Jésus-Christ : le seul Sauveur

...ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5:11-13



jeudi 7 novembre 2024

LA BANALISATION DU PECHE

 

 « Tous ont péché

Et sont privés de la gloire de Dieu »

Romains 3 :23

LA BANALISATION DU PECHE

Imaginez un jeune homme, qui, un soir, sort avec des amis. Dans l’ambiance festive, des plaisanteries s’éparpillent, et des comportements que l’on aurait jadis jugés inacceptables deviennent monnaie courante. À la fin de la nuit, il se retrouve face à un dilemme moral, mais il ne ressent ni culpabilité ni honte. Ce qui était autrefois un péché semble désormais banalisé.

·       Cette scène, que nous pouvons tous reconnaître, illustre la tendance actuelle à normaliser ce qui, selon la parole de Dieu, nous éloigne de Sa gloire.

·       Ce tableau illustre notre tendance à légitimer ce qui, d’après la Bible, obscurcit notre chemin vers la sainteté.

·       Ce constat révèle notre inclinaison à banaliser ce qui, selon Dieu, altère notre relation avec Lui.

·       Cette attitude met en lumière la manière dont nous minimisons ce qui nous sépare de l’amour divin.

Romains 3 :23 nous rappelle que « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ». Cet enseignement nous pousse à réfléchir sur notre rapport au péché et à la manière dont il est perçu dans notre société.

Parlons d’abord de :

I. La perception déformée du péché

La première étape dans la banalisation du péché réside dans notre perception déformée de ce qu'est réellement le péché. Dans Ésaïe 5 :20, il est écrit : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal ! » Cette mise en garde résonne particulièrement aujourd'hui.

·       Des actions jadis réprouvées sont maintenant applaudies.

·       Ce qui était considéré comme mal est maintenant salué.

·       De nombreux comportements, autrefois condamnés, sont désormais célébrés.

·       Ce qui était jugé honteux est désormais glorifié.

Un exemple frappant est celui de la consommation de substances illicites. Au lieu de considérer cela comme un problème moral, beaucoup le voient comme une simple option de divertissement. La célèbre phrase de l’écrivain Albert Camus, « La vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent », souligne comment notre époque valorise l’instant plutôt que les conséquences spirituelles à long terme.

En ce moment, posons-nous la question : avons-nous laissé ces comportements entrer dans notre quotidien sans nous en rendre compte ? Ne serait-il pas temps de revenir à une vision biblique des choses ? En tant que chrétiens, nous devons nous interroger sur notre propre attitude face à ces déviations. Nous devons nous rappeler que chaque petit compromis peut nous éloigner de la gloire de Dieu.

Alors, quel impact cette banalisation a-t-elle sur notre vie spirituelle ?

II. L'impact sur la vie spirituelle

La banalisation du péché entraîne une dégradation de notre vie spirituelle. Dans Galates 5 :9, il est dit : « Un peu de levain fait lever toute la pâte. » Cela signifie qu'un petit péché peut influencer notre être tout entier. Lorsque nous ignorons ou justifions nos péchés, nous laissons la porte ouverte à un éloignement progressif par rapport à notre Dieu.

Prenons l'exemple des réseaux sociaux, où des contenus immoraux sont partagés sans honte : Ces plateformes qui deviennent des espaces où l'on banalise des comportements nuisibles, créant une culture de l'indifférence. Bien plus, l'anonymat qu'elles offrent favorise l'absence de responsabilité, permettant à des discours toxiques de prospérer sans conséquences. Une citation de l’auteur et conférencier Simon Sinek résonne ici : « La confiance ne se construit pas dans des grandes occasions, mais dans les petites actions quotidiennes. » Nos choix quotidiens, même ceux qui semblent anodins, peuvent avoir un impact sérieux sur notre relation avec Dieu.

Dans notre contexte actuel, interrogeons-nous : sommes-nous prêts à dénoncer le mal autour de nous ? Pouvons-nous nous engager à vivre selon les standards bibliques, malgré la pression sociale ? comment pouvons-nous restaurer notre relation avec Dieu ? Bien sûr, en étant des chrétiens de conviction ; en nous engageant à être des témoins actifs de la vérité, et en partageant notre foi avec courage et détermination.

Maintenant, considérons comment pouvons-nous, nous engager sur le chemin de la repentance.

III. L'appel à la repentance

Il est crucial de reconnaître l'importance de la repentance dans nos vies. Dans 1 Jean 1 :9, nous lisons : « Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous les pardonner et nous purifier de toute iniquité. » La repentance n’est pas seulement un acte ponctuel ;

·       C’est une démarche de foi qui nous guide vers la réconciliation avec nous-mêmes.

·       C’est une attitude d'humilité qui ouvre la voie à la guérison spirituelle.

·       C’est un engagement sincère qui nous aide à retrouver notre paix intérieure.

·       C’est une posture de cœur qui nous permet de restaurer notre relation avec Dieu.

Un célèbre proverbe dit : « L'ignorance est un choix. » En choisissant de rester dans l'ignorance de nos péchés, nous choisissons également de nous éloigner de Dieu. Dans notre société, où le péché est banalisé,

·       Oser faire le choix de la repentance demande du courage.

·       Embrasser la vérité nécessite une grande audace.

·       Prendre la décision de se relever demande une force d'âme.

·       Accepter de se réconcilier avec soi-même requiert un courage immense.

Aujourd’hui, plus que jamais, appelons-nous à revenir à une vie de sainteté. Ce n’est qu’en faisant face à nos fautes que nous pourrons recevoir la grâce qui nous est offerte. Sommes-nous prêts à nous soumettre à la vérité de la parole de Dieu et à rechercher un pardon sincère ?

En effet, nous avons exploré comment la banalisation du péché déforme notre perception du bien et du mal, impacte notre vie spirituelle, et nous appelle à une repentance véritable. A cet effet,

·       Plutôt qu'une excuse, cette situation doit nous motiver à prendre des décisions.

·       Loin d’être une fatalité, ce constat doit nous pousser à agir.

·       Loin d’une résignation, cette réalité doit nous inciter à changer.

·       Loin d'être une condamnation, ce constat doit être le point de départ de notre transformation.

Que chacun de nous puisse se tourner vers Dieu, en reconnaissant notre besoin de Lui, afin de vivre pleinement dans Sa gloire.

Qu’il en soit ainsi ! Amen !

Phalange Dormay

1er novembre 2024

samedi 26 octobre 2024

JESUS SEUL

 

« Il n'y a de salut en aucun autre ;

Car il n'y a sous le ciel aucun autre nom

Qui ait été donné parmi les hommes,

Par lequel nous devions être sauvés. »

Actes 4 :12

JESUS SEUL

Deux pans d’interrogations nous aideront à introduire ce matin, le message de la parole de Dieu. Deux pans de questions pertinentes et importantes surgissent à la pensée en raison de l’interdépendance qui caractérise nos relations. Deux pans de questions dont les réponses marqueront nos vies dans le monde présent et celui qui bientôt ouvrira sous nos pas des portes éternelles.

En effet d’un côté, qui donc est celui ou celle qui fait battre votre cœur ? Quelle est donc la personne chère à vos yeux pour qui du matin au soir vous vous démêlez pour donner satisfaction à ses désirs ? Quelle est la personne, importante et préférée qui fait appel à vos dons et vos sacrifices ? Qui donc d’un autre côté, est la star qui vous attire, la vedette qui vous enchante ? Dans le domaine du Football serait-ce Zidane, Ronaldo ou Ronaldinho ? Dans le domaine de la musique, serait-ce Beethoven, Jean Sébastien Bach, Wycleff Jean ou Yole Dérose ? Dans le domaine de la peinture, serait-ce Michel-Ange, Picasso ou Philomé Obin ? Dans le domaine des gouvernements, serait-ce Hitler, De Gaulle, Georges Bush ou Jean Jacques Dessalines ? Chacun a son préféré dans la vie. Mais quel est donc Celui que les chrétiens aiment, admirent, préfèrent et vénèrent ? C’est Celui que l’auteur du cantique au numéro 8 des chants d’Espérance section française proclame quand il dit : « Dans les cieux et sur la terre, il n’est aucun nom plus doux, aucun que mon cœur préfère au nom de Christ, mort pour nous. » Et il prend pour refrain « Quel beau nom porte l’Oint de l’Eternel, quel beau nom que Celui d’Emmanuel. » C’est de cet homme que chacun de nous devrait dire ; c’est de cet Homme que je peux personnellement déclarer : « Mon seul appui, c’est l’Ami céleste : Jésus seul, Jésus seul, les ans s’en vont, cet Ami me reste Jésus seul, Jésus seul. »

C’est donc cet homme qu’avec les yeux charnels nous ne voyons pas, mais qu’avec les spirituels, nous contemplons et admirons ? C’est donc cet Homme qu’avec ces mains de chair nous ne pouvons toucher, mais qu’avec celles de la foi nous pouvons tenir et Le porter à nous enlacer de ses bras éternels ? C’est donc cet Homme qu’avec le nez ordinaire nous ne pouvons sentir, mais qu’avec « le transformé spirituel », il nous est possible et même loisible d’exhaler le doux parfum ? C’est donc cet Homme qui nous fait venir ici ce matin ? C’est donc cet Homme qui nous attire à ses pieds bénis ? C’est donc cet Homme pour Qui nous chantons la gloire en prononçant les paroles du cantique : « Onoré puissans non-Jésus. » ? Oui, son nom c’est Jésus.

En vérité, qui d’autres nous prouverait l’amour de Dieu, si ce n’est que Jésus et Jésus seul ? Qui donc nous manifesterait sa grâce, si ce n’est que Jésus et Jésus seul ? Qui d’autre nous ferait bénéficier de sa miséricorde, si ce n’est que Jésus et Jésus seul ? C’est pourquoi du haut de cette chaire chrétienne, du fond de cette enceinte, retentiront jusqu’au retour de Jésus-Christ les paroles de ce cantique :

« Tout bonheur mwen nan Jésus-Christ Christ pou mwen, Christ pou mwen. Sé Li ki Rwa-m, Li sé Sovè-m, Sé Li min-m tou ki bon doktè-m, Si-L pa té là sa mwen ta fè. Christ pou mwen, Christ pou mwen. »

Oui, désormais, que tous ceux qui respirent, apprennent, que la Vedette des vedettes, c’est Jésus-Christ notre vedette personnelle ; que tous les anges peuplant la cour céleste sachent, que le Champion des champions, c’est Jésus-Christ, le champion de la phalange chrétienne ; que tous les hommes aux quatre coins de la terre s’informent que le Roi des rois c’est Jésus-Christ, notre Roi, notre Dieu, notre Seigneur, notre Maître et cela, dès avant tous temps, maintenant même, et aux siècles des siècles.

À ceux qui voudraient ou chercheraient à comprendre le pourquoi de notre préférence et de notre attachement au Seigneur, nous tenons à redire ce matin en trois temps, l’histoire de l’amour de Jésus.

Sachez premièrement que pour nous sauver, Jésus et Jésus seul a quitté son ciel.

I.- POUR NOUS SAUVER JESUS-CHRIST A QUITTE SON CIEL.

Pou nou té kab délivré Jésus-Christ a quitté son ciel. Esaïe 61 :1

Pou nou té kab libéré : Jésus-Christ a quitté son ciel. Esaïe 61 :1

Pou nou té kab racheté : Jésus-Christ a quitté son ciel. Tite 2 :14

Si l’auteur du cantique au numéro 90 que nous avions entonné ce matin nous dit : « Le Fils de Dieu vint sur la terre, mourir pour moi car Il m’aimait. Est-il de plus profond mystère d’amour plus grand et plus parfait ? » L’auteur du cantique au numéro 91 traduit de son côté, la pensée du Seigneur quand il écrit : « J’ai quitté le ciel pour toi, J’ai connu ta misère extrême, Perdu, mourant loin de Moi, Ignorant mon amour suprême. » Et, il dit en refrain : « Je suis ton Sauveur, ton Ami, Reviens à Moi dans ta tristesse, et sois sauvé dès aujourd’hui et tu chanteras d’allégresse. »

Et comment en a-t-il été ainsi ? Comment a-t-Il pu décider de quitter son ciel, renoncer un moment à son trône ? En vérité ce n’est pas une mince affaire, c’est une décision de la plus haute importance ; une décision de la plus haute autorité, une décision du conseil divin.

A.- UNE DÉCISION DU CONSEIL DIVIN.

Compte tenu de l’introduction du péché au jardin d’Eden, compte tenu du drame survenu au foyer de nos premiers parents, Dieu a dû prendre une décision et prononcer son verdict.

·       Attendu que des nouvelles scandaleuses viennent du jardin d’Eden ;

·       Attendu que les anges sont abasourdis de l’acte perpétré par le méchant adversaire ;

·       Attendu qu’Adam et Ève ont frayé le chemin à la désobéissance aux ordres de Dieu ;

·       Attendu que leurs actes ouvrent les portes au désordre, à la corruption et à la dégénérescence ;

·       Attendu que l’homme a péché volontairement et délibérément ; et se sépare spirituellement de Dieu ;

·       Attendu que Dieu Lui-même en est affligé ;

·       Attendu que le salaire du péché c’est la mort ;

·       Attendu que la justice de Dieu doit être satisfaite ;

·       Attendu que Dieu est amour et riche en miséricorde.

Par ces motifs, il a été convenu et arrêté ce qui suit :

Paragraphe 1 Premier alinéa

·       Art.- 1. Le serpent sera maudit d’entre tout le bétail et les animaux des champs.

·       Art.- 2. Il rampera sur son ventre et mangera de la poussière tous les jours de sa vie.

·      Art.- 3. Il y aura entre le serpent et la femme, entre la postérité de chacun d’eux : inimitié. Celle-ci l’écrasera la tête et il lui blessera le talon.

·   Art.- 4. La femme verra la souffrance de ses grossesses augmentées et enfantera avec douleur.

·       Art.- 5. La femme portera son désir vers son mari et celui-ci dominera sur elle.

·     Art.- 6. La terre sera maudite et c’est à force de peine que l’homme en tirera sa nourriture.

·       Art.- 7. Que le jardin d’Eden soit immédiatement vidé de tous ses occupants.

Paragraphe 1 Deuxième alinéa

·     Art.- 1. L’Un de nous (membre du Conseil divin) par amour pour l’humanité va descendre sur la terre et y vivre.

·   Art.- 2. L’Un de Nous va subir toutes les humiliations nécessaires à la rédemption de l’homme pécheur.

·       Art.- 3. L’Un de Nous va porter la croix infâme jusqu’au mont Golgotha.

·       Art.- 4. L’Un de Nous va être crucifié, mis à mort et payer ainsi la rançon finale.

Paragraphe 2 Premier alinéa.

·       Art.- 1. Le sort est jeté. Le choix s’arrête sur Jésus-Christ, et Jésus-Christ seul.

Donné au Palais du Seigneur, depuis le commencement.

Suivent les signatures :

Dieu : le Père
Jésus-Christ : le Fils
Saint-Esprit : le Conseiller

Frères et Sœurs bien-aimés, la sentence a été proclamée et l’ordre exécuté.

B.- VERDICT PRONONCÉ ET ORDRE EXÉCUTÉ.

Si à Bethléem a commencé l’histoire de notre salut, de là, également a commencé le drame d’une vie tourmentée. Si en ce lieu dénommé la maison du pain devait naître Celui qui S’appelle le pain de vie. Celui qui S’appelle : le pain qui vivifie, le pain qui revitalise, le pain qui restaure, le pain qui régénère. Mais également en ce lieu se retrouvaient autour de son berceau des animaux et de la paille sèche. Plus tard, ce petit enfant à la mission noble et salvatrice devait connaître l’exil pour être protégé de la barbarie d’Hérode et être échappé d’un génocide programmé. Mais pourquoi tout cela ? C’est donc, bien-aimé en Jésus-Christ, l’amour de Dieu qui se manifeste. C’est l’amour de Dieu mis en exercice pour le salut de chacun de nous. Jean 3 :16 Alors vous comprendrez pourquoi chaque chrétien chante : « Mon Jésus, Je T’aime, Je Te sais à moi. Je fuis les plaisirs de ce monde pour Toi. Sauveur qui fait grâce à tout cœur repentant, si jamais je T’aime, c’est bien maintenant. » Commencez-vous à comprendre pourquoi nous avons pour slogan : « Jésus et Jésus seul. » Commencez-vous à comprendre pourquoi Il est notre Roi, notre Seigneur et notre Dieu ? C’est parce que non seulement Il a quitté son ciel pour nous sauver, mais également Il a donné sa propre vie pour nous mettre en liberté.

II.- POUR NOUS SAUVER, JÉSUS-CHRIST A DONNÉ SA PROPRE VIE

Pour nous te capab (délivrer - racheter - libérer) Jésus-Christ té accepté bay La vi-L Li min-m minm.

Frères et Sœurs bien-aimés,

·       Prononcer le verdict c’était 1.

·       Prendre la décision, c’était 2.

·       Naître à Bethléem c’était 3.

·       Vivre parmi les hommes c’était 4.

·       Subir les humiliations c’était 5.

·       Porter sa croix c’était 6.

Mais la 7ème, c’était la dernière phase. Elle était terrible et angoissante. Elle déchirait les entrailles et coupait le souffle. Aujourd’hui chacun de nous peut chanter : « Je l’ai trouvé, Je l’ai trouvé le bonheur ineffable, Je suis sauvé, Je suis sauvé ô grâce inexprimable, tous mes péchés sont effacés, le sang de Christ me lave, les jours des larmes sont passés, je ne suis plus esclave. » Oui, aujourd’hui, chacun de nous peut chanter : « Quelle assurance je suis sauvé, quel avant-goût du ciel m’est donné, né de l’Esprit, baptisé de feu, créé de nouveau, je vis pour Dieu. » Oh que c’est beau d’entendre ces belles paroles tombées de nos lèvres. Mais vous souvenez-vous de la dernière phase ? Vous rappelez-vous la 7ème ?

N’était-ce pas dur pour le Seigneur

·       De porter la couronne d’épines sur son front ?

·       De supporter des clous enfoncés dans la chair ;

·       De subir la pression de son poids qui tenaille Ses mains ;

·       De souffrir le choc du redressement de la croix ;

·       De boire d’une éponge remplie de vinaigre et fixée à un roseau,

·       Et enfin de recevoir le coup de lance qui Lui perça le côté ?

Au fort de ses souffrances Il devait crier : Eli Eli lama sabacthani : Mon Dieu Mon Dieu, pourquoi m’as-Tu abandonné ? Et plus tard Il devait dire : « Père, Je remets mon Esprit entre tes mains. » Et baissant la tête, Il expira.

Vous qui êtes ici ce matin et qui chantez souvent : « Le monde sé pa la kay mwen nan syel la pralé », ne devriez-vous pas méditer et faire vôtres les paroles de ce cantique : « Rédempteur adorable sur la croix attachée, Traité comme un coupable, brisé pour mon péché, ton angoisse suprême, ta douleur, ton tourment, me disent : vois Je t’aime, J’ai pris ton châtiment. » Oui, à notre place le Seigneur a accepté personnellement la mort ; et cela de façon délibérée.

A.- MORT ACCEPTÉE DE FAÇON DÉLIBÉRÉE.

Frères et Sœurs bien-aimés,

Au drame de son arrestation, Jésus-Christ aurait pu S’échapper de bonnes façons et d’intelligentes manières. Il aurait pu S’échapper en oubliant Jérusalem, soustraire de son itinéraire cette ville où une fois déjà, on a failli Le lapider. Il aurait pu vivre seulement à Nazareth, en Galilée, à Capernaüm, dans la Judée, à Béthanie, en Pérée. Mais pourquoi Jérusalem, pourquoi Jérusalem qui reconnaissait-Il tue les prophètes et ceux qui lui sont envoyés ? Mais là, Il y est allé et c’est là que le drame se produisit. À Gethsémani, Il aurait pu Se dérober à la vue des hors-la-loi. Il aurait pu profiter du temps des ténèbres pour Se cacher dans les feuillages, Se faufiler à travers les oliviers et S’enfuir en toute tranquillité.

Fut-ce même qu’Il ait été arrêté, Il aurait pu Se défendre devant Pilate ; lui dire : « Pilate, vois-tu, ton pouvoir n’est pas menacé. Je n’ambitionne pas de ton poste. Voilà déjà peu de jours, Je n’ai pas accepté le royaume que le peuple Me voulait. Tu Me demandes si Je suis Roi, oui Je le suis, mais mon royaume n’est pas de ce monde. Pilate, Je suis loin d’être un frotteur de troubles comme certains le prétendent. Tous ceux qui étaient sur la montagne peuvent témoigner, là J’ai prononcé un discours tout à fait complaisant et pacifique. N’est-ce pas Pilate, que Je ne suis pas coupable ? » Et pourtant, Il est resté muet comme un agneau qu’on mène à la boucherie.

Il aurait pu échapper à la mort en disant à cette foule hypocrite qui criait : « Crucifie, crucifie-Le » Hey, arrêtez, n’est-ce pas vous qui sur mon chemin étendiez vos habits ? N’est-ce pas vous qui sur mon parcours chantiez : Hosana béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur ? N’y a-t-il pas parmi vous certains qui bénéficiaient de ma présence ? N’est-ce pas que Je guérissais vos malades, que Je nourrissais vos affamés, que Je libérais vos démoniaques ? Mais Il ne dit mot, et consent d’être crucifié.

Alors vous qui êtes présents ici ce matin, dites-moi pourquoi le Seigneur accepta-t-Il toutes les humiliations ; pourquoi accepta-t-Il toutes ces souffrances au point d’en mourir ? Pour me sauver, pour te sauver, voilà pourquoi, Il donna sa vie. C’est pourquoi, en regardant la croix bénie, personnellement je me jette à ses pieds et je chante : « Aux pieds de la croix sanglante où Tu T’es donné pour moi, mon âme ému et tremblante ô Jésus se livre à Toi. Le parfait bonheur, le parfait bonheur, c’est de mettre tout mon être à tes pieds, Seigneur. » Maintenant, pouvez-vous comprendre pourquoi je dis : Jésus est ma vedette ; pourquoi je dis qu’Il est mon Roi ; pourquoi je dis qu’Il est mon Sauveur ; pourquoi je dis qu’Il est mon Dieu. Oui, vous pouvez comprendre pourquoi je dis Jésus et Jésus seul. Car non seulement pour nous sauver Il quitta son ciel, non seulement pour nous sauver Il donna sa vie, mais finalement pour nous sauver, avec Lui, Il nous prendra.

III.- POUR NOUS SAUVER, JÉSUS-CHRIST AVEC LUI NOUS PRENDRA.

Il est à souligner que le Seigneur ne nous demandera pas de passer Le voir et nous laisser repartir. Il ne demandera pas à quelqu’un de venir nous voir et Lui faire part de nos démêlés. Il ne demandera pas à quelqu’un de venir nous chercher et nous emmener vers Lui. Mais Il dit : Jean 14 :1-3 : « Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en Moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n'était pas, Je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque Je M'en serai allé, et que Je vous aurai préparé une place, Je reviendrai, et Je vous prendrai avec Moi, afin que là où Je suis vous y soyez aussi. » C’est pourquoi j’aime personnellement chanter ce cantique : « Du ciel bientôt Jésus va revenir, si c’était aujourd’hui. Tout radieux nous Le verrons venir, si c’était aujourd’hui. Alors, tous les saints à sa vue, ses enfants sûrs de sa venue, iront avec Lui sur la nue, si c’était aujourd’hui. » Le refrain nous dit : « Gloire, gloire Jésus revient bientôt. Gloire, Gloire, Nous Le couronnerons, Gloire, Gloire et nous L’adorerons, Gloire, Gloire Jésus revient bientôt. » En ce jour-là, nous serons loin, bien loin des bruits de la terre.

A.- LOIN DES BRUITS DE LA TERRE.

En ce jour-là, nous dirons à la guerre : bye bye. Nous dirons à la peur : bye bye. Nous dirons au stress, bye bye. Nous dirons à la maladie bye bye. Nous dirons à la souffrance bye bye. Nous dirons à satan et ses acolytes : bye bye, bye bye.

Si entre-temps sur cette terre nous affrontons des problèmes à n’en plus finir, si de nos jours nous souffrons de différentes manières, fortifions-nous en chantant les paroles du cantique au no 123 du Recueil des chants d’espérance, section française : « En Christ seul est mon espérance, sa justice est mon assurance, Il est devant Dieu mon appui, je n’en veux point d’autre que Lui. » Chantons toujours les paroles du cantique CEF # 130 : « Il est un Roc séculaire, que Dieu pour mon cœur lassé, comme un abri tutélaire, au sein des flots a placé. – Oui, mon Rocher ma forteresse, mon asile protecteur, mon recours dans la détresse c’est Jésus le Rédempteur. » Oui, frères bien-aimés, oui sœurs chrétiennes, chantons les paroles d’espérance de ce vieux cantique créole : « Gnou jou ma suspan’n chanté-m yo, vwa ma rété san-l pa chanté, Min ak sin ki nan la glaw yo, nam mwen va kontan pou-l mélé – Fo-l vini Jou la glaw sa-a, sé li ki asurans kè mwen Ségnè kinbé-m paré pou sa, nan wou mété tout konfians mwen. Oooh, ma va wè Li, min’m jan Li yé Jézu, rédemptè Fis Bondyé. » Nous Le verrons sur son trône éternel. Nous serons avec Lui dans son ciel de gloire.

B.- DANS LE CIEL DE LA GLOIRE

Dans le ciel de la gloire, nous serons tous les bienvenus. Un regard de Jésus sera ma bienvenue ; un regard de Jésus sera ta bienvenue. Oui pour nous, pour nous s’ouvre le ciel.

Comprenez-vous alors, le pourquoi de notre slogan : Jésus et Jésus seul. Mais pour vous qui êtes ici ce matin et qui ne connaissez pas le Seigneur, qui ne vivez pas en Lui et dont le salut est hypothéqué par les plaisirs de ce monde trompeur, voulez-vous reconnaître en Jésus-Christ, votre vedette préférée, votre champion imbattable et votre Roi victorieux ? Sachez que pour vous sauver Jésus-Christ a dû abandonner son trône et quitter son ciel de gloire. Pour vous racheter, Il a dû donner sa vie et mourir sur le bois infâme de la croix. Pour votre salut, Il ouvre les portes de son ciel et veut vous accueillir sur son trône, dans les parvis de son palais.

Ce matin nous voulons votre bien. Qui que vous soyez, saisissez l’occasion, donnez-vous au Seigneur, venez à Lui, tandis que nous allons chanter les paroles de ce cantique : « Vini chak moun ki plin péché Kris gin mizérikod. Li di Li va ba wou la pè La met kè wou an od. - Paské Kris té vèsé san Li Ki gran bénédiksyon, Plonjé wou nan san Jésus-Kri lavé tout transgresyion. – Wi Jésus sé chemin la vi ki minnin nou nan syel Vin met tout konfians ou nan Li ou pa-p maché tou sel. – Vin non uni wou avek nou ki pralé nan la glwa. Pou abité la tou lé jou koté tout moun an jwa. Selman kwè Jésus/ la sové ou tou ».

Que le Seigneur vous bénisse.

Dormay Phalange

1ère Église Baptiste

Port-au-Prince, Haïti.

04 mars 2007

 

 


lundi 14 octobre 2024

La puissance de Dieu

 

« Car je n'ai point honte de l'Évangile,

C’est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit. »

Romains 1 :16

La puissance de Dieu

Frères et sœurs bien-aimés,

Nous vivons dans un monde où les puissances humaines se dressent comme des géants, implacables et souvent cruels. Un monde où les ambitions des hommes se dressent comme des montagnes, imposantes et souvent impitoyables. Un monde où les voix des maîtres s'élèvent comme des tempêtes, tonitruantes et souvent destructrices.

Dans les arènes de la politique, de l'économie et des passions, la lutte pour le pouvoir engendre chaos et désespoir. Les cris de ceux qui souffrent se mêlent aux rires de ceux qui dominent, tandis que les promesses de paix et de justice s'évanouissent dans les ombres de l'ambition. Les larmes de ceux qui pleurent s'entrelacent aux rires de ceux qui règnent, alors que les idéaux de liberté et de dignité s'éteignent dans les ombres de la corruption. Les pleurs des malheureux se mêlent aux clameurs de ceux qui commandent, tandis que les visions de vérité et de lumière s'évanouissent dans les ténèbres du mépris.

Si, aujourd'hui, notre monde est assailli par des forces qui semblent insurmontables, que ce soit à travers des crises politiques, sociales ou morales. Ainsi, il en a été à l'époque de Paul. L'Empire romain régnait avec une main de fer, l'oppression des croyants étant monnaie courante.

C'est dans ce contexte troublant que l'apôtre Paul, dans Romains 1 :16, déclare : « Car je n'ai point honte de l'Évangile, c'est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit. » Cette affirmation transcende les limites de l'humain, révélant une puissance divine capable de renverser les structures mêmes de notre réalité ; Une autorité divine capable de changer les lois qui régissent notre monde ; Une puissance spirituelle susceptible de remodeler les contours de notre réalité.

Tandis que les puissances humaines souvent enflées d’orgueil, échouent lamentablement, l'Évangile se présente comme la seule véritable source de puissance, de force et d'espoir.

Au cœur du tumulte des nations, l'Évangile brille comme un phare de lumière, promettant encore rédemption et transformation.

Cette puissance n’est pas statique ; elle transforme les vies et les cœurs, apportant un changement durable. DIEU nous appelle à nous détourner des puissances éphémères et à embrasser la vérité de l'Évangile.

Comme l’a dit Friedrich Nietzsche : « Celui qui a un pourquoi peut endurer tous les comment. » Cette citation nous rappelle que la puissance de notre espérance réside dans la compréhension de notre but.

Chers frères et sœurs, quelle puissance nous interpelle ou nous attire ? la vanité humaine ou la puissance éternelle de DIEU ?

Ainsi donc, hâtons-nous à parler de la puissance de Dieu, révélée par l'Évangile, qui nous permet de faire une rencontre transformative avec le Christ.

I.             La puissance de Dieu exercée par l'Évangile

Pour la rencontre avec le Christ

Frères et sœurs bien-aimés,

La rencontre avec le Christ est un moment de transformation radicale qui peut changer le cours d'une vie. L'exemple emblématique de Paul sur la route de Damas illustre parfaitement cette réalité.

Avant sa conversion, Paul, alors connu sous le nom de Saül, était un fervent persécuteur des chrétiens. En tant que pharisien, il croyait défendre la foi juive en s'opposant à ceux qu'il considérait comme des hérétiques. Sa détermination le conduisait à traquer les disciples de Jésus, à les emprisonner et même à approuver leur mise à mort. Il était animé par une passion aveugle, persuadé de servir DIEU dans sa recherche de justice.

Ce qui se passa sur le chemin vers Damas est un tournant décisif. Dans Actes 9 :3-6, nous lisons que, alors qu'il se dirigeait vers Damas pour persécuter les chrétiens, une lumière éblouissante brilla soudain autour de lui, le faisant tomber à terre. Entendant une voix qui l’appelait par son nom,

Paul fut confronté à la réalité de sa vie. Cette voix, celle de Jésus, lui demanda : « Saül, pourquoi me persécutes-tu ? » Ce moment marquant ne se limitait pas à une simple rencontre ; il représentait une révélation de la vérité et de la grâce divines.

La rencontre avec Christ sur la route de Damas changea Paul à jamais. En un instant, il passa d’un persécuteur à un apôtre. Ce qui était autrefois un cœur rempli de haine et de ressentiment devint un réceptacle d'amour et de compassion. Ce qui était autrefois une âme tourmentée par la colère devint une source de paix et de réconciliation. Ce qui était auparavant un esprit embrouillé d’incompréhension se transforma en une lumière de clarté évangélique.

En Actes 9 :17-19, après avoir été guéri de sa cécité, Paul reçut le Saint-Esprit et fut baptisé. Ce processus de transformation ne fut pas instantané, mais il fut radical et profond, témoignant de la puissance de DIEU à changer les cœurs.

La rencontre de Paul nous rappelle que peu importe notre passé, nous ne sommes jamais au-delà de la portée de la grâce de DIEU. Chaque individu a la possibilité de vivre une rencontre transformative avec le Christ, qui peut réorienter notre vie, notre mission et notre identité. Ce changement intérieur pousse à une nouvelle vision, où les anciennes manières de vivre sont abandonnées au profit d'une existence dédiée à la proclamation de l'Évangile.

À l'instar de Paul, nous sommes tous appelés à faire l’expérience d'une rencontre personnelle avec le Christ. Que nous soyons dans le doute, la rébellion ou l'indifférence, Christ est toujours là, prêt à éclairer notre chemin. Cette rencontre n’est pas réservée à quelques privilégiés ; elle est accessible à tous ceux qui cherchent la vérité et sont ouverts à la transformation, par la puissance de Dieu exercée par l'Évangile.

Frères et sœurs, chers amis,

La rencontre de Paul sur la route de Damas est une puissante illustration de la manière dont Christ peut transformer même les cœurs les plus endurcis. Nous devons nous poser la question : sommes-nous prêts à rencontrer le Christ et à laisser notre vie être bouleversée par Sa puissance salvatrice ?

En considérant la puissance de Dieu révélée par l'Évangile, nous comprenons que cette force divine est une invitation à une rencontre transformative avec le Christ. Ce message de rédemption ne se limite pas à notre existence terrestre ; il résonne à travers l'éternité.

Nous sommes tous appelés à répondre à cet appel à la conversion. Se tourner vers le Christ, c’est choisir d’accueillir son amour et de laisser sa grâce transformer nos vies. Cette conversion est un processus continu, une démarche quotidienne vers une intimité plus profonde avec Dieu. Chaque instant vécu dans cette lumière nous prépare pour l'éternité, révélant ainsi le sens véritable de notre existence.

Aujourd'hui, je vous exhorte à ouvrir votre cœur à cette puissance divine. Ne laissez pas passer cette opportunité. Engagez-vous à laisser l'Évangile toucher votre vie, à accepter le pardon et la paix que seul le Christ peut offrir. Votre chemin vers une vie renouvelée commence ici, à ce moment précis. Embrassez cette grâce et préparez-vous à découvrir la plénitude de la vie, tant ici que dans l'éternité. Faites ce choix aujourd'hui.

Phalange Dormay

13 Octobre 2024