Jésus-Christ : le seul Sauveur

...ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5:11-13



vendredi 20 février 2026

De l'Émerveillement à l'Adoration

Dieu Tout-Puissant.

De l'Émerveillement à l'Adoration.

Psaume 8 ; Romains 8 :15-17; Apocalypse 5 :12-13.

Il y a des moments où la théologie cesse d'être un exercice intellectuel et devient un acte d'adoration. Des moments où l'on n'argumente plus ; on contemple. Où l'on ne démontre plus ; on s'incline. Des moments où la grandeur de Dieu, entrevue ne serait-ce qu'une fraction de seconde, suffit à réduire au silence tout ce que l'on croyait avoir à dire.

Ce cantique est né dans l'un de ces moments. Un homme face à la création ; le ciel d'azur au-dessus de sa tête, le tonnerre grondant dans le lointain, la lumière du matin se levant sur les montagnes ; et quelque chose en lui qui s'effondre devant la majesté de ce qu'il voit. De tout mon être alors s'élève un chant : Dieu tout-puissant, que Tu es grand. Pas une argumentation. Pas une démonstration. Un chant. Un cri du cœur arraché par une réalité trop grande pour rester silencieux.

Mais ce cantique ne s'arrête pas à la création. Il va plus loin ; infiniment plus loin. De la grandeur de Dieu dans l'univers, il passe à la grâce de Dieu dans la rédemption. Et de la grâce de Dieu dans la rédemption, il s'élève jusqu'à la gloire de Dieu dans l'éternité. Trois mouvements. Trois émerveillements successifs, dont chacun est plus stupéfiant que le précédent. Car si la création révèle le Dieu grand, la croix révèle le Dieu bon ; et l'éternité révèlera le Dieu dont rien, absolument rien, n'est plus grand que l'amour.

Ce matin, laissons ce cantique faire son œuvre en nous. Non pas comme un beau texte à admirer de loin, mais comme une invitation à traverser ; de l'émerveillement à l'adoration, de l'adoration à l'espérance, et de l'espérance à la louange éternelle.

1.

La grandeur de Dieu révélée dans la création : l'émerveillement du créé

Psaume 19 :1-2 ; Psaume 8 :1-4 ; Romains 1 :19-20 ; Job 38 :4-7.

« Quand mon cœur considère tout l'univers créé par Ton pouvoir, le ciel d'azur, les éclairs, le tonnerre, le clair matin ou les ombres du soir. »

Le cantique commence par un geste d'une grande sobriété : considérer. Non pas regarder distraitement, l'œil glissant sur le paysage sans s'y arrêter. Mais considérer, s'arrêter, regarder vraiment, laisser entrer ce que l'on voit jusqu'au fond de soi. C'est cet acte-là qui déclenche tout le reste. Car la création ne livre pas ses secrets à celui qui la traverse en courant. Elle les réserve à celui qui prend le temps de s'arrêter et de regarder.

David avait fait ce geste. Dans le Psaume 8, il lève les yeux vers le ciel nocturne — la lune, les étoiles, les espaces infinis, et quelque chose se produit en lui. Non pas d'abord de l'émerveillement pour l'univers, mais une question sur lui-même : Qu'est-ce que l'homme, pour que Tu te souviennes de lui ? La grandeur de la création l'a rendu conscient de sa propre petitesse. Et dans cette petitesse, il a entendu quelque chose d'encore plus stupéfiant, que ce Dieu immense daignait l'avoir à cœur.

Mais commençons par la création elle-même, parce que le cantique y insiste. Le ciel d'azur, les éclairs, le tonnerre, le clair matin ou les ombres du soir. Ce sont des réalités que chacun d'entre nous a contemplées ; parfois sans y prêter attention, parfois avec cette brève sensation d'être en face de quelque chose qui nous dépasse. L'orage qui éclate dans un ciel d'été. Le lever du soleil sur la mer. Le silence des étoiles par une nuit claire. Ces moments où, même sans vocabulaire théologique, l'homme sent qu'il est face à quelque chose d'infiniment plus grand que lui.

Paul l'a dit avec une rigueur remarquable en Romains 1 :19-20 : « Ce qu'on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, Sa puissance éternelle et Sa divinité, se voient comme à l'œil nu depuis la création du monde, quand on les considère dans Ses ouvrages. » La création est un langage. Non pas un langage qui dit tout sur Dieu ; mais un langage qui dit assez pour faire tomber les prétentions de l'autosuffisance humaine. Assez pour provoquer l'interrogation. Assez pour indiquer la direction.

Et quand Dieu Lui-même prend la parole dans le livre de Job, face à un homme écrasé par la souffrance et les questions sans réponse, Il ne commence pas par une explication théologique. Il commence par une visite guidée de l'univers : « Où étais-tu quand J'ai posé les fondements de la terre ? Qui a mis la pierre angulaire, quand les étoiles du matin chantaient en chœur ? » Ce n'est pas de la cruauté divine. C'est la thérapie la plus puissante qui soit ; rappeler à l'homme la distance entre ce qu'il est et ce qu'est Dieu, non pour l'écraser, mais pour l'ancrer dans la réalité.

Car voilà ce que produit la contemplation honnête de la création : elle remet les choses à leur place. Elle redimensionne nos angoisses. Elle remet nos prétentions à leur juste taille. L'homme qui a vraiment contemplé l'immensité du ciel étoilé rentre chez lui différent — non pas écrasé, mais libéré d'une certaine arrogance qui le tenait prisonnier. Libéré de l'illusion qu'il est le centre de tout.

De tout mon être alors s'élève un chant : Dieu tout-puissant, que Tu es grand. Ce chant-là ne s'apprend pas ; il monte. Il monte de celui qui a vraiment regardé, qui a vraiment considéré, qui a laissé la réalité de la puissance divine l'atteindre au plus intime de lui-même. C'est le premier mouvement de l'adoration : la conscience que Dieu est grand, et que cette grandeur mérite une réponse totale ; de tout mon être.

Mais la création, aussi magnifique soit-elle, ne dit pas tout. Elle dit la puissance. Elle dit la sagesse. Elle dit la majesté. Ce qu'elle ne peut pas dire seule, c'est l'amour. Ce qu'elle ne peut pas révéler par elle-même, c'est que ce Dieu immense, ce Dieu dont le tonnerre gronde et dont les étoiles sont l'œuvre des doigts ; a pensé à vous.

Et c'est là que le cantique franchit le seuil qui sépare l'émerveillement de la stupeur.

2.

La bonté de Dieu révélée dans la rédemption :

La stupeur du racheté.

Jean 1 :14 ; Romains 8 :15-17 ; Galates 4 :4-7 ; Éphésiens 1 :5-7.

« Mais quand je songe au sublime mystère qu'un Dieu si grand a pu penser à moi, que Son cher Fils est devenu mon frère, et que je suis l'héritier du grand Roi. »

Remarquez le mot qui introduit cette deuxième strophe : mais. Ce n'est pas une transition ordinaire. C'est un pivot. Comme si le cantique disait : tout ce qui précède est beau, tout ce qui précède est vrai ; mais il y a quelque chose de plus stupéfiant encore. Quelque chose qui dépasse la création comme le soleil dépasse une bougie.

Un Dieu si grand a pu penser à moi. Voilà ce qui est proprement scandaleux. Scandaleux au sens fort du terme ; quelque chose qui choque, qui dérange, qui ne devrait pas être possible et qui est pourtant réel. Que le Dieu dont la puissance a formé les galaxies, dont la sagesse a structuré l'ADN de chaque créature vivante, dont la gloire remplit les cieux ; que ce Dieu-là ait posé Son regard sur un homme, sur une femme, sur vous, sur moi ; et que ce regard ne soit pas un regard de juge implacable, mais un regard d'amour.

Le Psaume 8 pose la question avec cette acuité qui ne vieillit jamais : « Qu'est-ce que l'homme, pour que Tu te souviennes de lui ? » C'est la bonne question. Pas une question désespérée — une question émerveillée. Non pas : pourquoi Dieu ne S'intéresse-t-Il pas à moi ? Mais : comment est-il possible qu'Il s'y intéresse ? Car il n'y a aucune logique humaine qui puisse l'expliquer. Aucune proportion. Aucun mérite de notre part qui justifierait l'intérêt d'un tel Dieu.

Et pourtant. Son cher Fils est devenu mon frère. Jean 1 :14 dit : « La Parole a été faite chair et elle a habité parmi nous. » Celui par qui tout a été créé ; sans Lui rien de ce qui a été fait n'a été fait ; a pris chair humaine. Il a eu froid. Il a eu faim. Il a pleuré. Il a été incompris. Il a été trahi. Et Il est mort ; d'une mort que nous aurions dû mourir, à la place de ceux qui L'ont cloué, pour les sauver eux aussi.

C'est ce que Paul appelle en Éphésiens 3 le mystère caché depuis les siècles ; et il passe sa vie à l'annoncer avec l'énergie de celui qui n'en revient toujours pas. Car Paul lui-même n'en est jamais revenu. Lui qui avait persécuté l'Église, lui qui avait cru servir Dieu en traquant les chrétiens, lui qui avait été présent à la mort d'Étienne ; cet homme-là a été saisi par la grâce sur le chemin de Damas. Et jusqu'à la fin de sa vie, chaque lettre qu'il écrit porte la trace de cette stupeur-là.

Et que je suis l'héritier du grand Roi. Le cantique monte encore d'un cran. Non seulement Dieu a pensé à nous. Non seulement Son Fils est devenu notre frère. Mais nous sommes « héritiers. » Paul l'explique en Romains 8 :15-17 avec cette précision qui devrait nous faire tomber à genoux : « Vous avez reçu un Esprit d'adoption, par Lequel nous crions : Abba, Père ! L'Esprit Lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ. »

Cohéritiers de Christ. Pensez à ce que cela signifie. Ce n'est pas un titre honorifique vide de substance. C'est une réalité juridique et spirituelle inscrite dans les registres du ciel. Tout ce qui appartient au Fils vous appartient par adoption. Non pas parce que vous l'avez mérité. Non pas parce que vous êtes à la hauteur. Mais parce que le Père, dans Sa grâce souveraine, a décidé de vous intégrer à Sa famille.

Et cette réalité-là change la façon dont on vit. Elle change le regard qu'on porte sur la souffrance ; parce que l'on sait que la souffrance présente ne peut être comparée à la gloire à venir. Elle change le rapport à l'argent et aux biens de ce monde ; parce que l'on sait que l'héritage essentiel n'est pas ici. Elle change la façon dont on se traite soi-même ; parce que l'enfant d'un Roi n'a pas à vivre dans la honte et dans la condamnation.

Alors mon cœur veut dire la nuit, le jour : que Tu es bon, ô Dieu d'amour. C'est le second mouvement de l'adoration. Non plus seulement Tu es grand ; mais Tu es bon. Ce n'est pas un progrès anodin. C'est une révolution intérieure. Car il y a des gens qui savent que Dieu est grand et qui en ont peur. Qui reconnaissent Sa puissance et s'en tiennent à distance, comme on se tient à distance d'une force que l'on ne comprend pas et dont on ne sait pas si elle est pour nous ou contre nous.

Mais celui qui a compris la croix sait que cette grandeur est au service de cet amour. Que cette toute-puissance est mobilisée pour le bien de Ses enfants. Que derrière le tonnerre se tient un Père ; non pas un tyran capricieux, mais un Père dont la bonté est aussi réelle et aussi profonde que Sa puissance est immense.

Tu es bon, ô Dieu d'amour. Ce n'est pas une conclusion à laquelle on arrive par raisonnement. C'est une confession que l'on fait après avoir contemplé la croix. Après avoir compris que le Fils de Dieu est mort pour vous alors que vous étiez encore pécheurs. Après avoir réalisé que l'accès au Père ne vous a pas été vendu, mais donné ; au prix du sang de Christ, gracieusement offert à ceux qui n'avaient rien à donner en retour.

Mais le cantique n'en a pas fini. Il y a un troisième émerveillement ; le plus grand de tous. Et celui-là, nous n'en avons encore fait qu'entrevoir les prémices.

3.

La gloire de Dieu révélée dans l'éternité :

L’adoration de l'être glorifié.

Apocalypse 5 :12-13 ; 1 Corinthiens 13 :12 ; 1 Jean 3 :2 ; Apocalypse 21 :3-4.

« Quand mon Sauveur, éclatant de lumière, se lèvera de Son trône éternel, et que laissant les douleurs de la terre, je pourrai voir les splendeurs de Son ciel. »

Il y a quelque chose de remarquable dans la structure de ce cantique : il commence dans le présent ; quand mon cœur considère ; et il aboutit dans l'avenir. Non pas un avenir vague et flou, une sorte d'espoir mal défini. Mais un avenir précis, certain, attendu ; le retour du Sauveur, la fin des douleurs de la terre, la contemplation directe et sans voile des splendeurs de Son ciel.

Quand mon Sauveur, éclatant de lumière, se lèvera de Son trône éternel. L'Écriture parle de ce moment avec une intensité qui croît au fil des pages, jusqu'à l'explosion lumineuse de l'Apocalypse. L'Ascension n'est pas la fin de l'histoire de Jésus ; c'est une pause. Une pause pendant laquelle le Roi absent gouverne Son royaume, pendant laquelle Son Esprit travaille dans le monde, pendant laquelle Ses enfants marchent par la foi et non par la vue. Mais cette pause prendra fin. Il reviendra ; non plus humble et couvert des marques de la croix, qui rappelleront le plus grand acte d’amour, mais éclatant de lumière, dans toute la splendeur de Sa gloire royale.

Et pour nous : laissant les douleurs de la terre. Oh ! spectacle sublime ! Non, non : Ce n'est pas une fuite. C'est une délivrance. Le croyant n'est pas quelqu'un qui cherche à échapper à la réalité du monde ; il est quelqu'un qui traverse cette réalité, avec ses douleurs et ses contradictions, en sachant que ces douleurs ne sont pas le dernier mot. Apocalypse 21 le dit avec une douceur bouleversante : « Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. »

Les premières choses ont disparu. Cela signifie que tout ce qui appartient à ce monde brisé par le péché ; la maladie, le deuil, l'injustice, la séparation, la souffrance ; tout cela a une date d'expiration. Ce n'est pas éternel. Ce qui est éternel, c'est ce que Dieu prépare pour les siens. Et ce que Dieu prépare est si grand que Paul dit en Romains 8 :18 que les souffrances du temps présent ne méritent même pas d'être comparées à la gloire qui sera révélée.

Je pourrai voir les splendeurs de Son ciel. Paul écrit en 1 Corinthiens 13 :12 : « Aujourd'hui nous voyons dans un miroir, de façon obscure, mais alors nous verrons face à face. Aujourd'hui je connais partiellement, mais alors je connaîtrai pleinement, comme j'ai été pleinement connu. » Toute notre connaissance de Dieu ici-bas, aussi profonde soit-elle, est une connaissance partielle. Nous apercevons Sa gloire par intermittence ; dans Sa Parole, dans la prière, dans les moments de Sa présence manifestée. Mais un jour, ce voile-là disparaîtra. Nous Le verrons tel qu'Il est. Et Jean dit que ce face-à-face aura un effet immédiat : nous serons semblables à Lui.

L'Apocalypse nous donne une image sonore de ce moment ; ce que l'éternité ressemblera à l'oreille. Jean entend la voix d'une foule immense, comme le bruit de grandes eaux, et comme le bruit de forts tonnerres, disant : Alléluia, car le Seigneur notre Dieu Tout-Puissant est entré dans Son règne. Des millions de voix. Toutes les voix de tous les rachetés de tous les siècles et de toutes les nations. Et elles chantent toutes la même chose ; non pas leurs propres mérites, non pas leurs propres histoires, mais la gloire de Celui qui les a sauvés.

Je redirai dans Son divin séjour : rien n'est plus grand que Ton amour. Voilà la destination finale du cantique. Non plus Tu es grand ; même si c'est vrai. Non plus Tu es bon — même si c'est correct aussi. Mais rien n'est plus grand que Ton amour. C'est le chant de l'éternité. C'est la louange que l'on ne prononcera jamais assez, celle qui ne s'épuisera jamais, celle qui sera aussi fraîche dans dix mille ans qu'au premier instant de la gloire.

Car l'amour de Dieu est la seule réalité qui soit à la hauteur de Sa grandeur. Sa puissance est impressionnante. Sa sagesse est insondable. Sa sainteté est absolue. Mais Son amour ; un amour qui a conduit le Fils dans la chair, jusqu'à la croix, jusqu'à la mort, pour racheter des créatures rebelles ; cet amour-là est la révélation la plus haute de qui Il est.

Et ce chant-là, nous pouvons commencer à le chanter maintenant. Non pas encore dans sa plénitude ; mais dans ses prémices. Chaque fois que nous contemplons la création et disons Tu es grand. Chaque fois que nous contemplons la croix et disons Tu es bon. Chaque fois que nous levons les yeux vers ce qui nous attend et disons rien n'est plus grand que Ton amour.

Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et Sœurs dans la foi,

Ce cantique est un pèlerinage en trois étapes. Il part du visible ; la création, le ciel d'azur, le tonnerre ; et il monte vers l'invisible. Il part de ce que les yeux du corps perçoivent et il conduit vers ce que seuls les yeux du cœur illuminé peuvent voir. Il part de l'émerveillement devant la puissance de Dieu et il aboutit à la stupeur devant Son amour.

Et chaque étape approfondit la précédente. La création révèle un Dieu grand ; mais ce n'est pas assez. On peut être impressionné par la grandeur de Dieu sans être transformé par elle. La rédemption révèle le Dieu bon ; le Dieu qui a pensé à vous, qui a envoyé Son Fils pour vous, qui vous a fait héritier de tout. Et l'éternité révèlera le Dieu dont l'amour n'a pas de mesure ; et devant lequel toute la création réunie, ne sera qu'un prélude au chant final.

Peut-être êtes-vous ici ce matin et votre regard s'est rétréci. Les douleurs de la terre ont pris toute la place. Les soucis, les épreuves, les questions sans réponse ont rempli l'horizon et vous avez cessé de lever les yeux. Ce cantique est une invitation à considérer à nouveau. À regarder la création et à laisser monter le chant de l'émerveillement. À regarder la croix et à laisser monter le chant de la reconnaissance. À regarder l'avenir promis et à laisser monter le chant de l'espérance.

Car celui qui a compris que rien n'est plus grand que l'amour de Dieu marche différemment dans ce monde. Il n'est pas naïf face à la souffrance ; il la connaît et il la traverse. Mais il la traverse ancré. Ancré dans la certitude que le Dieu dont la puissance a créé l'univers, a décidé, dans Son amour souverain, d'être pour lui. Et que si Dieu est pour lui, rien, ni personne, ne peut être, efficacement contre lui.

Dieu Tout-puissant, que Tu es grand. Que Tu es bon. Que Ton amour est sans mesure.

Vivons-en. Et chantons-en ; maintenant, et pour l'éternité.

A Dieu soit la gloire ! Oh ! qu’il en soit ainsi ! Amen et Amen.


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