Jésus-Christ : le seul Sauveur

...ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5:11-13



jeudi 28 novembre 2024

Rendre Grâce en Toute Circonstance

 

"Rendez grâces en toutes choses,

Car c’est à votre égard

La volonté de Dieu en Jésus-Christ."

1 Thessaloniciens 5 :18

Rendre Grâce en Toute Circonstance

Imaginez un instant que vous traversiez un désert. La chaleur implacable, la solitude dévorante, et un paysage où la vie semble se dérober sous vos pieds. Dans ce silence pesant, vous êtes seul avec vos pensées, vos angoisses et vos déceptions. Et soudain, une voix résonne, claire et forte, comme un écho divin dans la chaleur de l’étreinte du désert. "Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ." (1 Thessaloniciens 5 :18).

Que dire dans de tels moments où la souffrance semble nous engloutir ? Que peut bien signifier cette parole dans un monde qui pleure ? La réalité semble bien plus sombre que la lumière de cette exhortation. Pourtant, Paul nous dit quelque chose d’étonnant ici : rendre grâce, non seulement dans les moments de joie, mais aussi dans ceux de l'épreuve.

Aujourd'hui, nous sommes appelés à comprendre ce que cela implique.

I. Un Appel à la Reconnaissance au Milieu des Épreuves

Dans le contexte de l’épître aux Thessaloniciens, l’Église traverse une période de grande affliction. Les persécutions, les luttes spirituelles et les épreuves sont omniprésentes. Les chrétiens sont plongés dans la tourmente. Pourtant, au milieu de tout cela, l’apôtre Paul lance cet appel vertigineux : "Rendez grâce en toutes choses".

Est-ce réaliste ? Est-ce raisonnable de rendre grâce lorsque tout semble s’effondrer autour de nous ? L’apôtre Pierre nous répond dans sa première épître, au chapitre 1, verset 6-7 : "C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra,". Et Jacques nous dit dans son épître : Jacques 1 :2 " Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, ". Comment comprendre cette exigence divine de rendre grâce même dans la douleur ?

Rendre grâce dans la souffrance n'est pas une négation de la réalité des épreuves, mais une déclaration de foi. Une déclaration selon laquelle Dieu demeure : Souverain, même dans le chaos. C'est un acte de foi qui dépasse l'entendement humain. La philosophie séculière dirait que la souffrance ne mérite que la révolte ou l’indifférence. Mais la Bible nous invite à quelque chose de plus profond : la gratitude dans la difficulté. Dans un monde où Nietzsche disait "Celui qui a un pourquoi pour vivre peut supporter presque n'importe quel comment", le chrétien trouve son pourquoi en Christ, et c’est ce qui lui permet de rendre grâce, même quand tout semble perdu.

Dans le contexte actuel de crise mondiale, de tensions sociales et de défis personnels, nous sommes confrontés à la tentation de céder à l'amertume, à la colère ou à la frustration. Mais, dans ces circonstances même, Dieu nous invite à nous tourner vers Lui avec un cœur reconnaissant. "Rendez grâce en toutes choses", dit Paul. Non pas seulement dans les moments heureux, mais aussi dans les épreuves, car Dieu est là, et Il agit même quand nous ne comprenons pas.

Quelle est votre attitude face à l’épreuve, cher ami ? Vous abandonnez-vous à la plainte ou choisissez-vous de rendre grâce à Dieu ?

Mais comment pouvons-nous véritablement rendre grâce dans nos épreuves ? Est-ce possible, et si oui, comment ? C’est ce que nous allons explorer.

II. Rendre Grâce : Une Pratique Quotidienne, Même dans l’Ombre

Rendre grâce dans l’ombre de la souffrance est plus qu’une simple formalité. C’est un acte de confiance en Dieu. Lorsque tout semble incertain et que le sol sous nos pieds tremble, la gratitude devient un pont entre notre réalité et la souveraineté divine. Le roi David, dans ses psaumes, illustre cette vérité. Dans le Psaume 42 :5, il dit : " Pourquoi t’abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi ? Espère en Dieu, car je Le louerai encore ; Il est mon salut et mon Dieu. ". Le véritable chrétien ne s’arrête pas aux apparences, mais il sait que dans la nuit la plus noire, Dieu est là.

Dans un monde où les conflits, les pertes et les souffrances sont omniprésents, l'exhortation à rendre grâce prend une signification encore plus profonde. Nous sommes invités à voir au-delà de l’immédiat, à comprendre que chaque épreuve a un but dans le plan divin. En effet, dans Romains 8 :28, Paul nous rappelle : "Nous savons, du reste, que toute chose concourt au bien de ceux qui aiment Dieu". Ainsi, même dans la difficulté, Dieu travaille pour notre bien.

Imaginez une rose en plein désert, fragile mais splendide, qui s’épanouit malgré l’aridité de son environnement. C’est ainsi que, même dans nos moments de douleur, la reconnaissance envers Dieu devient cette rose, un témoignage de foi en un Dieu qui, même dans la souffrance, transforme nos vies. Le monde peut voir notre foi comme un miracle, un signe que Dieu existe et que nous avons trouvé la paix même au cœur de la tempête.

 Si aujourd’hui vous traversez un désert spirituel, si les épreuves semblent vous engloutir, sachez que Dieu vous invite à rendre grâce. Il ne vous abandonne pas, et à travers cette épreuve, Il veut manifester Sa gloire.

En conclusion, nous avons vu que rendre grâce en toutes choses est un acte de foi, une pratique quotidienne qui transforme notre vie. À travers les épreuves, Dieu nous appelle à Lui faire confiance et à Lui rendre grâce. N’oublions pas que le cœur de cette exhortation repose sur la compréhension que Dieu est souverain, et qu'Il œuvre même dans la souffrance.

  • La reconnaissance en toutes choses est une expression de foi et de confiance en Dieu.
  • La gratitude est possible même dans l'épreuve, car Dieu nous accompagne dans chaque difficulté.
  • L’illustration de la rose dans le désert nous montre que, même dans les pires moments, Dieu peut faire naître la beauté et la paix.

Chers amis, peut-être que vous êtes dans un moment difficile et vous avez du mal à rendre grâce. Levez les yeux vers Dieu. Repentez-vous de tout cœur et tournez-vous vers Celui qui transforme nos épreuves en bénédictions. Il est Celui qui, à travers Jésus-Christ, a vaincu la souffrance et la mort pour nous offrir la vie éternelle.

Qu’il en soit ainsi ! Amen !

Phalange Dormay

28 novembre 2024

lundi 25 novembre 2024

L'AMOUR DE L'ARGENT

 

« Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux ;

Et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi,

Et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments. »

1 Timothée 6 :10 

L'AMOUR DE L'ARGENT

L’argent, cette entité impitoyable et envoûtante, se dresse devant nous comme une divinité mondaine et moderne, imposant son ombre sur chaque aspect de notre existence. Tel un mirage fascinant dans le désert aride de nos préoccupations quotidiennes, il semble promettre tout ce que nos cœurs désirent : le bonheur, la liberté, la sécurité. Dans ce monde où les valeurs spirituelles se fanent sous le poids écrasant du matérialisme, il devient de plus en plus difficile de discerner la vérité de l’illusion. L’avidité, insidieuse, se glisse dans l’âme humaine, et peu à peu, l’argent devient le centre de toutes choses, la quête ultime, la réponse à tous nos tourments.

Mais, comme un poison qui s’immisce subtilement dans nos veines, cette recherche incessante de richesse nous entraîne sur un chemin périlleux. La Bible, dans sa sagesse infinie, nous met en garde contre cette soif dévorante qui ronge l’esprit et dévore l’âme : « Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux » (1 Timothée 6 :10). Ces mots résonnent comme un avertissement solennel, un cri d’alarme que nous choisissons souvent d’ignorer. Pourtant, derrière la tentation du gain facile et de la jouissance matérielle se cachent des pièges invisibles, des filets tendus par l’ambition et la vanité, qui dérobent à l’être humain la paix intérieure et le sens véritable de la vie.

La quête de l’argent n’est pas simplement une recherche de biens matériels, c’est une lutte intérieure qui détruit peu à peu ce qui fait notre humanité. Ce texte biblique nous invite à une réflexion poignante sur la relation que nous entretenons avec l’argent et les conséquences spirituelles d’un amour démesuré pour ce bien éphémère. Il est un miroir sans pitié qui nous révèle notre faiblesse, notre vanité, notre désir insatiable de posséder, sans jamais nous poser la question essentielle : qu’avons-nous vraiment gagné en cheminant sur ce sentier sinueux ?

Alors, face à cette réalité implacable, que faire ? Comment éviter les pièges de ce désir insatiable, qui finit par asphyxier l’âme et par nous condamner à une existence vide et dénuée de sens ? C’est ce que nous allons explorer, avec une gravité sans égale, en trois étapes fondamentales : d’abord, nous plongerons dans les effets dévastateurs de l’amour de l’argent, qui ravage l’être humain de l’intérieur ; puis, nous scruterons les pièges de l’orgueil et du confort matériel, qui nous déconnectent de l’essentiel ; enfin, nous chercherons la seule véritable issue à cette tragédie : une foi vivante, nourrie par l’humilité et un contentement profond.

I. Les effets destructeurs de l'amour de l'argent

L’amour de l’argent, loin d’être un simple désir, devient une racine qui engendre d’innombrables maux. Ceux qui se laissent emporter par cette passion sont souvent pris dans un tourbillon qui les écarte de la foi et les plonge dans des abîmes de douleur. La Bible nous avertit clairement : « …en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments » (1 Timothée 6 :10). Cela semble être le destin de ceux qui vivent pour amasser toujours plus, dans une course effrénée vers la richesse. Mais à quel prix ?

La recherche incessante de l'argent transforme les individus. Ils deviennent esclaves de leur propre avidité, sacrifiant leur paix intérieure, leurs relations humaines, et leur relation avec Dieu. Jésus Lui-même dit dans Matthieu 6 :24 : « Nul ne peut servir deux maîtres : car, ou il haïra l’un, et il aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et il méprisera l’autre. » Cette vérité profonde met en lumière la dualité du cœur humain : lorsque l'argent devient le maître, Dieu est relégué à un rôle secondaire, voire éliminé.

Une citation de Warren Buffet, l’un des plus grands investisseurs de notre époque, résume parfaitement cette dynamique : « La richesse est comme l’eau salée. Plus vous buvez, plus vous avez soif. » Cette phrase illustre bien comment l’amour de l’argent, loin de satisfaire les désirs humains, exacerbe les besoins et engendre un vide intérieur.

En ces temps d'incertitude économique, de crises financières, la tentation d’amasser et de protéger sa richesse se fait encore plus grande. Mais, comme la Bible le dit, « quoi sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme ? » (Marc 8 :36). Quel est le prix de votre âme dans cette quête sans fin ?

 Pourtant, derrière ce désir insatiable de richesse, il existe un autre piège : celui de l’orgueil et de la suffisance.

II. L’orgueil et la suffisance : des pièges du confort matériel

L’amour de l'argent mène à l'orgueil et à la suffisance. Lorsqu'on commence à amasser des biens, il est facile de se laisser emporter par le sentiment de sécurité et de pouvoir que l’argent procure. L’argent devient une source de fierté, un moyen de se distinguer des autres et de croire que l’on peut tout contrôler. Mais cela conduit à une perte de la dépendance envers Dieu et à l’illusion que nous sommes maîtres de notre destin.

Le Proverbe 30 :8-9 met en lumière cette dangereuse tendance : « Donne-moi ni pauvreté, ni richesse ; accorde-moi le pain qui m’est nécessaire. De peur que, dans l’abondance, je ne te nie et ne dise : Qui est l’Éternel ? » Ce texte nous rappelle que l’abondance peut faire naître l’orgueil et l’indépendance vis-à-vis de Dieu. L’argent, au lieu de devenir un moyen de bénir et de servir les autres, devient un piège qui nous éloigne de notre Créateur.

L’orgueil engendré par la richesse fait également naître un désir insatiable d’accumuler davantage, et la satisfaction devient une illusion. Dans l’Évangile de Luc 12 :15, on y lit : « Gardez-vous avec soin de toute cupidité ; car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance. » L’orgueil crée une illusion de contrôle qui, à terme, engendre la chute.

En ces temps de prospérité matérielle et de confort, sommes-nous conscients de ce piège ? Succombons-nous à la tentation de croire que notre valeur repose dans ce que nous possédons ? Le Christ nous appelle à réévaluer nos priorités et à ne pas chercher notre sécurité dans les biens de ce monde.

 Mais alors, quelle est la véritable solution face à cette tentation de l’amour de l’argent ?

III. La foi vivante et le contentement : la solution divine

La solution à l’amour de l’argent réside dans un retour à la foi vivante et dans un esprit de contentement. La Bible nous invite à chercher avant tout le royaume de Dieu et sa justice, et tout le reste nous sera donné par surcroît (Matthieu 6 :33). Le contentement n’est pas un manque, mais un état de paix et de confiance en Dieu, qui nous assure que ce dont nous avons besoin, Il nous le donnera.

Paul, dans 1 Timothée 6 :6-8, écrit : C’est, en effet, une grande source de gain que la piété avec le contentement ; car nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter ; si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira. » Le contentement est un trésor spirituel qui, lorsqu’il est cultivé, protège notre cœur des séductions de l’argent.

L’argent n’est ni mauvais en soi, ni un péché, mais l’amour excessif de l’argent conduit à la perdition. La véritable richesse réside dans une relation vivante avec Dieu, qui nous guide et nous pourvoit.

 Imaginez un homme qui, malgré une vie de simplicité, trouve une paix profonde dans son cœur. Il vit humblement, ne cherchant pas à accumuler des biens, mais confiant que Dieu pourvoit à tous ses besoins. Ce contentement est un témoignage vivant que la véritable richesse ne réside pas dans ce que nous possédons, mais dans la tranquillité d’une âme nourrie par Dieu.

L’amour de l’argent, cette racine sournoise et dévastatrice, pousse ses racines profondes dans l’âme humaine, écartant la foi et engendrant l’orgueil. Il mène à une suffisance illusoire, à cette illusion d’avoir tout sous contrôle, alors que tout nous échappe lentement et inexorablement. Il nous entraîne dans des tourments sans fin, nous emprisonne dans une quête incessante, où la satisfaction n’est jamais atteinte, et où la paix, pourtant si proche, semble à jamais hors de portée. L’argent, cet idolâtre cruel, ne fait qu'éteindre le souffle de notre véritable liberté, et laissent derrière lui, un vide béant que ni la richesse ni les plaisirs du monde ne pourront jamais combler.

Pourtant, dans ce monde qui court après des mirages, il existe une voie, une voie lumineuse, mais exigeante, celle de la foi vivante. Celle qui libère l’âme des chaînes du matérialisme et de l’illusion. C’est la voie du contentement, de la confiance totale en Dieu, celle où nous choisissons de renoncer à l’amour de l’argent, pour chercher d'abord le royaume de Dieu et sa justice. C’est là, et là seulement, que nous trouvons une paix ineffable, une paix qui transcende tout ce que la richesse humaine pourrait jamais offrir.

Et pourtant, combien d’entre nous s’égarent dans cette course effrénée, oubliant que tout ce que nous accumulons ici-bas, tout ce que nous chérissons tant, ne nous suivra pas dans l’éternité ? comme la poussière emportée par le vent, nos possessions se faneront, nos richesses se dissiperont. Ce que nous avons sur cette terre n'est que temporaire, mais ce qui est dans les cieux est éternel et immuable. Que notre trésor soit là, où l’invisible se fait éternité, et que notre cœur, notre espoir, nos véritables aspirations s’élèvent vers ce qui ne peut être ni volé, ni détruit.

Que ce message nous touche au plus profond de notre être, qu’il nous incite à une introspection douloureuse mais nécessaire, qu’il nous incite à une repentance franche, sincère et réelle. Que nous sachions, nous détacher de ce qui nous lie à la vanité, pour revenir à l’essentiel, et retrouver la pureté de la foi. Oui, que notre vie reflète les valeurs éternelles de Dieu, ces trésors invisibles qui mènent à la véritable vie.

Qu’il en soit ainsi ! Amen.

Phalange Dormay

25 novembre 2024

samedi 23 novembre 2024

LA VERITE LIBERATRICE

 

LA VERITE LIBERATRICE

Pas de Condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ.

Chers frères et sœurs,

Imaginez la situation tragique d’un homme, épuisé par des années de lutte, marchant dans une rue sombre, les yeux baissés, les épaules voûtées sous le poids d'un fardeau invisible mais accablant. Chaque pas est un combat, chaque respiration, un effort. Cet homme a commis des erreurs, des erreurs graves. Il a trahi, menti, blessé ceux qui l’entouraient et l’aimaient. Et maintenant, il se sent comme un naufragé, seul sur un rivage désert. À chaque coin de rue, il entend des murmures de jugement, des voix qui lui rappellent ses fautes passées, des accusations qui semblent le clouer au sol. Il se dit : "Il n'y a plus de retour possible. Je suis perdu à jamais."

Puis, dans ce moment de désespoir absolu, une lumière éclatante perce l'obscurité. Une voix douce, mais pleine de puissance, lui parle. C’est une voix qui ne le condamne pas, mais qui lui offre la paix, la réconciliation et une chance de recommencer. Cette voix lui dit : "Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ." (Romains 8 :1).

Ce moment de lumière, c’est la délivrance. Là, dans la profondeur de son désespoir, il découvre qu'il n'est pas condamné pour toujours, que son passé ne le définit pas à jamais, et que le fardeau de ses péchés a été porté par un Autre. Il est libéré ; libéré non par ses propres efforts, mais par la grâce d'un Sauveur qui lui tend la main. Ce n'est pas une simple libération émotionnelle, mais une transformation profonde qui touche son âme, son cœur, et son avenir.

Aujourd'hui, ce message de délivrance s'adresse à chacun de nous, car, comme cet homme, nous portons parfois des fardeaux lourds de culpabilité et de honte. Mais la parole de Dieu nous offre une promesse puissante : en Christ, il n’y a plus de condamnation. Peu importe l'intensité de notre lutte, peu importe le poids du passé, Jésus nous offre la liberté. E           Pour vous et pour moi, le Saint-Esprit a inspiré à l’apôtre Paul les paroles écrites en Romains 8 :1 "Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ."

Amen ! Qu’il en soit ainsi !

Phalange Dormay

23 Novembre 2024

jeudi 7 novembre 2024

LA BANALISATION DU PECHE

 

 « Tous ont péché

Et sont privés de la gloire de Dieu »

Romains 3 :23

LA BANALISATION DU PECHE

Imaginez un jeune homme, qui, un soir, sort avec des amis. Dans l’ambiance festive, des plaisanteries s’éparpillent, et des comportements que l’on aurait jadis jugés inacceptables deviennent monnaie courante. À la fin de la nuit, il se retrouve face à un dilemme moral, mais il ne ressent ni culpabilité ni honte. Ce qui était autrefois un péché semble désormais banalisé.

·       Cette scène, que nous pouvons tous reconnaître, illustre la tendance actuelle à normaliser ce qui, selon la parole de Dieu, nous éloigne de Sa gloire.

·       Ce tableau illustre notre tendance à légitimer ce qui, d’après la Bible, obscurcit notre chemin vers la sainteté.

·       Ce constat révèle notre inclinaison à banaliser ce qui, selon Dieu, altère notre relation avec Lui.

·       Cette attitude met en lumière la manière dont nous minimisons ce qui nous sépare de l’amour divin.

Romains 3 :23 nous rappelle que « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ». Cet enseignement nous pousse à réfléchir sur notre rapport au péché et à la manière dont il est perçu dans notre société.

Parlons d’abord de :

I. La perception déformée du péché

La première étape dans la banalisation du péché réside dans notre perception déformée de ce qu'est réellement le péché. Dans Ésaïe 5 :20, il est écrit : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal ! » Cette mise en garde résonne particulièrement aujourd'hui.

·       Des actions jadis réprouvées sont maintenant applaudies.

·       Ce qui était considéré comme mal est maintenant salué.

·       De nombreux comportements, autrefois condamnés, sont désormais célébrés.

·       Ce qui était jugé honteux est désormais glorifié.

Un exemple frappant est celui de la consommation de substances illicites. Au lieu de considérer cela comme un problème moral, beaucoup le voient comme une simple option de divertissement. La célèbre phrase de l’écrivain Albert Camus, « La vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent », souligne comment notre époque valorise l’instant plutôt que les conséquences spirituelles à long terme.

En ce moment, posons-nous la question : avons-nous laissé ces comportements entrer dans notre quotidien sans nous en rendre compte ? Ne serait-il pas temps de revenir à une vision biblique des choses ? En tant que chrétiens, nous devons nous interroger sur notre propre attitude face à ces déviations. Nous devons nous rappeler que chaque petit compromis peut nous éloigner de la gloire de Dieu.

Alors, quel impact cette banalisation a-t-elle sur notre vie spirituelle ?

II. L'impact sur la vie spirituelle

La banalisation du péché entraîne une dégradation de notre vie spirituelle. Dans Galates 5 :9, il est dit : « Un peu de levain fait lever toute la pâte. » Cela signifie qu'un petit péché peut influencer notre être tout entier. Lorsque nous ignorons ou justifions nos péchés, nous laissons la porte ouverte à un éloignement progressif par rapport à notre Dieu.

Prenons l'exemple des réseaux sociaux, où des contenus immoraux sont partagés sans honte : Ces plateformes qui deviennent des espaces où l'on banalise des comportements nuisibles, créant une culture de l'indifférence. Bien plus, l'anonymat qu'elles offrent favorise l'absence de responsabilité, permettant à des discours toxiques de prospérer sans conséquences. Une citation de l’auteur et conférencier Simon Sinek résonne ici : « La confiance ne se construit pas dans des grandes occasions, mais dans les petites actions quotidiennes. » Nos choix quotidiens, même ceux qui semblent anodins, peuvent avoir un impact sérieux sur notre relation avec Dieu.

Dans notre contexte actuel, interrogeons-nous : sommes-nous prêts à dénoncer le mal autour de nous ? Pouvons-nous nous engager à vivre selon les standards bibliques, malgré la pression sociale ? comment pouvons-nous restaurer notre relation avec Dieu ? Bien sûr, en étant des chrétiens de conviction ; en nous engageant à être des témoins actifs de la vérité, et en partageant notre foi avec courage et détermination.

Maintenant, considérons comment pouvons-nous, nous engager sur le chemin de la repentance.

III. L'appel à la repentance

Il est crucial de reconnaître l'importance de la repentance dans nos vies. Dans 1 Jean 1 :9, nous lisons : « Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous les pardonner et nous purifier de toute iniquité. » La repentance n’est pas seulement un acte ponctuel ;

·       C’est une démarche de foi qui nous guide vers la réconciliation avec nous-mêmes.

·       C’est une attitude d'humilité qui ouvre la voie à la guérison spirituelle.

·       C’est un engagement sincère qui nous aide à retrouver notre paix intérieure.

·       C’est une posture de cœur qui nous permet de restaurer notre relation avec Dieu.

Un célèbre proverbe dit : « L'ignorance est un choix. » En choisissant de rester dans l'ignorance de nos péchés, nous choisissons également de nous éloigner de Dieu. Dans notre société, où le péché est banalisé,

·       Oser faire le choix de la repentance demande du courage.

·       Embrasser la vérité nécessite une grande audace.

·       Prendre la décision de se relever demande une force d'âme.

·       Accepter de se réconcilier avec soi-même requiert un courage immense.

Aujourd’hui, plus que jamais, appelons-nous à revenir à une vie de sainteté. Ce n’est qu’en faisant face à nos fautes que nous pourrons recevoir la grâce qui nous est offerte. Sommes-nous prêts à nous soumettre à la vérité de la parole de Dieu et à rechercher un pardon sincère ?

En effet, nous avons exploré comment la banalisation du péché déforme notre perception du bien et du mal, impacte notre vie spirituelle, et nous appelle à une repentance véritable. A cet effet,

·       Plutôt qu'une excuse, cette situation doit nous motiver à prendre des décisions.

·       Loin d’être une fatalité, ce constat doit nous pousser à agir.

·       Loin d’une résignation, cette réalité doit nous inciter à changer.

·       Loin d'être une condamnation, ce constat doit être le point de départ de notre transformation.

Que chacun de nous puisse se tourner vers Dieu, en reconnaissant notre besoin de Lui, afin de vivre pleinement dans Sa gloire.

Qu’il en soit ainsi ! Amen !

Phalange Dormay

1er novembre 2024

samedi 26 octobre 2024

JESUS SEUL

 

« Il n'y a de salut en aucun autre ;

Car il n'y a sous le ciel aucun autre nom

Qui ait été donné parmi les hommes,

Par lequel nous devions être sauvés. »

Actes 4 :12

JESUS SEUL

Deux pans d’interrogations nous aideront à introduire ce matin, le message de la parole de Dieu. Deux pans de questions pertinentes et importantes surgissent à la pensée en raison de l’interdépendance qui caractérise nos relations. Deux pans de questions dont les réponses marqueront nos vies dans le monde présent et celui qui bientôt ouvrira sous nos pas des portes éternelles.

En effet d’un côté, qui donc est celui ou celle qui fait battre votre cœur ? Quelle est donc la personne chère à vos yeux pour qui du matin au soir vous vous démêlez pour donner satisfaction à ses désirs ? Quelle est la personne, importante et préférée qui fait appel à vos dons et vos sacrifices ? Qui donc d’un autre côté, est la star qui vous attire, la vedette qui vous enchante ? Dans le domaine du Football serait-ce Zidane, Ronaldo ou Ronaldinho ? Dans le domaine de la musique, serait-ce Beethoven, Jean Sébastien Bach, Wycleff Jean ou Yole Dérose ? Dans le domaine de la peinture, serait-ce Michel-Ange, Picasso ou Philomé Obin ? Dans le domaine des gouvernements, serait-ce Hitler, De Gaulle, Georges Bush ou Jean Jacques Dessalines ? Chacun a son préféré dans la vie. Mais quel est donc Celui que les chrétiens aiment, admirent, préfèrent et vénèrent ? C’est Celui que l’auteur du cantique au numéro 8 des chants d’Espérance section française proclame quand il dit : « Dans les cieux et sur la terre, il n’est aucun nom plus doux, aucun que mon cœur préfère au nom de Christ, mort pour nous. » Et il prend pour refrain « Quel beau nom porte l’Oint de l’Eternel, quel beau nom que Celui d’Emmanuel. » C’est de cet homme que chacun de nous devrait dire ; c’est de cet Homme que je peux personnellement déclarer : « Mon seul appui, c’est l’Ami céleste : Jésus seul, Jésus seul, les ans s’en vont, cet Ami me reste Jésus seul, Jésus seul. »

C’est donc cet homme qu’avec les yeux charnels nous ne voyons pas, mais qu’avec les spirituels, nous contemplons et admirons ? C’est donc cet Homme qu’avec ces mains de chair nous ne pouvons toucher, mais qu’avec celles de la foi nous pouvons tenir et Le porter à nous enlacer de ses bras éternels ? C’est donc cet Homme qu’avec le nez ordinaire nous ne pouvons sentir, mais qu’avec « le transformé spirituel », il nous est possible et même loisible d’exhaler le doux parfum ? C’est donc cet Homme qui nous fait venir ici ce matin ? C’est donc cet Homme qui nous attire à ses pieds bénis ? C’est donc cet Homme pour Qui nous chantons la gloire en prononçant les paroles du cantique : « Onoré puissans non-Jésus. » ? Oui, son nom c’est Jésus.

En vérité, qui d’autres nous prouverait l’amour de Dieu, si ce n’est que Jésus et Jésus seul ? Qui donc nous manifesterait sa grâce, si ce n’est que Jésus et Jésus seul ? Qui d’autre nous ferait bénéficier de sa miséricorde, si ce n’est que Jésus et Jésus seul ? C’est pourquoi du haut de cette chaire chrétienne, du fond de cette enceinte, retentiront jusqu’au retour de Jésus-Christ les paroles de ce cantique :

« Tout bonheur mwen nan Jésus-Christ Christ pou mwen, Christ pou mwen. Sé Li ki Rwa-m, Li sé Sovè-m, Sé Li min-m tou ki bon doktè-m, Si-L pa té là sa mwen ta fè. Christ pou mwen, Christ pou mwen. »

Oui, désormais, que tous ceux qui respirent, apprennent, que la Vedette des vedettes, c’est Jésus-Christ notre vedette personnelle ; que tous les anges peuplant la cour céleste sachent, que le Champion des champions, c’est Jésus-Christ, le champion de la phalange chrétienne ; que tous les hommes aux quatre coins de la terre s’informent que le Roi des rois c’est Jésus-Christ, notre Roi, notre Dieu, notre Seigneur, notre Maître et cela, dès avant tous temps, maintenant même, et aux siècles des siècles.

À ceux qui voudraient ou chercheraient à comprendre le pourquoi de notre préférence et de notre attachement au Seigneur, nous tenons à redire ce matin en trois temps, l’histoire de l’amour de Jésus.

Sachez premièrement que pour nous sauver, Jésus et Jésus seul a quitté son ciel.

I.- POUR NOUS SAUVER JESUS-CHRIST A QUITTE SON CIEL.

Pou nou té kab délivré Jésus-Christ a quitté son ciel. Esaïe 61 :1

Pou nou té kab libéré : Jésus-Christ a quitté son ciel. Esaïe 61 :1

Pou nou té kab racheté : Jésus-Christ a quitté son ciel. Tite 2 :14

Si l’auteur du cantique au numéro 90 que nous avions entonné ce matin nous dit : « Le Fils de Dieu vint sur la terre, mourir pour moi car Il m’aimait. Est-il de plus profond mystère d’amour plus grand et plus parfait ? » L’auteur du cantique au numéro 91 traduit de son côté, la pensée du Seigneur quand il écrit : « J’ai quitté le ciel pour toi, J’ai connu ta misère extrême, Perdu, mourant loin de Moi, Ignorant mon amour suprême. » Et, il dit en refrain : « Je suis ton Sauveur, ton Ami, Reviens à Moi dans ta tristesse, et sois sauvé dès aujourd’hui et tu chanteras d’allégresse. »

Et comment en a-t-il été ainsi ? Comment a-t-Il pu décider de quitter son ciel, renoncer un moment à son trône ? En vérité ce n’est pas une mince affaire, c’est une décision de la plus haute importance ; une décision de la plus haute autorité, une décision du conseil divin.

A.- UNE DÉCISION DU CONSEIL DIVIN.

Compte tenu de l’introduction du péché au jardin d’Eden, compte tenu du drame survenu au foyer de nos premiers parents, Dieu a dû prendre une décision et prononcer son verdict.

·       Attendu que des nouvelles scandaleuses viennent du jardin d’Eden ;

·       Attendu que les anges sont abasourdis de l’acte perpétré par le méchant adversaire ;

·       Attendu qu’Adam et Ève ont frayé le chemin à la désobéissance aux ordres de Dieu ;

·       Attendu que leurs actes ouvrent les portes au désordre, à la corruption et à la dégénérescence ;

·       Attendu que l’homme a péché volontairement et délibérément ; et se sépare spirituellement de Dieu ;

·       Attendu que Dieu Lui-même en est affligé ;

·       Attendu que le salaire du péché c’est la mort ;

·       Attendu que la justice de Dieu doit être satisfaite ;

·       Attendu que Dieu est amour et riche en miséricorde.

Par ces motifs, il a été convenu et arrêté ce qui suit :

Paragraphe 1 Premier alinéa

·       Art.- 1. Le serpent sera maudit d’entre tout le bétail et les animaux des champs.

·       Art.- 2. Il rampera sur son ventre et mangera de la poussière tous les jours de sa vie.

·      Art.- 3. Il y aura entre le serpent et la femme, entre la postérité de chacun d’eux : inimitié. Celle-ci l’écrasera la tête et il lui blessera le talon.

·   Art.- 4. La femme verra la souffrance de ses grossesses augmentées et enfantera avec douleur.

·       Art.- 5. La femme portera son désir vers son mari et celui-ci dominera sur elle.

·     Art.- 6. La terre sera maudite et c’est à force de peine que l’homme en tirera sa nourriture.

·       Art.- 7. Que le jardin d’Eden soit immédiatement vidé de tous ses occupants.

Paragraphe 1 Deuxième alinéa

·     Art.- 1. L’Un de nous (membre du Conseil divin) par amour pour l’humanité va descendre sur la terre et y vivre.

·   Art.- 2. L’Un de Nous va subir toutes les humiliations nécessaires à la rédemption de l’homme pécheur.

·       Art.- 3. L’Un de Nous va porter la croix infâme jusqu’au mont Golgotha.

·       Art.- 4. L’Un de Nous va être crucifié, mis à mort et payer ainsi la rançon finale.

Paragraphe 2 Premier alinéa.

·       Art.- 1. Le sort est jeté. Le choix s’arrête sur Jésus-Christ, et Jésus-Christ seul.

Donné au Palais du Seigneur, depuis le commencement.

Suivent les signatures :

Dieu : le Père
Jésus-Christ : le Fils
Saint-Esprit : le Conseiller

Frères et Sœurs bien-aimés, la sentence a été proclamée et l’ordre exécuté.

B.- VERDICT PRONONCÉ ET ORDRE EXÉCUTÉ.

Si à Bethléem a commencé l’histoire de notre salut, de là, également a commencé le drame d’une vie tourmentée. Si en ce lieu dénommé la maison du pain devait naître Celui qui S’appelle le pain de vie. Celui qui S’appelle : le pain qui vivifie, le pain qui revitalise, le pain qui restaure, le pain qui régénère. Mais également en ce lieu se retrouvaient autour de son berceau des animaux et de la paille sèche. Plus tard, ce petit enfant à la mission noble et salvatrice devait connaître l’exil pour être protégé de la barbarie d’Hérode et être échappé d’un génocide programmé. Mais pourquoi tout cela ? C’est donc, bien-aimé en Jésus-Christ, l’amour de Dieu qui se manifeste. C’est l’amour de Dieu mis en exercice pour le salut de chacun de nous. Jean 3 :16 Alors vous comprendrez pourquoi chaque chrétien chante : « Mon Jésus, Je T’aime, Je Te sais à moi. Je fuis les plaisirs de ce monde pour Toi. Sauveur qui fait grâce à tout cœur repentant, si jamais je T’aime, c’est bien maintenant. » Commencez-vous à comprendre pourquoi nous avons pour slogan : « Jésus et Jésus seul. » Commencez-vous à comprendre pourquoi Il est notre Roi, notre Seigneur et notre Dieu ? C’est parce que non seulement Il a quitté son ciel pour nous sauver, mais également Il a donné sa propre vie pour nous mettre en liberté.

II.- POUR NOUS SAUVER, JÉSUS-CHRIST A DONNÉ SA PROPRE VIE

Pour nous te capab (délivrer - racheter - libérer) Jésus-Christ té accepté bay La vi-L Li min-m minm.

Frères et Sœurs bien-aimés,

·       Prononcer le verdict c’était 1.

·       Prendre la décision, c’était 2.

·       Naître à Bethléem c’était 3.

·       Vivre parmi les hommes c’était 4.

·       Subir les humiliations c’était 5.

·       Porter sa croix c’était 6.

Mais la 7ème, c’était la dernière phase. Elle était terrible et angoissante. Elle déchirait les entrailles et coupait le souffle. Aujourd’hui chacun de nous peut chanter : « Je l’ai trouvé, Je l’ai trouvé le bonheur ineffable, Je suis sauvé, Je suis sauvé ô grâce inexprimable, tous mes péchés sont effacés, le sang de Christ me lave, les jours des larmes sont passés, je ne suis plus esclave. » Oui, aujourd’hui, chacun de nous peut chanter : « Quelle assurance je suis sauvé, quel avant-goût du ciel m’est donné, né de l’Esprit, baptisé de feu, créé de nouveau, je vis pour Dieu. » Oh que c’est beau d’entendre ces belles paroles tombées de nos lèvres. Mais vous souvenez-vous de la dernière phase ? Vous rappelez-vous la 7ème ?

N’était-ce pas dur pour le Seigneur

·       De porter la couronne d’épines sur son front ?

·       De supporter des clous enfoncés dans la chair ;

·       De subir la pression de son poids qui tenaille Ses mains ;

·       De souffrir le choc du redressement de la croix ;

·       De boire d’une éponge remplie de vinaigre et fixée à un roseau,

·       Et enfin de recevoir le coup de lance qui Lui perça le côté ?

Au fort de ses souffrances Il devait crier : Eli Eli lama sabacthani : Mon Dieu Mon Dieu, pourquoi m’as-Tu abandonné ? Et plus tard Il devait dire : « Père, Je remets mon Esprit entre tes mains. » Et baissant la tête, Il expira.

Vous qui êtes ici ce matin et qui chantez souvent : « Le monde sé pa la kay mwen nan syel la pralé », ne devriez-vous pas méditer et faire vôtres les paroles de ce cantique : « Rédempteur adorable sur la croix attachée, Traité comme un coupable, brisé pour mon péché, ton angoisse suprême, ta douleur, ton tourment, me disent : vois Je t’aime, J’ai pris ton châtiment. » Oui, à notre place le Seigneur a accepté personnellement la mort ; et cela de façon délibérée.

A.- MORT ACCEPTÉE DE FAÇON DÉLIBÉRÉE.

Frères et Sœurs bien-aimés,

Au drame de son arrestation, Jésus-Christ aurait pu S’échapper de bonnes façons et d’intelligentes manières. Il aurait pu S’échapper en oubliant Jérusalem, soustraire de son itinéraire cette ville où une fois déjà, on a failli Le lapider. Il aurait pu vivre seulement à Nazareth, en Galilée, à Capernaüm, dans la Judée, à Béthanie, en Pérée. Mais pourquoi Jérusalem, pourquoi Jérusalem qui reconnaissait-Il tue les prophètes et ceux qui lui sont envoyés ? Mais là, Il y est allé et c’est là que le drame se produisit. À Gethsémani, Il aurait pu Se dérober à la vue des hors-la-loi. Il aurait pu profiter du temps des ténèbres pour Se cacher dans les feuillages, Se faufiler à travers les oliviers et S’enfuir en toute tranquillité.

Fut-ce même qu’Il ait été arrêté, Il aurait pu Se défendre devant Pilate ; lui dire : « Pilate, vois-tu, ton pouvoir n’est pas menacé. Je n’ambitionne pas de ton poste. Voilà déjà peu de jours, Je n’ai pas accepté le royaume que le peuple Me voulait. Tu Me demandes si Je suis Roi, oui Je le suis, mais mon royaume n’est pas de ce monde. Pilate, Je suis loin d’être un frotteur de troubles comme certains le prétendent. Tous ceux qui étaient sur la montagne peuvent témoigner, là J’ai prononcé un discours tout à fait complaisant et pacifique. N’est-ce pas Pilate, que Je ne suis pas coupable ? » Et pourtant, Il est resté muet comme un agneau qu’on mène à la boucherie.

Il aurait pu échapper à la mort en disant à cette foule hypocrite qui criait : « Crucifie, crucifie-Le » Hey, arrêtez, n’est-ce pas vous qui sur mon chemin étendiez vos habits ? N’est-ce pas vous qui sur mon parcours chantiez : Hosana béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur ? N’y a-t-il pas parmi vous certains qui bénéficiaient de ma présence ? N’est-ce pas que Je guérissais vos malades, que Je nourrissais vos affamés, que Je libérais vos démoniaques ? Mais Il ne dit mot, et consent d’être crucifié.

Alors vous qui êtes présents ici ce matin, dites-moi pourquoi le Seigneur accepta-t-Il toutes les humiliations ; pourquoi accepta-t-Il toutes ces souffrances au point d’en mourir ? Pour me sauver, pour te sauver, voilà pourquoi, Il donna sa vie. C’est pourquoi, en regardant la croix bénie, personnellement je me jette à ses pieds et je chante : « Aux pieds de la croix sanglante où Tu T’es donné pour moi, mon âme ému et tremblante ô Jésus se livre à Toi. Le parfait bonheur, le parfait bonheur, c’est de mettre tout mon être à tes pieds, Seigneur. » Maintenant, pouvez-vous comprendre pourquoi je dis : Jésus est ma vedette ; pourquoi je dis qu’Il est mon Roi ; pourquoi je dis qu’Il est mon Sauveur ; pourquoi je dis qu’Il est mon Dieu. Oui, vous pouvez comprendre pourquoi je dis Jésus et Jésus seul. Car non seulement pour nous sauver Il quitta son ciel, non seulement pour nous sauver Il donna sa vie, mais finalement pour nous sauver, avec Lui, Il nous prendra.

III.- POUR NOUS SAUVER, JÉSUS-CHRIST AVEC LUI NOUS PRENDRA.

Il est à souligner que le Seigneur ne nous demandera pas de passer Le voir et nous laisser repartir. Il ne demandera pas à quelqu’un de venir nous voir et Lui faire part de nos démêlés. Il ne demandera pas à quelqu’un de venir nous chercher et nous emmener vers Lui. Mais Il dit : Jean 14 :1-3 : « Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en Moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n'était pas, Je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque Je M'en serai allé, et que Je vous aurai préparé une place, Je reviendrai, et Je vous prendrai avec Moi, afin que là où Je suis vous y soyez aussi. » C’est pourquoi j’aime personnellement chanter ce cantique : « Du ciel bientôt Jésus va revenir, si c’était aujourd’hui. Tout radieux nous Le verrons venir, si c’était aujourd’hui. Alors, tous les saints à sa vue, ses enfants sûrs de sa venue, iront avec Lui sur la nue, si c’était aujourd’hui. » Le refrain nous dit : « Gloire, gloire Jésus revient bientôt. Gloire, Gloire, Nous Le couronnerons, Gloire, Gloire et nous L’adorerons, Gloire, Gloire Jésus revient bientôt. » En ce jour-là, nous serons loin, bien loin des bruits de la terre.

A.- LOIN DES BRUITS DE LA TERRE.

En ce jour-là, nous dirons à la guerre : bye bye. Nous dirons à la peur : bye bye. Nous dirons au stress, bye bye. Nous dirons à la maladie bye bye. Nous dirons à la souffrance bye bye. Nous dirons à satan et ses acolytes : bye bye, bye bye.

Si entre-temps sur cette terre nous affrontons des problèmes à n’en plus finir, si de nos jours nous souffrons de différentes manières, fortifions-nous en chantant les paroles du cantique au no 123 du Recueil des chants d’espérance, section française : « En Christ seul est mon espérance, sa justice est mon assurance, Il est devant Dieu mon appui, je n’en veux point d’autre que Lui. » Chantons toujours les paroles du cantique CEF # 130 : « Il est un Roc séculaire, que Dieu pour mon cœur lassé, comme un abri tutélaire, au sein des flots a placé. – Oui, mon Rocher ma forteresse, mon asile protecteur, mon recours dans la détresse c’est Jésus le Rédempteur. » Oui, frères bien-aimés, oui sœurs chrétiennes, chantons les paroles d’espérance de ce vieux cantique créole : « Gnou jou ma suspan’n chanté-m yo, vwa ma rété san-l pa chanté, Min ak sin ki nan la glaw yo, nam mwen va kontan pou-l mélé – Fo-l vini Jou la glaw sa-a, sé li ki asurans kè mwen Ségnè kinbé-m paré pou sa, nan wou mété tout konfians mwen. Oooh, ma va wè Li, min’m jan Li yé Jézu, rédemptè Fis Bondyé. » Nous Le verrons sur son trône éternel. Nous serons avec Lui dans son ciel de gloire.

B.- DANS LE CIEL DE LA GLOIRE

Dans le ciel de la gloire, nous serons tous les bienvenus. Un regard de Jésus sera ma bienvenue ; un regard de Jésus sera ta bienvenue. Oui pour nous, pour nous s’ouvre le ciel.

Comprenez-vous alors, le pourquoi de notre slogan : Jésus et Jésus seul. Mais pour vous qui êtes ici ce matin et qui ne connaissez pas le Seigneur, qui ne vivez pas en Lui et dont le salut est hypothéqué par les plaisirs de ce monde trompeur, voulez-vous reconnaître en Jésus-Christ, votre vedette préférée, votre champion imbattable et votre Roi victorieux ? Sachez que pour vous sauver Jésus-Christ a dû abandonner son trône et quitter son ciel de gloire. Pour vous racheter, Il a dû donner sa vie et mourir sur le bois infâme de la croix. Pour votre salut, Il ouvre les portes de son ciel et veut vous accueillir sur son trône, dans les parvis de son palais.

Ce matin nous voulons votre bien. Qui que vous soyez, saisissez l’occasion, donnez-vous au Seigneur, venez à Lui, tandis que nous allons chanter les paroles de ce cantique : « Vini chak moun ki plin péché Kris gin mizérikod. Li di Li va ba wou la pè La met kè wou an od. - Paské Kris té vèsé san Li Ki gran bénédiksyon, Plonjé wou nan san Jésus-Kri lavé tout transgresyion. – Wi Jésus sé chemin la vi ki minnin nou nan syel Vin met tout konfians ou nan Li ou pa-p maché tou sel. – Vin non uni wou avek nou ki pralé nan la glwa. Pou abité la tou lé jou koté tout moun an jwa. Selman kwè Jésus/ la sové ou tou ».

Que le Seigneur vous bénisse.

Dormay Phalange

1ère Église Baptiste

Port-au-Prince, Haïti.

04 mars 2007