
L'Assassinat Silencieux.
Bien-aimés en
Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi :
Il existe des
crimes qui ne laissent pas de traces de sang. Des meurtres qui se commettent
sans violence apparente. Des assassinats qui se déroulent en plein jour, devant
des témoins indifférents, dans une complaisance généralisée.
Aujourd'hui,
nous sommes témoins d'un tel crime. Un meurtre spirituel. Un assassinat
progressif. La mort lente mais certaine de la RÉVÉRENCE — cette crainte sacrée,
ce tremblement saint, cette conscience bouleversante de la majesté de Dieu.
Regardez nos
assemblées. Observez nos cultes. Écoutez nos prières. Examinez nos cœurs. Et
vous verrez le cadavre encore chaud de la révérence, assassinée non pas par
l'athéisme militant ou la persécution violente, mais par quelque chose de bien
plus insidieux : la FAMILIARITÉ RELIGIEUSE.
Comment en
sommes-nous arrivés là ? Comment avons-nous pu transformer le Dieu trois fois
saint en un compagnon ordinaire ? Comment le Très-Haut est-il devenu le
très-proche au point de perdre toute transcendance ? Comment le tremblement
sacré a-t-il été remplacé par la décontraction spirituelle ?
Cette question
doit nous hanter. Elle doit nous briser. Car la réponse révèle non seulement
l'état de nos assemblées, mais aussi la condition mortelle de nos propres âmes.
Aujourd'hui,
nous examinerons trois étapes de cet assassinat tragique, trois descentes
mortelles du sacré vers le profane :
Premièrement, nous verrons comment LA TRADITION BANALISE LE SACRÉ — quand la
répétition religieuse tue l'émerveillement divin.
Deuxièmement, nous contemplerons LA FLAMME À LA CENDRE : L'AGONIE DU SACRÉ —
quand le feu ardent de la présence divine se refroidit en rituels sans vie.
Troisièmement, nous méditerons sur L'ENTERREMENT DU MYSTÈRE SOUS LE POIDS DES
HABITUDES — quand les formes familières ensevelissent les réalités
éternelles.
Préparez vos
cœurs. Ce diagnostic sera douloureux. Mais seule la vérité qui blesse peut
guérir ce qui est mourant.
1. QUAND LA TRADITION BANALISE LE SACRÉ.
Le Sacré Originel.
Au
commencement était la RÉVÉRENCE. Quand Moïse s'approcha du buisson ardent, Dieu
ordonna dans Exode 3 :5 : « N'approche pas d'ici, ôte tes souliers de tes
pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. »
ÔTE TES
SOULIERS ! Une simple proximité avec la présence divine exigeait un acte de
respect radical. Le sol ordinaire devenait extraordinaire par la présence de
Dieu. La terre commune devenait territoire sacré.
Quand Ésaïe
vit le Seigneur dans Ésaïe 6 :1-5, quelle fut sa réaction ? « Les séraphins
se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes ; deux dont ils se
couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se
servaient pour voler. Ils criaient l'un à l'autre, et disaient : Saint, saint,
saint est l'Éternel des armées ! toute la terre est pleine de sa gloire ! »
Les ANGES
eux-mêmes se couvraient la face devant la sainteté de Dieu ! Les êtres
célestes, sans péché, tremblaient de révérence ! Et Ésaïe s'écria : «
Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont
impures. »
Voilà la vraie
révérence ! Un tremblement saint. Une conscience écrasante de l'indignité. Une
terreur sacrée mêlée d'adoration.
La Banalisation Progressive.
Mais que se
passe-t-il quand la révérence devient ROUTINE ?
Observez les
caractéristiques mortelles de cette banalisation :
La familiarité
qui tue l'émerveillement. Combien de fois avons-nous lu
les mêmes passages sans frémir ? Chanté les mêmes cantiques sans pleurer ?
Prononcé les mêmes prières sans trembler ? La répétition, au lieu de nous
enfoncer plus profondément dans le mystère, nous a rendus INSENSIBLES à la
gloire.
Nous lisons : «
Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique » — et nous
bâillons. Nous chantons : « Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde »
— et nos pensées vagabondent. Nous prions : « Notre Père qui es aux cieux »
— et les mots sortent mécaniquement, sans que notre cœur ne se brise devant la
réalité stupéfiante que le Créateur de l'univers nous permet de L'appeler PÈRE.
La
prédictibilité qui remplace la rencontre. Nous savons
exactement ce qui va se passer dans le culte. Deux cantiques. Une prière. Une
lecture. Un sermon. Une bénédiction. Tout est programmé, planifié, prévisible.
Mais où est la place pour l'irruption de Dieu ? Où est l'espace pour que le
Saint-Esprit bouleverse nos plans soigneusement orchestrés ?
Habakuk 2 :20
nous avertit : « L'Éternel est dans son saint temple. Que toute la terre
fasse silence devant lui ! » Mais faisons-nous VRAIMENT silence ? Ou
remplissons-nous chaque moment de nos programmes religieux, ne laissant aucun
vide pour que Dieu parle d'une manière inattendue ?
La forme sans
la substance. Jésus confronta cette tragédie dans Matthieu 15
:8-9 : « Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi.
C'est en vain qu'ils m'honorent, en enseignant des préceptes qui sont des
commandements d'hommes. »
DES LÈVRES
mais pas le CŒUR ! Voilà le symptôme mortel ! Nous accomplissons tous les
rituels. Nous observons toutes les formes. Nous maintenons toutes les
apparences. Mais nos cœurs sont à mille lieues de la réalité de la présence de
Dieu.
Le Prix de la Banalisation.
Que
perdons-nous quand le sacré devient banal ?
Nous perdons L'ÉTONNEMENT.
David s'écria dans Psaume 8 :3-4 : « Quand je contemple les cieux, ouvrage
de tes mains, la lune et les étoiles que tu as créées : Qu'est-ce que l'homme,
pour que tu te souviennes de lui ? » Quand avons-nous contemplé pour la
dernière fois avec ÉMERVEILLEMENT ? Quand notre âme a-t-elle été saisie par la
grandeur de Dieu au point de nous demander : "Comment est-il possible
qu'Il se soucie de moi ?"
Nous perdons LA
CRAINTE SALUTAIRE. Proverbes 9 :10 déclare : « Le commencement de la
sagesse, c'est la crainte de l'Éternel. » Sans crainte, pas de sagesse.
Sans tremblement sacré, pas de croissance spirituelle véritable. Nous restons
des enfants spirituels qui jouent avec les choses saintes comme avec des jouets
ordinaires.
Nous perdons LA
TRANSFORMATION. Romains 12 :2 commande : « Soyez transformés par le
renouvellement de l'intelligence. » Mais la transformation exige la
RUPTURE. Et la rupture ne vient que quand nous sommes confrontés à quelque
chose d'absolument AUTRE — la sainteté de Dieu qui expose notre péché, la
majesté de Dieu qui révèle notre petitesse, la gloire de Dieu qui dévoile notre
médiocrité.
Quand tout
devient familier, quand rien ne nous choque, quand rien ne nous brise — nous
cessons d'être transformés. Nous mourons spirituellement en continuant à
accomplir des rituels religieux.
2. DE LA FLAMME À LA CENDRE : L'AGONIE DU SACRÉ.
Le Feu Originel.
Il y eut un
temps où le feu de Dieu consumait. Littéralement.
Lévitique 9 :24
rapporte : « Le feu sortit de devant l'Éternel, et consuma sur l'autel
l'holocauste et les graisses. Tout le peuple le vit ; et ils poussèrent des
cris de joie, et se jetèrent sur leur face. »
LE FEU DE DIEU
! Visible. Puissant. Redoutable. Le peuple ne pouvait que SE JETER sur la face.
Pas de décontraction. Pas de familiarité désinvolte. Juste la terreur sacrée
devant la manifestation de la présence divine.
Mais que se
passa-t-il ensuite ? Lévitique 10 :1-2 raconte la tragédie : « Nadab et
Abihu, fils d'Aaron, prirent chacun un brasier, y mirent du feu, et posèrent du
parfum dessus ; ils apportèrent devant l'Éternel du feu étranger, ce qu'il ne
leur avait point ordonné. Alors le feu sortit de devant l'Éternel, et les
consuma. »
DU FEU
ÉTRANGER ! Ils avaient l'habitude du feu sacré. Ils avaient VU le feu de Dieu.
Mais la familiarité les rendit NÉGLIGENTS. Ils pensèrent pouvoir IMPROVISER.
Ils crurent pouvoir offrir LEUR version du culte. Et le feu qui devait les
bénir les CONSUMA.
L'Extinction Progressive.
Comment le feu
sacré s'éteint-il dans nos vies et nos assemblées ?
Par le
remplacement du divin par l'humain. Nadab et
Abihu apportèrent du "feu étranger" — du feu qu'ils avaient allumé
eux-mêmes plutôt que le feu qui venait de la présence de Dieu. Combien de nos
cultes sont alimentés par nos propres efforts, notre propre enthousiasme, notre
propre énergie — mais pas par le feu du Saint-Esprit ?
Nous créons
l'APPARENCE du feu. Nous générons de l'excitation émotionnelle. Nous produisons
de l'enthousiasme religieux. Nous fabriquons de l'atmosphère. Mais c'est du FEU
ÉTRANGER — allumé par l'homme, pas envoyé par Dieu.
Zacharie 4 :6
nous avertit : « Ce n'est ni par la puissance ni par la force, mais c'est
par mon esprit, dit l'Éternel des armées. » Mais nous avons remplacé
l'Esprit par nos méthodes, nos programmes, nos techniques. Et nous nous
demandons pourquoi il n'y a pas de FEU, pas de PUISSANCE, pas de TRANSFORMATION
véritable.
Par
l'accommodation à la tiédeur. Apocalypse 3
:15-16 contient le verdict terrible sur l'Église de Laodicée : « Je connais
tes œuvres. Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou
bouillant ! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant,
je te vomirai de ma bouche. »
NI FROID NI
BOUILLANT ! Voilà notre condition ! Une religiosité modérée. Une foi
confortable. Un christianisme qui ne dérange personne — ni le monde, ni le
diable, ni même nous-mêmes.
Le feu est
devenu TIÉDEUR. L'ardeur s'est transformée en APATHIE. La passion brûlante a
dégénéré en ROUTINE morne. Et Dieu dit : "Tu me donnes la nausée !"
Par l'oubli de
la source. 2 Timothée 1 :6 exhorte : « Je t'exhorte à
ranimer le feu du don de Dieu que tu as reçu. » RANIMER LE FEU ! Cette
exhortation prouve que le feu peut DIMINUER. Que la flamme peut FAIBLIR. Que ce
qui brûlait ardemment peut devenir CENDRE.
Comment cela
arrive-t-il ? En négligeant la communion avec Dieu. En espaçant les moments de
vraie prière. En remplaçant la méditation profonde des Écritures par la
consommation rapide de versets quotidiens. En vivant de nos expériences PASSÉES
plutôt que de chercher la fraîcheur PRÉSENTE de la présence divine.
Le Verdict sur la Cendre.
Que reste-t-il
quand le feu s'est éteint ?
DES CENDRES.
L'apparence de ce qui fut autrefois vivant. La forme de ce qui fut autrefois
ardent. Mais sans chaleur. Sans lumière. Sans vie.
Des assemblées
qui se réunissent fidèlement — mais où le Saint-Esprit est absent. Des prières
récitées avec exactitude — mais qui ne montent pas plus haut que le plafond.
Des sermons théologiquement corrects — mais sans onction, sans puissance, sans
feu.
Jérémie 2 :13
prononce le diagnostic : « Car mon peuple a commis un double péché : Ils
m'ont abandonné, moi qui suis une source d'eau vive, pour se creuser des
citernes, des citernes crevassées, qui ne retiennent pas l'eau. »
Nous avons
abandonné la SOURCE VIVANTE pour nos citernes mortes ! Nous avons échangé le
feu divin contre nos cendres religieuses ! Et nous nous demandons pourquoi nos
âmes sont desséchées, pourquoi nos assemblées sont sans vie, pourquoi le monde
nous regarde avec indifférence !
3. L'ENTERREMENT DU MYSTÈRE SOUS LE POIDS DES HABITUDES.
Le Mystère Glorieux.
Paul parle du «
mystère caché de tout temps en Dieu » (Éphésiens 3 :9). Un MYSTÈRE ! Pas
une formule à maîtriser. Pas un concept à comprendre complètement. Pas un
système à contrôler. Un MYSTÈRE insondable, inexplorable, inépuisable.
Job 11 :7-8
pose la question : « Prétends-tu sonder les pensées de Dieu, parvenir à la
connaissance parfaite du Tout-Puissant ? Elle est aussi haute que les cieux :
que feras-tu ? Plus profonde que le séjour des morts : que sauras-tu ? »
AUSSI HAUTE
QUE LES CIEUX ! PLUS PROFONDE QUE LE SÉJOUR DES MORTS ! Voilà Dieu !
Insondable. Incompréhensible dans Sa totalité. Un mystère qui devrait nous
tenir en émerveillement perpétuel.
Romains 11 :33
s'exclame : « Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de
Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles ! »
INSONDABLES !
INCOMPRÉHENSIBLES ! Paul, après des années de révélation divine, après avoir
été enlevé au troisième ciel, après avoir reçu des visions extraordinaires —
Paul S'ÉMERVEILLE encore devant le mystère de Dieu !
L'Ensevelissement Progressif.
Mais que
faisons-nous du mystère ?
Nous le
réduisons à des formules. Dieu devient un système
théologique. La foi devient une liste de doctrines. Le salut devient une
transaction à comprendre. Le christianisme devient un ensemble de réponses à
mémoriser.
Nous disons :
"Je SAIS tout sur Dieu." Vraiment ? Alors vous avez dépassé Job,
surpassé Paul, excellé au-delà des anges ? L'arrogance de penser que nous avons
MAÎTRISÉ le mystère ! Comme si l'infini pouvait être contenu dans notre
compréhension finie !
Nous
l'enterrons sous les habitudes. Dimanche
après dimanche, même heure, même lieu, même ordre, mêmes cantiques, même durée.
Tout est PRÉVISIBLE. Tout est CONTRÔLABLE. Tout est SÉCURISANT.
Mais le
mystère ne peut pas être programmé ! La présence de Dieu ne peut pas être
domestiquée ! Le Saint-Esprit ne peut pas être mis dans nos cases confortables
!
Ecclésiaste 11
:5 nous rappelle : « Comme tu ne sais pas quel est le chemin du vent, ni
comment se forment les os dans le ventre de la femme enceinte, tu ne connais
pas non plus l'œuvre de Dieu qui fait tout. »
TU NE SAIS PAS
! TU NE CONNAIS PAS ! Voilà l'humilité requise ! Mais nos habitudes nous
donnent l'ILLUSION que nous savons, que nous contrôlons, que nous maîtrisons.
Nous le
remplaçons par l'explication. Nous voulons
tout COMPRENDRE. Tout EXPLIQUER. Tout RATIONALISER. Comme si Dieu était un
problème mathématique à résoudre plutôt qu'un mystère devant lequel
s'agenouiller.
La croix est
un MYSTÈRE. Comment le Juste peut-il mourir pour les injustes ? Comment Dieu
peut-il souffrir ? Comment l'infini peut-il être limité sur un morceau de bois
? Nous créons nos théories d'expiation, nos systèmes de réconciliation — et ils
sont utiles. Mais finalement, nous devons tomber à genoux et ADORER devant ce
que nous ne pouvons pas pleinement saisir.
1 Corinthiens 2
:2 contient la résolution de Paul : « Car je n'ai pas eu la pensée de savoir
parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. » JÉSUS
CRUCIFIÉ — le mystère central devant lequel toute explication humaine doit
s'incliner.
La Mort du Mystère.
Quand le
mystère meurt, qu'est-ce qui meurt avec lui ?
L'ADORATION
VÉRITABLE meurt. Parce que l'adoration authentique ne vient pas
de la COMPRÉHENSION mais de l'ÉMERVEILLEMENT. On n'adore pas ce qu'on pense
avoir maîtrisé. On adore ce qui nous dépasse infiniment.
Les séraphins
ne crient pas : "Compréhensible, compréhensible, compréhensible !"
Ils crient : "SAINT, SAINT, SAINT !" — reconnaissant le mystère de la
sainteté absolue de Dieu.
LA QUÊTE
SPIRITUELLE meurt. Si nous pensons avoir tout compris, pourquoi
chercher davantage ? Si nous avons enterré le mystère sous nos explications,
pourquoi creuser plus profondément ? Nous devenons spirituellement SATISFAITS,
COMPLAITS, STAGNANTS.
Mais
Philippiens 3 :10 exprime le cri d'un cœur vivant : « Afin de connaître
Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances.
» AFIN DE CONNAÎTRE ! Paul, après des décennies avec Christ, CHERCHE ENCORE
à Le connaître davantage ! Parce que le mystère est INÉPUISABLE !
LA RÉVÉRENCE
meurt. Quand il n'y a plus de mystère, il n'y a plus de
crainte. Quand tout est expliqué, domestiqué, maîtrisé — Dieu devient GÉRABLE
plutôt qu'ADORABLE.
Mais Psaume 111
:10 déclare : « La crainte de l'Éternel est le commencement de la sagesse. »
Sans le mystère qui inspire la crainte, nous perdons la sagesse. Nous devenons
des théologiens arrogants plutôt que des adorateurs tremblants.
LE CONSTAT DÉCHIRANT.
Bien-aimés, la
révérence n'est pas morte d'une mort violente. Elle a été ASSASSINÉE lentement,
silencieusement, par nos propres mains religieuses.
La tradition
qui devait nous CONNECTER à Dieu nous a DÉCONNECTÉS de Sa réalité vivante. Le
feu qui devait nous CONSUMER s'est refroidi en cendres que nous remuons
machinalement. Le mystère qui devait nous tenir en ÉMERVEILLEMENT a été enterré
sous le poids écrasant de nos habitudes confortables.
Et maintenant,
nous nous tenons devant le CADAVRE de la révérence, accomplissant des rituels
religieux autour d'une tombe spirituelle, nous demandant pourquoi il n'y a plus
de PUISSANCE, plus de VIE, plus de TRANSFORMATION.
Mais il y a de
l'espoir ! Car notre Dieu est le Dieu de la RÉSURRECTION !
Pour ceux qui
ont banalisé le sacré :
REPENTEZ-VOUS
! Ésaïe 6 :5 contient le cri approprié : « Malheur à moi ! je suis perdu,
car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j'habite au milieu d'un
peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l'Éternel des
armées. »
Voyez à
nouveau le ROI ! Laissez Sa sainteté vous terrasser ! Cessez de traiter les
choses saintes avec désinvolture ! Ôtez vos souliers — vous êtes sur une terre
sainte à chaque fois que vous ouvrez Sa Parole, à chaque fois que vous
prononcez Son nom, à chaque fois que vous vous approchez de Lui en prière !
Pour ceux dont
le feu s'est éteint :
2 Timothée 1 :6
vous commande : « Ranime le feu du don de Dieu que tu as reçu. » RAVIVEZ
LE FEU ! Cessez de vous contenter de cendres religieuses ! Retournez à la
source ! Criez comme David dans Psaume 51 :10-12 : « Ô Dieu ! crée en moi un
cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé. Ne me rejette pas loin de
ta face, ne me retire pas ton esprit saint. Rends-moi la joie de ton salut, et
qu'un esprit de bonne volonté me soutienne ! »
Pour ceux qui
ont enterré le mystère :
DÉTERREZ-LE !
Brisez vos systèmes confortables ! Sortez de vos habitudes sécurisantes ! Osez-vous
tenir à nouveau devant l'INSONDABLE, l'INCOMPRÉHENSIBLE, le MYSTÉRIEUX !
Priez la
prière d'Éphésiens 3 :18-19 : « Que vous puissiez comprendre avec tous les
saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et
connaître l'amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous
soyez remplis jusqu'à toute la plénitude de Dieu. »
Un amour qui
SURPASSE TOUTE CONNAISSANCE ! Voilà le mystère devant lequel nous agenouiller à
nouveau !
L'Église n'a
pas besoin de plus de programmes. Elle a besoin de RÉVÉRENCE retrouvée.
Elle n'a pas
besoin de méthodes nouvelles. Elle a besoin du FEU ancien rallumé.
Elle n'a pas
besoin d'explications supplémentaires. Elle a besoin de se prosterner à nouveau
devant le MYSTÈRE glorieux.
Habakuk 2 :20
devrait résonner à nouveau dans nos assemblées : « L'Éternel est dans son
saint temple. Que toute la terre fasse silence devant lui ! »
SILENCE ! Pas
de bavardage religieux. Pas de rituels mécaniques. Pas d'habitudes mortes.
Juste le SILENCE tremblant devant la PRÉSENCE du Dieu trois fois SAINT !
Que Dieu nous
accorde la grâce de ressusciter ce que nous avons assassiné ! Que la révérence
reprenne sa place dans nos cœurs, dans nos assemblées, dans nos vies !
Car Celui qui
mérite toute révérence, Celui devant qui les anges se couvrent la face, Celui
dont la sainteté consume et transforme — CE Dieu attend que nous revenions à
Lui, non pas avec une familiarité désinvolte, mais avec un tremblement sacré et
une adoration émerveillée !
Que nos cœurs
brisés crient : « Saint, saint, saint est l'Éternel des armées ! Toute la
terre est pleine de sa gloire ! »
Oh ! qu'il en
soit ainsi ! Amen et Amen !
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