....................................En vue de proclamer l'évangile de Jésus-Christ pour le salut des ames.......................... ........
Jésus-Christ : le seul Sauveur
mercredi 15 octobre 2025
lundi 13 octobre 2025
Le poids de la gratitude
"Comment rendrai-je à l'Éternel
tous ses bienfaits envers moi ? J'élèverai la coupe des délivrances, et
j'invoquerai le nom de l'Éternel." Psaume 116 : 12-13
Frères et sœurs bien-aimés,
Aujourd'hui, le psalmiste pose une
question qui devrait résonner dans le cœur de chaque enfant de Dieu :
"Comment rendrai-je à l'Éternel tous ses bienfaits envers moi ?"
C'est la question d'un cœur reconnaissant, d'une âme qui a goûté à la bonté
divine et qui se sent écrasée sous le poids de la gratitude.
Combien d'entre nous vivons dans l'inadvertance
spirituelle ? Nous nous souvenons de nos épreuves, nous ressassons nos
difficultés, nous énumérons nos manques. Mais les bienfaits de Dieu ? Combien
sont-ils ? Quand avons-nous pris le temps, pour la dernière fois, de dresser
l'inventaire de ses bontés ?
Ce matin, vous vous êtes réveillés –
c'est un bienfait. Vous respirez – c'est un bienfait. Vous lisez cette Parole –
c'est un bienfait. Vous connaissez le nom de Jésus – quel immense bienfait ! Et
pourtant, nous passons nos jours comme si tout cela nous était dû, comme si la
grâce était un salaire et non un don.
L'oubli est devenu notre seconde
nature. Nous oublions les prières exaucées, les dangers évités, les portes
ouvertes, les larmes essuyées. Nous oublions le jour où Dieu nous a appelés des
ténèbres à sa merveilleuse lumière.
La question qui nous
confronte : "Comment rendrai-je à l'Éternel tous ses bienfaits
?"
Remarquez bien : le psalmiste ne
demande pas S'il doit rendre, mais comment. Il a déjà compris que l'ingratitude
est impensable. La vraie question n'est pas de savoir si nous devons répondre à
l'amour de Dieu, mais comment nous pouvons le faire.
Et cette question révèle notre
pauvreté. Que pouvons-nous offrir à Celui qui possède tout ? Comment payer une
dette infinie avec nos moyens finis ? Comment récompenser Celui qui nous a
donné la vie, le salut, l'éternité ?
C'est une question qui devrait nous
humilier. Non pas pour nous écraser, mais pour nous faire comprendre que nous
ne serons jamais à la hauteur. Jamais nos louanges ne seront assez belles,
jamais notre service ne sera assez pur, jamais nos offrandes ne seront assez
généreuses pour égaler ce qu'Il a fait pour nous.
Mais le psalmiste ne reste pas dans le
désarroi. Il trouve la réponse : "J'élèverai la coupe des délivrances, et
j'invoquerai le nom de l'Éternel."
Quelle sagesse dans cette réponse ! Il
ne dit pas : "Je ferai de grandes choses." Il ne promet pas des
exploits extraordinaires. Non. Il dit : "J'élèverai la coupe des
délivrances."
Qu'est-ce que cela signifie ? Cela
signifie : je témoignerai. Je proclamerai. Je raconterai ce que Dieu a fait
pour moi. Je ne garderai pas le silence sur ses merveilles. Quand les autres se
plaindront, je louerai. Quand le monde parlera de ses malheurs, je parlerai de
mes délivrances.
Élever la coupe, c'est un geste
public. Ce n'est pas une gratitude privée, cachée dans un coin de notre cœur.
C'est une reconnaissance qui se voit, qui s'entend, qui se partage. C'est dire
aux autres : "Regardez ce que l'Éternel a fait pour moi ! Lui aussi, peut
le faire pour vous !"
"Et j'invoquerai le nom de
l'Éternel."
Voilà la seconde partie de la réponse.
La reconnaissance véritable ne se limite pas à un témoignage ponctuel. Elle
devient un mode de vie. Invoquer le nom de l'Éternel, c'est vivre avec Lui, dans
une communion constante. C'est Le chercher, Le prier, et pour tout dépendre de
Lui.
Comment rendons-nous à Dieu ses
bienfaits ? En reconnaissant que nous avons encore besoin de Lui. En revenant
sans cesse à Lui. En faisant de la prière non pas une obligation religieuse,
mais une respiration spirituelle.
C'est le paradoxe magnifique de la foi
: nous "rendons" à Dieu, en recevant encore plus de Lui. Nous Lui
"payons" notre dette en reconnaissant que nous sommes toujours
débiteurs. Nous Le "remercions" en Lui demandant davantage.
Frères et sœurs bien-aimés,
aujourd'hui, vous avez un choix. Vous pouvez continuer à vivre dans l'indifférence,
oubliant les innombrables bienfaits dont vous êtes comblés chaque jour. Vous
pouvez garder un cœur ingrat, toujours insatisfait, toujours réclamant.
Ou vous pouvez, comme le psalmiste,
élever votre coupe. Vous pouvez commencer à compter vos bénédictions, au lieu
de compter vos problèmes. Vous pouvez témoigner de ce que Dieu a fait, au lieu
de vous plaindre de ce qu'Il n'a pas encore fait. Vous pouvez invoquer son nom
dans la reconnaissance, au lieu de Le chercher seulement dans la détresse.
La gratitude n'est pas un sentiment
qui nous tombe dessus. C'est un choix. C'est une discipline. C'est décider,
chaque matin, de se souvenir. C'est choisir, chaque jour, de reconnaître que
tout est grâce.
"Comment rendrai-je à l'Éternel
tous ses bienfaits envers moi ?"
Rendez-Lui ses bienfaits, en
vivant reconnaissants. Rendez-Lui ses bienfaits, en témoignant de ses
merveilles. Rendez-Lui ses bienfaits, en invoquant son nom
fidèle. Rendez-Lui ses bienfaits, en refusant l'ingratitude et l'oubli.
Et souvenez-vous : ce n'est pas la
grandeur de votre reconnaissance qui compte, mais la sincérité. Dieu ne cherche
pas des performances. Il cherche des cœurs reconnaissants. Des cœurs qui se
souviennent. Des cœurs qui témoignent. Des cœurs qui continuent à dépendre de
Lui.
Élevez votre coupe aujourd'hui.
Proclamez ses délivrances. Invoquez son nom.
Amen.
mardi 7 octobre 2025
Le Commandement Salvateur
« Arrêtez, et sachez que Je suis Dieu :
Je domine sur
les nations,
Je domine sur la terre. »
Psaumes quarante-six : le verset dix.
Le Commandement Salvateur.
L'Injonction Sacrée.
Permettez-moi de vous raconter
l'histoire d'un homme, emporté par les vagues furieuses de l'existence. Son
entreprise s'effondrait. Son mariage agonisait. Ses enfants le fuyaient. Chaque
matin, il se levait dans un tumulte intérieur si violent que le silence lui
était devenu insupportable. Il remplissait chaque instant de bruit, de
mouvement, d'activité frénétique, comme si s'arrêter signifiait mourir. Un
soir, au bord du gouffre, alors que ses mains tremblaient sur le volant de sa
voiture garée face à un précipice, il entendit cette voix – non pas audible, mais
plus réelle que tout ce qu’il n’avait jamais connu : « Arrête. » Ce simple mot,
comme un coup de tonnerre dans son âme torturée, l'a sauvé. Il a compris, dans
ce moment suspendu entre la vie et la mort, que Dieu attendait depuis toujours
qu'il cesse de courir pour enfin Le rencontrer.
Combien d'entre nous vivons
aujourd'hui dans cette même frénésie désespérée ? Combien fuyons-nous le
silence parce que nous redoutons ce que nous pourrions y découvrir ? Le
psalmiste nous lance un commandement divin qui résonne à travers les âges : «
Arrêtez, et sachez que Je suis Dieu. »
Abordons maintenant cette première
vérité bouleversante : l'urgence divine de l'arrêt salvateur.
L'Impératif Sacré du
Repos.
Frères et sœurs en Jésus-Christ,
Nous inspirant de la sagesse du
philosophe Blaise Pascal qui affirmait que « tout le malheur des hommes vient
d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre
», comprenons que notre agitation moderne n'est pas nouvelle. Le verbe hébreu rapha
traduit par « arrêtez » signifie littéralement « lâcher prise, abandonner,
cesser de lutter ». C'est un commandement, non une suggestion. Dieu nous
ordonne de déposer les armes de notre autosuffisance. Dans l'Évangile selon
Matthieu, le chapitre onze : les versets vingt-huit à trente, Jésus nous dit :
« Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et Je vous donnerai du
repos. Prenez Mon joug sur vous et recevez Mes instructions, car Je suis doux
et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car Mon joug est
doux, et Mon fardeau léger. »
Regardez autour de vous. Notre
génération court sans savoir où elle va. Nous accumulons sans savoir pourquoi.
Nous luttons contre des ennemis invisibles qui se multiplient à mesure que nous
les combattons. Mais Dieu nous crie : « Arrête ! » Ce n'est pas un appel à la
paresse, mais à la reconnaissance. Arrêter, c'est admettre que nous ne sommes
pas Dieu, que nos efforts frénétiques ne peuvent sauver ni nos familles, ni
notre monde, ni nous-mêmes.
Considérons maintenant cette deuxième
réalité qui transforme notre compréhension : la révélation progressive de Sa
nature divine.
La Connaissance
Transformatrice de Dieu.
Bien-aimés du Seigneur,
« Sachez que Je suis Dieu » n'est pas
une information intellectuelle, mais une rencontre existentielle. Comme
l'écrivait Søren Kierkegaard : « La vie ne se comprend qu'en regardant en
arrière, mais elle ne se vit qu'en regardant en avant. » Dans le silence imposé
par Dieu, nous découvrons rétrospectivement Sa main dans chaque épreuve
traversée. Dans la première épître de Jean, le chapitre quatre : le verset
huit, nous lisons : « Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu est
amour. » Connaître Dieu transcende la théologie ; c'est expérimenter Sa
présence transformatrice.
Job, dans sa détresse abominable,
avait entendu parler de Dieu. Mais après avoir traversé la fournaise de la
souffrance et rencontré l'Eternel dans le tourbillon, il déclara dans le livre
de Job, le chapitre quarante-deux : les versets cinq et six : « Mon oreille
avait entendu parler de Toi ; mais maintenant mon œil T'a vu. C'est pourquoi je
me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre. » L'arrêt forcé
de Job – sa maladie, sa perte, son isolement – devint le lieu de sa plus grande
révélation. Quand nous cessons de nous agiter, quand nos mains tremblantes
lâchent enfin ce que nous tentons désespérément de contrôler, Dieu Se révèle
non comme le tyran que nous craignions, mais comme le Père que nos âmes
assoiffées désiraient.
Embrassons enfin cette troisième
dimension glorieuse qui couronne notre espérance : la souveraineté cosmique et
l'assurance éternelle.
La Domination Divine
Universelle.
Bien-aimés dans la foi,
« Je domine sur les nations, Je domine
sur la terre. » Quelle déclaration majestueuse ! Pendant que nous nous épuisons
à maintenir notre petit royaume personnel, Dieu gouverne l'univers entier.
Winston Churchill déclarait : « Le succès c'est d'aller d'échec en échec sans
perdre son enthousiasme. » Mais la foi chrétienne nous enseigne quelque chose
de plus profond : le succès, c'est de reconnaître que la victoire finale
appartient déjà à Dieu. Dans l'Apocalypse, le chapitre dix-neuf : le verset
six, Jean entend : « Et j'entendis comme une voix d'une foule nombreuse, comme
un bruit de grosses eaux, et comme un bruit de forts tonnerres, disant :
Alléluia ! Car le Seigneur notre Dieu tout-puissant est entré dans Son règne. »
Imaginez un enfant construisant des
châteaux de sable au bord de l'océan, pleurant désespérément à chaque vague qui
détruit son œuvre. Pendant ce temps, son père, assis paisiblement sur la plage,
observe avec tendresse l'agitation de son petit. Il pourrait intervenir, mais
il sait que les châteaux de sable ne sont pas éternels. Ce qu'il veut, c'est
que son enfant lève enfin les yeux vers lui, cesse de pleurer sur le sable, et
vienne se blottir dans ses bras. Ainsi sommes-nous devant Dieu.
Frères et sœurs bien-aimés,
Nous voici parvenus au terme de cette
méditation bouleversante. Le commandement « Arrêtez » n'est pas une invitation
à l'inaction, mais à la confiance radicale. « Sachez que Je suis Dieu » n'est
pas un concept théologique, mais une transformation existentielle. « Je domine
» n'est pas une menace tyrannique, mais la plus glorieuse des assurances. Comme
l'homme au bord du précipice dont je vous parlais, nous sommes tous invités à
lâcher prise. Dans cette chute contrôlée, nous découvrons que nous tombons non
dans le vide, mais dans les bras éternels du Père céleste. Que ce soir, dans le
silence de vos cœurs, résonne cette voix divine qui ordonne l'arrêt salvateur.
Que demain, dans le tumulte de vos journées, vous portiez cette certitude : Il
domine. Cessez de porter ce qui écrase vos épaules. Cessez de combattre ce qui
dépasse vos forces. Arrêtez-vous. Et dans ce silence sacré, découvrez Celui qui
règne depuis toujours sur votre vie, sur les nations, sur toute la terre.
Qu'il en soit ainsi. Amen et Amen.
dimanche 5 octobre 2025
Le Mystère Glorieux
En référence à la lettre de Paul aux Romains le chapitre onze :
Les versets vingt-cinq à trente-six, nous donnons pour titre au message :
Le Mystère Glorieux.
Frères et sœurs bien-aimés,
Imaginez un instant : un père se tient
devant la tombe de son fils prodigue. Pendant des années, il a espéré, prié,
pleuré. Le fils est parti, a rejeté l'héritage, a tourné le dos à tout ce qui
était sacré. Puis, au moment où tout semblait perdu, une lettre arrive. Le fils
revient. Le cœur du père explose de joie, non pas parce que le fils le mérite,
mais parce que l'amour du père transcende toute logique humaine. C'est cette
même incompréhensible miséricorde que Paul dévoile dans ce passage fulgurant de
sa lettre aux Romains. Il nous révèle un mystère qui fait trembler les cieux et
ébranle les fondements de notre compréhension : le plan salvateur de Dieu pour
Israël et pour nous, les nations. Dans cette révélation prophétique, Paul
soulève le voile sur la souveraineté divine, sur cette sagesse insondable qui
orchestre l'histoire du salut avec une précision bouleversante. Comment
comprendre qu'un endurcissement puisse servir les desseins du Très-Haut ?
Comment saisir que notre propre salut soit entrelacé avec le destin d'un peuple
choisi depuis la nuit des temps ? Ce mystère n'est pas une énigme
intellectuelle, bien-aimés, c'est une révélation qui doit embraser nos cœurs et
transformer notre vision du monde.
Frères et sœurs en Jésus-Christ, avant
de plonger dans les profondeurs de cette révélation ; et nous inspirant de
l'incompréhensible miséricorde divine, comprenons d'abord que Dieu nous ouvre
les yeux sur un dessein millénaire. Alors, découvrons ensemble la profondeur de
ce mystère éternel. Oui :
Le Mystère
Salvifique Dévoilé.
Dans l'épître aux Romains, le chapitre
onze : les versets vingt-cinq à vingt-sept, nous lisons : "Frères, je
ne veux pas que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point
comme sages, c'est qu'une partie d'Israël est tombée dans l'endurcissement,
jusqu'à ce que la totalité des païens soit entrée. Et ainsi tout Israël sera
sauvé, selon qu'il est écrit : Le libérateur viendra de Sion, et Il détournera
de Jacob les impiétés ; et ce sera Mon alliance avec eux, lorsque J'ôterai
leurs péchés."
Quel mystère stupéfiant ! Paul nous
révèle ici que l'endurcissement partiel d'Israël n'est pas un abandon divin,
mais une stratégie d'amour cosmique. Comme le disait Victor Hugo : "Le
plus grand bonheur après que d'aimer, c'est de confesser son amour." Dieu
confesse ici Son amour inébranlable pour Israël tout en démontrant Sa fidélité
envers nous, les nations. L'endurcissement temporaire d'Israël a ouvert la
porte du salut aux païens. Mais attention, bien-aimés, ceci n'est pas un
remplacement, c'est un élargissement ! Le plan de Dieu ne connaît pas d'échec.
Israël tombera, certes, mais pour se relever dans une gloire restaurée. La
totalité des nations entrera, et alors, comme un chef-d'œuvre longtemps voilé,
Israël sera sauvé dans sa plénitude. Cette promesse n'est pas conditionnelle,
elle est irrévocable !
Bien-aimés du Seigneur, après avoir
contemplé ce mystère salvifique, tournons maintenant nos regards vers
l'inébranlable fidélité de Celui qui tient Ses promesses. Oui :
L'Irrévocable
Fidélité Divine.
En effet, la fidélité de Dieu dépasse
infiniment toutes nos infidélités humaines.
Dans l'épître aux Romains, le chapitre
onze : les versets vingt-huit à vingt-neuf, nous lisons : "En ce qui
concerne l'Évangile, ils sont ennemis à cause de vous ; mais en ce qui concerne
l'élection, ils sont aimés à cause de leurs pères. Car les dons et l'appel de
Dieu sont irrévocables."
Irrévocables ! Laissez ce mot résonner
dans votre esprit. Irrévocables ! Dieu ne reprend jamais ce qu'Il donne. Même
lorsque Israël a rejeté le Messie, même lorsque les nations se sont égarées
dans l'idolâtrie, les dons de Dieu demeurent. Ses promesses ne connaissent pas
d'expiration. Abraham Lincoln disait : "Je suis concerné non par la
question de savoir si Dieu est de notre côté, mais plutôt si nous sommes du
côté de Dieu." Ici, Paul nous montre que Dieu reste du côté d'Israël à
cause de Ses promesses aux patriarches. Non pas à cause de leurs mérites, mais
à cause de Sa propre nature immuable. Cette vérité, bien-aimés, devrait nous
faire trembler de reconnaissance ! Si Dieu est fidèle à Israël malgré leur
désobéissance, combien plus le sera-t-Il envers nous qui avons cru ? Notre
salut ne repose pas sur notre performance spirituelle, mais sur l'intégrité
divine. Quelle libération ! Quelle assurance ! Nos échecs ne peuvent annuler
les promesses éternelles. La miséricorde divine englobe tous les hommes, Juifs
et Grecs, dans un même dessein rédempteur.
Bien-aimés dans la foi, après avoir
médité sur cette fidélité inébranlable, élevons maintenant nos âmes vers
l'adoration devant la sagesse insondable de notre Dieu. Oui :
L'Insondable Sagesse
Adorée.
En effet, prosternons-nous, devant la
profondeur de la sagesse divine qui orchestre tout.
Dans l'épître aux Romains, le chapitre
onze : les versets trente-trois à trente-six, nous lisons : "Ô
profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que Ses
jugements sont insondables, et Ses voies incompréhensibles ! Car qui a connu la
pensée du Seigneur, ou qui a été Son conseiller ? Qui Lui a donné le premier,
pour qu'il ait à recevoir en retour ? C'est de Lui, par Lui, et pour Lui que
sont toutes choses. À Lui la gloire dans tous les siècles ! Amen !"
Paul explose en adoration ! Face à
cette révélation grandiose du plan salvateur, il ne peut que s'écrier : "Ô
profondeur !" Comme Albert Einstein l'affirmait : "Plus j'étudie la
science, plus je crois en Dieu." Plus nous scrutons les Écritures, plus
nous découvrons l'insondable sagesse divine. Dieu orchestre l'histoire avec une
précision qui défie notre entendement. Il utilise même la désobéissance pour
accomplir Ses desseins de miséricorde ! Qui pourrait concevoir un tel plan ?
Qui aurait imaginé que le rejet du Messie par Son peuple ouvrirait la porte du
salut aux nations, et que ce salut des nations provoquerait finalement la
jalousie et la restauration d'Israël ? C'est circulaire, c'est génial, c'est
divin ! Personne n'a conseillé Dieu. Personne ne peut Lui donner d'abord pour
recevoir ensuite. Tout vient de Lui, tout existe par Lui, tout retourne à Lui.
Notre seule réponse appropriée est l'adoration inconditionnelle. Comme le dit
ce passage : "À Lui la gloire dans tous les siècles !"
Bien-aimés en Jésus-Christ, que
retenons-nous de ce mystère glorieux ? Premièrement, que Dieu révèle Son plan
non pour satisfaire notre curiosité intellectuelle, mais pour humilier notre
orgueil et élargir notre compassion. Deuxièmement, que Sa fidélité envers Ses
promesses garantit notre propre salut ; si Dieu ne renonce pas à Israël, Il ne
renoncera jamais à nous. Troisièmement, que devant l'insondable sagesse divine,
notre seule posture légitime est l'adoration émerveillée. Ce passage nous
appelle à rejeter tout antisémitisme, toute arrogance spirituelle. Il nous
invite à l'humilité, à la reconnaissance, à l'espérance. Le même Dieu qui a
enfermé tous les hommes dans la désobéissance le fait pour faire miséricorde à
tous. Quelle espérance universelle ! Sortez d'ici aujourd'hui avec cette
certitude bouleversante : notre Dieu est fidèle, Sa sagesse est infinie, Son
amour est irrévocable. Vous qui tremblez pour votre salut, rappelez-vous : les
dons et l'appel de Dieu sont irrévocables. Vous qui doutez de Sa bonté,
contemplez ce mystère millénaire qui se déploie avec une précision divine. À
Lui seul la gloire, à Lui seul l'honneur, à Lui seul l'adoration, maintenant et
pour l'éternité.
Qu'il en soit ainsi. Amen. Amen.
vendredi 3 octobre 2025
La Porte Fermée
« Voici, Je me tiens à la porte, et Je frappe. Si quelqu'un entend Ma voix et ouvre la porte, J'entrerai chez lui, Je souperai avec lui, et lui avec Moi. »
Apocalypse trois : verset vingt.
La Porte Fermée ;
Le Sauveur Ignoré ;
La Présence Refusée.
Frères et sœurs bien-aimés,
Imaginez cette scène terrible qui glace le sang : un père se tient devant sa propre maison, frappant à la porte sous la pluie battante. À l'intérieur, ses enfants célèbrent bruyamment, riant, festoyant, organisant leurs propres festivités. Mais personne n'entend les coups répétés du père. Personne ne perçoit sa voix suppliante. La musique couvre ses appels. Les programmes qu'ils ont élaborés sans lui occupent toute leur attention. Et lui, le maître de maison, celui qui a tout donné pour eux, attend dehors, patient, espérant qu'un cœur se souviendra de lui.
Cette image déchirante n'est pas qu'une parabole tragique. C'est la réalité spirituelle de nombreuses assemblées aujourd'hui. Christ, le Fils de Dieu, le Fondateur de l'Église, se tient à la porte de Son propre temple et frappe. Mais qui L'entend ? Qui se soucie encore de Sa présence ? Nous remplissons nos sanctuaires dimanche après dimanche, nous chantons Ses louanges avec nos lèvres, nous prononçons Son Nom dans nos prières mécaniques, mais nos cœurs sont verrouillés. Nos agendas ecclésiastiques sont si chargés que nous n'avons plus de place pour Celui qui devrait être au centre de tout. Quel paradoxe insoutenable ! Quelle tragédie spirituelle ! Comment en sommes-nous arrivés à exclure Christ de Sa propre Église ?
Tournons maintenant notre regard vers cette réalité qui blesse le cœur du Sauveur : notre terrible indifférence. Oui, l'indifférence religieuse est le premier verrou qui condamne la porte de notre cœur.
Les verrous de notre indifférence spirituelle.
Bien-aimés en Jésus-Christ,
Dans l'Évangile selon Matthieu, le chapitre vingt-quatre : le verset douze, nous lisons : « Et, parce que l'iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira. » Ce refroidissement spirituel est la maladie silencieuse qui ronge l'Église contemporaine. Nous connaissons Christ intellectuellement, mais nous ne Le recherchons plus ardemment. Nos cultes sont devenus des routines confortables, nos prières : des formules récitées sans passion, notre foi : une tradition héritée sans conviction personnelle.
Blaise Pascal écrivait avec justesse : « Il y a un vide en forme de Dieu dans le cœur de chaque homme. » Mais combien d'entre nous ont comblé ce vide avec nos programmes, nos traditions, nos édifices majestueux, au lieu de le remplir de la présence vivante du Christ ? Nous sommes comme l'Église de Laodicée, ni froids ni bouillants, tièdes au point de provoquer le dégoût du Seigneur. Nous nous rassemblons religieusement, mais Christ demeure à l'extérieur, exclu par notre satisfaction spirituelle factice. Nous avons l'apparence de la piété, mais nous renions ce qui en fait la force. Le drame, c'est que nous ne remarquons même plus Son absence. Nos sens spirituels se sont émoussés. Nos oreilles se sont bouchées aux coups répétés de Sa main divine. Cette indifférence n'est pas neutre ; elle est un affront direct à Celui qui a tout donné sur la croix.
Après avoir considéré notre indifférence tragique, penchons-nous maintenant sur les divisions qui déchirent le corps du Christ. Oui, nos querelles internes éloignent le Maître de Sa maison.
Les chaînes de nos divisions et de notre orgueil.
Frères et sœurs en Jésus-Christ,
Dans la première épître aux Corinthiens, le chapitre trois : les versets trois et quatre, nous lisons : « En effet, puisqu'il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n'êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l'homme ? Quand l'un dit : Moi, je suis de Paul ! et un autre : Moi, d'Apollos ! n'êtes-vous pas des hommes ? » Ces paroles résonnent avec une actualité brûlante. Combien d'églises sont fragmentées par des luttes de pouvoir, des rivalités mesquines entre ministères, des jalousies entre prédicateurs ? Nous nous battons pour des positions, pour des doctrines secondaires, pour des méthodes liturgiques, pendant que Christ attend à la porte, attristé par nos divisions. L'orgueil spirituel a construit des murailles épaisses entre nous et le Sauveur. Nous pensons tout savoir, tout maîtriser. Nous ne voyons plus notre besoin désespéré de Sa présence. Nous avons oublié l’urgence de Sa lumière dans nos ténèbres. Nous ne réalisons plus la détresse profonde de notre âme sans Lui.
Victor Hugo disait : « L'orgueil divise les hommes, l'humilité les unit. » Mais nous avons choisi l'orgueil. Nous avons préféré nos petits royaumes ecclésiastiques à Son royaume éternel. Nos hypocrisies religieuses, qui ferment nos yeux, qui étouffent nos cœurs et qui divisent ! Notre cupidité déguisée, qui trompe, qui attire et qui corrompt ! Notre haine viscérale, camouflée sous des apparences pieuses, qui ment, qui ronge et qui tue ! – tout cela forme un mur impénétrable qui empêche Christ, de franchir les portes de nos temples et d'y siéger. Nous ressemblons aux pharisiens que Jésus dénonçait : beaux extérieurement comme des sépulcres blanchis, mais remplis à l'intérieur, d'ossements et d'impuretés.
Mais voici maintenant, le mystère glorieux, qui transforme cette tragédie en espérance : malgré tout, Christ attend encore avec amour. Sa patience infinie nous offre une dernière chance de rédemption. Oui,
La grâce paradoxale du Christ qui attend encore.
Bien-aimés du Seigneur,
Dans l'épître aux Romains, le chapitre cinq : le verset huit, on y lit : « Mais Dieu prouve Son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. » Voilà le paradoxe magnifique qui devrait briser nos cœurs endurcis : nous Le méprisons, et Il nous aime. Nous Le rejetons, et Il nous poursuit. Nous fermons la porte, et Il continue de frapper. Quelle patience divine ! Quelle grâce incompréhensible !
S’Il nous traite comme nous Le traitons, nos congrégations seraient depuis longtemps anéanties. Mais Lui, dans Sa miséricorde infinie, laisse encore la porte du ciel ouverte à quiconque voudra venir.
Dans l'Évangile selon Jean, le chapitre six : le verset trente-sept, Jésus déclare : « Tous ceux que le Père Me donne viendront à Moi, et Je ne mettrai pas dehors, celui qui vient à Moi. » Entendez-vous cette promesse bouleversante ? Christ ne ferme jamais Sa porte, même si nous fermons la nôtre. Ses bras restent ouverts, même si nos cœurs restent fermés.
L'écrivain C.S. Lewis affirmait : « Les portes de l'enfer, sont verrouillées de l'intérieur. » De même, les portes de nos temples sont verrouillées de l'intérieur. Mais Christ ne cesse pas de frapper. Il attend qu'un seul cœur L'entende, qu'une seule âme s’ouvre, que quelqu’un L’invite à entrer. Il suffit d'un reste fidèle, d'un résidu loyal, qui reconnaît son besoin vital, de Sa présence et de Ses soins.
Bien-aimés dans la foi,
Ce jour, est un jour de décision. Christ se tient encore à la porte de notre assemblée, à la porte de nos cœurs. Ses coups, résonnent dans cette prédication. Sa voix, en ce moment même nous appelle. Oserons-nous enfin ouvrir ? Oserons-nous abandonner nos programmes pour Sa présence ? Délaisserons-nous nos divisions pour Son unité ? Renoncerons-nous à notre indifférence pour rallumer, en son Nom, le feu de la passion ?
Le temps presse. Sa patience, bien qu'immense, ne durera pas éternellement. Un jour viendra où Il cessera de frapper. Un jour viendra où Il prononcera ces paroles terrifiantes : « Je ne vous ai jamais connus. » Mais ce jour n'est pas encore arrivé.
Aujourd'hui, est le jour du salut. Aujourd’hui, est le jour de la transformation. Aujourd'hui, est le jour de la restauration. Ouvrons les portes de nos cœurs, de nos temples, de nos vies. Que Christ reprenne Sa place légitime, au centre de tout. Qu'Il ne soit plus l'invité oublié, mais le Maître adoré. Qu'Il ne soit plus le visiteur ignoré, mais le Seigneur glorifié.
Frères et sœurs, entendez-vous les coups ? Entendez-vous Sa voix ? Il attend. Il espère. Il frappe encore. Pour l'amour de nos âmes, pour la gloire de Son Nom, pour le salut du monde qui nous observe, ouvrons la porte à Christ, notre Sauveur, notre Rédempteur, notre Tout.
Puisse ce message vous travailler, le cœur et l’esprit.
Qu’il en soit ainsi ! Amen et Amen.