Jésus-Christ : le seul Sauveur

...ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5:11-13



mercredi 8 janvier 2025

LA POSITION POUR L'HERITAGE

 

« En Lui (Jésus) vous aussi,
Après avoir entendu la parole de la vérité,
L’Evangile de votre salut,
En Lui vous avez cru et vous avez été scellés
Du Saint-Esprit qui avait été promis,
Lequel est un gage de notre héritage,
Pour la rédemption de ceux que Dieu S’est acquis,
À la louange de sa gloire. »

Éphésiens 1 :13-14

LA POSITION POUR L'HERITAGE


Imaginez un orphelin errant dans les rues, sans famille, sans espoir. Chaque jour, il se bat pour survivre, il cherche désespérément un endroit où se sentir chez lui. Il voit des familles heureuses, des enfants entourés de leurs parents, et il se demande : "Pourquoi moi, pourquoi suis-je seul dans ce monde ?" Il rêve de faire partie de quelque chose de plus grand, de trouver enfin une place où il pourrait être aimé, accueilli, et vu comme quelqu'un de précieux. Son cœur brisé se languit d'une appartenance, d'une dignité, d'une reconnaissance.

C'est l'image tragique de l'humanité, perdue sans Dieu, errant dans ce monde comme des orphelins spirituels, sans héritage et sans espérance. Tous, nous étions dans cette condition. Mais la grande nouvelle de l’Évangile est que, bien que nous fussions perdus et sans espérance, Dieu a fait un moyen pour que nous soyons adoptés dans sa famille, pour que nous devenions ses enfants, pour que nous ayons un héritage éternel.

Ce sermon, frères et sœurs bien-aimés, est porté sur la position que nous avons reçue en Jésus-Christ : la position pour l'héritage. Nous allons en effet, explorer trois aspects essentiels de cet héritage : l'adoption des croyants en tant qu'enfants de Dieu, notre statut de cohéritiers avec Christ, et enfin, l'héritage dans le Royaume de Dieu. Ces vérités sont à la fois un appel à la reconnaissance et une invitation à la repentance.

Parlons premièrement de :

I. L'adoption des croyants en tant qu'enfants de Dieu (Romains 8 :15-17)

Le texte de Romains 8 :15-17 nous parle d'une vérité bouleversante : " Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par Lequel nous crions : Abba ! Père ! L’Esprit Lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec Lui, afin d’être glorifiés avec Lui."

Imaginez la scène : un enfant, abandonné à la naissance, grandissant sans savoir ce qu'est l'amour d'un père ou d'une mère. Il est placé dans des foyers d'accueil, dans des institutions où il ne connaît ni la chaleur d’un foyer ni la tendresse d'une famille. À chaque anniversaire, il fait un vœu silencieux : "J'espère qu'un jour, quelqu'un me prendra dans ses bras, qu'un jour je serai un enfant choyé, puisqu’il ne sait pas encore, ni ne ressent pas aussi, ce qu'est un père, une mère, ni ce que cela signifie être un enfant chéri.

C'est ainsi que beaucoup d'entre nous ont vécu spirituellement. Nous étions des orphelins dans le monde spirituel, éloignés de Dieu, sans père céleste. Mais Dieu, dans son amour insondable, a choisi de nous adopter. Par la foi en Jésus-Christ, nous avons été adoptés dans sa propre famille. Il ne nous a pas seulement sauvés de notre condition pécheresse, mais Il nous a fait ses enfants bien-aimés, nous donnant un esprit d’adoption. L'Esprit Saint, maintenant en nous, nous permet de crier : "Abba, Père !" Ce cri témoigne de notre nouvelle identité en Christ, notre frère bien-aimé.

 Nous avons été adoptés, mais l'adoption dans la famille de Dieu ne se fait pas sans un prix et un appel à la sainteté. Cela nous amène à notre deuxième point : nous sommes cohéritiers avec Christ.

II. Cohéritiers avec Christ (Romains 8 :17)

Le texte de Romains 8 :17 affirme : "Si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ."

Imaginez un héritier légitime, né dans une famille royale, mais qui, au lieu de jouir de ses droits, se voit voler son héritage par des usurpateurs. Ses droits sont bafoués, et il vit dans la pauvreté, loin du trône auquel il a droit. Cependant, un jour, il reçoit la nouvelle que son père est toujours en vie, qu'il a été rétabli dans ses droits et qu'il peut désormais reprendre son héritage. Il est appelé à régner aux côtés de son père, en tant que cohéritier du royaume.

C'est là, frères et sœurs bien-aimés, que l'évangile brille de mille feux : nous, pécheurs, destitués de nos droits, avons été restaurés dans notre héritage, non par nos propres mérites, mais par la grâce de Dieu, en Jésus-Christ, notre frère. Nous ne sommes pas seulement des enfants adoptés de Dieu, mais nous partageons l'héritage royal de Jésus-Christ. Christ, le Fils bien-aimé, a pris notre place et nous a permis de devenir héritiers de Dieu, cohéritiers avec Lui.

Cela signifie que tout ce que Christ possède, nous aussi, par la grâce de Dieu, nous le possédons. Sa victoire sur la mort, son autorité sur l’univers, son règne sur le monde, tout cela devient notre héritage. Nous avons droit à une vie pleine, à une relation intime avec Dieu. Nous avons droit à la rédemption et, un jour, à un Royaume éternel. "Si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ." Romains 8 :17

Oprah Winfrey écrit : « L’héritage que l’on transmet n’est pas seulement fait de biens matériels, mais de la sagesse et des bénédictions qui viennent de l’amour ». Ici, dans le contexte spirituel, notre héritage avec Christ ne se limite pas à des bénédictions matérielles, mais à des bénédictions éternelles qui ne se faneront jamais.

  • Comment vivez-vous cette réalité d’être cohéritiers avec Christ ? Le fait que vous partagez tout avec Lui, transforme-t-il votre quotidien ?
  • Savons-nous ce que cela signifie être associés à Christ dans son héritage, ou nous contentons-nous de vivre comme des orphelins spirituels ?

Toutefois, l'héritage que nous recevons en Christ n'est pas seulement un héritage dans ce monde, c'est un héritage éternel dans le Royaume de Dieu. Cela nous conduit à notre troisième et dernier point : l’héritage dans le Royaume de Dieu.

III. L'héritage dans le Royaume de Dieu (Colossiens 1 :12)

Le verset de Colossiens 1 :12 nous dit : " Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière." Cet héritage est une participation au Royaume de Dieu, une possession éternelle dans la gloire céleste.

Imaginons un homme qui, après une vie de misère et de luttes, apprend qu'il a un héritage colossal, une propriété magnifique, une ville de lumière, mais qu’il n’en profitera jamais, car il est trop tard. Il meurt sans jamais avoir mis les pieds dans ce lieu magnifique qu’il aurait pu habiter. La tragédie de cet homme n’est pas qu’il n’avait pas accès à l’héritage, mais qu’il n’en a pas pris possession.

L'ironie, c'est que beaucoup de chrétiens vivent de la même manière. Bien que Dieu nous ait donné un héritage glorieux dans son Royaume, nous vivons comme si nous n'avions pas encore accès à cette richesse spirituelle. Le Royaume de Dieu n’est pas seulement une promesse future, c'est une réalité présente qui commence dès maintenant. En tant qu'enfants de Dieu, nous avons part à ce Royaume, même ici-bas, et cette réalité nous appelle à vivre en tant qu’ambassadeurs du Royaume de Dieu sur cette terre.

 John D. Rockefeller écrit : "L’héritage ne consiste pas seulement à posséder, mais à transmettre à ceux qui viendront après nous." Notre héritage dans le Royaume de Dieu est une réalité qui dépasse cette vie, une réalité qui commence dès maintenant. Nous devons en vivre aujourd'hui.

  • Vivez-vous comme un citoyen du Royaume de Dieu dès aujourd'hui, ou êtes-vous encore à la recherche de quelque chose d’autre, comme si vous n’aviez pas encore cet héritage ?
  • Comment pouvons-nous vivre pleinement notre héritage céleste dès maintenant ?

Aujourd'hui, nous avons vu que Dieu nous a donné une position merveilleuse d’héritage : nous avons été adoptés dans sa famille, nous sommes cohéritiers avec Christ, et nous avons part à son Royaume éternel. Mais cela ne doit pas simplement être une vérité théorique. C'est un appel à vivre dans cette réalité. Si vous n'avez pas encore accepté cette adoption, ce sacrifice de Christ, si vous n'avez pas encore fait vôtre cet héritage, aujourd'hui est le jour de la repentance.

Si vous êtes encore orphelin spirituel, loin de Dieu, Christ vous tend la main. Si vous êtes orphelin d’amour, sans repère, Christ vous donne une place dans sa famille. Si vous êtes solitaire dans votre souffrance, Christ vous offre son réconfort éternel.

Aussi simple soit-il, repentez-vous de vos péchés, acceptez l'adoption divine, et entrez dans l'héritage glorieux qui vous est réservé en Jésus-Christ. Il n'est jamais trop tard pour changer, pour entrer dans ce royaume de lumière.  Il n'est jamais trop tard pour recommencer, pour embrasser la vie nouvelle. Il n'est jamais trop tard pour tout laisser, pour saisir l'héritage céleste.

Aujourd’hui, Décidez-vous.

Qu'il en soit ainsi, Amen !

Phalange Dormay

8 janvier 2025

 

mercredi 1 janvier 2025

LES VŒUX SINCERES DE MON CŒUR

 


"Certains se confient en leurs chars,
D’autres en leurs chevaux,
Mais nous, nous invoquons le nom de l'Éternel, notre Dieu."

(Psaume 20 :7)

LES VŒUX SINCERES DE MON CŒUR

Frères et sœurs bien-aimés,

Les vœux que nous formulons, sont souvent des reflets de nos âmes profondes, des échos de nos désirs les plus enviables, de nos espoirs les plus sincères. Mais combien de fois ces vœux ne portent-ils pas aussi les marques douloureuses du doute, de l'incertitude, ou de la peur ? Combien de fois avons-nous prié, espérant la réponse d’un ciel trop silencieux ; et nous nous demandons si, cette fois encore, nos espoirs ne se briseraient pas sur les rochers de l'inattendu, sur les rochers de l'impossible ? Dans les moments de combat, lorsque la tempête de la vie rugit avec une telle force que tout semble se disloquer autour de nous, nos vœux ne sont-ils pas remplis de désespoir et de larmes ? Comment ne pas ressentir, dans ces instants de douleur intense, la crainte que nos appels ne trouvent aucune réponse, que notre souffrance soit laissée sans écho dans un vide silencieux ?

Nos cœurs, souvent marqués par les blessures de la vie, ne trouvent pas toujours la clarté qu'ils recherchent. Nos cœurs, souvent fracturés par des épreuves accablantes, cherchent en vain cette clarté, ce signe de l’amour divin qui apaiserait nos tourments. Nous avons traversé des nuits sans étoiles, où la lumière semblait nous échapper à chaque pas. Mais malgré ce voile d’obscurité, il existe une vérité plus profonde : au cœur même de ces vœux estampillés de peur et de doute, se cachent de puissants espoirs, De vives attentes ou même de fortes ambitions. Oui, au plus profond de nous-mêmes, une lueur d’espoir brûle encore. Nous savons, au fond de notre âme, que la grâce divine peut nous secourir, qu’elle peut apporter la bénédiction là où il semblait n’y avoir que malédiction, qu’elle peut apporter la prospérité là où il n’y avait qu’anéantissement, qu’elle peut apporter la paix là où le tumulte battait son plein.

Les moments de lutte et de crainte, les épreuves insurmontables, l’incertitude qui serre nos cœurs… tout cela est bien réel. Mais en même temps, dans ces épaisses ténèbres, éclate une brillante lumière : la lumière de la souveraineté divine. C’est dans cette lutte entre la tragédie de la condition humaine et la lumière de l’amour divin que se trouvent nos vœux les plus sincères et les plus profonds. Nous aspirons, oui nous aspirons à la rédemption, à la certitude que Dieu répondra à nos appels.

Alors que nous nous engageons dans ce chemin difficile, tournons notre regard vers un vœu particulier : les vœux sincères de mon cœur, un vœu puissant que l’Éternel veut nous accorder : un vœu de soutien divin dans les moments de combat. Oui :

 

 

I. Un vœu de soutien divin dans les moments de combat

Dans les moments de lutte, lorsque la tempête fait rage, où les vagues de l’adversité semblent prêtes à engloutir notre espoir, que faisons-nous ? Comment trouver un soutien réel, une aide qui dépasse les capacités humaines ? Le Psaume 20 nous rappelle que le Seigneur est Celui qui répond à l’appel du cœur brisé, Celui qui intervient dans les moments de combat.

"Que le Seigneur te réponde au jour de la détresse ! Que le nom du Dieu de Jacob te protège !" (Psaume 20 :1). Cette prière, remplie d'espoir, est un cri sincère pour que Dieu nous soutienne dans nos combats. Mais combien de fois avons-nous, dans nos luttes personnelles, senti que cette prière demeurait sans réponse ? Combien de fois avons-nous traversé la nuit sans voir le matin ? Et pourtant, dans ce silence apparent, Dieu œuvre en nous. Car, comme le dit Esaïe Ésaïe 40 :29 : "Il donne de la force à celui qui est fatigué, et Il augmente la vigueur de celui qui est sans force." Dieu est un refuge dans les moments d’incertitude.

Une citation de la philosophie séculière, comme celle de Nietzsche, pourrait résonner ici : "Ce qui ne me tue pas me rend plus fort." L’idée que la lutte et la souffrance peuvent transformer une personne est une réalité que beaucoup connaissent, mais cette vérité trouve son apogée dans la foi. Car si la souffrance peut fortifier, c'est Dieu qui nous accorde la véritable force pour en sortir vainqueur.

Aujourd'hui, dans un monde de chaos et de division, quels sont vos combats personnels ? Vous sentez-vous accablés par les épreuves de la vie, ou êtes-vous prêt à demander à Dieu de vous soutenir dans votre lutte ?

Et une fois que nous avons reconnu le soutien divin, nous aspirons aussi à une bénédiction divine plus grande, une prospérité spirituelle qui dépasse les limites humaines. Oui :

II. Un vœu de bénédiction et de prospérité spirituelle

Dans un monde où la quête de richesse matérielle est souvent au cœur des préoccupations, la véritable bénédiction est spirituelle. L'apôtre Paul, dans ses lettres, parle souvent de la richesse spirituelle comme étant le bien le plus précieux. Dans le Psaume 20 :4, le psalmiste exprime exactement le vœu de mon cœur pour chacun d’entre vous. Il dit : " Qu’Il te donne ce que ton cœur désire, Et qu’Il accomplisse tous tes desseins !" Mais cette prospérité ne se trouve pas seulement dans les possessions matérielles ; elle réside bien plus dans la paix intérieure et la communion avec Dieu.

Nous savons que la bénédiction véritable est une bénédiction spirituelle, mais dans ce monde où la douleur semble prendre le pas sur la paix, comment vivre cette prospérité ? Toutefois, la parole de Dieu déclare en Matthieu 5 :6 “Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés" C’est un appel à rechercher ce qui est éternel, plutôt que ce qui est temporaire.

Une citation séculière du poète William Blake dit : "Ce n’est pas l’or, mais la paix intérieure, qui est le plus grand des trésors." Cette sagesse rejoint celle de la parole de Dieu. La bénédiction spirituelle ne dépend pas des circonstances extérieures mais de notre relation avec Dieu.

Aujourd'hui, dans un monde où la prospérité matérielle domine, où en êtes-vous dans votre quête spirituelle ? Cherchez-vous à posséder ce qui est éternel, ou êtes-vous pris dans les pièges de la quête terrestre ?

Et ainsi, après avoir pris conscience de la bénédiction spirituelle, nous devons aussi nous rappeler que tout cela dépend de la souveraineté de Dieu.

Ainsi, je formule également à votre égard :

III. Un vœu d’assurance dans la souveraineté de Dieu

Les vœux que nous formulons sont souvent marqués par nos incertitudes. Mais au fond, n'est-ce pas la souveraineté de Dieu qui nous donne l'assurance que nos vœux seront exaucés ? Dieu est le souverain absolu, Celui qui connaît nos besoins avant même que nous ne les exprimions. Au Psaume 20 :6-7 le psalmiste dit : " Je sais déjà que l’Eternel sauve son oint ; Il l’exaucera des cieux, de sa sainte demeure, Par le secours puissant de sa droite. Ceux-ci s’appuient sur leurs chars, ceux-là sur leurs chevaux ; Nous, nous invoquons le nom de l’Eternel, notre Dieu." Dieu est souverain, et en Lui nous pouvons avoir une confiance inébranlable.

Nous vivons dans un monde où tout semble incertain, où chaque jour peut apporter son lot de surprises. Cependant, la souveraineté de Dieu est un crampon pour nos âmes. "L'homme propose, mais Dieu dispose", dit un adage populaire. Cette sagesse séculière trouve sa vérité ultime dans la Parole de Dieu. Nous ne pouvons pas toujours comprendre ce que Dieu fait, mais nous devons apprendre à Lui faire confiance.

Aujourd’hui, face aux incertitudes de la vie, avez-vous trouvé la paix en sachant que Dieu est souverain, qu’Il maîtrise tout, même les événements les plus imprévus ?

Un homme se trouvant au sommet d’une montagne, regarde l’horizon. Il ne voit que des nuages menaçants, des tempêtes lointaines. Mais au fond de son cœur, il sait qu'il est entouré d'une force qui le soutient, une main invisible qui le protège. Il peut avancer, pas à pas, avec l'assurance que la souveraineté de Dieu le guide à travers chaque épreuve.

Ainsi, nous avons considéré que nos vœux, bien qu'estampillés de moments tragiques, sont avant tout des expressions d'un cœur qui cherche Dieu. Nous avons vu comment, dans nos combats, Dieu offre son soutien. Nous avons compris que la bénédiction véritable réside dans la prospérité spirituelle, et nous avons trouvé l’assurance dans la souveraineté divine.

Aujourd’hui, alors que nous réfléchissons à ces vœux, interpellons ou même, appelons nos cœurs à mettre toute confiance en la souveraineté de Dieu.

Car, au numéro 185 de la section française des chants d’espérance, l’auteur écrit :

Jamais Dieu ne délaisse, Qui se confie en lui.

Si le monde m’oppresse, Jésus est mon appui.

Ce Dieu tendre et fidèle, Garde en sa paix les siens

Pour la vie éternelle, Et les comble de biens.

2.

Je veux, sachant qu’Il m’aime, Me remettre à ses soins :

Beaucoup mieux que moi-même, Il connaît mes besoins.

Ce Dieu plein de tendresse, Confondrait-Il ma foi ?

Non ; plus le mal me presse, Plus Il est près de moi.

3.

Monde ! ce qui t’enchante, Biens, honneurs, volupté,

N’est plus ce qui me tente : Tout n’est que vanité !

Mon trésor, mon partage, Mon tout, c’est Jésus-Christ,

Qui me donne pour gage Le sceau de son Esprit.

4.

Seigneur ! par l’efficace Du sang versé pour moi,

Accorde-moi la grâce De vivre tout pour toi.

C’est la vie éternelle Déjà dès ici-bas,

Jusqu’au jour qui m’appelle, À passer dans tes bras.Haut du formulaire

Bas du formulaire

 

Si vous êtes au fort d’une bataille, d’une lutte sans merci, cherchez le soutien divin. Si vous aspirez à la bénédiction céleste, orientez votre cœur vers ce qui est éternel. Et surtout, rappelez-vous que la souveraineté de Dieu est une source d’assurance et de paix. Que ces vœux, exprimés du fond du cœur, soient exaucés par Celui qui est le Tout-Puissant.

Qu’il en soit ainsi ! Amen !

Phalange Dormay

1er janvier 2025

mardi 31 décembre 2024

Happy New Year

 

Bien-aimés dans le Seigneur,

En vous adressant mes vœux les plus sincères, je demande à Dieu d’utiliser sa bienveillance pour que 2025 soit une année de bénédictions abondantes pour chacun d'entre vous.

Tout comme votre âme continue de croître dans la connaissance et l’amour de Dieu, que votre santé physique soit préservée et renforcée. Que Dieu vous accorde une prospérité qui ne se mesure pas seulement en termes matériels, mais aussi en bien-être spirituel, moral et mental. Que chaque aspect de votre vie, de votre corps à votre esprit, soit protégé et béni tout au long de cette nouvelle année.

Pasteur Phalange Dormay

Message du 31 Decembre 2024

UNE PRIERE POIGNANTE

 

"Enseigne-nous à bien compter nos jours,
Afin que nous appliquions notre cœur à la sagesse."
Psaume 90 :12

UNE PRIERE POIGNANTE

LA FUGACITE DE NOTRE EXISTENCE

Frères et sœurs bien-aimés,

Si vous fermez les yeux et que vous vous attardez quelques instants sur l’image de vos jours passés, que percevez-vous ? quelle image retenez-vous lorsque vous pensez à votre vie ? Le temps s'écoule rapidement, emportant avec lui des moments que nous pensions avoir pour vivre. Combien d’entre nous ont fait l’expérience de perdre des proches sans y être préparés ? Combien d’entre nous vivent chaque jour avec un sentiment d’urgence, sans jamais vraiment prendre le temps de se poser la question fondamentale : "Comment devrais-je vivre ma vie dans ce monde ou tout est éphémère ?"

Le temps est un don de Dieu, un trésor précieux. Mais n’est-ce pas aussi une épée de Damoclès qui nous rappelle chaque jour que tout ce que nous connaissons, notre famille, nos amis, notre confort, pourrait être emporté d’un moment à l’autre ? D’ailleurs, dans moins de cent ans, nous tous qui vivons maintenant, le cimetière s’attende à nous recevoir. La terre ouvrira ses entrailles pour nous accueillir, offrant à chacun l’hospitalité dans son oasis ou tout est calme et silencieux. Nos vies sont comme l'herbe du champ, qui pousse et se fane. La fugacité de notre existence humaine est un véritable drame, et beaucoup d’entre nous, malgré toute la technologie, l’abondance et le progrès matériel, sont perdus dans cette course effrénée contre le temps. Mais ce drame, mes bien-aimés, n’est pas une fin en soi, car Dieu, dans sa grande bonté et sa sagesse infinie, a une réponse à cette fragilité.

C’est dans ce contexte que nous devons nous poser une question cruciale : "Que faisons-nous du temps que Dieu nous accorde ?" Le verset 12 du Psaume 90 : nous offre une prière poignante : une prière non coutumière. Le Psalmiste dit à notre Dieu : « "Enseigne-nous à bien compter nos jours, Afin que nous appliquions notre cœur à la sagesse." Le Psaume 90 nous rappelle que nos jours sont limités. Et pourtant, chaque instant est aussi une occasion de rendre gloire à Dieu. Là, réside le paradoxe de la vie humaine : la finitude est la toile de fond d’un appel à la sainteté et à l’espérance.

Nous allons cheminer ensemble dans cette réflexion sur le temps qui passe, l’appel à une vie plus conforme à l’image de Christ, et enfin, l’espérance chrétienne qui, même dans les ténèbres de notre fragilité humaine, éclaire notre chemin.

Nous allons d’abord considérer la bonté de Dieu dans l’exercice de sa souveraineté sur notre temps. Nous sommes, comme dit le Cantique, voyageurs ici-bas et marchant vers les cieux. Mais quel est le sens de ce voyage, si ce n’est celui de vivre selon la volonté divine dans chaque instant ? Sachant que premièrement :

I. La bonté et la souveraineté de Dieu s’exercent en tout temps

Imaginez ce monde où tout est incertain, où chaque événement semble plus chaotique que le précédent. Les guerres, les famines, les catastrophes naturelles… Les annonces de maladies, les crises économiques et politiques. Le monde semble être en crise permanente. Et au milieu de ce tumulte, chacun d’entre nous est pris dans cette spirale infernale du temps qui passe. Chaque jour, chaque heure devient une lutte pour trouver du sens, à ce que l’on pense, ce que l’on dit, ce que l’on fait, et qui bientôt, imite la fumée se perdant dans les nuages.

Mais alors, au milieu de ce tourbillon, nous devons nous rappeler quelque chose de fondamental : Dieu sur tout est souverain. C'est Lui qui gouverne le temps et l’espace. Le Psaume 90 :1-2 nous le rappelle, en déclarant : "Seigneur, Tu as été pour nous un refuge, de génération en génération. Avant que les montagnes fussent nées, et que Tu eusses créé la terre et le monde, d’éternité en éternité Tu es Dieu."

Dans cette perspective, le temps ne nous échappe pas. Au contraire, Dieu contrôle tout. Nos vies, avec leurs souffrances et leurs joies, sont entre Ses mains. Cependant, ce qui est tragique, c’est que nous oublions souvent cette vérité et nous nous précipitons dans l’incertitude, pensant que tout dépend de nous.

Comme le disait le philosophe Albert Einstein : "Le temps est un maître cruel. Il fait de nous des témoins de notre propre mortalité."

En effet, le temps, bien qu’un don de Dieu, semble parfois nous échapper, nous laissant face à l'inconnu. Cependant, en tant que croyants, nous savons que tout temps, toute saison, est sous le contrôle de Dieu.

Frères et sœurs bien-aimés, ne laissons pas le temps nous échapper. Ne vivons pas dans la peur ou l'anxiété de ce qui pourrait arriver. Dieu est toujours souverain, et sa bonté s’étend sur nous jour après jour. L'heure de la mort est une heure que seul Dieu connaît, mais tant que nous avons du souffle, utilisons ce temps pour sa gloire, pour progresser dans la foi et la sainteté.

Mais ce temps que Dieu nous accorde, il nous appelle à le vivre d'une manière qui reflète l'image de Christ. L'appel à la sainteté n'est pas une option, mais une réponse à son amour et à sa grâce. Oui :

II. L’appel à une vie chrétienne plus conforme à l’image de Christ

Dans ce monde, l’ombre de l’égoïsme et de l'individualisme semble planer sur nous tous. À chaque coin de rue, à chaque interaction, nous voyons des gens détournés de leur but éternel, cherchant à combler le vide de leur cœur avec des choses qui ne dureront pas. Nous vivons dans un monde où les priorités sont inversées, où l'apparence et la réussite mondaine prennent le dessus sur les valeurs de l'Évangile.

Le Cantique au Numéro 244 du recueil des chants d’Esperance, section française, que nous aimons chanter appelle à une vie de grâce, de progrès, d'amour et de délivrance.  On y lit au deuxième verset :

Que ce soit pour nous tous un an de bienveillance,

De grâce, de progrès, d’amour, de délivrance,

Que notre âme docile a ta puissante voix

Jésus, trouve la paix A l’ombre de ta croix !

Mais sommes-nous véritablement prêts à vivre ainsi ? Ne sommes-nous pas trop souvent influencés par les courants du monde autour de nous ? Le Christ nous appelle à vivre autrement, à aimer sans condition, à pardonner, à sacrifier notre confort pour le bien des autres. Il n’y a pas de compromis dans l’appel à la sainteté. "Soyez saints comme Je suis saint," nous dit l'Écriture (1 Pierre 1 :16).

Comme l’a dit Mahatma Gandhi :"Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde." Si nous voulons voir un monde plus juste, plus aimant, plus sain, nous devons commencer par vivre nous-mêmes ces valeurs, en suivant l'exemple parfait de Jésus-Christ.

Frères et sœurs bien-aimés, combien de temps avons-nous laissé s’écouler sans poursuivre cet idéal ? Le temps est précieux, et l’appel à la sainteté est urgent. Ne vivons pas comme les païens, selon les désirs de la chair. Mais marchons dans la lumière de Christ, qui est le chemin, la vérité et la vie.

Dans ce voyage de sainteté, nous savons que le temps nous échappe et que la fin est inévitable. Mais en Christ, il y a une espérance qui nous soutient, même dans les moments les plus difficiles et sombres.

            Oui, parlons enfin de :

III. L'espérance chrétienne face à la fragilité de la vie terrestre

Le temps, n’est pas notre allié. Nos corps vieillissent, la maladie frappe, la mort rôde. Mais c’est précisément dans cette réalité tragique de la vie terrestre que l’espérance chrétienne brille de tout son éclat. Nous ne sommes pas seuls face à la fragilité de notre existence. Christ est venu pour nous sauver, pour nous donner l’assurance que, bien que nous mourions un jour, nous vivrons pour toujours avec Lui. Amen et amen !

Il est écrit en Romains 14 :8 « "Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur." Cette promesse nous permet de vivre sans crainte de la mort, sachant que notre avenir est éternel et assuré en Jésus-Christ.

L’écrivain Eliot a écrit :"La vie est fragile, mais elle n’est pas sans espoir."
En Christ, notre espérance ne faillit jamais, même lorsque tout autour de nous semble s’effondrer. Christ a vaincu la mort, et c’est dans cette victoire que nous plaçons toute notre confiance.

Nous sommes plus que des survivants. Nous sommes des héritiers de la promesse divine. Le temps qui nous reste sur cette Terre, aussi limité soit-il, est une opportunité d’investir dans l’éternité. Quelle que soit notre situation, la victoire de Christ sur la mort nous assure d’une vie éternelle en sa présence.

Imaginez une seconde chance, un pardon total, une vie nouvelle dans un royaume où la souffrance n'existe plus. C’est cela que Jésus nous offre ! En Lui, nous avons la victoire sur la mort.

Nous avons dit que le temps est un don précieux de Dieu. Nous avons dit qu’Il exerce sa souveraineté sur toute chose. Alors, Il nous appelle à vivre selon l’image de Christ, et nous nous appuyons sur l’espérance chrétienne qui nous assure que, même dans la fragilité de notre existence, nous avons un avenir glorieux.

Si vous n’avez pas encore donné votre vie à Jésus-Christ, si vous vivez sans espérance ou dans l’incertitude de l’avenir, il est temps de venir ou revenir à Lui. Repentez-vous et croyez en l’Évangile. Les deux éternités sont devant vous : celle sans Dieu, dans la séparation éternelle, ou celle avec Dieu, dans la joie éternelle. Faites le choix de la vie.

Qu’il en soit ainsi ! Amen!

Phalange Dormay

31 Decembre 2024

mercredi 25 décembre 2024

Joyeux Noel

 


 

Bien-aimés en Jésus-Christ,

Frères et sœurs dans la foi :

En cette période bénie de Noël, nous sommes ensemble, unis dans l'amour et la lumière du Sauveur. Nous célébrons la naissance de Jésus-Christ, ce Don précieux de Dieu pour l’humanité, un Don d’amour, de paix et d’espérance.

Puisse la joie de la Nativité être un moment de renouveau spirituel, une occasion de resserrer les liens fraternels, de renouveler notre foi et remplir nos cœurs et nos foyers. Que la lumière du Christ éclaire nos chemins. Que l’amour divin, qui s'est manifesté dans l’humilité de la crèche, soit pour chacun de nous une source infinie de force et de réconfort en ces temps d’incertitudes et de difficultés.

Joyeux Noël !

Que la grâce du Seigneur soit sur nous, et qu’Il nous accorde une année nouvelle remplie de Sa présence, de Sa paix et de Sa joie.

Qu’il en soit ainsi ! Amen.

Pasteur Phalange Dormay

mardi 24 décembre 2024

LE TEMPS DE SE RESAISIR

 

 « …Elle l’emmaillota,

Et Le coucha dans une crèche,

Parce qu’il n’y avait pas de place pour eux

Dans l’hôtellerie. »

Luc 2 :7

LE TEMPS DE SE RESAISIR

Il y a plus de deux mille ans, par une nuit froide et sombre où, dans les rues étroites d'une ville animée, une scène tragique se jouait, marquée par l'indifférence et le rejet. Cette ville était pleine, pleine de bruits, de lumières et de vie, mais en même temps, elle était vide de compassion. C'était une nuit particulière, et tous les hôtels étaient au complet. Les auberges étaient saturées, les chambres réservées des mois à l'avance par des voyageurs venus de tous horizons. Parmi cette foule pressée et insouciante se trouvait un jeune couple, épuisé et désespéré : Joseph et Marie. Elle était enceinte, sur le point d’accoucher, et chaque pas qu’elle faisait semblait la rapprocher davantage de la douleur qui grandissait en elle.

Les rues étaient bondées, les marchands criaient, les enfants couraient, et l’agitation du marché nocturne couvrait presque la détresse silencieuse de Marie. Elle se tenait près de Joseph, son mari, qui, tout aussi fatigué, portait le poids de l’incertitude. Leur espoir de trouver un toit se réduisait à néant, à chaque porte fermée. Chaque aubergiste leur faisait comprendre, avec une indifférence glaciale, qu’il n’y avait pas de place pour eux. "Désolé, nous avons plus de chambres disponibles." "Nous sommes au complet, vous devrez chercher ailleurs." Pas de place ; Pas de place. C’était déjà :

I.-Le rejet de Jésus à sa naissance :

Et, la douleur de Marie grandissait. Les contractions étaient de plus en plus fortes, mais aucun endroit où se poser. Aucun toit pour se protéger. L'angoisse dans les yeux de Joseph était palpable, et son cœur se brisait à chaque refus. "Où aller, Marie ? Où allons-nous trouver un endroit ?" La nuit avançait, et leur espoir s’amenuisait à mesure que les minutes se transformaient en heures. Dans cette ville où tout semblait s’agiter autour d’eux, personne ne semblait remarquer leur souffrance. Ils passaient de porte en porte, cherchant désespérément un peu d’humanité. Mais la ville semblait les ignorer, leur offrant seulement des refus froids. Marie, épuisée, sentait son corps se tendre sous la pression de l’accouchement imminent. Joseph, impuissant, n’avait plus de solutions à proposer. Il est écrit : Jean 1 :11 : "Il est venu chez les siens, et les siens ne L'ont pas reçu…"

Enfin, dans un coin sombre, loin de l’agitation des rues, ils aperçurent une petite porte, à peine visible. Un petit établissement, une étable. Ce n’était pas une auberge, mais c’était tout ce qu’ils pouvaient espérer. C’était un endroit à l'abri du froid, mais loin de l’accueil et de la chaleur qu’on pourrait attendre d’une véritable maison. L'endroit était simple, voire sale, avec de la paille éparse, une lumière faible et l’air humide de la nuit.

C’est là, dans cette froide étable, que Marie mit au monde son enfant, dans la douleur, l’épuisement et la solitude. Il n’y avait ni chaleur humaine, ni confort, ni même de lit convenable. Ce bébé, Celui qui allait changer l’histoire du monde, ne trouva aucun abri dans la ville. Le monde, dans son indifférence, n’avait pas de place pour Lui. Aucun espace dans l’hôtellerie pour Celui qui serait le Roi des rois. Pas même un coin de chambre pour le Fils de Dieu.

Dans la simplicité de cette étable, l’enfant, tout juste né, fut placé dans une crèche, un simple abreuvoir pour animaux, comme s’il n’était qu’un simple enfant parmi tant d’autres. Une scène de rejet absolu. Le monde, en apparence si plein de vie, d’activités et de fêtes, n’avait pas de place pour Celui qui allait lui apporter la vie éternelle. Le Sauveur, venu pour sauver l’humanité, n’avait pas même un toit sous lequel naître. Alors, de ses pures lèvres tomberont plus tard ces émouvantes et tristes paroles : Matthieu 8 :20 « … Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas où, reposer sa tête. »

L’indifférence de jadis, ne laisse-t-elle pas une leçon ? Oui :

II.-Une leçon sur l’indifférence humaine :

La scène de Bethléem, simple en apparence, porte en elle une tragédie insondable, une tragédie dont nous sommes aujourd’hui les malheureux acteurs. En effet, le Christ, né dans une étable glacée, rejeté par le monde, n’est pas un simple écho du passé. Non, cette scène se rejoue sous nos yeux chaque jour, dans les ombres de nos vies modernes. Combien de fois, dans notre quotidien tumultueux, avons-nous, comme les habitants de cette ville, fermé les portes de nos cœurs au Sauveur ? Combien de fois, dans nos vies remplies de distractions futiles, avons-nous ignoré Celui qui frappe à notre porte, Celui qui cherche à entrer, non pour juger, mais pour apporter la paix, l'amour, et la rédemption ?

Le monde d’aujourd’hui, aussi bruyant et animé qu’une ville pleine à craquer, se noie dans une mer d’indifférence. Nous courons après des plaisirs éphémères, construisons des murs d’ego, et mettons en avant nos préoccupations, aussi triviales soient-elles. Alors que le Sauveur, humble et silencieux, Se tient devant nous. Nous préférons nous enfermer dans notre confort, dans nos petites certitudes, sans même un regard pour le Fils de Dieu. Le Christ frappe à la porte de notre âme, et nous L’ignorons, Lui offrant seulement des murs froids, des portes fermées.

Et pourtant, ce rejet, cette indifférence, cette absence de place dans notre cœur est un acte profondément tragique. C’est un cri muet, une souffrance silencieuse qui déchire l’univers et qui s’inscrit dans l’éternité. En fermant notre porte à l’amour incarné, nous nous privons de la seule chose qui peut véritablement combler nos vies : la présence de Celui qui est venu pour nous sauver. Alors, combien de fois avons-nous rejeté Jésus, tout comme cette ville bruyante l’a fait il y a deux mille ans ? Combien de fois avons-nous choisi le vide au lieu de l’éternité ?

A chacun de vous, je lance un pressant appel. Oui :

III.-Un appel personnel à l’accueil du Christ :

En effet, la tragédie de cette nuit-là ne se limite pas aux rues de Bethléem, mais s’étend à chaque cœur qui refuse d’accueillir le Christ aujourd’hui. Dieu est venu dans la simplicité, dans l’humilité, et pourtant, la plupart du monde L’a ignoré, L’a rejeté. Ce manque de place, ce refus, cette indifférence sont un appel direct à chacun de nous. Combien de fois avons-nous bourré nos cœurs d’un trop plein, trop pleins de nous-mêmes, pour ne point avoir de la place à Celui qui nous aime au point de tout abandonner pour nous sauver ?

A chacun de vous, l’auteur du cantique au numéro 285 de la section française des Chants d’Esperance dit au refrain : N'avez-vous point de place pour Jésus, votre Sauveur, N'avez-vous point de place ?

Oh ! Pendant qu'il en est temps, Écoutez les doux accents, De la voix du grand Sauveur, Et faites-Lui donc place !

C’est le vœu de mon cœur pour chacun de vous.

Joyeux Noel. Amen !

Phalange Dormay

24 décembre 2024

lundi 23 décembre 2024

LE NOM QUI SAUVE

 
"Elle enfantera un fils,
Et tu lui donneras le nom de Jésus ;
C’est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés"
Matthieu 1 :21

LE NOM QUI SAUVE

Jésus, notre Sauveur

Imaginons, un instant, un monde où le mal semble avoir pris le dessus, où l'humanité se perd dans ses erreurs et ses péchés. La souffrance, la guerre, la haine, et l'injustice dominent chaque aspect de la vie humaine. À travers les âges, l'homme cherche une solution, une délivrance, mais semble condamné à répéter ses mêmes erreurs. Et pourtant, dans ce monde sombre et désespéré, une annonce surgit : "Elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés" (Matthieu 1 :21). Un enfant, un nom, un Sauveur… Un nom qui brise le silence, un nom qui répond à la tragédie de l'humanité.

Alors, qui est ce Jésus qui sauve ? Quel est le poids de ce nom, et quel est le véritable message de son incarnation ? Plongeons donc au cœur de ce salut annoncé, un salut qui nous appelle à une réponse radicale.

I. Jésus, Celui qui sauve des péchés

L’humanité, dans sa marche vers la destruction, est enchaînée par le péché. Les siècles passent, et malgré tous les efforts, le cœur de l’homme reste enténébré par l’orgueil, l'égoïsme, et la rébellion. Romains 3 :23 nous rappelle : "Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu." Le péché, tel un fardeau lourd et accablant, empêche l’homme de vivre en pleine harmonie avec son Créateur. Il n’y a pas de remède humain. Le prophète Esaïe parle de l’état désastreux de l’humanité : "Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie ; ..." (Ésaïe 53 :6a ).

Le monde semble sans espoir. Le péché ravage tout, et la justice de Dieu appelle à une réponse. Mais voici la tragédie : l’homme est incapable de se sauver lui-même. "Le salaire du péché, c’est la mort" (Romains 6 :23). Qui pourrait nous délivrer de ce cycle sans fin de souffrance et de séparation d’avec Dieu ?

La philosophe Simone Weil disait : "L’homme qui n’a pas la foi, cherche désespérément à donner un sens à sa vie dans un monde sans réponse." Nous cherchons un sens, nous cherchons une issue, mais le monde ne peut offrir que des solutions temporaires, sans véritable délivrance.

Mes amis, comment vivons-nous aujourd’hui dans ce monde brisé ? Où en sommes-nous dans notre quête de salut ? N’est-ce pas là une tragédie de notre époque, que de continuer à courir après des mirages, oubliant que le Sauveur est déjà venu ? Nous avons l’occasion de tout changer, de nous tourner vers Celui qui peut réellement nous sauver.

Ce Sauveur, qu’a-t-Il donc fait, pour nous sauver des péchés ? Et c’est là, que nous allons  comprendre la profondeur de son amour pour l’humanité.

II. Jésus, le Sauveur : L’amour qui dépasse la tragédie humaine

En effet, le monde ne se contente pas de souffrir de ses péchés, il est également plongé dans l'incompréhension, la violence, et le rejet de Dieu. Dans cette tempête, un Sauveur naît, non pas dans un palais, mais dans une étable, loin des honneurs du monde. Jean 1 :11 nous dit : "Il est venu chez les siens, et les siens ne L'ont pas reçu." Une tragédie supplémentaire : le Sauveur, offert à l’humanité, est rejeté par ceux qu’Il est venu sauver.

Pourquoi ? Parce que l’homme aime encore plus ses ténèbres que la lumière. Jésus, le Sauveur, n’est pas simplement un héros humain qui aurait tout résolu par une victoire éclatante. Non, son salut passe par une humiliation. Oui, Il vient dans le monde, mais son sacrifice sur la croix est la réponse de Dieu à la tragédie du péché humain. "Il a porté nos souffrances et Il s’est chargé de nos douleurs" (Ésaïe 53 :4). Jésus, en mourant sur la croix, devient le remède à notre tragédie.

Le poète allemand Rainer Maria Rilke disait : "C’est dans la souffrance que nous rencontrons le véritable amour." Jésus a pris sur Lui toutes nos souffrances, et par son sacrifice, Il nous offre la rédemption.

Et nous, qu’avons-nous fait de ce sacrifice ? Avons-nous accepté ce Sauveur, ou continuons-nous à vivre comme si nous n’avions pas besoin de Lui ?

·        Que la croix, ce signe de l’amour suprême,

o   … Nous exhorte, à nous détourner de notre propre tragédie, pour embrasser le salut qui nous est offert.

o   … Nous appelle à laisser les ténèbres du péché, pour marcher dans la lumière de sa grâce.

o   … Nous exhorte à nous détourner de notre propre tragédie, pour embrasser le salut qui nous est offert.

o   … Nous enseigne l'humilité, celle qui élève l'âme et nous conduit vers l'éternité.

Mais comment pouvons-nous comprendre pleinement ce salut ?

Imaginons un homme naufragé, pris au milieu d’une mer déchaînée. Il lutte contre les vagues, son corps épuisé, son esprit désespéré. Puis, une lumière apparaît à l’horizon, un bateau de secours, prêt à l'arracher à la mort certaine. Il tend les bras, il se saisit de la main tendue, et il est sauvé. Le salut est là, offert gratuitement, mais il nécessite une réponse. Jésus, en tant que Sauveur, est cette main tendue. Il nous attend pour nous saisir, pour nous sauver des eaux tumultueuses du péché.

Aujourd'hui, mes amis, nous avons entendu le message du salut offert en Jésus. Il est venu pour nous sauver de nos péchés. Comme le dit le prophète Jean-Baptiste, "Voici l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde" (Jean 1 :29). Jésus ne veut pas seulement sauver une partie de nous, Il veut en nous, tout sauver : nos âmes, nos vies, notre destinée éternelle.

Le temps est venu de répondre à cet appel, de nous tourner vers Jésus, le Sauveur, et d'accepter la rédemption qu'Il nous offre. "Car Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle" (Jean 3 :16).

Que chacun de nous se tourne aujourd'hui vers ce Sauveur et trouve en Lui la véritable paix, le pardon et l'espérance éternelle.

Qu'il en soit ainsi ! Amen.