Jésus-Christ : le seul Sauveur

...ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5:11-13



dimanche 19 décembre 2010

Une leçon à la crèche



En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre. Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie. Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléem, parce qu’il était de la maison et de la famille de David, afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Pendant qu’ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier-né. Elle l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie. Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux. Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande frayeur. Mais l’ange leur dit : Ne craignez point ; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie : c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez : vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche. Et soudain il se joignit à l’ange une multitude de l’armée céleste, louant Dieu et disant : Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, Et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée ! Lorsque les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent les uns aux autres : Allons jusqu’à Bethléem, et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître. Ils y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. Après l’avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant.

Tous ceux qui les entendirent furent dans l’étonnement de ce que leur disaient les bergers. Marie gardait toutes ces choses, et les repassait dans son cœur. Et les bergers s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé. LUC 2: 1-20

 
UNE LECON A LA CRECHE


Frères et Sœurs bien-aimés,

Le système solaire crée par Dieu et auquel appartient notre planète est incontestablement dynamique. La terre tourne autour du soleil et réglemente de par sa rotation le cycle des jours et des nuits. Le soir, la lune brille, les étoiles scintillent. Et, elles acceptent plus tard, dans le respect de l'alternance ordonnée par Dieu, que se palissent et disparaissent leurs rayons, aux premières lueurs de l'astre géant, accédant à la présidence de la journée. Toutefois, comment le savons-nous, et le percevons-nous ?

Oui, le monde est dynamique. Il ne s'arrête pas. Tout est entrain de mouvoir autour de nous. Néanmoins, comment le reconnaissons-nous et le comprenons-nous ?

En effet, tout ce qui parvient à nos sens, nous le saisissons, l'observons et l'expérimentons grâce à l'intelligence que Dieu nous a donnée, grâce aux connaissances acquises. Par elles, les connaissances, des philosophes ont émis nombre d'idées nouvelles ; par elles, des historiens et chercheurs ont recueilli et analysé, des grands faits de l’histoire ; par elles, des savants ont inventé des appareils sophistiqués, par elles, nous nous informons, par elles nous nous formons. La connaissance est donc dans une certaine mesure la mère de toute évolution.

En ce 20e siècle, nous vivons dans un monde en pleine extension dans les différents domaines de l’existence. De multiples exigences, jour après jour, sont faites à l'homme. On veut tout assujettir, tout avoir, tout explorer. L'homme veut : dominer son environnement : naturel et culturel ; acquérir des richesses matérielles et économiques ; partir à la conquête des cieux, atmosphérique et sidéral. Et pour répondre aux demandes variées et inlassables d'ouvertures et d'inventions nouvelles, l'homme doit aussi, faire preuve de dynamisme et acquérir, sine qua non, de plus en plus de connaissances. Dieu merci, le goût n'en manque pas. La devise de l'homme semble être : « Plus haut, encore plus haut, toujours plus haut. »

En effet, nous apprécions grandement, tous les efforts déployés, les sacrifices consentis, les heures de solitude qui nous ont valu toute la multiplicité de techniques nouvelles enfantées par les différentes branches de connaissances. Toute notre sympathie aux savants, aux inventeurs, aux techniciens et professeurs. Honneur à tous ceux qui, de près ou de loin, ont travaille aux progrès de l’humanité : Nous leur rendons un public hommage.

Cependant, en dépit de toutes les connaissances acquises, en dépit de toute la variété des connaissances enseignées, en dépit de la marche progressive et époustouflante de la science, nos sens perçoivent, avec non moins de peine, l'effritement de notre société ou les valeurs morales et spirituelles sont misérablement mises au rancart. Alors, nous nous demandons, si dans l'éventail des cours dispensés dans les écoles primaires et secondaires, si dans le curriculum des grandes universités, les leçons les plus essentielles et élémentaires dont la stricte application révolutionnerait le monde, les leçons disons nous, basées sur la grandeur d'âme et l'humilité, le respect et l'amour, le bien public et la paix, bref, les valeurs morales et spirituelles, ont elles été enseignées ? Et si elles ont été enseignées, ont elles été comprises ? Et si elles ont été comprises, pourquoi la dégradation de notre société, tristement, s'accentue à nos yeux ? Alors nous donnons raison à Albert Einstein qui dans son livre : « Comment Je vois le monde » déclare :" Il y a beaucoup de chaires d'enseignement, mais il y a peu de professeurs sages et généreux. Il y a beaucoup de grands amphithéâtres, mais il y a peu de jeunes gens sincèrement désireux de vérité et de justice ". Il ajoute plus loin : “Il ne suffit pas d'apprendre a l'homme une spécialité. Car il devient ainsi, une machine utilisable, mais non une personnalité. Il importe qu'il acquiert un sentiment, un sens pratique de ce qui vaut la peine d'être entrepris, de ce qui est beau, de ce qui est moralement droit."

Oui, que de connaissances acquises mais que de folies enregistrées. Alors dans ce débâcle, qu'allons-nous faire ? A quelle école nous instruire, nous former pour que : l'arrogance ne s'intronise plus au dépens de l’humilité ; la haine n'emprisonne plus l’amour ; et la guerre ne pose jamais plus son veto a la paix ? Y-a-t-il véritablement une école, un livre, un professeur qui enseignerait une leçon nouvelle ? Si oui, en quel lieu se tient cette école ? Quel livre recommande t-on ? Et qui est cet éminent professeur ?

Frères et Sœurs bien-aimés, nous sommes heureux que vous soyez ici avec nous ce matin et de pouvoir vous rappeler que l'école c'est l'étable de Bethléem ; le livre : c'est la Bible, les Saintes Écritures et le professeur, c'est l'enfant Jésus, dont nous célébrons aujourd'hui, le jour ou incarné, Il s'est présente à nous la Noël. C'est cet enfant, couché dans ses langes qui par les yeux de la foi nous revoyons, admirons, contemplons et adorons ce matin ; c'est Lui le Grand Maître de la plus grande des universités, en temps et hors de temps. Toutefois que cela ne vous déplaise puisqu'il plaît à son Dieu, sa première chaire c'est la crèche de Bethleem. La, Il reçoit les bergers, les mages, ses premiers élèves qui divinement avertis et conduits par une brillante étoile sont vers Lui dirigés. Mais, pas un mot ne tombe de la bouche du professeur, pas une phrase n'est par Lui prononcée. Alors diriez-vous, Monsieur le Prédicateur, quelles leçons a-t-Il enseignées ? Et nous répondons que la première de toutes les leçons, celle qui fait l'objet de notre méditation ce matin, c’est : l’humilité ; l'une des nobles vertus qui caractérisent la personne de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

I.- HUMILITE CARACTÉRISÉE

PAR LA PERSONNE DE L'ENFANT JÉSUS


Bien-aimés, pour certains, l'humilité est la caractéristique d'une personne, dépourvue des grandes richesses intellectuelles et matérielles ; démunie de toute possibilité de se faire une vie décente et acceptable. Pour d'autres, elle est comme le définit le Petit Robert, le sentiment de faiblesse, d'insuffisance, qui pousse l'homme à s'abaisser volontairement, en réprimant en lui tout mouvement d'orgueil. Loin de là cette pensée à l'égard de notre Sauveur bien-aimé. Son humilité‚ doit être perçue et analysée sous le prisme de l'amour et de la compassion. Rappelons nous que c'est le ciel qu'Il a traversé, la gloire qu'Il a mise de côté ; la majesté qu'Il S'est dépouillée pour Se revêtir de l'humilité‚ et descendre jusqu'à nous.

Oui, nous reconnaissons le dépouillement que Dieu a consenti, par amour, pour le bien de l'humanité. Mais, nous reconnaissons aussi qu'Il aurait pu S'enfermer dans les hauteurs inaccessibles des cieux, dans l'immensité de sa grandeur et de sa gloire, et de la étant décider, programmer et opérer pour le salut de l'homme. Nous comprenons qu'Il n'aurait pas besoin de naître à la Crèche de Bethleem dans une étable misérable; qu'Il n'aurait pas besoin de marcher sur une terre maudite, souillée et abîmée par les hommes; qu'Il n'aurait pas besoin de grandir selon les lois de la nature mille et une fois violées par les expériences et les aventures de l'homme; et enfin qu'Il n'aurait pas besoin de souffrir les multiples angoisses et mourir sur une croix méprisable et ignominieuse. Mais non seulement Il veut satisfaire la justice de son Père, Se courber à sa Sainte Volonté, il nous semble, qu'Il ne conçoit pas d'enseignement sans exemple pratique.

Alors, Il entend Se dévoiler, S'exposer à la vue de l'athée comme celle du croyant ; Se laisser reconnaître par le riche comme par le pauvre ; Se montrer dans toute sa grandeur et sa saisissante humilité. Il entend exprimer son amour par sa présence même, non de façon spirituelle mais physique, non de façon invisible mais visible. Jésus, loin de penser à sa gloire et sa majesté, loin de penser aux honneurs, adorations et louanges que les anges Lui doivent, Il pense de toute éternité aux habitants de la terre. Alors Il décide de S'y rendre pour proclamer aux captifs la délivrance et ouvrir au monde la voie de la vie meilleure, de l'éternité bienheureuse. Ah quelle étonnante décision et quel saisissant paradoxe ! Celui pour qui, au ciel c'est la gloire, sur la terre ce sera l'indifférence. Celui pour qui au ciel, ce sont les honneurs, sur la terre ce sera le mépris. Celui pour qui au ciel c'est la richesse, sur la terre ce sera la pauvreté. Alors Il dira avec raison : “Les renards ont des tanières, les oiseaux du ciel ont des nids mais le Fils de l'homme n'a pas ou reposer sa Tête". Mais puisque les hommes sont tourmentés, Dieu décide de venir les visiter. Puisqu'ils sont dans de misérables conditions, Dieu décide de venir les réconforter. Puisqu'ils sont esclaves de satan, Dieu décide de venir les libérer. Et cette grande et heureuse initiative, conçue avant même que le ciel et la terre et tout ce qu'ils renferment ne fussent crées, cette initiative disons-nous, se concrétisera par son entrée combien glorieuse pour toute l'armée céleste, mais hélas ternie d'éclat aux yeux de beaucoup d'hommes.

Oui, à la Crèche de Bethleem, Il naîtra. C’est la le premier carrefour du chemin de la Croix. Oui, il faut qu'Il naisse là, non seulement pour sauver ceux qui Le reconnaissent et L'acceptent mais aussi pour donner à l'humanité une leçon d'humilité. Et l'humilité, comme une tache indélébile marquera toute sa vie, de sa conception au sein de Marie, jusqu'à sa sépulture au tombeau de Joseph d'Arimathée.


II- HUMILITÉ MARQUÉE

DANS LA CONCEPTION DE L'ENFANT JÉSUS



Frères et Sœurs bien-aimées, que de possibilités s'offrent à notre Dieu pour une entrée triomphale au milieu de nous. Il aurait pu, du haut des cieux, à grande voix, avertir aux hommes son arrivée prochaine ; et les hommes organiseraient de grandes manifestations pour Le recevoir. Et si c'était peut être en ce 20e siècle, des fusées seraient lancées pour aller Le rencontrer. De grands dignitaires sur les bords d'appareils volants L'escorteraient. Et ici-bas, des arcs de triomphe seraient dressés ; des guirlandes de toutes sortes orneraient les maisons, les rues et les places publiques. Partout des lumières aux couleurs éclatantes brilleraient et au ciel des feux d'artifice étincelleraient. Mais tel ne sera pas le cas. Oh oui nous reconnaissons, qu'Il aurait pu, sans aucun avertissement, envahir la terre avec une légion d'anges et les hommes fuiraient, se cacheraient ou se prosterneraient à sa vue. Il aurait pu, du moins, sans l'aide d'aucune femme Se former a l'instar d'Adam et beaucoup d'hommes L'accepteraient et L'applaudiraient. Mais Il préfère Se former dans les entrailles de Marie, la fiancée de Joseph. Quelle marque d’humilité ! Celui de qui toutes choses parviennent à l'existence, par qui elles ont été créées, par et pour qui elles subsistent, Celui qui par la poussière de la terre fit la chair, passe par Marie pour revêtir sa divinité de chair et de sang. Pourquoi cette préférence ? Étonnante humilité.

Cependant, pour mieux saisir et appréhender son humilité, prenons place aux bords de l'imagination, laissons nous transporter à Bethleem au temps du Roi Hérode, et là, assistons, du moins en spectateur, au périple de ce jeune couple. Demanderiez-vous peut être si l'humilité se mêlera de la partie. Nous vous disons que oui, l'humilité sera constatée lors de l'accouchement de l'enfant Jésus.


III- HUMILITÉ CONSTATÉE

LORS DE L'ACCOUCHEMENT DE L'ENFANT JÉSUS


Frères et Sœurs bien-aimées, après une longue route, arrivent à Bethléem, Joseph et Marie. Fatigués et lassés, un repos bien mérité, sûrement les soulagerait et contribuerait au retablissement de leurs membres endoloris. Mais, en dépit de l'épuisement de leurs forces, ils doivent arpenter les rues de la ville à la recherche d'un hôtel, un caravansérail pour s'héberger, puisque déjà Marie éprouve les premiers symptômes des douleurs de l'enfantement.

Mais, pas de place, telle est hélas, la réponse de tous les hôteliers à qui ils s'adressent. Et dans une étable, une pauvre étable, enfin, ils trouvent leur demeure. La position est critique diriez-vous, mais la situation par dessus tout est contraignante. Diriez-vous peut être, Joseph n'a-t-il pas de quoi payer un hôtel ? Cette question n'est pas de mise, car si oui, aucune démarche ne serait par lui entreprise. Toutefois, la déception, l'angoisse, le chagrin étreignent leurs cœurs. Et tandis que d'un côté Marie, probablement doit se demander : “Le Messie, le Sauveur du monde que je porte en mon sein, doit-Il véritablement naître dans une étable ou des animaux sont parqués ?" De l'autre cote, Joseph doit vraisemblablement repasser dans son cœur, les paroles de l'ange avec les éternels "pourquoi" de l'homme.

Quelle appréhension de la part des parents ! Mais aussi, quelle leçon de la part de l’enfant !

Et là, à la crèche, Marie est en travail. Comme toutes les mamans, elle souffre, elle gémit. Et voici l'enfant qui arrive. Il pousse le premier cri annonciateur de son arrivée au monde. Oui, Il est né. Le Christ est né.

En effet, Frères et Sœurs bien aimes, pouvons-nous saisir la suite des évènements et les discerner ? Sommes-nous en mesure de comparer, le spectacle glorieux, marqué par la brillance de l'étoile qui rayonne dans le ciel, la merveilleuse manifestation de cette cohorte d'anges qui crie en louanges : “Gloire a Dieu dans les lieux très haut et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté", et cette couche misérable ? Quelle fête dans l'immensité des cieux et quelle humilité dans l'étable de Bethleem. Alors reviennent les "pourquoi". Pourquoi cette illumination dans les cieux et le décor modeste de l’étable ? Pourquoi la crèche ? Pourquoi les animaux ? Toutefois, l'humilité est enseignée par le comportement même de l'enfant Jésus.


IV.- HUMILITÉ ENSEIGNÉE

PAR L'ABAISSEMENT DE L'ENFANT JÉSUS


En effet, le Seigneur a voulu nous faire comprendre qu'Il partage notre désir d'être grand et Célèbre. D'ailleurs ne nous a-t-Il pas doté de l’intelligence ? Ne nous a-t-Il pas crées à son image et à sa ressemblance ? Le Poète haïtien Etzer Vilaire comprend si bien ce grand vœu de l'homme qu'il déclare dans son recueil "Prédications d'un laïque, tome I. : « Ce n'est donc pas autre chose que l'appétit même du ciel et de sa perfection, qui nous travaille ainsi, nous tourmente jusqu'a l'exaltation, jusqu'a l'héroïsme, et qui fait d'un nom d'homme, l'héritage de tous, un bienfait public, une bénédiction universelle, une palme pour le monde, une sorte de bannière immatérielle, flottant au regard des esprits et les attirant en avant comme la colonne de feu au dessous de l'arche d'Israël dans ses marches de nuit a travers le désert ». « L'amour de la gloire lorsqu'il nous porte à un grand objet, est donc plus que légitime : il répond au vœu du Créateur à l'égard des âmes formées à sa ressemblance. Mais il faut que cette passion reste noble, juste et pure et ne s'égare ni dans les voies qu'elle se fraye, ni dans le but qu'elle nous incite a poursuivre. » Et plus loin, l'auteur ajoute que : “La vraie grandeur est unie a l'humilité et la gloire pure est d'ordre spirituel".

En effet, nous nous réjouissons des talents que Dieu a accordes à un grand nombre de serviteurs : les pasteurs, évangélistes, prédicateurs laïques, les musiciens, maestros, choristes et tous ceux qui, à un titre ou à un autre, travaillent d'arrache pied dans le champ du Seigneur. Respectivement par leurs conseils, exhortations et sermons, les morceaux de musique et chants religieux, magnifiquement exécutés, les différents services joyeusement accordés, ils nous aident à élever nos âmes vers Dieu, et à jouir des ici-bas, l'avant-gout du ciel. En vérité, ils sont grands, mais ne le sont heureusement que pour la gloire de Dieu. Nombreux sont ceux en qui le Seigneur allie, l'intellect et le spirituel, le savoir et le faire pour nous faire dons de serviteurs et de servantes adéquatement formés.

Cependant que tous, ils prennent garde. Le tentateur voudra toujours les faire comprendre qu'ils sont de grandes valeurs, des dignitaires, et des puissants. Il les invitera à se trôner aux sublimes hauteurs de la gloire et à regarder les autres avec dédain. Alors, en cette saison de Noël, nous souhaitons de tout cœur qu'ils tournent les regards à la crèche de Bethleem, qu'ils apprennent la leçon du Maître, qu'ils pensent à son abaissement et qu'ils Le prennent pour Modèle. Bien plus, qu'ils permettent au Saint Esprit de Dieu de les dépouiller de tout ce qui pourrait leur nuire et étouffer en eux cette belle et noble vertu chrétienne : L'humilité.

Cette leçon d'humilité, frères et sœurs bien-aimées, elle vise l'humanité entière et partant chacun de nous ici présent ce matin. L'orgueil siège son trône au cœur de l''intelligent comme celui du borné‚ au cœur du riche comme celui du pauvre, au cœur du lettré comme celui de l'analphabète. Pierre Nicole nous dit : « On peut désirer par amour-propre d'être délivre de l'amour propre, comme l'on peut souhaiter l'humilité par l'orgueil. » Alors que chacun de nous fasse attention. Ayons plutôt, comme le recommande l'apôtre Paul aux Philippiens "les mêmes sentiments qui étaient en Jésus-Christ : existant en forme de Dieu n'a point regardé son égalité avec Dieu comme une proie à arracher, mais Il s'est dépouillé Lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes et Il a paru comme un vrai homme. » Alphonse de CHATEAUBRIANT a raison de dire : «Sois semblable à Dieu est le commandement de l'humilité".

Frères et Sœurs, nous inspirant des idées de Vercellino rapportées dans une revue Réalités de la foi, reconnaissons que tous, nous devons être humbles.


Humbles dans nos victoires, puisque c'est Dieu qui les remporte. Psaumes 30: 7-8
Humbles dans le service puisque c'est Dieu qui nous conduit. Luc 17:10
Humbles dans l'obéissance puisque c'est Dieu qui nous choisit. 1 Pierre 1: 2-14
Humbles dans nos rapports avec les autres, puisqu'ils sont tous nos égaux.
Philippiens 2:3
Humbles dans la recherche de la volonté de Dieu, puisque c'est Dieu qui nous l'enseigne. Psaumes 143:10
Humbles dans la prière, puisque c'est a Dieu que nous nous adressons.
Luc 18: 5-14
Humbles dans la foi, puisque c'est vers Dieu que nous regardons. Math 18:3


En cette saison de Noël, le plus beau cadeau que chacun de nous offrirait à soi-même serait de s'inscrire sans aucun frais à l'école de Jésus, la plus grande des Universités; de se servir quotidiennement de son livre : la Bible, les Saintes Écritures et d'écouter toujours l'éminent professeur : Jésus le Grand Dieu, le Modeste Serviteur.

Ainsi, dans la connaissance de la Parole de Dieu, dans la culture de l'humilité, l'année nouvelle sera pour chacun de nous une année de joie, d'amour, de paix et prospère a tous égards.


JOYEUX NOËL A VOUS TOUS
BONNE ET HEUREUSE ANNÉE


QUE DIEU VOUS GARDE, VOUS CONDUISE ET VOUS BÉNISSE.





AMEN.

Dormay Phalange

1ère Église Baptiste

Port-au-Prince, Haïti

20 Décembre 1992











vendredi 17 décembre 2010

Salut!
 vous qui visitez notre site aujourd'hui:
Faites nous part de vos commentaires  par e-mail  

 legepha@gmail.com

Merci. Que Dieu vous bénisse.

lundi 13 décembre 2010

Allocution du Pasteur prononcée le 11 Dec 2010



 
 1 2 3  4 5 6 
7 8 9 10 11
Cliquez sur les cadrans ci-dessus pour écouter des morceaux de Noel

Frères et Sœurs bien-aimés,
Distingués invités,
Ladies and Gentlemen,


I want to use the first words, of a popular song, to remind you:

« It’s the most wonderful time of the year »

L’occasion qui nous réunit ce soir, est à la fois exceptionnelle et solennelle. C’est en effet, dans le cadre de la fraternité chrétienne, que l’Eglise Evangélique Baptiste de Siloé, se fait le devoir de rassembler ses fidèles, et de vous convier à les rejoindre, dans le cadre enchanteur de Long Island Hilton Hôtel pour un moment de convivialité et de joies indicibles.

L’opportunité offerte depuis le mois de Juin, ouvre les portes d’une ère nouvelle, qui permet à l’Eglise non seulement de jouir d’un moment de répit, mais aussi de saisir toute occasion pour compter les bienfaits de Dieu et de faire monter vers son trône béni, les accents mélodieux d’hymnes de gloire et de reconnaissance.

Personne ne peut en effet oublier les temps de difficultés qui ont valu aux membres de cette église des heures d’insomnie et de larmes amères, des heures de lamentations et de prières intenses. Les repasser, serait se laisser plonger dans de tristes souvenirs, mais aussi les oublier, c’est ne pas en tirer les leçons, qu’ils nous ont enseignées et que tous, nous devons retenir.

Dieu merci, éclairé par la lumière du Saint-Esprit, soumis aux ordres du Seigneur, de nouveaux horizons par devant cette église sont tracés. De nouveaux plans sont présentés, tant pour son accroissement spirituel et numérique, que pour définitivement asseoir ses fondements sur de solides structures doctrinales, ancrées sur Jésus-Christ et sa divine parole.

A cet effet, l’Eglise, sur le plan organisationnel, se dotera d’un nouvel organigramme. Elle cherchera l’harmonisation des relations fraternelles en acceptant le document de l’alliance ; votera la confession de foi document nécessaire en matière de croyance et de vie chrétienne; s’acquittera de sa mission de chercheurs d’âme, conformément au vœu de Jésus-Christ, le chef suprême de l’Eglise.

Si un leadership avisé et visionnaire est indispensable à la conceptualisation d’un programme d’avancement ; il s’avère d’autant plus nécessaire qu’une équipe formée et disciplinée s’engage, à l’accomplissement de l’œuvre.

Voilà, en effet pourquoi, l’Eglise Evangélique Baptiste de Siloé vous convie, non seulement à participer à sa fête traditionnelle de fin d’année, mais aussi à être des intercesseurs auprès de Dieu, pour que ses membres travaillent efficacement à la gloire de son Nom et au progrès de son œuvre.

L’Eglise, à cette heure, ne saurait oublier vos concours et vos travaux. Elle ne saurait nullement passer sous silence, vos salutaires conseils et vos prières ferventes. Alors, à Dieu premièrement, elle est reconnaissante, et à vous tous elle redit ce soir,: « Merci »

En effet, cette reconnaissance est manifeste. Elle porte à tourner les regards vers un homme. Un homme qui parmi tant d’autres, n’a pas eu à marchander son concours à l’Eglise Evangélique Baptiste de Siloé. Il a supporté l’œuvre pendant de longues années. Il a été pour l’église : un pasteur pour la guider ; un père faisant preuve de sévérité ; mais aussi, un ami pour conseiller et encourager.

Obéissant à Dieu et à Dieu seul, il a enfin passé le flambeau et la lourde responsabilité à votre humble serviteur. Que le Pasteur Jamil Georgeon se lève, et tandis qu’il est invité à gravir le podium pour recevoir une plaque d’honneur, qu’il soit chaudement applaudi.

Sous sa direction, un comité, hors pair s’est fait remarquer à l’Eglise Evangélique Baptiste de Siloé. Et ce soir, un à un, et sous vos applaudissements nourris, we call to come forward, the Président Enock Dieujuste, the Vice-Président Rony Josema, the secretary Marie Fils-Aimé, the treasurer Fernand Delva, the deacon Josué Georges, the deacon Nescan Surfin, the deaconess Suze Surfin, the sister Simone Daniel. Bien que couché à l’hopital, de cœur et d’esprit se joint à nous ce soir un homme de rêve, un combattant de foi, un ami, un frère, un conseiller : le maestro Buvanes Dieujuste que je vous demande d’applaudir.

Brothers and sisters, servants of God, We at « Eglise Evangélique Baptiste de Siloé” are thankful/ for all of you, and your continued dedication to fellowship and spreading the word of God to those, who need it most. Once again, we ask you to continue seeking within yourself the compassion and charity, that God has mercifully blessed you with. Now, we want you to know that we are proud of you.

Ladies and gentlemen, the time of celebration is leading up to Christmas. It is time for us to rejoice in the the birth of our Lord and Savior Jesus-Christ. It’s time to enjoy in the company of our brothers and sisters, and share the love of God with all of them.

Oui, tandis que les derniers jours de l’année s’égrènent pour faire place à ceux de la noël et du nouvel an, je veux maintenant, en mon nom propre et au nom de l’Eglise Evangélique Baptiste de Siloé souhaiter aux pasteurs ici présents, aux fidèles des églises amies, au comité de l’Eglise et à vous tous.

Joyeux Noël 2010 et Bonne année 2011

Be blessed in your lives and enjoy your time

in the love of God. Thank you.



Dormay Phalange
Pasteur



dimanche 12 décembre 2010

L'IMPORTANCE DE LA BIBLE



L'IMPORTANCE DE LA BIBLE


Psaumes 1.

Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, Qui ne s'arrête pas sur la voie des pécheurs, Et qui ne s'assied pas en compagnie des moqueurs, [2] Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l'Éternel, Et qui la médite jour et nuit! [3] Il est comme un arbre planté près d'un courant d'eau, Qui donne son fruit en sa saison, Et dont le feuillage ne se flétrit point: Tout ce qu'il fait lui réussit. [4] Il n'en est pas ainsi des méchants: Ils sont comme la paille que le vent dissipe. [5] C'est pourquoi les méchants ne résistent pas au jour du jugement, Ni les pécheurs dans l'assemblée des justes; [6] Car l'Éternel connaît la voie des justes,
Et la voie des pécheurs mène à la ruine.




A travers les âges de nombreux érudits, tels des philosophes, des hommes de science, des historiens et romanciers ont écrit des livres qui ont servi et aidé l'humanité à s'informer et à se former. Par ces canaux de transmission les livres, ils ont communiqué aux autres, leurs idées: positives et négatives leurs découvertes dont certaines servent aux bienfaits de l'humanité et d'autres contribuent malheureusement à sa ruine. Les historiens de leur coté nous offrent des pages d'histoire, imprimées d'heures de gloire, qui poussent à l'exaltation, et celles de défaites qui étreignent le cœur. Les romanciers eux chantent la nature, l'amour et bien d'autres sujets. Mais le livre pour lequel nous sommes rassemblés ce matin dans ce sanctuaire pour en faire la fête: La bible. c'est la parole de Dieu. Ce livre est extraordinaire. Il est sacré. Il charme par sa structure tous ceux qui le lisent et éclaire par son enseignement tous ceux qui le méditent. Dans l'avant propos d'un livre de James Braga "Etudions la Bible" il est écrit " Un des plus grands privilèges que Dieu accorde à ses enfants est l'occasion d'étudier sa parole. Bien que la plupart des chrétiens en soient convaincus aujourd'hui, cependant trop d'entre nous ne se consacrent pas vraiment à l'étude de la Bible. Nous nous contentons trop souvent d'être nourris à la cuillère, de recevoir notre nourriture spirituelle de seconde main".

Peut être certains se demanderaient: Mais la bible, Pourquoi s'en servir, A quoi sert-elle, quel est son objet, son rôle? Et, frères et sœurs bien-aimés, cette meme bible répond encore ce matin, à l'entendement et à la comprehension de tous, ces paroles à tout jamais véritables et sacrées : « Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s'arrête pas sur la voie des pécheurs, et qui ne s'assied pas en compagnie de moqueurs. Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l'Eternel et qui la médite, jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d'un courant d'eau qui donne son fruit en sa saison ; Et dont le feuillage ne se flétrit point: Tout ce qu'il fait lui réussit. »

Voilà le texte de notre méditation en cette matinée. Hâtons nous donc avec l'aide du Saint Esprit de Dieu d'en tirer les points proéminents servant de stimulant à l'étude de sa parole. Nous déduisons premièrement, frères et sœurs bien aimés, de ce court passage que: la bible, la parole de Dieu est le guide de chaque croyant évangélique.

I.-LA BIBLE: LA PAROLE DE DIEU

EST LE GUIDE

DE CHAQUE CROYANT EVANGELIQUE.

Mais qu'en est-il d'un guide? Le petit Larousse le définit comme celui qui montre le chemin, un conseiller, un ouvrage qui renseigne sur un sujet. Tout comme le phare sur la plage sert à diriger les marins, ainsi l'homme dans sa sphère d'action a besoin de quelqu'un digne de confiance, d'un livre de référence pour le guider, lui donner des directives. Pour qu'il y ait continuité dans les différents domaines de l'activité courante, l'aide d'un devancier s'avère nécessaire. L'enfant à l'école, a besoin d'un professeur. L'apprenti au lieu de travail, a besoin d'un maître. Le choriste en répétition, a besoin d'un directeur de musique (un maestro). Mais qu'adviendrait-il de nous autres chrétiens, si nous étions laissés à la merci de nos imaginations ou de celles des méchants hommes de la terre ? Qu'adviendrait-il de nous si nous nous arrêtions sur la voix des pécheurs et que nous nous asseyions en compagnie des moqueurs? si nous devrions marcher selon leurs conseils, nous serions les plus malheureux des êtres de la terre et satan se serait servi de notre ignorance et de notre détour de la vérité‚ pour semer le doute en notre esprit et nous écarter de la voie de Dieu. Et qu'adviendrait-il enfin s'il n'y avait pas un code de référence? la loi de l'Eternel à nous conformer; la Parole de Dieu pour nous instruire, l'eau de vie à nous abreuver? Mais grâce soit rendue à Dieu, la Bible nous est parvenue. Ce guide infaillible nous montre le chemin, étale la vérité sous nos yeux . Elle exprime la pensée meme de Dieu, qui éclaire et qui trace le chemin. C'est avec raison que le psalmiste déclare au Psaume 119:105 : "Ta parole est une lampe a mes pieds et une lumière sur mon sentier". Et c'est avec plaisir que le croyant évangélique scrute la loi de l'Eternel, la Parole de Dieu puisqu'elle est un code d'éthique morale et spirituelle.

ELLE EST UN CODE D'ETHIQUE MORALE ET SPIRITUELLE.

Nous vivons dans un monde ou les lois morales semblent être reléguées à l'arrière plan. Elles semblent être remisées. Le train de vie que mène la jeunesse actuelle, le comportement du monde moderne défie toute loi morale, confirmant ainsi les paroles du Psalmiste David au l4eme chapitre du Psautier le verset (3) "Tous sont égarés, tous sont pervertis. Il n'en est aucun qui fasse le bien, pas meme un seul". La société s'engouffre jour après jour dans les ténèbres de la criminalité, de la sexualité et du désordre généralisé. Nos libraires eux-mêmes n'éprouvent aucune gêne à exposer des livres excitant nos jeunes. Les stations de radio prennent plaisir à diffuser des chansons grivoises et les directeurs de nos chaînes de télévision ne pratiquent aucun contrôle des filmsprésentes; et tout cela excite adolescents, jeunes et vieux aux aventures réprouvées tant par la morale, la décence et les ordonnances religieuses.

Il est clair qu'il n'existe pas de solutions faciles aux problèmes sans cesse croissant que pose l'immoralité. Les hommes sont incapables à eux seuls d'en arriver à une fin. Ils ont besoin d'un code d'éthique morale et spirituelle ou tout est clairement défini. Ils ont besoin d'un système de référence ou les solutions aux problèmes cruciaux de la vie sont annoncées ou la règle d'une vie nouvelle est présentée.

Et frères et sœurs bien aimés seule la bible, la parole de Dieu répond positivement au désir ardent de notre humant‚ en détresse. Demanderiez-vous pourquoi ce livre? Pourquoi la bible ? Et la réponse est simple:" C'est parce qu'elle est inspirée de Dieu". C'est à propos que Jean Jacques Rousseau exclama :"Voyez les livres des philosophes avec toute leur pompe; qu'ils sont petits à côté de celui là." Et à Victor Hugo de surenchérir: "Il y a un livre qui contient toute la sagesse divine, un livre que la vénération des peuples appelle: le livre, La Bible..." Oui elle est divinement inspirée. Et c'est ce qui fait la force de sa puissance sur les cœurs; la cause de son influence sur les âmes. Il suffit, frères et sœurs chrétiens de jeter les regards à travers les pages sacrées des saintes Ecritures pour trouver la règle d'or qui conduit à une vie saine et équilibrée.

Mais qui s'en est souciée pour en prendre lecture? Qui a décidé de vivre en s'y conformant? si ce n'est que le croyant évangélique qui cherche Dieu de tout son cœur, de toute sa force et de toutes ses pensées.

En êtes vous un, frère bien-aimé? En êtes vous une, sœur chrétienne? Vous accrochez vous à percer les profondeurs de l'infinie beauté et la divine sagesse de la bible, qui tout aussi bien est un code d'éthique morale et spirituelle? Sachez qu'en vous y conformant vous vous rapprochez de Christ. Sachez qu'en vous y conformant vous devenez un phare pour guider les autres, un miroir ou les autres cherchent à se retrouver. Sachez qu'en vous y conformant vous prêchez l'évangile par vos gestes, vos actes et votre comportement.

Tout cela, bien aimés, n'est possible que grâce au Saint Esprit de Dieu qui transforme l'être entier à la dimension d'une vie nouvelle passant de la charnalité à la spiritualité.

Quel est donc le guide spirituel du chrétien? Nous répondons c'est la parole de Dieu. Quel est donc l'objet de sa méditation quotidienne? Et nous répondons au second point de notre message:

II.-LA BIBLE: LA PAROLE DE DIEU EST L'OBJET DE MEDITATION

DE CHAQUE CROYANT EVANGELIQUE.

Heureux qui n'entre pas dans les vues des pervers

qui ne s'arrête pas sur le chemin des égarés

qui jamais ne s'assied au banc des ricaneurs

mais dont le seul désir est la loi du Seigneur

Jour et Nuit murmurée.

Lloyd John Ogilvie nous dit: "Aux délices que nous goûtons dans la parole de Dieu s'ajoute le privilège que nous avons de la méditer et d'y trouver les réponses aux défis et aux problèmes complexes de l'existence". Il ajoute " notre méditation a pour but de faire de la loi une seconde nature qui façonne notre être. Nous devons être immergés, imprégnés, inondés dans et par la vérité de la parole de Dieu. La source de notre plaisir et de notre joie doit être cette parole divinement inspirée. La lecture habituelle consistante de cette parole nous assure de l'amour de Dieu, de sa providence et de sa grâce".

Dieu n'a t-Il pas Lui meme recommandé la méditation des saintes écritures? A Josué lors de son investiture à la tête des Israélites a la mort de Moise puisque celui-ci devait conduire le peuple pour la conquête du pays de Canaan; l'Eternel lui adressa ces paroles que nous lisons en Josué le chapitre l le verset 8: "Que ce livre de la loi ne s'éloigne point de ta bouche, médite le jour et nuit pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit car c'est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c'est alors que tu réussiras."

Lire la parole de Dieu est important mais ce n'est pas suffisant. Il nous faut la méditer, la laisser pénétrer tout notre être afin que nous soyons transformés par le renouvellement de l'intelligence, prêts et capables à toute bonne œuvre. Etre transforme c'est être un homme nouveau fortifié, réconforté par le Saint Esprit de Dieu. Renouveler son intelligence, sous entend, la recherche à se démarquer des pervers de ce monde et s'appliquer à la pratique des ordonnances consignées dans le livre sacré.

Il importe que nous chérissions notre bible. Charles T. Crabtree nous dit: "Au cours des siècles, Dieu a animé le cœur de ses enfants, d'un saint désir, de conserver soigneusement les Ecritures. L'une des raisons pour lesquelles, Dieu a choisi de bénir la nation d'Israël est qu'Il voulait, qu'elle garde les Saintes Ecritures. Israël a accepté ces écrits inspirés et en a jalousement conservé, jusqu'au moindre mot. Protéger les écritures était une passion nationale".

Les juifs avaient un grand respect du saint livre. Ils le recopiaient. Et chaque fois qu'ils rencontraient le mot "Dieu", ils se lavaient les mains et changeaient de plume.

Eglise de Jésus Christ qu'en dites-vous ce matin? La parole de Dieu qu'est ce qu'elle est pour vous? Il importe que nous la gardions jalousement que nous puissions la pénétrer jusqu'à en faire le sujet de nos délices, le sujet de notre joie. Et, frères et sœurs chrétiens, rien ne permet mieux de la pénétrer que le verbe "aimer"; l'aimer à cause de sa valeur inégalable et permanente. L'aimer à cause de sa richesse particulière et éternelle.

Bien-aimés dans le seigneur, la lecture et la méditation de la parole de Dieu produisent pour chaque chrétien un triple résultat. Primo, elles produisent: la paix de la conscience. Cette paix que le monde ne peut donner. Et Jésus, Lui, Il dit: "Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre cœur ne se trouble point et ne s'alarme point» : Secundo, la lecture et la méditation de la bible produisent une vie conséquente, tout comme celle d'un arbre plante près d'un courant d'eau, qui donne son fruit en sa saison ; une vie calquée sur Jésus le Christ, le Fils du Dieu vivant. Le troisième fruit de la lecture et la méditation des Saintes écritures c'est l'assurance de l'amour de Dieu. Quelle joie, quel bonheur d'être aimé de Dieu. Nous pouvons avec l'apôtre Paul poser ces pertinentes interrogations : "Qui nous séparera de l'amour de Christ ? sera-ce la tribulation ou l'angoisse ou la persécution ou la faim, ou la nudité ou le péril ou l'épée?" Et de conclure avec lui : "Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifeste en Jésus Christ notre Seigneur".

Frères et Sœurs Bien-aimés, faisons de la parole de Dieu l'objet de nos méditations quotidiennes. Ne baladons pas a tort et a travers. Ne nous laissons pas emportés par les clameurs de ce siècle qui s'en va et de ce monde qui passe. Restons là, aux pieds de Jésus et ouvrons nos cœurs à la méditation de ses paroles qui ne passeront point.

Ce matin, frère chrétien, quel est donc votre but? Aujourd'hui, sœur chrétienne, quel est donc votre objectif? Tout homme aspire au succès à la réussite dans la vie. Mais permettez que nous vous fassions cette interrogation:" En connaissez vous la clé?". Laissez nous vous dire que:



III.-LA BIBLE:LA PAROLE DE DIEU EST LA CLE
DE TOUTE REUSSITE

L'objet de tout homme est d'arriver au bout de ses desseins. Toute sa volonté, son désir, ses efforts tendent à se faire une place de choix dans la société. Il cherche à se créer, une situation de vie, comblée de joie, de paix de sécurité et de bonheur. Mais comment y arriver? Telle est la grande question. Y arrivera t-il par ses propres moyens, non nous n'y croyons pas; sans Dieu, alors là, il y a de quoi s'en plaindre. Si l'homme fait fi de la parole de Dieu, s'il fait fi des normes bibliques, le monde sera toujours en crise avec tout le cortège de douleur que cela puisse produire: l'individu qui s'affole, le foyer qui s'effrite, la société qui se désagrège. Quelle amertume pour l'homme séparé de Dieu. Quand il veut la paix c'est la guerre que le déshonore, l'angoisse et le chagrine; quand il réclame la justice, c'est l'injustice qui lui offerte; quand il court après les richesses de ce monde, c'est la pauvreté de cœur qui en résulte . Sans Dieu, tout est peine et misère.

Alors l'homme perdu dans les couloirs ténébreux de ce monde pervers, désespéré, abattu se demande ou recourir, à quelle porte frapper: Laissez nous vous répondre aujourd'hui encore: Point n'est besoin de frapper, la clef est là. Elle est à la disposition de quiconque veut s'en servir. C'est la bible: La Parole de Dieu qui nous présente Jésus Christ le Seigneur des Seigneurs, le Sauveur, le Rédempteur, Lui qui est le chemin la vérité et la vie.

La bible frères et sœurs biens aimés, elle offre un large éventail de recommandations concernant les relations humaines; au foyer, à l'Eglise et au sein de la société. Elle encourage à l'honnêteté, la fidélité, le respect et à l'amour du prochain. Elle recommande à cultiver l'amour, la joie, la paix, la longanimité, la bienveillance, la bonté, la foi, la douceur, la maîtrise de soi selon Galates 5:22-23. En vivant ainsi la vie s'harmonise et la paix gagne les cœurs.

Que d'hommes, femmes et enfants ont deja été transformés par elle, que de personnalités ont été améliorées. Ne voulez-vous pas ce matin, ouvrir vos cœurs au Saint Esprit de Dieu et saisir cette clef qui ouvre la porte de la réussite? C'est à vous de réfléchir. Peut être diriez vous que la réussite c'est avoir de l'argent, des voitures, de belles maisons et nous vous dirions qu'il vous faudrait une dimension toute nouvelle, celle de l'assurance de la vie éternelle. Y pensez-vous déjà?:

Sachez, frères et Sœurs bien aimés, que la bible répond à tout, rien ne lui échappe. La vie d'hier, celle d'aujourd'hui et de demain trouvent en elle toutes leurs explications puisqu'elle jouit encore de son éternelle jeunesse et de sa permanente actualité.

ELLE JOUIT DE SA PERMANENTE ACTUALITE

De tous les temps, à quelle crise spirituelle la bible ne trouve t-elle pas de remède ? De tous les temps, à quels problèmes angoissants n'a t-elle pas de solutions? De tous les temps à quelle affliction n'a t-elle pas de consolation? Une brochure imprimée par la presse évangélique et titrée: Ou faut-il regarder dans la bible propose à chacun de vous ce qui suit.

Lorsque le chagrin vous envahit- Lisez Jean l4 et le Ps 46

Lorsque vous avez péché- Lisez le Psaume 51

Lorsque vous êtes inquiets- Lisez le Psaume 43

Lorsque tout vous parait noir- Lisez le Psaume 34

Lorsque vous êtes découragés - Lisez Esaie 40

Lorsque vous avez besoin de courage- Lisez Josué l:l-9

Lorsque vous désirez la paix et le repos- lisez Mathieu ll:25-30

Lorsque vous recherchez la joie-Lisez colossiens 3

Lorsque vous voulez quelques règles de conduites- Lisez Rom. l2


Frères et sœurs chrétiens, quel immense réservoir est la bible. Jamais elle ne s'épuise. Elle est toujours toute nouvelle. Oh quelle sagesse quelle intelligence suprême a su par 40 auteurs différents et en plus de l5 siècles produire avec autant d'harmonie ces 66 livres qui forment la Bible.

Nous voulons encore ce matin, renouveler au Grand Dieu nos remerciements pour cette lettre qu'il nous a adressée que Le révèle dans toute sa puissance, son amour sa gloire et sa majesté.

Que la parole de Dieu soit pour chacun de nous ici présent ce matin le guide dans le foyer et les affaires, qu'elle soit quotidiennement l'objet de notre méditation, car par elle et par elle seule la réussite devient réalité.

Oui, lisons la bible, chérissons la bible, tels sont les souhaits que nous formulons pour vous tous Saints en Jésus Christ.

Qu'il en soit ainsi.

Dormay Phalange
Première Eglise Baptiste
Port-au-Prince, Haiti

Le 8 décembre 91.














mercredi 8 décembre 2010

La leçon de Noel


La leçon de Noel


Gloire à Dieu dans les lieux très hauts,

Et paix sur la terre

Parmi les hommes qu'Il agrée

-Luc 2:14-



Ces paroles qui, il y a 2000 ans firent écho aux oreilles des bergers, elles résonnèrent en effet, d'une chorale angélique, dont les voix harmonieuses, exaltaient la gloire de Dieu, chantaient à sa louange pour le plus manifeste des miracles, accompli à la crèche de Bethléem, ou le Verbe S'est fait chair.

Cependant ces paroles émouvantes prononcées tantôt, toutes significatives qu'elles soient, toutes lumineuses qu'elles paraissent, elles laissent, de tous les temps et sous tous les cieux, que ce soit l'homme des temps primitifs dans ses tristes égarements et sa franche naïveté; l'homme du siècle des lumières, dans son bagage intellectuel des plus extraordinaires; ou l'homme de l'ère électronique, installé dans l'opulence occidentale, la plus outrancière; oui elles laissent, chacun de son coté et pour sa part, à l'extrême limite de son souffle. Car cette paix solennellement chantée par les anges, qui montaient et descendaient sur la ville de Bethléem, si importante qu'elle soit, si rare qu'elle demeure, cette paix, elle semble être pour certains, une leurre à laquelle, ils ne veulent s’en remettre. Pour le moins, elle semble très loin d'atténuer les bruits de toute sorte, orchestrant une triste cacophonie. De même elle semble bien loin d'apaiser les cris d'alarme de l'âme déchirée d'un monde en détresse.

En effet, d'hier à aujourd'hui la réalité quotidienne en rien ne se diffère. Toujours elle est tangible. Elle a sauté et saute encore aux yeux de tous ceux et celles qui depuis des siècles ont peuplés la surface de la terre. Et en quoi, cette réalité‚ s'harmonise t-elle aux vœux des anges exprimés dans un saint cantique? Pour le mieux dirait-on, mots pour actes elle s'accorde, à la parole du prophète Esaie qui traduit l’œuvre, oh combien exécrable du commun des mortels. Les hommes déclare t-il en Esaie 59:8-11:"Ils ne connaissent pas le chemin de la paix, et il n'y a point de justice dans leurs voies; ils prennent des sentiers détournés: Quiconque y marche ne connaît point la paix. C'est pourquoi l'arrêt de délivrance est loin de nous, et le salut ne nous atteint pas; nous attendons la lumière, et voici les ténèbres, la clarté et nous marchons dans l'obscurité. Nous tâtonnons comme ceux qui n'ont point d’yeux; Nous chancelons à midi comme de nuit, au milieu de l'abondance nous ressemblons à des morts. Nous grondons tous comme des ours, nous gémissons comme des colombes; nous attendons la délivrance, et elle n'est pas là, le salut et il est loin de nous".

Ah, quelle parole extraordinaire, mais quelle tangible vérité. Et à bien y réfléchir certains diraient peut être:" Mais quelle frappante dissemblance, à ce carrefour s'interpose, dans la pense maitresse du sermon. Quel rapport y a t-il entre le passage choisi pour la leçon de Noel et celui du prophète que fortuitement on s'y réfère. Alors pour eux le paradoxe est trop grand. Car cette portion de l'Ancien Testament, guère parait elle ne pouvoir s'accorder à celle du nouveau quant à l'idée de paix que les anges ont chantée, quand à la manifestation de paix que le Christ a donnée. Et comme pour entériner une telle réflexion, celle qui laisse monter du fond de la pensée des idées contradictoires à celle de l'évangile, qui laisse échafauder des théories branlantes et compromettantes, certains commenceraient à passer en revue, le monde et ses déboires.

Nous diraient-ils ce matin que le cœur de l'homme est un siège infernal ou satan s'y installe. Nous diraient-ils aujourd'hui que le triomphe de la concupiscence déraisonne et dérange la quasi-totalité des humains. Nous diraient ils finalement que les démons de l'enfer ont instillé‚ dans leur esprit la pensée de révolte et de guerre; et que partout certains se livrent au vol, au pillage, et aux crimes les plus abominables. Alors comment pourrait-on, en ce monde à la fois corrompu et pervers, évoquer la notion de paix et voir même oser l'espérer. A s'y mettre au travail, la société‚ des nations a fait fausse route. L'Organisation des Nations-Unies est dépassée. Et ils se croient en droit de dire que la paix est désormais un vain mot, mal défini dans nos dictionnaires, ou du moins, un mot vidé de son vrai sens.

Par ailleurs, bien des chrétiens s'enchainent à cette catégorie de penseurs. Ils déclarent en effet avoir prié‚ pour un monde meilleur, ou l'amour régnerait, ou la paix s'installerait; mais le cœur de l'homme est encore enlacé‚ et ne semble nullement vouloir être délié. Ils ont imploré de toute ferveur la puissance divine pour qu'elle mette fin aux choses horribles qui étreignent le cœur, mais constatent avec amertume que les hommes nourrissent de méchantes idées, trament de nouvelles guerres, et fomentent de nouveaux actes de banditisme et de vandalisme.

Et fait déconcertant, à l'heure même où ils prient, quelques-uns d'une part fabriquent des armes à portée destructrice ; quelques-uns d'autre part, complotent et visent de nouvelles cibles.

A entendre un nouveau message sur la paix, ils nous diraient qu'ils en ont marre; et que rien absolument rien, ne saurait leur convaincre d'une paix réelle et véritable. Et quand même nous aurions tenté‚ ce matin de leur donner une explication, ils enchaineraient peut être à la réflexion de cet homme qui quelque part a déclaré:" Que peut-on contre les catastrophes naturelles. En un rien de temps, on peut voir la terre trembler, les rochers se fendre, l'orage gronder, les animaux gémir, et les éléments embrasés se dissoudre."

Et ils en voudraient pour preuve, la récente tempête Gordon, frappant toutes nos villes, dévastant habitations et plantations, gens et bétails. Alors, qu'en est-il véritablement de la paix? Qui pourrait à la pleine satisfaction de tout un chacun, répondre à cette question? Et, les invitant, par l'exercice de la foi, à percer les mystères de l'évangile, à remonter le temps et se rendre à Bethléem; alors au spectacle divin et éblouissant qui fit rayonner la gloire de Dieu et de son Fils Jésus-Christ, assurément, ils laisseraient échapper cet aveu:" “ Eternel, que d'éternité en éternité ton Nom soit exalté, car Toi, Tu es Grand, Bon, Miséricordieux, et plein d'amour" Mais ils ne pourraient s'empêcher de poser encore et toujours de brulantes questions. Alors diraient-ils "Anges du ciel, dites-nous ou vous avez trouvé ce chant? Et Toi, Enfant de Bethleem, est-ce Toi qui dans ta préexistence a formé cette chorale, enseigné ce cantique, et porté tes choristes à clamer et proclamer: “Gloire à Dieu et paix aux hommes." Et vous Bergers, qui gardez les troupeaux, qu'en est-il de cette nuit de Noel? Qu'enseigne-t-elle à l'ensemble des humains qui tournent en ces jours, les yeux à la crèche de Bethléem?" Et dans l'émerveillement de cette nuit palpitante et de cette vision glorieuse, ils conviendraient avec nous"que la Noel est une leçon de paix que l'humble Enfant couché‚ dans son berceau de paille, apporte et enseigne, dans la vaste école du monde, à des êtres rachetés, qu’Il entend faire surgir, à la gloire de Dieu, à l'édification de son Eglise et à l'implantation de son royaume.

Mais avec qui et en qui cette paix est elle possible? Laissez nous vous dire premièrement, que la Noel est une leçon qui enseigne que la paix est possible entre l'homme et son Dieu.



I.-LA NOEL EST UNE LECON QUI ENSEIGNE

QUE LA PAIX EST POSSIBLE

ENTRE L'HOMME ET SON DIEU.



Depuis la triste séparation de l'homme d'avec son Dieu; depuis qu'il s'est rendu compte que le diable l'a trompé; depuis qu'il souffre les douleurs de cette vie inconfortable et difficile, jamais il n'a pu s'empêcher de vouloir une vie nouvelle, une vie transformée, apportant avec elle, le baume de confort et de réconfort, susceptible de lui rendre une existence calme et tranquille.

Mais, on se demande quel genre de vie lui conviendrait, en raison de la complexe totalité‚ de sa nature tridimensionnelle. N’a-t-il pas pour le plaisir de ses sens et de son corps, réalisé‚ des merveilles qui étonnent le monde? N’a-t-il pas placé‚ en orbite des appareils super sophistiqués qui maitrisent les ondes et rendent fonctionnels des appareils de communication? N'a-t-il pas réalisé‚ des voitures à grandes vitesses, des avions à réaction, des fusées spatiales, rapprochant ainsi l'orient de l'occident, le nord du sud, la terre de la lune. Oui l'homme de nos jours est maitre des ondes, maitre des atomes qu'il utilise et transforme.

Les dernières inventions réalisées dans le domaine de la technologie, tant mécanique qu'électronique, nous émerveillent et nous épouvantent. Sur commande, robots et ordinateurs programmés à toutes fins utiles, agissent à notre place et résolvent bien des problèmes. Et l'homme, confortablement installé‚ dans son canapé‚ il fait la gorge chaude en criant paix et repos, car il vient de bâtir, et peut encore achever, un monde à sa convenance et à sa guise.

Cependant, frères et sœurs bien-aimés, on se demande comment et pourquoi, la science progressant à la seconde et pour le bien de l'humanité‚ n'arrive-t-elle pas à résoudre les problèmes de tant d'amputés psychiques, qui sillonnent les rues; de tant d'handicapés mentaux qui dérangent la société? de tant de détraqués invétérés qui compromettent la vie de leurs frères? Ah si la science pouvait répondre à la question, nous l'entendrions déclarer que tout cela n'est pas de son ressort. Car s'occupant partiellement des plaisirs, du corps et de l'environnement, elle ne peut rien, absolument rien quant aux besoins de l'âme. Et qui pourrait assouvir ses besoins essentiels, si ce n'est que le Prince de la paix. Alors reconnaissons que face aux progrès époustouflants de la science, elle baisse les bras quant aux diagnostics et aux médicaments capables d'enrayer le mal du péché.

Serions-nous contre la science, “ non, mille fois non, car nous également jouissons de ses trouvailles. Mais la science, elle-même se heurte aux limites infranchissables.

En effet la bible et la science ne se contredisent pas. De pair elles marchent. Mais là où la science s'arrête, la bible multiplie ses pas et marche à grandes enjambées.

Et là, frères et sœurs bien-aimés, nous vous convions à ouvrir le Grand Livre, le Saint Livre, que de tout cœur, nous aimons et chérissons. Il est la Parole de Dieu. Il nous révèle Jésus-Christ dans sa pureté transcendante, dans sa gloire rayonnante, mais également dans une pauvre crèche, un caravansérail à l'aspect terne et tranquille, ou Il n'a eu pour berceau que la paille sèche qui traduit son humilité. Là, Il y vint pour donner à l'homme une vie nouvelle, lavée et blanchie, purifiée et sanctifiée. Là, Il y vint pour la grande réconciliation, la vraie et la réelle entre l'homme et son Dieu.

Alors la paix si désirable, Lui-même la rend possible, grâce à son incarnation.



PAIX POSSIBLE GRACE A L'INCARNATION DU VERBE ETERNEL



Pour résoudre le grand problème de l'homme, Dieu consentit de quitter son céleste trône. Pour apporter la solution à ses problèmes, Dieu consentit de porter un vêtement de chair. Pour accorder la véritable paix, Dieu consentit de descendre pour l'homme pêcheur. Alors l'homme régénéré connaitra la paix réelle, la vraie, la parfaite.

Mais chrétiens bien-aimés, qu'adviendrait-il de nous, si le Christ n'y venait pas? Que dirions-nous aux adeptes du Bouddhisme, du confucianisme ou du Taoïsme? Que pourrions-nous face à ceux qui méconnaissent la divinité‚ de Jésus-Christ, l'homme pour Lequel nous sommes fiers, l'homme pour Lequel, nous célébrons grandiosement l'incarnation?

En vérité‚ toute religiosité‚ dont nous aurions pu pratiquer, toute philosophie dont nous aurions pu exercer, toute sagesse dont nous aurions pu faire montre, elles n'auraient absolument aucun sens. Car vaines plutôt, elles seraient; n'ayant aucune pierre angulaire, aucun point d'appui, pour bases et pour critères. Et c'est à notre déchéance et à notre honte, que tout notre édifice s'écoulerait.

Mais, “ bonheur inexprimable! “ Grâce divine! Nous sommes en paix, car nous avons la paix avec Dieu; nous sommes en joie, car le Christ est avec nous; nous sommes en liesse, car la vie nous est donnée. Nous n'avons peur, ni honte de qui que ce soit; car le Christ est vivant et Il vit en nous. Nous pouvons à l'instar de Paul devant Agrippa, parler à haute voix, nous vanter de notre réconciliation avec Dieu, grâce à l'incarnation du Verbe éternel, grâce à notre relation avec Jésus-Christ. Nous pouvons également chanter "

Jézu sé tout bagay pou mwen, La pè, la jwa, la vi Sé Li ki fos mwen tou lè jou...

Et, frères et sœurs bien-aimés, bénéficiant des retombées positives de ce rapport éternel, bénéficiant de son trésor et de ses mérites infinis, qu'il nous soit permis de déclarer ce matin" Bénie soit cette ville de Bethléem qui dans sa petitesse se prépara à recevoir notre Seigneur Jésus-Christ. Mais bien plus, nous avons mille fois raison de dire" Beni soit l'Eternel notre Dieu, qui pour nous donner la paix, nous délivrer de l'anxiété‚ nous accorder le salut, ne S'est servi ni d'armements perfectionnés, ni d'armes exercées, ni de philosophies spéciales, mais S'est contenté de coucher doucement sur la paille sèche, portant en son cœur le germe de l'espoir, dont les fleurs éclosent, dont les fruits murissent, tout le long de notre vie, gravissant, ainsi dans la paix et la joie, le séjour de la gloire ‚éternelle.

Toutefois, quelle chance pour les bergers. S'il nous est donné‚ d'attendre les évangélistes pour nous informer d'une nouvelle si grande et merveilleuse, mais eux, de première main, ils l'ont reçue; un flash d'une importance capitale qu'aucun homme de ces siècles courants n'a eu et n'aurait pu avoir la chance d'entendre avant. Mais que les bergers l'entendissent avant, tant pis; que nous l'entendions maintenant, tant mieux; toutefois un fait est certain, c'est que nous pouvons tous et chacun en particulier chanter:



"J'ai trouvé‚ la paix profonde, J’ai trouvé‚ le vrai bonheur,

Et la grâce comme une onde, A purifié‚ mon cœur."



Et de qui est cette paix? Elle est de Jésus-Christ. De qui vient cette paix elle vient de Jésus-Christ. Frères et sœurs bien-aimés, Christ le seul espoir, est notre espoir, Christ le Prince de la paix, est notre paix. Et cela depuis hier, encore aujourd'hui et aux siècles des siècles.

En effet, cette relation avec Dieu, cette paix rendue possible, elles produisent en nous et autour de nous, des effets totalement positifs. Nous reconnaissons toutefois que nous sommes des vases de terre, mais en vérité, porteurs d'une eau fraiche et jaillissante dont la source est Jésus-Christ. Nous admettons certainement que nous sommes de vils instruments, mais en vérité jouant une mélodie, dont le compositeur est Jésus -Christ. Nous acceptons indiscutablement l'étiquette de parvenus, mais toutefois porteurs d'une nouvelle merveilleuse dont le divin auteur et le principal acteur est Jésus-Christ. Et cette nouvelle la voici partiellement formulée pour vous dire finalement que:" La Noel est une leçon qui enseigne que la paix est possible entre l'homme et son prochain."



II.- LA NOEL EST UNE LECON QUI ENSEIGNE

QUE LA PAIX EST POSSIBLE ENTRE

L'HOMME ET SON FRERE.



A l’introduction de cette seconde et dernière partie de notre message de Noel, nous nous demandons en effet, pourquoi les hommes ne peuvent pas s'entendre .Ne sont-ils pas tous crées à l'image de Dieu? Ne sont-ils pas tous de la même nature? Ne sont-ils pas tous génétiquement frères. A de telles interrogations tous ils répondront qu'il n'y a pas à sortir de là. C'est une vérité incontestable et incontournable, à laquelle tout un chacun doit souscrire et se soumettre. Cependant ajouteront ils que nous ne sommes pas tous de la même race, que nous ne sommes pas tous de la même classe, que nos formations et éducations sont différentes, que nos possibilités et intérêts sont divergents. Point n'est besoin de parler du caractère et du comportement.



Alors allez, diront-ils, constater, vérifier et analyser le comportement des tiers mondistes. Ne vous rendez vous pas compte, qu'en tout point ils se diffèrent de celui, des peuples des pays développés? Et nous objectons, que s'il y a diversité‚ au niveau des êtres, il y a unité l'échelle du globe. Nous sommes donc en vérité‚ solidaires les uns des autres; car si la planète devait crever, nous crèverions avec elle. Adam en effet a péché et c'est à toute l'humanité‚ qu'il a légué son héritage. Jésus Christ S'est incarné sur terre, et c'est à toute l'humanité‚ qu'Il apporte le salut, la paix et la guérison. Les anges ont donc raison de chanter:

"Gloire à Dieu dans les lieus très hauts Et paix sur terre aux hommes de bonne volonté‚.

Ah voilà… frères et sœurs bien aimes l'expression à retenir: la bonne volonté‚. Et c'est bien elle qui nous manque. Mais en vérité elle est la part des hommes que le Christ Lui-même agrée. Elle est le canal de transmission par lequel le Christ instille à l'esprit de l'homme la désirable paix.

Sachez toutefois que la paix n'est également rendue possible, que par l'exercice d'une bonne volonté‚.



PAIX POSSIBLE GRACE A L'EXERCICE D'UNE BONNE VOLONTE.



En effet pourquoi frères et sœurs bien aimés, en dépit de l'incarnation de Jésus Christ apportant la paix que l'évangile vulgarise, la joie que sa présence communique, et la vie que sa propre vie assure, il y a tant de gens à mourir de peur, de crainte de chagrin et de la névrose.

C'est parce que les gens sont égoïstes et racistes, mesquins et fanfarons, hautains et blasphémateurs. Alors, au nom de Dieu le miséricordieux; au nom de Jésus Christ: l'Homme de la paix; au nom du Saint-Esprit: le divin Conseiller, vous qui êtes chrétiens, nous vous supplions: défiez le racisme, brisez les barrières des classes sociales, et embrassez les frères. Car si le Christ a franchi les frontières séparant le ciel de la terre, comment nous autres ses disciples ne pourrions-nous pas franchir les cloisons qui nous séparent de nos frères. Si le Christ a mis de côté‚ adoration et louange, richesse et gloire, pour le salut de l'humanité, comment nous autres ses disciples ne pourrions-nous pas agir pour le bien de nos frères.

Et maintenant pour effacer de la pensée toute équivoque; pour définitivement faire toute démarcation quant aux passages cités à l'introduction du message en qui certains prétendraient déceler une certaine dissemblance, nous proposons la méditation de ces paroles de Jésus-Christ ou Il déclare:" Je vous laisse la paix, Je vous donne ma paix, Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre cœur ne se trouble point et ne s'alarme point."

Et vous frères, qui êtes ici ce matin célébrant le saint anniversaire de l'incarnation du Christ; et vous sœurs qui vous en réjouissez, d'une indicible joie, qu'en est-il de la leçon de noël? Que vous apprend-elle aujourd'hui encore, un souvenir à se rappeler, une histoire à raconter ou un devoir à appliquer? Et qu'en est-il de vous-même, personnellement, un agent de guerre qui compromet la vie de vos frères, ou un agent de paix qui les met en confiance? De paix, répondriez-vous. Alors au nom de tous, du haut de cette chaire, nous vous disons : « Aimez-vous les uns les autres, et soyez en paix ».

Bien-aimés, avant que cette année épuise les dernières journées qui lui sont destinées; ou mieux encore avant que vous quittiez ce temple ou il vous a été donné l'occasion d'y entrer, de grâce nous vous invitons à faire le décompte de vos jours passés, à faire l’analyse de vos actes posés et voir à quoi ils ont servi.

Et alors, étant donné‚ qu'une nouvelle année, très bientôt ouvrira ses portes sous nos pas; puisqu'il plaise à Dieu de la mettre à notre disposition; tenant compte que par Jésus-Christ, l' Eternel a tout crée, tout fait, tout apporté, alors c'est à nous, oui bien à nous de faire en sorte que cette leçon de noël qui enseigne que la paix est possible entre l'homme et son Dieu, grâce à l'incarnation du Verbe éternel; que la paix est possible entre l'homme et son frère grâce à l'exercice d'une bonne volonté‚ oui que cette leçon nous imprègne la pensée; s’enracine dans nos cœurs, et qu'elle soit, de tous et par tous, parfaitement apprise, complètement appliquée sur la terre entière, laissant germer pour le bien-être de l'humanité‚ des fruits d'amour ou de charité‚ de justice ou d'équité.


JOYEUX NOEL A VOUS TOUS

BONNE ET HEUREUSE ANNEE



Que le Dieu de paix vous donne sa paix et vous garde toujours en paix.



Qu'il en soit ainsi.



DORMAY Phalange

1ère Eglise Baptiste

Port -au-Prince, Haïti

18 Décembre 1994