....................................En vue de proclamer l'évangile de Jésus-Christ pour le salut des ames.......................... ........
Jésus-Christ : le seul Sauveur
dimanche 3 août 2025
vendredi 1 août 2025
La Fondation Retrouvée
En Ésaïe cinquante-huit, le verset douze, la Parole de Dieu déclare :
Tu relèveras des fondements antiques ;
On t'appellera réparateur des brèches,
Celui qui restaure les chemins, qui rend le pays habitable. »
La Fondation Retrouvée.
Une Forteresse
Restaurée.
Une Gloire Relevée.
Frères et sœurs bien-aimés,
Je veux vous poser des questions aujourd’hui,
des questions qui pèsent lourd, des questions qui fréquentent nos nuits
silencieuses. Où sont passés les rires d'enfants qui résonnaient autrefois
comme des psaumes de joie dans nos maisons ? Que sont devenus les repas de
famille, ces moments de communion qui ont été remplacés par le silence glacial,
seulement brisé par le cliquetis des fourchettes et le son assourdissant des
notifications de téléphone ? Où est la chaleur du foyer que nous avons connue,
ce refuge contre les tempêtes du monde extérieur ?
Regardons autour de nous, osons
regarder la vérité en face, aussi tragique soit-elle. Nos maisons, qui devaient
être des sanctuaires de paix, sont devenues des champs de bataille. Les murs
sont fissurés par les cris, les fondations ébranlées par l'amertume et le
non-dit. Le mari et la femme, autrefois une seule chair, ne sont plus que deux
étrangers partageant un même toit, leurs cœurs séparés par un océan de
déception. Les enfants, qui devraient grandir à l'ombre de l'amour et de la
sécurité, errent comme des orphelins dans les couloirs de leur propre maison,
cherchant désespérément un repère, un regard, une parole d'affirmation. Leurs
chambres sont devenues des îles désertes où ils s'échouent sur les rivages
virtuels d'un monde qui ne leur offrira jamais le véritable amour.
Nous avons bâti sur le sable. Nous
avons construit nos familles sur les fondements éphémères de la réussite
matérielle, de la reconnaissance sociale, du plaisir personnel. Et quand les
vents de l'épreuve ont soufflé, quand les pluies de la crise sont tombées, tout
s'est effondré. Le chômage, la maladie, la trahison, le deuil... et la maison,
notre belle maison, n'est plus qu'un tas de ruines. Un monument tragique à
notre orgueil et à notre négligence spirituelle. Nous pleurons sur ces
décombres, nous nous lamentons sur ce que nous avons perdu, mais avons-nous
compris pourquoi nous avons tout perdu ? Nous avons oublié le seul,
l'unique fondement qui ne peut être ébranlé. Nous avons négligé l'Architecte
divin.
La promesse d'Ésaïe résonne
aujourd'hui comme un cri d'espoir au milieu de notre désolation. « Tu relèveras
les fondements antiques ». Il y a une voie de restauration. Il y a une
possibilité de rebâtir. Dieu, dans Sa miséricorde infinie, nous appelle à
devenir des « réparateurs de brèches », des restaurateurs de chemins. Il nous
appelle à regarder les ruines non pas comme une fin, mais comme le point de
départ d'une reconstruction glorieuse. Une reconstruction qui commence, non pas
avec des briques et du mortier, mais avec un cœur brisé et contrit, prêt à
revenir à l'essentiel.
Bien-aimés du Seigneur, avant de
pouvoir rebâtir, nous devons nous assurer que la première pierre, la plus
importante, est correctement posée. Il nous faut redécouvrir la place centrale
et non négociable de notre Seigneur. Oui :
Le premier fondement à relever est Christ, comme chef
et pierre angulaire du foyer.
En Éphésiens, chapitre cinq, au verset
vingt-trois, il nous est dit : « car le mari est le chef de la femme, comme
Christ est le chef de l'Église, qui est son corps, et dont Il est le Sauveur. »
Cette parole n'est pas une relique du passé ; elle est le secret d'un foyer qui
non seulement survit, mais prospère. Un foyer où le leadership ne signifie pas
domination, mais amour sacrificiel ; où l'autorité ne signifie pas tyrannie,
mais service humble, à l'image de Christ qui a lavé les pieds de Ses disciples.
Laissez-moi vous raconter l'histoire
de Marc et Sophie. Ils avaient tout pour eux : une belle maison, des carrières
florissantes, deux enfants intelligents. Mais leur foyer était un mausolée de
luxe. Chaque décision était un calcul, chaque conversation une négociation. Ils
étaient des partenaires d'affaires, plus que des époux. Une grave crise
financière a tout balayé, leur laissant pour seuls biens leurs dettes et leur
amertume. Le divorce semblait être la seule issue, une porte de sortie
honorable à leur faillite relationnelle. Un soir, au fond du gouffre, Marc, qui
n'avait pas prié depuis son enfance, s'est agenouillé sur le sol froid de leur
garage. Il a pleuré devant Dieu, confessant son orgueil, son égoïsme, son
échec. Il n'a rien demandé, il a juste tout abandonné. Ce fut le début.
Lentement, péniblement, il a commencé à chercher Christ, non comme une solution
magique, mais comme son Seigneur. Il a recommencé à lire la Bible, et pour la
première fois, il a lu le passage d'Éphésiens non comme un commandement, mais
comme une invitation à aimer Sophie comme Christ a aimé l'Église, au point de
se donner Lui-même pour elle. Son attitude a changé. Il a cessé d'exiger et a
commencé à servir. Il a cessé d'accuser et a commencé à écouter. Sophie,
d'abord méfiante, a vu ce changement inexplicable. Elle a vu non plus un PDG,
mais un mari brisé qui apprenait à aimer. Touchée par cette grâce, elle s'est
jointe à lui. Ensemble, sur les ruines de leur ancienne vie, ils ont posé une
nouvelle fondation : Jésus-Christ. Leur maison n'est plus un palais, mais elle
est devenue un foyer.
Cette reconstruction douloureuse, mais
glorieuse, de Marc et Sophie, nous montre que la véritable force d'une famille
ne réside pas dans sa prospérité extérieure, mais dans sa soumission à son Chef
divin. Cela nous conduit naturellement à la manière dont cette soumission se
manifeste au quotidien. Oui :
Le deuxième fondement à relever, est la restauration de
l'église familiale.
Le foyer doit redevenir ce qu'il
n'aurait jamais dû cesser d'être : le premier lieu de culte, la première école
de la foi. Nous avons délégué l'éducation spirituelle de nos enfants à l'église
du dimanche, aux moniteurs, au pasteur. Mais la Bible confie cette
responsabilité première aux parents. Comme l'a dit un penseur, « Il ne fait
aucun doute que c'est autour de la famille et du foyer que toutes les plus
grandes vertus sont créées, renforcées et entretenues. »
Je pense à la famille Dubois. Un foyer
typique : le père épuisé par le travail, la mère débordée par les tâches, et
les deux adolescents, chacun enfermé dans sa bulle numérique. La communication
était réduite à des ordres et des grognements. Un soir, le père, convaincu par
un sermon, a pris une décision terrifiante pour lui : "Ce soir, après le
dîner, nous allons lire un passage de la Bible et prier ensemble." La
première tentative fut un désastre. L'aîné a levé les yeux au ciel, la cadette
ricanait. C'était maladroit, forcé, presque ridicule. Il aurait pu abandonner,
se dire que c'était trop tard, que la brèche était trop grande. Mais il a
persévéré. Le lendemain soir, puis le surlendemain. Cinq minutes, pas plus. Un
Psaume, une prière balbutiante. Peu à peu, l'hostilité a fait place à une
curiosité réticente, puis à une acceptation silencieuse. Un soir, après la
lecture d'un passage sur le pardon, la fille a fondu en larmes et a demandé
pardon à son frère pour une méchanceté dite des semaines plus tôt. Ce fut comme
un barrage qui se rompait. Le culte familial est devenu un rendez-vous attendu,
un espace sacré où les masques tombaient, où l'on pouvait partager ses peurs et
ses joies. La Parole de Dieu et la prière commune sont devenues le ciment qui a
non seulement réparé les fissures, mais a solidifié leurs relations d'une
manière qu'ils n'auraient jamais cru possible.
Quand un foyer est bâti sur Christ et
nourri par la prière et la Parole, il devient un lieu où la grâce peut opérer
ses miracles les plus profonds. Cela nous amène au dernier pilier, peut-être le
plus difficile à mettre en œuvre. Oui :
Le troisième fondement à relever est l'exercice radical du pardon,
De la discipline et de l'amour.
Un foyer sans pardon est une prison où
les membres de la famille sont les geôliers et les prisonniers les uns des
autres. Les blessures non guéries s'infectent et empoisonnent toutes les
interactions. L'amour sans la discipline biblique n'est que du laxisme, et la
discipline sans amour n'est que de la cruauté. L'équilibre des trois est la clé
d'un environnement sain et guérissant.
Considérez l'histoire tragique d'un
père, appelons-le Jacques, et de son fils unique, David. Une dispute violente,
des mots terribles, irréparables, avaient été prononcés. David, âgé de dix-huit
ans, a quitté la maison, et pendant cinq longues années, ce fut le silence. Un
silence de mort, rempli de fierté blessée et de douleur inextinguible. Jacques,
un homme droit et respecté à l'église, vivait avec ce cancer dans l'âme. Chaque
jour, il était rongé par le remords mais paralysé par l'orgueil. Puis, un dimanche,
le pasteur a prêché sur la parabole du fils prodigue. Pour la première fois,
Jacques n'a pas entendu l'histoire d'un fils rebelle, mais l'histoire d'un Père
au cœur brisé qui attendait, qui espérait, qui courait. Le Saint-Esprit a
transpercé son armure de justice propre. Il a compris que l'amour véritable
prend toujours le premier risque. Le soir même, tremblant, il a composé le
numéro qu'il connaissait par cœur mais n'osait jamais appeler. Quand David a
décroché, Jacques n'a pu dire que trois mots : « Pardonne-moi, mon fils. » Il
n'y a pas eu de justification, pas d'explication, juste une confession simple
et nue. De l'autre côté du fil, un long silence, puis un sanglot. Ces trois
mots avaient désarmé cinq années de haine et de ressentiment. La réconciliation
fut un chemin, pas un événement instantané. Mais le premier pas, celui du
pardon inconditionnel, a rendu tout le reste possible. C'est ce pardon, cet
amour qui se donne sans compter, qui restaure les relations les plus brisées et
transforme une maison de deuil en un havre de paix.
Frères et sœurs bien-aimés, nous avons
examiné les ruines. Nous avons vu les foyers dévastés par la négligence et le
péché. Le spectacle est tragique, la douleur est réelle. Mais ce n'est pas la
fin de l'histoire. La parole prophétique d'Ésaïe n'est pas une simple
lamentation, c'est une commission divine. « On t'appellera réparateur des
brèches. » Ce « on », c'est Dieu. Ce « toi », c'est chacun de nous aujourd'hui.
Le moment est venu de cesser de
pleurer sur les décombres et de commencer à ramasser les pierres. Le moment est
venu de prendre les outils que Dieu nous donne. L'outil de la repentance, pour
remettre Christ sur le trône de nos foyers. L'outil de la prière et de la
Parole, pour instituer le culte familial comme l'autel de nos maisons. L'outil
du pardon, pour démolir les murs de séparation que nous avons construits brique
par brique.
La reconstruction sera difficile. Elle
demandera du courage, de l'humilité, de la persévérance. Elle vous coûtera
votre orgueil, votre confort, votre temps. Mais je vous le promets au nom de
Celui qui fait toutes choses nouvelles : la gloire de la seconde maison sera
plus grande que celle de la première. Un foyer relevé de ses ruines par la
grâce de Dieu ne sera pas seulement restauré ; il sera fortifié, purifié par le
feu de l'épreuve, et il deviendra un phare, un témoignage puissant dans un
monde qui a désespérément besoin de voir ce que l'amour de Dieu peut accomplir.
Alors, levez-vous, réparateurs de
brèches ! Rentrez chez vous ce midi, non pas avec un fardeau de culpabilité,
mais avec une mission de gloire. Maris, aimez vos femmes comme Christ a aimé
l'Église. Femmes, respectez vos maris. Parents, rallumez le feu de l'autel
familial. Enfants, honorez vos parents. Demandez pardon. Offrez le pardon.
Relevez les fondements antiques, et que la gloire de l'Éternel remplisse à
nouveau vos maisons.
Qu'il en soit ainsi. Amen. Amen.
mercredi 30 juillet 2025
L'Aube Éternelle
En Tite, chapitre
deux, le verset treize, on y lit :
« … en attendant la bienheureuse espérance,
Et la manifestation
de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ. »
Nous donnons pour
titres au message :
L'Aube Éternelle.
Le Jour Ineffable.
La Promesse Suprême.
Frères et sœurs bien-aimés,
Je vous le demande aujourd’hui, le
cœur lourd et l'âme à nu : où est-Il ? Où est Dieu lorsque le sol tremble sous
nos pieds et que le ciel semble de plomb ? Où est Sa main secourable lorsque le
téléphone sonne au milieu de la nuit, porteur d'une nouvelle qui brise une vie
en mille morceaux ? Où est Sa voix douce lorsque le silence d'une chambre
d'hôpital n'est rompu que par le sifflement sinistre d'une machine qui
maintient un souffle de vie artificiel ?
Levez les yeux ! Regardez ce monde.
Entendez-vous les cris des innocents piégés sous les décombres de la haine des
hommes ? Sentez-vous la morsure glaciale de la solitude qui étreint le cœur de
la veuve, du père qui enterre son enfant, de l'âme perdue dans le labyrinthe
sans issue de la dépression ? Chaque journal, chaque bulletin d'information est
un requiem pour l'espérance. Chaque larme qui coule sur une joue creusée par le
chagrin est une question muette adressée à un ciel qui reste désespérément
fermé.
Nous avons prié. Oh, comme nous avons
prié ! Nous avons jeûné. Nous avons imploré. Nous avons crié jusqu'à
l'épuisement de notre voix : « Seigneur, jusqu'à quand ? » Jusqu'à quand
l'injustice triomphera-t-elle en plein jour ? Jusqu'à quand le loup dévorera-t-il
l'agneau sous le regard impassible des étoiles ? Jusqu'à quand notre foi
devra-t-elle combattre le doute monstrueux qui nous murmure à l'oreille que
nous sommes seuls, abandonnés dans un univers froid et indifférent ?
Nous sommes comme les disciples dans
la barque, secoués par une tempête qui menace de nous engloutir, et nous crions
: « Maître, ne t'inquiètes-tu pas de ce que nous périssons ? » Notre cœur, usé
par l'attente, saigne. Il aspire à autre chose. Il gémit, il supplie, il
murmure dans l'obscurité de nos nuits les mots de ce cantique empreint d'une
sainte impatience :
Seigneur, hâte donc le grand jour de ta venue,
Où Tu descendras en splendeur.
Les cieux s’ouvriront et, alors convaincu,
Je dirai : « La paix règne en mon cœur. »
Ce cri n'est pas celui de la défaite.
C'est le cri de la sentinelle qui guette l'aurore, le cri du soldat qui attend
le renfort, le cri de l'épouse qui attend le retour de l'époux. C'est le cri le
plus profond, le plus tragique et le plus magnifique de l'âme humaine rachetée.
Allons, c’est ce cri que nous allons explorer ensemble aujourd’hui, non pas
pour nous complaire dans notre douleur, mais pour y trouver la source de notre
plus glorieuse espérance.
Bien-aimés en Jésus-Christ, avant de pouvoir
contempler la gloire de l'aube, nous devons d'abord reconnaître la violence de
la nuit et la fureur de la tempête qui fait rage autour de nous. En effet, Notre
condition présente est celle d’une agonie, d’un monde qui souffre et qui crie
sa douleur, un état de fait que nous ne pouvons nier. Oui :
L'ANCRE DANS LA
TEMPÊTE DÉCHAÎNÉE.
Imaginez un vieil homme, gardien d'un
phare isolé sur une côte déchiquetée par l'océan. Appelons-le Eléazar. Une
nuit, la plus terrible des tempêtes se lève. Des vagues hautes comme des
montagnes liquides s'écrasent contre la tour de granit. Le vent hurle comme une
meute de démons, faisant vibrer la structure jusqu'à ses fondations. De sa
lanterne, Eléazar ne voit que le chaos, un tourbillon noir et écumant où le
ciel et la mer se confondent. Il sait que, là-dehors, des navires sont en
péril, des vies sont en jeu. Il ne peut calmer la tempête. Il ne peut apaiser
le vent. Tout ce qu'il peut faire, c'est s'assurer que la lumière, l'unique
repère dans cette folie dévastatrice, continue de briller.
Frères et sœurs, nous sommes Eléazar.
Et ce monde est cette tempête. Nous sommes assaillis de toutes parts. L'apôtre
Paul ne nous a pas menti. En Romains, chapitre huit, versets vingt-deux et
vingt-trois, il peint ce tableau tragique : « Or, nous savons que, jusqu'à ce
jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de
l'enfantement. Et ce n'est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les
prémices de l'Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant
l'adoption, la rédemption de notre corps. »
Nous soupirons ! Ce n'est pas un signe
de faiblesse, c'est la preuve que nous sommes vivants ! C'est la preuve que
l'Esprit de Dieu en nous refuse de se résigner au chaos. C'est le témoignage
que nous avons été créés pour autre chose que la souffrance et la mort. Le
philosophe Albert Camus a écrit : « Au milieu de l'hiver, j'apprenais enfin
qu'il y avait en moi un été invincible. » Cet été invincible, pour nous, c'est
l'espérance plantée par Dieu Lui-même, une ancre jetée non pas dans le sable
mouvant de ce monde, mais au-delà du voile, dans le sanctuaire céleste.
Mais dans le fracas assourdissant de
cette tempête, au cœur même de cette nuit où tout semble perdu, la mission du
gardien de phare prend tout son sens. Elle n'est pas d'observer le chaos, mais
de fixer l'horizon en attendant la promesse infaillible de l'aube.
Frères et sœurs en Jésus-Christ, notre
force ne réside pas dans notre capacité à endurer la nuit, mais dans la
certitude absolue que le jour va se lever, car le Maître du jour nous l'a
promis. En effet, Notre espérance n'est pas un vœu pieux face à la tragédie,
mais une promesse divine et certaine, la venue de Celui qui est la Lumière du
monde. Oui :
LA LUMIÈRE QUI NE
S'ÉTEINT JAMAIS.
Retournons auprès d'Eléazar dans son
phare. La tempête fait rage, les murs tremblent, mais son regard n'est pas fixé
sur les vagues monstrueuses. Il est tourné vers l'Est. Pourquoi ? Parce qu'il
connaît le cycle immuable du temps. Il sait, avec une certitude qui défie la
fureur des éléments, qu'après la nuit la plus sombre vient toujours l'aube. Son
espérance n'est pas dans l'accalmie de la tempête, mais dans l'apparition du
soleil. C'est pour cette aube qu'il maintient la lumière allumée.
Notre espérance, bien-aimés, est
infiniment plus certaine encore ! Elle ne repose pas sur un cycle naturel, mais
sur la parole irrévocable du Dieu Tout-Puissant. Jésus a dit : « Je reviendrai.
» C'est la promesse la plus bouleversante de toute l'Écriture. Ce n'est pas une
possibilité, c'est une déclaration. C'est la signature de Dieu au bas du
contrat de notre rédemption finale. L'écrivaine Emily Dickinson a décrit
l'espérance comme « cette chose avec des plumes qui se perche dans l'âme et
chante la mélodie sans les paroles, et ne s'arrête jamais ». Pour nous, cette
mélodie a des paroles ! Elle s'appelle « Maranatha ! », « Viens, Seigneur Jésus
! »
Écoutez la description glorieuse de ce
moment, telle que Paul la donne en Première Thessaloniciens, chapitre quatre,
versets seize et dix-sept : « Car le Seigneur Lui-même, à un signal donné, à la
voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et
les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui
serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la
rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.
»
Voilà notre horizon ! Voilà notre aube
! Pas une simple accalmie, mais une intervention divine ! Le ciel s'ouvrira, la
trompette sonnera, et le Roi de gloire apparaîtra, non plus comme un humble
serviteur, mais comme le Juge de toute la terre, le Lion de la tribu de Juda,
le Vainqueur de la mort !
Cette promesse, bien plus qu'un simple
réconfort intellectuel pour un futur lointain, est une puissance qui transforme
radicalement notre présent, nous permettant de trouver une paix surnaturelle au
cœur même du chaos.
Bien-aimés du Seigneur, cette attente
glorieuse n'est pas passive ; elle est la source même de la paix qui dépasse
toute intelligence, une paix qui s'épanouit non pas en l'absence de l'épreuve,
mais en dépit d'elle. En effet, La véritable paix
du croyant ne dépend pas de circonstances extérieures favorables, mais de la
présence intérieure et constante de Christ au milieu de nos épreuves. Oui :
LA PAIX AU CŒUR DU
CHAOS.
Revenons une dernière fois à notre
gardien de phare, Eléazar. La tempête gronde toujours. Les fondations du phare
sont encore secouées. Mais à l'intérieur de la lanterne, que fait-il ? Il n'est
pas prostré, tremblant de peur. Non. Il a vérifié ses instruments, il s'est
versé une tasse de thé chaud, et son cœur est calme. Sa paix ne vient pas de la
mer apaisée, car elle est toujours déchaînée. Sa paix vient de la certitude de
sa mission et de la promesse de l'aube. Il est en paix dans la tempête.
C'est là, frères et sœurs, que le
poème initial atteint son apogée : « Les cieux s’ouvriront et, alors convaincu,
je dirai : "La paix règne en mon cœur." » Cette paix n'est pas le
fruit de la fin de nos problèmes, mais le don de la présence de Christ au
milieu de nos problèmes. C'est la paix dont Jésus Lui-même a parlé en Jean,
chapitre quatorze, verset vingt-sept : « Je vous laisse la paix, Je vous donne
Ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se
trouble point, et ne s'alarme point. »
Le monde cherche la paix dans
l'absence de conflit. Christ nous donne la paix dans la présence du conflit. Le
monde cherche la paix dans la richesse, la santé, la sécurité. Christ nous
donne une paix que ni la pauvreté, ni la maladie, ni le danger ne peuvent nous
voler. Comme l'a si bien dit Antoine de Saint-Exupéry : « La paix est un arbre
qui prend racine au fond du cœur et qui élève lentement sa cime vers le ciel. »
La racine de cet arbre, c'est la promesse de Son retour. Chaque jour, même sous
les coups de hache de l'épreuve, cette racine s'enfonce plus profondément en
nous, et sa cime s'élève un peu plus vers la gloire à venir.
Alors, mes frères et sœurs bien-aimés,
aujourd’hui, nous sommes venus peut-être le cœur brisé, l'âme fatiguée, écrasés
par le poids d'un monde qui semble avoir été abandonné à la folie. Nous avons
crié avec le psalmiste : « Jusqu'à quand ? » Nous avons regardé la tempête et
nous nous sommes sentis si petits, si impuissants.
Mais aujourd'hui, nous repartons en
gardiens de phare ! Nous reconnaissons la fureur de la tempête (notre
souffrance est réelle), mais nous refusons de la laisser définir notre horizon.
Notre regard est fixé sur l'Est, sur la promesse de l'Aube Éternelle ! Nous
maintenons la lumière de notre témoignage et de notre foi allumée, non par
notre propre force, mais par la puissance de Celui qui vit en nous.
Et dans cette attente, nous trouvons
une paix que le monde ne peut ni donner, ni reprendre. Une paix qui nous permet
de chanter au milieu du feu, de louer au milieu de la prison, d'espérer contre
toute espérance.
Bientôt, très bientôt, la nuit prendra
fin. Les cieux ne seront plus de plomb, mais ils se déchireront dans une
explosion de gloire. La trompette de Dieu retentira, et ce son mettra fin à
toutes les cacophonies de ce monde. Notre Roi apparaîtra ! Et ce jour-là,
toutes nos larmes seront essuyées. Toutes nos questions trouveront leur réponse
en Sa face glorieuse. Toute injustice sera redressée. La mort elle-même sera
engloutie dans la victoire.
Alors, levez la tête, vous dont le
salut approche ! Tenez ferme ! Ne laissez pas la tempête éteindre votre
lumière. Car le jour vient. Le Roi vient. Et alors, convaincus, sauvés,
glorifiés, nous ne dirons plus seulement « La paix règne en mon cœur », mais
nous verrons la Paix régner sur toute la création, pour les siècles des
siècles.
Qu'il en soit ainsi. Amen. Amen.
lundi 28 juillet 2025
dimanche 20 juillet 2025
samedi 19 juillet 2025
Le Mouvement Intérieur
"Pourquoi
t'abats-tu, mon âme, et gémis-tu au-dedans de moi ?
Espère en Dieu, car
je le louerai encore ; Il est mon salut et mon Dieu."
Psaume
quarante-deux, verset cinq.
"Mes frères,
regardez comme un sujet de joie complète
Les diverses épreuves auxquelles vous pouvez
être exposés,
Sachant que
l'épreuve de votre foi produit la patience.
Mais il faut que la
patience accomplisse parfaitement son œuvre,
Afin que vous soyez
parfaits et accomplis, sans faillir en rien."
Jacques le chapitre
premier, versets : deux à quatre.
Nous donnons pour titres au message :
Le Mouvement
Intérieur.
La Pression
Émotionnelle.
Les Marées
Spirituelles.
Un Combat Perpétuel.
Frères et sœurs bien-aimés,
Dans le silence de cette nuit qui
précède l'aube, combien d'entre vous ont ressenti cette pression écrasante qui
étreint le cœur du croyant ? Cette sensation atroce d'être suspendu entre ciel
et terre, ballotté comme un navire dans la tempête, tantôt soulevé par les
vagues de l'espérance, tantôt précipité dans les abîmes du désespoir ?
Aujourd’hui, nous touchons à l'une des
réalités les plus cruelles, et pourtant les plus universelles de l'expérience
chrétienne : cette alternance déchirante entre la lumière et les ténèbres,
entre la force et la faiblesse, entre la foi triomphante et le doute qui ronge
l'âme comme un cancer spirituel.
Regardez autour de vous ! Voyez ces
visages marqués par les épreuves, ces yeux qui portent en eux le poids des
nuits blanches, ces mains jointes dans une prière désespérée. Nous sommes tous
des rescapés de cette guerre intérieure, des survivants de ces batailles que
nul ne voit mais que tous livrent dans le secret de leur cœur.
Hier encore, vous étiez sur la
montagne avec Moïse, votre visage rayonnant de la gloire divine. Aujourd'hui,
vous voilà dans la vallée avec Élie, suppliant Dieu de reprendre votre âme tant
la souffrance vous consume. Cette alternance n'est pas un signe de faiblesse
spirituelle ; elle est la marque même de notre humanité rachetée mais non
encore glorifiée.
Comme l'océan connaît ses marées,
l'âme du chrétien connaît ses saisons spirituelles. Et dans cette oscillation
perpétuelle entre l'extase et l'agonie, entre la victoire et la défaite
apparente, se cache l'un des plus grands mystères de la vie spirituelle. Car
c'est précisément dans cette tension que Dieu accomplit Son œuvre la plus
profonde en nous.
L'apôtre Paul lui-même, ce géant de la
foi, n'a-t-il pas confessé cette alternance cruelle ? Un jour transporté au
troisième ciel, le lendemain torturé par l'écharde dans la chair. Un moment
capable de ressusciter les morts, l'instant d'après suppliant trois fois
L'Eternel de le délivrer de sa souffrance.
Cette réalité nous brise le cœur, mais
elle nous révèle aussi la compassion infinie de notre Dieu. Car Il connaît
notre poussière, Il n'ignore rien de nos luttes intérieures. Et c'est dans
cette alternance même qu'Il nous enseigne les leçons les plus précieuses sur la
grâce, la dépendance, et l'espérance inébranlable.
Aujourd'hui, nous allons plonger
ensemble dans cette réalité douloureuse mais nécessaire, pour découvrir que nos
marées spirituelles ne sont pas des accidents, mais les instruments divins par
lesquels Dieu façonne en nous l'image de Son Fils bien-aimé.
Bien-aimés du Seigneur, Commençons par
explorer, l'alternance entre la peur et la paix, dans
l'expérience chrétienne.
L’alternance, entre la peur et la paix, dans
l'expérience chrétienne.
"Tantôt envahi par la peur,
tantôt rempli de paix." Ces mots résonnent comme un glas dans l'âme de
tout croyant sincère. La peur ! Cette visiteuse nocturne qui s'immisce dans nos
pensées les plus intimes, qui transforme nos certitudes en points
d'interrogation torturants.
Dans nos moments de faiblesse, la peur
prend mille visages : peur de l'avenir incertain, peur de la maladie, peur de
l'échec, peur d'être abandonné de Dieu Lui-même. Elle nous saisit à la gorge
comme un étau impitoyable, nous privant du souffle de la foi. Nous nous
retrouvons alors comme Pierre sur les eaux agitées, les yeux fixés sur les
vagues menaçantes plutôt que sur le Maître qui nous appelle.
Mais voyez la miséricorde divine ! Car
ce même cœur qui connaît l'étau de la peur peut soudain être inondé d'une paix
qui dépasse toute intelligence. En Philippiens chapitre quatre : les versets
six et sept, on y lit : "Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose
faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec
des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence,
gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ."
Cette alternance n'est pas cruelle ;
elle est pédagogique. Comme l'a si bien dit Blaise Pascal : "L'homme n'est
ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la
bête." Dans nos moments de peur, nous découvrons notre fragilité humaine ;
dans nos instants de paix divine, nous goûtons à notre destinée céleste.
Bien-aimés, engagés
dans la marche, engagés dans le combat, Poursuivons en examinant, l'oscillation
entre la faiblesse et la force. Oui :
L’oscillation, entre la faiblesse et la force, dans la
marche du croyant.
"Tantôt accablé par la faiblesse,
tantôt revêtu de force." Quelle photographie saisissante de l'âme
chrétienne ! La faiblesse nous visite comme une marée noire qui submerge tous
nos élans spirituels. Nous nous sentons alors incapables de prier, incapables
d'aimer, incapables même de croire. Nos genoux fléchissent sous le poids de
l'existence, nos mains tremblent, notre voix se brise dans un sanglot étouffé.
Paul connaissait cette faiblesse quand
il écrivait en Deux Corinthiens chapitre douze : le verset neuf : "Et Il
m'a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse.
Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la
puissance de Christ repose sur moi."
Mais quel miracle se produit quand la
force divine vient habiter notre faiblesse ! Soudain, nous nous retrouvons
capables de déplacer des montagnes, de pardonner l'impardonnable, de supporter
l'insupportable. Cette force n'est pas humaine ; elle vient d'En-Haut. Elle
transforme nos larmes en chants de victoire, nos gémissements en alléluias.
Victor Hugo a écrit : "La suprême
félicité de la vie, c'est la conviction qu'on est aimé." Et c'est
précisément dans l'alternance entre faiblesse et force que nous découvrons
l'amour inconditionnel de Dieu pour nous. Il nous aime faibles, Il nous
fortifie par amour.
Enfants de Dieu, Approfondissons
maintenant, la terrible oscillation entre le doute et
la foi.
Le mouvement terrible entre le doute et la foi.
"Tantôt plongé dans le doute ;
tantôt affermi dans la foi." Ah ! Le doute, ce poison qui s'infiltre dans
l'âme comme une gangrène spirituelle ! Il vient souvent quand nous nous y
attendons le moins, transformant nos certitudes les plus solides en châteaux de
sable que la moindre vague peut emporter.
Le doute nous murmure ses mensonges
perfides : "Et si Dieu n'existait pas ? Et si la Bible n'était qu'un livre
humain ? Et si ta foi n'était qu'une illusion consolatrice ?" Ces
questions nous torturent d'autant plus que nous les portons souvent en secret,
n'osant les partager par peur d'être jugés ou incompris.
Même Jean-Baptiste, le précurseur du
Christ, a connu cette nuit du doute. Du fond de sa prison, il envoya ses
disciples demander à Jésus : "Es-tu Celui qui doit venir, ou devons-nous
en attendre un autre ?" Quel déchirement dans cette question ! Celui qui
avait proclamé : "Voici l'Agneau de Dieu" se retrouvait assailli par
l'incertitude.
Mais voyez la tendresse de Jésus ! Il
ne condamne pas le doute de Jean ; Il y répond par des preuves tangibles de Sa
divinité. Car Dieu comprend nos doutes. Il sait que dans cette vie, nous ne
voyons "qu'un reflet, comme dans un miroir", selon ce qui est écrit
en Premier Corinthiens chapitre treize : le verset douze.
Et quelle joie quand la foi revient,
plus forte qu'avant ! Elle surgit comme l'aurore après la nuit la plus sombre,
illuminant notre être tout entier. En Hébreux chapitre onze : le verset un, on
y lit : "Or la foi est une ferme assurance des choses qu'on espère, une
démonstration de celles qu'on ne voit pas."
Frères et sœurs dans la foi, Explorons
maintenant, le dessein divin, derrière cette alternance
spirituelle. Oui :
Le dessein divin derrière cette alternance spirituelle.
Pourquoi Dieu permet-Il cette
alternance déchirante ? Pourquoi ne nous maintient-Il pas constamment dans la
paix, la force et la foi ? La réponse se trouve dans Sa pédagogie d'amour.
Comme un père sage qui n'épargne pas la discipline à son enfant bien-aimé, Dieu
utilise nos alternances spirituelles pour nous former à Son image.
Dans la peur, nous apprenons
l'humilité. Dans la paix, nous goûtons Sa fidélité. Dans la faiblesse, nous
découvrons notre dépendance. Dans la force, nous expérimentons Sa puissance.
Dans le doute, nous sommes purifiés de la présomption. Dans la foi, nous nous
élevons vers la gloire.
Comme l'a magnifiquement exprimé
Sainte Thérèse d'Avila : "Que rien ne te trouble, que rien ne t'effraie.
Tout passe. Dieu ne change pas. La patience obtient tout. Celui qui possède
Dieu ne manque de rien. Dieu seul suffit."
Bien-aimés du Père céleste, Concluons,
en découvrant l'espérance glorieuse, qui couronne nos alternances. Oui :
L’espérance glorieuse qui couronne nos alternances.
Ces marées spirituelles ne sont pas
éternelles. Un jour viendra où nous serons affranchis de cette oscillation
douloureuse. En Apocalypse chapitre vingt-et-un : le verset quatre, on y lit :
"Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y
aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont
disparu."
En attendant ce jour glorieux, nos
alternances deviennent des tremplins vers la maturité spirituelle. Chaque vague
de peur surmontée renforce notre courage, chaque moment de faiblesse traversé
approfondit notre compassion, chaque doute vaincu affermit notre foi.
Permettez-moi de vous raconter
l'histoire bouleversante d'Antonio Stradivarius, le plus célèbre luthier de
tous les temps. Dans son atelier de Crémone, ce maître artisan ne choisissait
pas n'importe quel bois pour créer ses violons légendaires. Il sélectionnait
minutieusement des arbres qui avaient connu les alternances les plus extrêmes :
été torride et hiver glacial, sécheresse et tempêtes.
Car Stradivarius avait découvert un
secret : c'était précisément cette alternance climatique qui donnait au bois sa
résonnance exceptionnelle. Les fibres du bois, constamment sollicitées par ces
changements, développaient une élasticité et une sonorité uniques. Les plus
beaux violons naissaient des arbres les plus éprouvés.
Un jour, un visiteur demanda au maître
pourquoi il n'utilisait pas du bois d'arbres ayant poussé dans des conditions
stables. Stradivarius sourit tristement et répondit : "Monsieur, un arbre
qui n'a jamais connu l'orage produit un bois terne, sans âme. Mais celui qui a
été secoué par mille tempêtes chante avec la voix des anges."
Puis, prenant dans ses mains un violon
qu'il achevait, il ajouta : "Voyez-vous, je ne fabrique pas seulement des
instruments de musique. Je révèle la mélodie cachée dans la souffrance du
bois."
Bien-aimés du Seigneur, Dieu est notre
Stradivarius céleste ! Nos alternances spirituelles ne sont pas des accidents
cruels, mais les coups de ciseau du Maître Artisan qui façonne en nous
l'instrument parfait pour Sa gloire. Chaque vague de peur nous rend plus
sensibles à Sa paix. Chaque moment de faiblesse nous ouvre davantage à Sa
force. Chaque assaut du doute purifie et affine notre foi.
Et un jour, quand l'œuvre sera
achevée, nous résonnerons de la mélodie céleste avec une beauté que seules nos
épreuves auront pu créer. Nos cœurs, brisés et recollés par la grâce,
chanteront la symphonie de la rédemption avec une intensité que les anges eux-mêmes
nous envieront.
Chers compagnons dans la marche chrétienne,
nous voici arrivés au terme de cette méditation sur nos marées spirituelles.
Nous avons contemplé ensemble cette réalité si douloureuse de l'alternance
entre peur et paix, faiblesse et force, doute et foi.
Que cette vérité se grave à jamais
dans vos cœurs : vos alternances ne sont pas des échecs spirituels, mais les
instruments divins de votre sanctification. Chaque vague qui vous submerge vous
prépare à mieux apprécier le rivage de Sa grâce. Chaque nuit de l'âme vous rend
plus sensible à l'aube de Sa présence.
En Romains chapitre huit : le verset
vingt-huit, on y lit : "Nous savons, du reste, que toutes choses
concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon Son
dessein." Même vos faiblesses, même vos doutes, même vos peurs concourent
à votre bien éternel.
L'alternance n'est pas votre ennemie ;
elle est votre école de sanctification. Dans la peur, apprenez l'humilité. Dans
la paix, goûtez Sa fidélité. Dans la faiblesse, découvrez Sa force. Dans le
doute, purifiez votre foi. Car en Jacques chapitre un : les versets trois et
quatre, on y lit : "sachant que l'épreuve de votre foi produit la
patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin
que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien."
Un jour, ces marées cesseront. Un
jour, nous serons établis pour l'éternité dans la paix parfaite, la force
inaltérable, et la foi transformée en vision. En attendant ce jour glorieux,
embrassons nos alternances comme les coups de burin du Sculpteur divin qui
grave en nous les traits de Son Fils bien-aimé.
Que nos cœurs battent au rythme de Sa
grâce ! Que nos vies témoignent de Sa fidélité dans nos tempêtes comme dans nos
accalmies ! Car nous savons que Celui qui a commencé en nous cette bonne œuvre
l'achèvera jusqu'au jour de Jésus-Christ.
Qu'il en soit ainsi. Amen. Amen.
mercredi 16 juillet 2025
La Trilogie de l'Existence
Psaume Trois : le verset six.
« Il a conservé la vie à notre
âme, … »
Psaumes soixante-six, le verset neuf.
Nous donnons pour titre au message
:
La Trilogie de
l'Existence.
Le cycle béni.
La séquence sacrée.
Frères et sœurs bien-aimés,
Aujourd’hui, je veux vous emmener dans
un voyage au cœur même de l'existence humaine, là où se cachent les mystères
les plus profonds de notre condition mortelle. Nous vivons dans un monde qui
court, qui s'agite, qui ne s'arrête jamais, un monde où les hommes ont oublié
le sens profond des gestes les plus simples de leur existence quotidienne.
Regardez autour de vous ! Voyez cette
humanité épuisée qui traîne ses pieds dans les rues de nos villes, ces visages défaillants
marqués par l'insomnie chronique, ces âmes fatiguées qui ont perdu le goût de
vivre. Nous sommes devenus une génération de zombies spirituels, des
morts-vivants qui respirent mais ne vivent plus vraiment, qui bougent mais ne
dansent plus avec la vie.
Combien parmi vous se couchent chaque
soir en redoutant le lendemain ? Combien se réveillent chaque matin avec
l'impression que la vie est un fardeau trop lourd à porter ? Combien traversent
leurs journées comme des automates, accomplissant leurs tâches sans joie, sans
passion, sans cette étincelle divine qui devrait illuminer chaque instant de
notre passage sur cette terre ?
Quelle tragédie ! Quelle abomination
spirituelle ! Nous avons transformé les trois actes les plus sacrés de
l'existence humaine en corvées banales, en mécaniques sans âme. Nous dormons
sans paix, nous nous réveillons sans gratitude, nous vivons sans gloire. Et
pourtant, mes bien-aimés, dans cette simplicité apparente se cache l'un des
plus beaux mystères de la création divine.
Aujourd'hui, l'Esprit saint m'a donné
une révélation qui va transformer votre compréhension de l'existence. Trois
vérités simples mais révolutionnaires : Dormir, est une nécessité. Se réveiller,
est une grâce. Vivre, est une responsabilité sacrée ! Ces trois réalités
forment la trilogie divine de notre existence terrestre, le rythme sacré que
Dieu a établi pour nous conduire vers Sa gloire.
Imaginez un instant David, le berger
devenu roi, contemplant les étoiles dans la nuit de Judée. Il comprend que
chaque coucher de soleil est un appel divin au repos, que chaque lever de
soleil est un cadeau immérité, que chaque jour qui passe est une occasion
unique de glorifier son Créateur. C'est dans cette révélation que naît le
Psaume cent trente-neuf, c'est dans cette compréhension que s'épanouit la
sagesse biblique sur le sens de l'existence humaine.
Mes frères et sœurs, permettez-moi
de vous guider à travers ces trois vérités fondamentales qui vont révolutionner
votre approche de la vie : la nécessité vitale du sommeil, la grâce miraculeuse
du réveil, et la responsabilité sacrée de vivre.
Parlons premièrement de la nécessité vitale
du sommeil.
La nécessité vitale
du sommeil.
"Dormir est une nécessité."
Mes bien-aimés, ces mots résonnent comme une symphonie divine dans un monde qui
a déclaré la guerre au repos. Nous vivons dans une société qui glorifie
l'insomnie, qui célèbre l'épuisement, qui fait de la fatigue un badge
d'honneur. "Je n'ai dormi que trois heures", disent-ils avec fierté.
"Je travaille dix-huit heures par jour", se vantent-ils. Quelle folie
! Quelle rébellion contre l'ordre divin !
Dieu Lui-même nous a enseigné la
nécessité du repos. En Genèse deux : le verset deux, on y lit : "Dieu
acheva au septième jour son œuvre, qu'Il avait faite : et Il se reposa au
septième jour de toute son œuvre, qu'Il avait faite". Si le Créateur
tout-puissant a établi le principe du repos, qui sommes-nous pour le rejeter ?
Le sommeil n'est pas une faiblesse,
mes frères et sœurs, c'est une nécessité divine ! C'est le moment où notre âme
fatiguée trouve refuge dans les bras de l'Eternel, où notre esprit troublé
retrouve la paix, où notre corps épuisé se régénère selon les lois parfaites
que Dieu a établies pour notre bien-être.
Comme le disait si justement
l'écrivain français Marcel Proust : "Le véritable voyage de découverte ne
consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux
yeux." Mes bien-aimés, le sommeil nous donne ces nouveaux yeux ! Il nous
permet de voir la vie avec une perspective renouvelée, de retrouver la clarté
d'esprit nécessaire pour discerner la volonté de Dieu.
Regardez les conséquences tragiques de
la privation de sommeil dans notre société : dépression, anxiété, maladies
cardiovasculaires, accidents mortels. Nous récoltons ce que nous semons ! Quand
nous négligeons cette nécessité divine, nous ouvrons la porte à la destruction
de notre temple corporel.
Parlons deuxièmement de la grâce
miraculeuse du réveil.
La grâce miraculeuse
du réveil.
"Se réveiller est une
grâce." Oh ! mes frères et sœurs, si vous pouviez saisir la profondeur de
cette vérité ! Chaque matin, quand vos yeux s'ouvrent, quand votre conscience
émerge des profondeurs du sommeil, vous assistez à un miracle que des millions
d'êtres humains ne connaîtront plus jamais.
Savez-vous combien de personnes se
sont endormies hier soir pour ne plus jamais se réveiller ? Savez-vous combien
de lits d'hôpital abritent des êtres chers plongés dans un coma dont ils ne
sortiront peut-être jamais ? Savez-vous combien de familles prient en ce moment
même pour que leurs proches ouvrent les yeux une dernière fois ?
Et vous, mes bien-aimés, vous vous
réveillez ! Vos poumons se remplissent d'air, votre cœur bat la mesure de la
vie, votre esprit reprend conscience de la beauté de ce monde. C'est un cadeau
! C'est une grâce ! C'est un miracle quotidien que nous avons la tragique
habitude de considérer comme acquis.
En Lamentations trois : les versets
vingt-deux et vingt-trois, on y lit : "Les bontés de l'Eternel ne sont pas
épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur terme ; Elles se renouvellent
chaque matin". Chaque réveil est une nouvelle manifestation de la
compassion divine, une nouvelle preuve que Dieu n'a pas terminé Son œuvre en
vous.
L'auteur américain Maya Angelou a
écrit ces mots prophétiques : "Ce n'est pas tant ce qui vous arrive qui
compte, mais la façon dont vous réagissez à ce qui vous arrive." Mes
frères et sœurs, comment réagissez-vous au miracle quotidien de votre réveil ?
Avec gratitude ou avec amertume ? Avec louange ou avec plainte ?
Parlons troisièmement de la
responsabilité sacrée de vivre.
La responsabilité
sacrée de vivre.
C’est la troisième vérité, la plus
glorieuse, la plus exigeante, la plus transformatrice ! Mes bien-aimés, vous
n'êtes pas sur cette terre par accident. Vous n'êtes pas là pour simplement
exister, pour simplement survivre, pour simplement passer le temps en attendant
la mort.
Vous êtes ici pour Vivre ! Vivre avec
passion, vivre avec un but, vivre avec cette intensité divine qui fait de
chaque jour une offrande à la gloire de Dieu. Vous avez une mission unique, un
appel spécifique, une responsabilité sacrée que personne d'autre ne peut
accomplir à votre place.
En Éphésiens deux : le verset dix, on
y lit : "Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour
de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les
pratiquions". Vous n'êtes pas ici pour dormir votre vie, pour gaspiller
vos talents, pour enterrer vos dons sous le boisseau de la médiocrité.
Permettez-moi de vous raconter
l'histoire bouleversante de Marie, une femme de notre communauté qui a vécu
cette transformation. Pendant des années, elle survivait plus qu'elle ne
vivait. Chaque matin était une corvée, chaque journée un fardeau. Elle accomplissait
ses tâches mécaniquement, sans joie, sans passion, sans cette étincelle divine
qui devrait illuminer l'existence humaine.
Mais un jour, pendant une nuit
d'insomnie, elle a réalisé que des millions de personnes auraient tout donné
pour avoir une journée de plus, une heure de plus, une minute de plus sur cette
terre. Elle a compris que chaque battement de son cœur était un cadeau, que
chaque respiration était une grâce, que chaque nouveau jour était une
opportunité sacrée de faire une différence dans ce monde.
Ce jour-là, mes bien-aimés, Marie a
cessé de survivre pour commencer à vivre ! Elle a embrassé sa responsabilité
sacrée avec une passion qui a transformé non seulement sa propre existence,
mais aussi celle de tous ceux qui l'entouraient. Elle est devenue cette femme
rayonnante qui inspire aujourd'hui des dizaines de personnes dans notre
communauté.
Comme le disait si justement
l'écrivain Henry David Thoreau : "La plupart des hommes mènent une vie de
désespoir silencieux." Mes frères et sœurs, sortez de ce désespoir
silencieux ! Embrassez la responsabilité glorieuse de vivre pleinement !
Mes frères et sœurs bien-aimés, nous
voici arrivés au terme de cette méditation transformatrice sur la trilogie
sacrée de l'existence humaine. Nous avons découvert ensemble les trois piliers
sur lesquels repose notre passage sur cette terre : la nécessité divine du
sommeil, la grâce miraculeuse du réveil, et la responsabilité sacrée de vivre.
Rappelez-vous cette vérité
fondamentale : votre existence n'est pas une série d'événements aléatoires,
mais un chef-d'œuvre divin orchestré par l'Eternel Lui-même. Chaque nuit où
vous fermez les yeux, vous vous abandonnez à la providence divine. Chaque matin
où vous les ouvrez, vous recevez un cadeau immérité. Chaque jour que vous
vivez, vous avez l'opportunité sacrée de glorifier votre Créateur.
Ne gaspillez plus vos nuits dans
l'agitation stérile ! Accueillez le sommeil comme une nécessité divine, comme
un moment de communion intime avec Celui qui veille sur vous. Au Psaume quatre
: le verset neuf, on y lit : "En paix je me couche, et aussitôt je
m'endors ; Car toi seul, ô Eternel ! tu me donnes la sécurité dans ma
demeure".
Ne prenez plus vos réveils comme des
évidences banales ! Chaque matin, levez-vous avec gratitude, reconnaissant que
vous êtes les bénéficiaires d'une grâce extraordinaire. En Psaume cent dix-huit
: le verset vingt-quatre, on y lit : "Voici le jour que l'Eternel a fait :
Qu'il soit pour nous un sujet d'allégresse et de joie !"
Ne vivez plus vos journées dans la
médiocrité spirituelle ! Embrassez votre responsabilité sacrée avec passion,
avec détermination, avec cette intensité divine qui fait de chaque instant une
offrande à la gloire de Dieu. En Un Corinthiens dix : le verset trente et un,
on y lit : "Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que
vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu".
En cette heure solennelle, je vous
invite à faire de ces trois vérités les fondements de votre nouvelle existence.
Sortez d'ici transformés ! Sortez d'ici avec une nouvelle compréhension du
rythme sacré de la vie ! Sortez d'ici pour vivre pleinement cette trilogie
divine que Dieu a établie pour votre épanouissement spirituel !
Que la grâce de notre Seigneur
Jésus-Christ, l'amour de Dieu le Père, et la communion du Saint-Esprit vous
accompagnent dans cette nouvelle compréhension de l'existence.
Qu'il en soit ainsi. Amen. Amen.