Jésus-Christ : le seul Sauveur

...ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5:11-13



samedi 22 août 2026

L'AVERTISSEMENT SOLENNEL

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que Je vous ai prescrit. Et voici, Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »

(Matthieu 28, 19-20)

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« Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice. »

(2 Timothée 3, 16)

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L’AVERTISSEMENT SOLENNEL.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Aujourd’hui, nous abordons une question qui touche le cœur même de l’Église : si Jésus-Christ a donné à Ses disciples une mission claire — faire des disciples et leur enseigner à observer tout ce qu’Il a prescrit — d’où viennent alors les divergences que certains pasteurs, prédicateurs et enseignants introduisent dans la foi chrétienne ? Pourquoi deux prédicateurs ouvrent-ils la même Bible, lisent-ils parfois le même passage, prononcent-ils le nom du même Seigneur, et arrivent-ils pourtant à des conclusions opposées ? Pourquoi une assemblée affirme-t-elle : « C’est ainsi que la Bible l’enseigne », tandis qu’une autre affirme avec la même assurance : « Non, ce n’est pas ainsi » ?

La question n’est pas petite. Elle est tragique. Elle est même dramatique. Car lorsque deux voix religieuses contradictoires parlent au nom de Dieu, le croyant sincère peut être plongé dans la confusion. Le faible peut être ébranlé. Le nouveau converti peut être découragé. Celui qui cherche honnêtement la vérité peut finir par se demander : « Qui dois-je croire ? » Et le danger est encore plus grand lorsque l’homme qui parle derrière la chaire ne présente plus seulement son interprétation comme une opinion personnelle, mais la présente comme une prescription divine.

Jésus n’a pas dit : « Enseignez-leur toutes les idées que vous trouverez intéressantes. » Il n’a pas dit : « Enseignez-leur vos préférences. » Il n’a pas dit : « Enseignez-leur les traditions de votre groupe. » Il a dit : « Enseignez-leur à observer tout ce que Je vous ai prescrit. » Voilà le centre du problème. Le prédicateur chrétien n’est pas propriétaire du message. Il en est serviteur. Il ne crée pas l’Évangile. Il le reçoit. Il ne corrige pas le Christ. Il se laisse corriger par Christ. Il ne place pas son nom au-dessus de la Parole. Il place sa bouche sous l’autorité de la Parole.

Il faut donc poser la question avec courage : quand une divergence apparaît, est-ce toujours la Bible qui est difficile à comprendre ? Ou bien est-ce parfois le cœur humain qui ajoute, retranche, déplace, sélectionne, interprète et déforme ?

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LA PAROLE DIVINE.

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LE FONDEMENT N’EST PAS L’HOMME, MAIS LA PAROLE.

 En effet, La première source de confusion disparaît lorsque nous retrouvons le fondement. L’autorité suprême de l’enseignement chrétien n’est ni la personnalité du pasteur, ni son ancienneté, ni son éloquence, ni son diplôme, ni la taille de son assemblée. Le fondement est la révélation de Dieu contenue dans les Saintes Écritures et accomplie en Jésus-Christ.

Paul avertit les Galates avec une force extraordinaire : « Quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème ! » (Galates 1, 8). Remarquons la gravité de cette déclaration. Même une apparence céleste ne peut donner à une autre parole une autorité supérieure à l’Évangile reçu. Le prestige du messager ne transforme pas l’erreur en vérité.

Voilà pourquoi le croyant ne doit jamais mesurer la vérité à l’applaudissement. Une prédication peut être brillante et fausse. Une prédication peut être simple et profondément biblique. Une voix peut être populaire et pourtant éloignée du texte. Une autre peut être peu connue et néanmoins fidèle à l’Écriture.

Le prophète Ésaïe proclame : « À la loi et au témoignage ! Si l’on ne parle pas ainsi, il n’y aura point d’aurore pour le peuple. » (Ésaïe 8, 20). Autrement dit : revenons au témoignage. Revenons à la Parole. Revenons à ce que Dieu a réellement dit.

Les divergences deviennent dangereuses lorsque le prédicateur cesse de demander : « Que dit le texte ? » et commence à demander : « Comment puis-je faire dire au texte ce que je veux démontrer ? » C’est là que l’interprétation peut devenir manipulation. Le texte biblique devient alors un prétexte au lieu d’être une autorité.

Un prédicateur peut avoir une préférence pour une doctrine, une tradition, une méthode de prière, une manière de célébrer, une conception du ministère ou une pratique ecclésiale. Mais la préférence humaine ne doit jamais être élevée au rang de commandement divin. Ce que Dieu commande doit être distingué de ce que l’homme recommande.

« La Bible n’a pas besoin d’être améliorée ; elle a besoin d’être livrée. » — Formule homilétique contemporaine

La deuxième difficulté vient du fait que certains passages sont réellement difficiles. Pierre lui-même reconnaît que certaines choses dans les lettres de Paul sont « difficiles à comprendre » (2 Pierre 3, 16). La difficulté d’un texte ne justifie donc ni l’arrogance ni la précipitation. Un prédicateur honnête peut dire : « Ce passage demande prudence. Voici ce que je comprends, et voici ce que je ne prétends pas savoir. »

Cette humilité est une force. Elle protège l’Église contre le dogmatisme inutile. Elle permet de distinguer les vérités centrales de la foi des questions secondaires sur lesquelles des chrétiens fidèles peuvent avoir des compréhensions différentes. L’unité chrétienne ne signifie pas que chaque croyant doit avoir exactement la même opinion sur chaque détail ; elle signifie que nous sommes soumis au même Seigneur et à la même vérité fondamentale.

Mais attention : l’humilité ne doit pas devenir une excuse pour nier les vérités clairement enseignées. Il existe des sujets sur lesquels l’Écriture parle avec une netteté telle que l’homme ne peut pas simplement dire : « Chacun son opinion. » Jésus-Christ est Seigneur. Il est mort pour nos péchés. Il est ressuscité. Le salut est en Lui. La repentance est nécessaire. La foi est indispensable. L’amour de Dieu et du prochain est commandé. La sainteté est exigée. Le disciple doit obéir à Christ.

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Mais si la Parole est le fondement, pourquoi les divergences persistent-elles ? Parce que la Parole passe par des hommes. Et dès que l’homme ajoute son ego, sa tradition, sa culture ou son intérêt au message, la clarté divine peut être obscurcie. Regardons donc la deuxième source : l’homme religieux.

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L’HOMME RELIGIEUX.

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QUAND LE SERVITEUR PREND LA PLACE DU MAÎTRE.

Jésus a souvent affronté une religion qui avait accumulé des traditions autour de la Parole. Il a déclaré : « Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous retenez la tradition des hommes. » (Marc 7, 8). Cette parole est extrêmement actuelle. Le problème n’est pas seulement l’existence des traditions. Une tradition peut parfois être utile, historique, pédagogique ou culturelle. Le problème commence lorsqu’une tradition humaine devient aussi obligatoire qu’un commandement divin.

Il existe des traditions de dénomination. Des traditions familiales. Des traditions culturelles. Des traditions musicales. Des traditions liturgiques. Des traditions vestimentaires. Des traditions concernant les titres, les structures, les cérémonies et les méthodes. Certaines peuvent être bonnes. Mais aucune ne doit être confondue avec la Parole de Dieu.

C’est ici qu’apparaît une source majeure de divergences : chaque environnement chrétien peut développer son propre vocabulaire, ses propres habitudes et ses propres réflexes. Un prédicateur qui grandit dans une certaine tradition risque naturellement de considérer ce qu’il a reçu comme la norme absolue. Puis il peut transmettre cette norme à la génération suivante, jusqu’à ce qu’une habitude humaine prenne l’apparence d’une vérité biblique.

Le danger est amplifié lorsque la personnalité du prédicateur devient centrale. Lorsque les gens disent : « Notre pasteur a dit », avant de dire : « La Bible dit », quelque chose est déjà en train de se déplacer. Le pasteur doit conduire vers Christ, non vers lui-même. Paul s’indigne lorsqu’il découvre les divisions de Corinthe : « Moi, je suis de Paul ! et moi, d’Apollos ! » (1 Corinthiens 3, 4). Puis il répond : « Qu’est donc Apollos, et qu’est Paul ? Des serviteurs. » (1 Corinthiens 3, 5).

Serviteurs ! Voilà le mot. Pas propriétaires. Pas maîtres absolus des consciences. Pas sources indépendantes de révélation. Serviteurs.

Un prédicateur peut être très convaincant. Mais il doit rester vérifiable. Les Béréens sont loués parce qu’ils examinaient chaque jour les Écritures « pour voir si ce qu’on leur disait était exact » (Actes 17, 11). Remarquez la beauté de cette scène : ils écoutaient Paul, mais ils vérifiaient Paul. Ils respectaient le messager sans idolâtrer le messager.

L’Église doit retrouver cette maturité. Écouter, puis examiner. Recevoir, puis vérifier. Entendre, puis comparer avec l’Écriture. Non pas dans un esprit de rébellion, mais dans un esprit de discernement.

« L’autorité véritable ne craint pas l’examen ; elle le supporte. » — Adaptation d’une maxime de pensée critique

Une autre source de divergence est l’ego. L’ego veut avoir raison. L’ego veut être reconnu. L’ego veut être celui qui possède une révélation particulière que les autres n’ont pas. Alors apparaît le langage du « seul vrai enseignement », de « la seule interprétation correcte », du « Dieu m’a révélé » utilisé pour fermer toute discussion.

Il faut être extrêmement prudent. Dieu peut conduire un serviteur à comprendre quelque chose avec une profondeur particulière. Mais la conviction personnelle ne doit pas être transformée automatiquement en nouveau commandement pour toute l’Église. Le Nouveau Testament nous appelle à éprouver, à discerner, à demeurer dans la vérité et à rechercher l’édification.

Paul dit : « Que tout se fasse pour l’édification. » (1 Corinthiens 14, 26). Si une doctrine produit constamment l’orgueil, le mépris, l’humiliation, la peur et la division autour de questions secondaires, il faut au moins s’arrêter et examiner ses fruits.

Jésus a donné un principe puissant : « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. » (Matthieu 7, 16). Une prédication authentique ne se mesure pas seulement au volume de la voix, à la puissance émotionnelle ou à la quantité de réactions dans l’assemblée. Elle se mesure aussi à ce qu’elle produit dans les vies : repentance, foi, amour, sainteté, vérité, patience, service, pardon, justice et fidélité à Christ.

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Mais l’homme religieux n’est pas le seul facteur. Même avec de bonnes intentions, le contexte culturel, l’histoire personnelle et les limites humaines peuvent influencer l’interprétation. Il faut donc examiner maintenant la troisième source : la diversité humaine autour d’une même révélation.

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LA DIVERSITÉ HUMAINE.

La Bible a été donnée dans des contextes historiques, linguistiques et culturels différents. Le prédicateur vit, lui aussi, dans une culture particulière. Il porte une histoire familiale. Il a reçu une éducation. Il a connu des blessures. Il a des sensibilités. Il possède des habitudes intellectuelles. Tout cela peut influencer sa lecture.

Cela ne signifie pas que la Bible change. Cela signifie que l’interprète doit apprendre à distinguer ce que le texte dit de ce que son propre environnement lui fait ressentir. Il faut parfois sortir de notre culture pour entendre la Parole dans son contexte.

Un même mot peut avoir une nuance particulière dans son contexte biblique. Une expression peut avoir une portée historique. Une instruction adressée à une situation précise peut nécessiter une application réfléchie pour notre époque. C’est pourquoi une bonne prédication ne consiste pas simplement à prendre une phrase isolée et à lui faire dire tout ce que nous voulons.

Paul recommande : « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité. » (2 Timothée 2, 15). « Dispenser droitement » implique sérieux, travail, prudence et fidélité.

Il existe également des divergences liées à la connaissance. Tous les prédicateurs n’ont pas reçu la même formation. Tous ne disposent pas des mêmes outils d’étude. Tous ne maîtrisent pas les langues bibliques. Tous n’ont pas la même expérience pastorale. Cela ne rend pas l’un automatiquement supérieur à l’autre. Mais cela rappelle que l’enseignant doit rester apprenant.

Celui qui prêche doit accepter de grandir. Il doit pouvoir corriger une compréhension ancienne lorsque l’Écriture l’y conduit. Il doit pouvoir dire : « J’ai compris autrement auparavant, mais après une étude plus sérieuse, je dois rectifier. » Cette phrase n’est pas une honte. C’est une preuve de maturité.

« Le doute n’est pas toujours l’ennemi de la foi ; parfois, il est le commencement d’une recherche plus honnête. » — Carl Sagan, idée générale sur la démarche critique

Une autre source de divergence peut être l’intérêt. Il faut oser le dire. Un enseignement peut parfois être influencé par la recherche de popularité, d’argent, de pouvoir ou de contrôle. Le Nouveau Testament avertit contre ceux qui « par des paroles douces et flatteuses séduisent les cœurs des simples » (Romains 16, 18).

Le ministère devient dangereux lorsque le prédicateur utilise la Bible pour obtenir ce que son cœur désire. Il peut utiliser la peur pour contrôler. La culpabilité pour manipuler. Les promesses pour attirer. Les menaces pour soumettre. Les bénédictions pour vendre. Le prestige pour dominer.

Pierre donne pourtant une consigne aux anciens : « Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu ; non pour un gain sordide, mais avec dévouement ; non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau. » (1 Pierre 5, 2-3).

Voilà le modèle. Le pasteur n’est pas appelé à fabriquer des dépendants. Il est appelé à former des disciples. Il n’est pas appelé à rendre les fidèles incapables de réfléchir sans lui. Il doit les conduire vers une connaissance personnelle et responsable de Christ et de Sa Parole.

La divergence peut aussi venir d’une mauvaise utilisation des versets. Un texte peut être cité correctement mais appliqué incorrectement. Un verset peut être vrai en lui-même mais utilisé hors de son contexte pour soutenir une conclusion que le passage ne défend pas. C’est pourquoi il faut lire avant, après, et parfois à travers l’ensemble du livre biblique.

Jésus Lui-même a répondu au tentateur en disant : « Il est écrit. » (Matthieu 4, 4). Mais le tentateur, lui aussi, citait l’Écriture (Matthieu 4, 6). Cela nous enseigne quelque chose de terriblement important : citer la Bible ne garantit pas que l’on interprète correctement la Bible. Même une citation biblique peut être utilisée pour une mauvaise finalité.

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Alors, que doit faire le croyant lorsque des prédicateurs enseignent des choses divergentes ? Il ne doit pas immédiatement suivre le plus bruyant. Il ne doit pas choisir celui qui promet le plus. Il ne doit pas confondre émotion et vérité. Il ne doit pas non plus tomber dans le cynisme en disant : « Tous les pasteurs sont faux. »

Il doit revenir à Christ. Il doit prier. Il doit lire. Il doit comparer. Il doit examiner le contexte. Il doit regarder l’ensemble du témoignage biblique. Il doit observer les fruits. Il doit demander : « Est-ce que cet enseignement élève Jésus-Christ ou élève l’homme ? Est-ce qu’il produit la sainteté ou l’orgueil ? Est-ce qu’il respecte le contexte des Écritures ? Est-ce qu’il distingue clairement commandement biblique et tradition humaine ? »

Jean dit : « Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu. » (1 Jean 4, 1). L’Église n’est pas appelée à être naïve. Elle est appelée au discernement.

Et le discernement doit commencer par nous-mêmes. Avant de demander : « Pourquoi ce pasteur enseigne-t-il cela ? », demandons : « Pourquoi suis-je si facilement attiré par cela ? » Est-ce parce que cela confirme ce que je veux déjà croire ? Est-ce parce que cela me promet une vie sans difficulté ? Est-ce parce que cela me donne une supériorité sur les autres ? Est-ce parce que cela me permet d’éviter une exigence de Christ ?

La vérité biblique n’est pas toujours confortable. Jésus appelle à renoncer à soi-même. Il appelle à prendre sa croix. Il appelle au pardon. Il appelle à aimer les ennemis. Il appelle à la fidélité dans le secret. Il appelle à servir. Il appelle à la sainteté. Il appelle à l’humilité. Il appelle à persévérer.

Un enseignement qui ne parle que de victoire mais jamais de fidélité dans l’épreuve est incomplet. Un enseignement qui parle de bénédiction mais jamais de repentance est déséquilibré. Un enseignement qui parle d’autorité mais jamais de service est dangereux. Un enseignement qui parle de grâce mais jamais de transformation est tronqué. Un enseignement qui parle de liberté mais jamais d’obéissance à Christ est incomplet.

« La mesure d’une vie n’est pas ce qu’elle possède, mais ce qu’elle donne. » — Albert Einstein, citation souvent attribuée

Frères et sœurs, la mission de l’Église n’est donc pas de produire une multitude de voix indépendantes. La mission est de faire des disciples. Et faire des disciples signifie les conduire à observer tout ce que Christ a prescrit.

Remarquez le mot : « tout ». Tout ce que Je vous ai prescrit. Pas seulement ce qui nous arrange. Pas seulement les promesses. Pas seulement les passages qui font vibrer l’assemblée. Tout.

Nous devons enseigner la grâce et la vérité. La foi et les œuvres qui en découlent. Le salut et la sanctification. La consolation et la correction. La bénédiction et la responsabilité. La puissance et le service. La liberté et l’obéissance. La croix et la résurrection.

Le prédicateur fidèle ne choisit pas un Jésus à la carte. Il annonce Jésus tel qu’Il Se révèle. Il ne supprime pas les paroles difficiles. Il ne cache pas les appels à la repentance. Il ne transforme pas l’Évangile en spectacle. Il ne remplace pas la croix par la recherche du prestige.

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Aujourd’hui, l’Église a besoin de prédicateurs qui tremblent devant la Parole. Elle a besoin d’hommes et de femmes qui préfèrent être fidèles plutôt que populaires. Elle a besoin de serviteurs capables de dire : « Je ne sais pas », lorsqu’ils ne savent pas ; « Je me suis trompé », lorsqu’ils se sont trompés ; et surtout : « Voici ce que dit le Seigneur », lorsqu’ils parlent avec certitude biblique.

L’Église a aussi besoin de fidèles qui cessent d’élever les prédicateurs au rang d’infaillibles. Respectez vos pasteurs. Aimez vos enseignants. Honorez ceux qui vous servent. Mais ne donnez à aucun homme la place qui appartient exclusivement à Jésus-Christ.

Paul dit : « Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon. » (1 Thessaloniciens 5, 21). Voilà une excellente règle. Examiner. Retenir. Rejeter ce qui est contraire à la vérité. Garder ce qui est bon.

Lorsque les divergences apparaissent, ne perdons pas Christ de vue. Lorsque les interprétations s’opposent, revenons au texte. Lorsque les traditions s’accumulent, demandons ce qui vient réellement de Dieu. Lorsque les personnalités deviennent imposantes, regardons à Jésus. Lorsque les voix humaines deviennent nombreuses, écoutons la voix du Bon Berger.

Jésus a dit : « Mes brebis entendent Ma voix ; Je les connais, et elles Me suivent. » (Jean 10, 27). La grande sécurité du croyant n’est pas d’avoir mémorisé le nom de tous les prédicateurs. C’est de connaître la voix du Seigneur et de marcher derrière Lui.

Et lorsque nous enseignons, souvenons-nous de cette responsabilité. Une chaire n’est pas un théâtre. Une prédication n’est pas une démonstration d’intelligence. Une assemblée n’est pas un laboratoire où l’on expérimente toutes nos opinions. Le peuple de Dieu mérite la vérité. Le peuple de Dieu mérite la Parole. Le peuple de Dieu mérite Jésus-Christ.

Alors, d’où viennent les divergences ? Elles peuvent venir de la difficulté réelle de certains textes, de limites humaines, de contextes culturels, de traditions, de formations différentes, d’interprétations incomplètes. Mais elles peuvent aussi venir de l’orgueil, de l’ambition, de la recherche de pouvoir, de l’intérêt matériel, de la manipulation ou du désir de faire dire à Dieu ce que Dieu n’a pas dit.

C’est pourquoi le remède n’est pas simplement d’avoir plus de prédications. Le remède est d’avoir plus de fidélité. Plus de prière. Plus d’étude sérieuse. Plus d’humilité. Plus de discernement. Plus de Christ. Plus de Parole vécue.

Que chaque pasteur se demande aujourd’hui : « Est-ce que j’enseigne ce que Christ a prescrit ? » Que chaque prédicateur se demande : « Est-ce que ma voix conduit vers Jésus ou vers moi ? » Que chaque croyant se demande : « Est-ce que je vérifie ce que j’entends à la lumière de l’Écriture ? » Et que toute l’Église se demande : « Est-ce que nous sommes en train de faire des disciples de Jésus-Christ ou des disciples de nos traditions ? »

Car au dernier jour, notre gloire ne sera pas d’avoir gagné une controverse théologique. Notre gloire sera d’avoir été trouvés fidèles à notre Seigneur. Le serviteur fidèle ne sera pas celui qui aura parlé le plus fort, mais celui qui aura gardé la vérité et servi avec amour.

Que nos chaires redeviennent des lieux où Christ est exalté. Que nos prédications redeviennent des appels à la repentance, à la foi, à la sainteté et à l’espérance. Que nos études bibliques nous apprennent à penser avec sérieux. Que nos traditions restent à leur place. Que nos opinions restent des opinions lorsqu’elles ne sont pas des commandements bibliques. Et que la Parole de Dieu demeure au-dessus de nous tous.

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Bien-aimés, il y a assez de voix dans le monde. L’Église n’a pas besoin d’une voix supplémentaire qui cherche simplement à être entendue. Elle a besoin de serviteurs qui font entendre la voix de Christ.

Il y a assez de spectacles. Il faut davantage de vérité. Il y a assez de personnalités. Il faut davantage de serviteurs. Il y a assez de débats. Il faut davantage de disciples. Il y a assez de paroles. Il faut davantage d’obéissance.

Jésus a dit : « Enseignez-leur à observer tout ce que Je vous ai prescrit. » Voilà notre mandat. Voilà notre garde. Voilà notre responsabilité.

Que Dieu nous donne des pasteurs fidèles. Des prédicateurs humbles. Des enseignants sérieux. Des fidèles vigilants. Des Églises enracinées. Des disciples transformés. Et surtout, une génération qui ne suivra pas simplement les hommes, mais qui suivra Jésus-Christ.

Que notre enseignement ne soit jamais plus grand que notre Maître. Que notre tradition ne soit jamais plus forte que Sa Parole. Que notre personnalité ne soit jamais plus importante que Sa présence. Que notre opinion ne soit jamais élevée au-dessus de Son commandement.

Et lorsque nous ne savons pas, apprenons. Lorsque nous nous trompons, corrigeons-nous. Lorsque nous sommes divisés, cherchons la vérité dans l’amour. Lorsque nous sommes faibles, tournons-nous vers Lui. Lorsque les voix se multiplient, revenons à Jésus.

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Oh ! Qu’il en soit ainsi. Amen et Amen.

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