Jésus-Christ : le seul Sauveur

...ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5:11-13



mercredi 31 décembre 2025

Le Mandat Irrévocable

 

LA NÉCESSITÉ, D'ANNONCER L'ÉVANGILE.

"Si j'annonce l'Évangile,
Ce n'est pas pour moi un sujet de gloire,
Car la nécessité m'en est imposée,
Et malheur à moi si je n'annonce pas l'Évangile !"

 Un Corinthiens le chapitre 9, le verset 16.

Le Mandat Irrévocable.

Bien-aimés en Jésus-Christ ; Frères et sœurs dans la foi ;

Aujourd'hui, nous désirons vous conduire à méditer sur ces points capitaux :

La Nécessité Divine.

L'Humilité dans le Service.

La Contrainte de l'Amour.

La Responsabilité Solennelle.

Le Malheur de la Désobéissance.

Oui : Le Devoir Sacré d'Annoncer l'Évangile du Christ !

 

Considérons premièrement, la nécessité divine. Oui,

LA NÉCESSITÉ DIVINE.
Le Mandat Non Négociable.

Frères et sœurs,

 

Remarquez quelque chose de PUISSANT dans ce passage ! Quelque chose de SAISISSANT ! Quelque chose qui RÉVÈLE la nature impérative du ministère évangélique !

Paul ne dit PAS "j'ai décidé d'annoncer l'Évangile" ! Il ne déclare PAS "j'ai choisi cette carrière" ! Il ne présente PAS cela comme une option parmi d'autres ! NON ! Il proclame une NÉCESSITÉ ! Une OBLIGATION ! Une CONTRAINTE divine qui s'impose à lui !

"La nécessité m'en est imposée"

Entendez-vous la FORCE de cette déclaration ? Percevez-vous la CONTRAINTE dans ces mots ? Voyez-vous l'URGENCE absolue de ce mandat ?

Ce mot "nécessité" en grec est "anankē" – il signifie une contrainte INÉVITABLE ! Une obligation INCONTOURNABLE ! Une pression IRRÉSISTIBLE ! Ce n'est PAS une suggestion ! C'est un COMMANDEMENT divin !

Considérons trois dimensions de cette nécessité :

Premièrement : C'est une nécessité qui vient de DIEU, pas des hommes !

Paul ne s'est PAS imposé ce ministère lui-même ! Il n'a PAS répondu à un appel humain ! Il n'a PAS postulé cette fonction !

Sur le chemin de Damas, Christ l'a ARRÊTÉ ! L'a AVEUGLÉ ! L'a CONFRONTÉ ! Et lui a donné un mandat DIRECT ! Une mission SPÉCIFIQUE ! Un ordre IRRÉVOCABLE !

Actes 9 :15 rapporte les paroles du Seigneur à Ananias : "Va, car cet homme est un instrument que j'ai choisi, pour porter mon nom devant les nations, devant les rois, et devant les fils d'Israël."

Paul n'a PAS choisi cette mission ! C'est Dieu qui l'a CHOISI ! Qui l'a APPELÉ ! Qui l'a ENVOYÉ ! La nécessité lui est IMPOSÉE d'en haut !

Galates 1 :15-16 témoigne : "Mais, lorsqu'il plut à celui qui m'avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m'a appelé par sa grâce, de révéler en moi son Fils, afin que je l'annonçasse parmi les païens."

Avez-vous compris que l'appel de Dieu n'est PAS une suggestion ? Que Sa volonté n'est PAS négociable ? Que Son mandat exige l'obéissance TOTALE ?

Deuxièmement : C'est une nécessité qui s'impose MALGRÉ les circonstances !

Paul n'annonce PAS l'Évangile seulement quand c'est confortable ! Seulement quand c'est facile ! Seulement quand c'est populaire ! La nécessité demeure quelle que soit la situation !

En prison ? Il PRÊCHE ! Persécuté ? Il TÉMOIGNE ! Battu ? Il ANNONCE ! Naufragé ? Il PROCLAME ! La nécessité ne dépend PAS des circonstances favorables !

2 Timothée 4 :2 commande : "Prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non."

EN TOUTE OCCASION ! Favorable OU non ! Quand les gens écoutent et quand ils se bouchent les oreilles ! Quand c'est apprécié et quand c'est rejeté ! La nécessité DEMEURE !

Regardez la vie de Paul : fouetté à Philippes, il CHANTE dans la prison ! Lapidé à Lystre, il RETOURNE dans la ville ! Chassé de synagogue en synagogue, il CONTINUE ! Rien ne l'ARRÊTE parce que la nécessité est IMPOSÉE !

Vos circonstances difficiles sont-elles devenues une EXCUSE pour le silence ? Ou une OPPORTUNITÉ pour témoigner ?

Troisièmement : C'est une nécessité qui concerne CHAQUE croyant !

Attention ! Cette nécessité n'est PAS réservée à Paul ! Elle n'est PAS l'exclusivité des apôtres ! Elle n'est PAS limitée aux pasteurs professionnels !

Matthieu 28 :19-20 donne le grand mandat à TOUS : "Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit."

"ALLEZ" ! Pas seulement les pasteurs ! Pas seulement les missionnaires ! VOUS ! TOI ! CHAQUE disciple de Christ ! La nécessité s'impose à TOUS !

1 Pierre 3 :15 exhorte : "Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous."

TOUJOURS prêts ! QUICONQUE vous demande ! Ce n'est PAS optionnel ! C'est une nécessité pour TOUT croyant !

Avez-vous accepté cette nécessité pour VOTRE vie ? Ou pensez-vous que c'est le travail de quelqu'un d'autre ?

Deuxièmement, comprenons l'humilité dans le service. Oui,

L'HUMILITÉ DANS LE SERVICE.
Pas un Sujet de Gloire Personnelle.

Mais attention ! Écoutez l'attitude de Paul face à ce ministère ! Observez son CŒUR ! Percevez son HUMILITÉ profonde !

"Si j'annonce l'Évangile, ce n'est pas pour moi un sujet de gloire"

Quelle déclaration EXTRAORDINAIRE ! Quelle humilité REMARQUABLE ! Quelle perspective JUSTE !

Paul pourrait se vanter ! Il a fondé des églises ! Écrit des épîtres ! Fait des miracles ! Converti des multitudes ! Mais il refuse la GLOIRE personnelle ! Il rejette l'ORGUEIL ! Il repousse la VANITÉ !

Voilà donc, trois aspects de cette humilité :

Premièrement : L'humilité refuse la gloire qui appartient à DIEU seul !

Paul sait quelque chose de FONDAMENTAL ! De CRUCIAL ! De NON-NÉGOCIABLE ! Toute la gloire appartient à DIEU !

Il n'est qu'un INSTRUMENT ! Un CANAL ! Un SERVITEUR ! Ce n'est PAS sa sagesse qui sauve ! Ce n'est PAS son éloquence qui convertit ! Ce n'est PAS sa personnalité qui transforme ! C'est l'ÉVANGILE ! C'est la PUISSANCE de Dieu !

1 Corinthiens 1 :31 déclare : "Afin, comme il est écrit, que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur."

Romains 1 :16 proclame : "Car je n'ai point honte de l'Évangile : c'est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit."

C'est la PUISSANCE de Dieu ! Pas la puissance de Paul ! L'Évangile sauve ! Pas l'orateur ! Le message transforme ! Pas le messager !

Vous glorifiez-vous dans votre service ? Cherchez-vous la reconnaissance ? Ou renvoyez-vous toute gloire à Dieu ?

Deuxièmement : L'humilité reconnaît le privilège IMMÉRITÉ du service !

Paul ne mérite PAS cet honneur ! Il était un persécuteur ! Un blasphémateur ! Un violent ! Il faisait emprisonner les chrétiens ! Il approuvait leur mise à mort !

Mais Dieu, dans Sa grâce INFINIE, l'a appelé au service ! L'a transformé ! L'a envoyé !

1 Timothée 1 :12-13 témoigne : "Je rends grâces à celui qui m'a fortifié, à Jésus-Christ notre Seigneur, de ce qu'il m'a jugé fidèle, en m'établissant dans le ministère, moi qui étais auparavant un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent. Mais j'ai obtenu miséricorde."

"J'ai obtenu MISÉRICORDE" ! Pas "j'ai mérité ce poste" ! Pas "j'ai gagné cette position" ! MISÉRICORDE ! Grâce IMMÉRITÉE !

1 Corinthiens 15 :9-10 confesse : "Car je suis le moindre des apôtres, je ne suis pas digne d'être appelé apôtre, parce que j'ai persécuté l'Église de Dieu. Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis."

Voyez-vous ? "PAR LA GRÂCE DE DIEU" ! Tout est GRÂCE ! Tout est MISÉRICORDE ! Tout est DON immérité !

Comprenez-vous que votre service est un PRIVILÈGE ? Que pouvoir annoncer l'Évangile est une GRÂCE ? Que Dieu pourrait très bien s'en passer de vous ?

Troisièmement : L'humilité produit un service AUTHENTIQUE et DURABLE !

L'orgueil épuise ! La recherche de gloire personnelle détruit ! La vanité corrode ! Mais l'humilité FORTIFIE ! Elle rend le service DURABLE ! AUTHENTIQUE ! FRUCTUEUX !

Celui qui cherche sa propre gloire abandonnera quand la gloire ne vient pas ! Quand les applaudissements cessent ! Quand la reconnaissance manque !

Mais celui qui sert pour Dieu, qui recherche SA gloire, continue quand personne ne regarde ! Quand personne n'applaudit ! Quand personne ne remercie !

Jacques 4 :6 promet : "Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles."

1 Pierre 5 :5-6 exhorte : "Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d'humilité ; car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu'il vous élève au temps convenable."

Votre service résistera-t-il à l'absence de reconnaissance ? Continuerez-vous quand personne ne voit ? Quand personne ne sait ? Quand personne n'applaudit ?

Troisièmement, reconnaissons la contrainte de l'amour. Oui,

LA CONTRAINTE DE L'AMOUR.
La Motivation Profonde.

Mais maintenant, creusons PLUS profond ! Allons au-delà des mots ! Découvrons ce qui POUSSE réellement Paul !

Pourquoi cette nécessité ? D'où vient cette contrainte ? Qu'est-ce qui le POUSSE à annoncer l'Évangile malgré tout ?

La réponse ? L'AMOUR ! L'amour pour Christ ! L'amour pour les âmes ! L'amour qui CONTRAINT ! Qui PRESSE ! Qui OBLIGE !

Considérons trois aspects de cette contrainte :

Premièrement : L'amour pour Christ qui a TOUT donné !

Paul ne peut PAS se taire sur Celui qui l'a SAUVÉ ! Qui l'a TRANSFORMÉ ! Qui lui a TOUT donné !

2 Corinthiens 5 :14-15 révèle sa motivation : "Car l'amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts ; et qu'il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux."

"L'amour de Christ nous PRESSE" ! Nous CONTRAINT ! Nous POUSSE ! C'est une force IRRÉSISTIBLE ! Une pression CONSTANTE ! Une motivation PUISSANTE !

Pensez-y ! Christ a QUITTÉ la gloire ! Il est DESCENDU dans l'humanité ! Il a SOUFFERT ! Il a été CRUCIFIÉ ! Il est MORT pour nos péchés ! Il est RESSUSCITÉ pour notre justification !

Comment Paul pourrait-il se TAIRE après cela ? Comment pourrait-il garder cette nouvelle pour lui ? Comment pourrait-il ne PAS annoncer un tel Sauveur ?

Vous avez été SAUVÉ par Christ ! RACHETÉ par Son sang ! JUSTIFIÉ par Sa grâce ! Comment pouvez-vous rester SILENCIEUX ?

Deuxièmement : L'amour pour les âmes qui PÉRISSENT !

Paul voit autour de lui des gens qui marchent vers la PERDITION ! Vers le jugement ! Vers la séparation éternelle d'avec Dieu ! Comment pourrait-il se taire ?

Romains 9 :2-3 révèle son cœur brisé : "J'éprouve une grande tristesse, et j'ai dans le cœur un chagrin continuel. Car je voudrais moi-même être anathème et séparé de Christ pour mes frères."

Quelle compassion EXTRAORDINAIRE ! Quel amour BOULEVERSANT ! Il serait prêt à être SÉPARÉ de Christ si cela pouvait sauver ses frères !

Romains 10 :1 prie : "Frères, le vœu de mon cœur et ma prière à Dieu pour eux, c'est qu'ils soient sauvés."

"Le VŒU de mon cœur" ! Pas une pensée passagère ! Pas un sentiment superficiel ! Le VŒU PROFOND ! Le désir ARDENT ! La prière CONSTANTE !

Regardez autour de vous ! Vos voisins ! Vos collègues ! Vos amis ! Votre famille ! Combien d'entre eux ne connaissent PAS Christ ? Combien marchent vers la perdition ?

Votre cœur est-il BRISÉ pour eux ? Pleurez-vous pour leur salut ? Ou êtes-vous INDIFFÉRENT à leur destinée éternelle ?

Troisièmement : L'amour qui transforme l'obligation en JOIE !

Voilà le paradoxe merveilleux ! La nécessité est IMPOSÉE ! C'est une obligation ! Une contrainte ! Mais l'AMOUR la transforme en joie !

Paul dit ailleurs dans Philippiens 1 :18 : "Qu'importe ? De toute manière, que ce soit pour l'apparence, que ce soit sincèrement, Christ n'en est pas moins annoncé : je m'en réjouis, et je m'en réjouirai encore."

"Je m'en RÉJOUIS !" L'obligation devient joie ! La contrainte devient plaisir ! Le devoir devient délice ! Comment ? Par l'AMOUR !

C'est comme un père avec son enfant ! Est-il OBLIGÉ de nourrir son enfant ? OUI ! Mais l'aime-t-il le faire ? OUI ! L'obligation n'enlève PAS la joie quand l'amour est présent !

Actes 5 :41-42 rapporte : "Les apôtres se retirèrent de devant le sanhédrin, joyeux d'avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le nom de Jésus. Et chaque jour, dans le temple et dans les maisons, ils ne cessaient d'enseigner, et d'annoncer la bonne nouvelle de Jésus-Christ."

Battus, ils sont JOYEUX ! Persécutés, ils CONTINUENT ! Pourquoi ? L'AMOUR transforme tout !

Votre service est-il une CHARGE ou une JOIE ? Une obligation PESANTE ou un privilège DÉLICIEUX ?

Quatrièmement, honorons la responsabilité solennelle. Oui,

LA RESPONSABILITÉ SOLENNELLE.
Le Compte à Rendre.

Mais maintenant, écoutez quelque chose de SÉRIEUX ! De SOLENNEL ! De PESANT !

Paul n'annonce PAS l'Évangile seulement par amour ! Il y a aussi une RESPONSABILITÉ ! Une obligation COMPTABLE ! Un devoir dont il devra rendre COMPTE !

"La nécessité m'en est imposée"

Cette nécessité implique une RESPONSABILITÉ ! Celui à qui on confie beaucoup, on demandera beaucoup ! Celui qui connaît la vérité doit la PARTAGER !

Voilà donc, trois dimensions de cette responsabilité :

Premièrement : Vous êtes responsable de ce que vous SAVEZ !

Quand vous connaissez l'Évangile, vous devenez RESPONSABLE ! Vous ne pouvez PLUS dire "je ne savais pas" ! Vous ne pouvez PLUS plaider l'ignorance !

Ézéchiel 3 :17-19 établit clairement cette responsabilité : "Fils de l'homme, je t'établis comme sentinelle sur la maison d'Israël. Tu écouteras la parole qui sortira de ma bouche, et tu les avertiras de ma part. Quand je dirai au méchant : Tu mourras ! si tu ne l'averti pas, si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa mauvaise voie et pour lui sauver la vie, ce méchant mourra dans son iniquité, et je te redemanderai son sang."

"Je te redemanderai son SANG" ! Quelle responsabilité TERRIBLE ! Quelle obligation SOLENNELLE ! Si vous ne les avertissez PAS, Dieu vous demandera des comptes !

Ézéchiel 33 :8 répète : "Lorsque je dis au méchant : Méchant, tu mourras ! si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa voie, ce méchant mourra dans son iniquité, et je te redemanderai son sang."

Vous connaissez la voie du salut ! Vous connaissez Christ ! Vous connaissez l'Évangile ! Vous êtes donc RESPONSABLE de le partager !

Combien de personnes autour de vous ne connaissent PAS Christ ? Et vous restez SILENCIEUX ? Dieu vous demandera des comptes !

Deuxièmement : Vous êtes responsable envers CEUX qui périssent !

Il ne s'agit PAS seulement de votre obéissance ! Il s'agit du SALUT des autres ! De leur destinée ÉTERNELLE ! De leur vie ou leur mort spirituelle !

Actes 18 :6 montre Paul se dégageant de sa responsabilité : "Votre sang retombera sur votre tête ; j'en suis pur. Dès maintenant, j'irai vers les païens."

"J'en suis PUR" ! Paul a fait son devoir ! Il a annoncé ! Il a averti ! S'ils rejettent, la responsabilité leur revient ! Mais s'il n'avait PAS annoncé, leur sang serait sur SES mains !

Romains 1 :14-15 déclare sa dette : "Je me dois aux Grecs et aux barbares, aux savants et aux ignorants. Ainsi j'ai un vif désir de vous annoncer aussi l'Évangile."

"Je me DOIS" ! Il a une DETTE ! Une obligation ! Une responsabilité envers TOUS !

Pensez-y ! Votre voisin ne connaît pas Christ ! Votre collègue n'a jamais entendu l'Évangile ! Votre ami est perdu ! Et vous avez la solution ! Vous connaissez le Sauveur ! Vous possédez le message de vie !

Si vous ne parlez PAS, qui le fera ? Si vous restez SILENCIEUX, comment entendront-ils ?

Troisièmement : Vous êtes responsable devant DIEU Lui-même !

Finalement, et c'est le plus SOLENNEL, vous devrez rendre compte à Dieu !

2 Corinthiens 5 :10 avertit : "Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu'il aura fait, étant dans son corps."

TOUS ! Pasteurs et laïcs ! Leaders et membres ! Vous et moi ! TOUS devront comparaître !

Romains 14 :12 confirme : "Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même."

Qu'allez-vous répondre quand Dieu vous demandera : "Qu'as-tu fait de l'Évangile que je t'ai confié ? À qui l'as-tu annoncé ? Qui as-tu conduit à Christ ?"

Direz-vous "j'étais trop occupé" ? "J'avais peur" ? "Ce n'était pas mon don" ? Ces excuses tiendront-elles devant le tribunal de Christ ?

Hébreux 13 :17 parle des leaders : "Car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte."

Si les leaders doivent rendre compte, combien plus VOUS pour votre propre obéissance ?

Êtes-vous PRÊT à rendre compte ? Votre vie témoigne-t-elle de votre fidélité ? Ou aurez-vous honte devant Lui ?

Enfin, cultivons la crainte du malheur. Oui,

LE MALHEUR DE LA DÉSOBÉISSANCE.
L'Avertissement Solennel.

Maintenant, écoutez les mots les plus TERRIBLES du verset ! Les plus SOLENNELS ! Les plus EFFRAYANTS !

"Et malheur à moi si je n'annonce pas l'Évangile !"

"MALHEUR à moi" ! Pas simplement une perte de récompense ! Pas juste une occasion manquée ! MALHEUR ! Calamité ! Jugement ! Conséquences TERRIBLES !

Considérons trois aspects de ce malheur :

Premièrement : Le malheur de la DÉSOBÉISSANCE à Dieu !

Quand Dieu impose une nécessité et que vous la REFUSEZ, c'est de la RÉBELLION ! De la désobéissance DÉLIBÉRÉE ! Un rejet de Sa volonté !

Pensez à Jonas ! Dieu lui a dit : "Va à Ninive et prêche !" Jonas a dit : "NON !" Il a fui ! Il est monté sur un bateau allant dans la direction OPPOSÉE !

Résultat ? Tempête ! Jeté à la mer ! Avalé par un grand poisson ! Trois jours dans les ténèbres ! MALHEUR !

Jonas 1 :3 raconte : "Et Jonas se leva pour s'enfuir à Tarsis, loin de la face de l'Éternel."

On ne peut PAS fuir la face de Dieu ! On ne peut PAS échapper à Sa volonté ! On ne peut PAS ignorer Son appel sans conséquences !

1 Samuel 15 :23 déclare : "Car la désobéissance est aussi coupable que la divination, et la résistance ne l'est pas moins que l'idolâtrie."

La DÉSOBÉISSANCE est comme la sorcellerie ! La RÉSISTANCE est comme l'idolâtrie ! C'est GRAVE ! C'est SÉRIEUX ! Les conséquences sont RÉELLES !

Désobéissez-vous à l'appel de Dieu ? Résistez-vous à Sa volonté ? Le malheur vous guette !

Deuxièmement : Le malheur de la STÉRILITÉ spirituelle !

Quand vous refusez d'annoncer l'Évangile, votre propre vie spirituelle en SOUFFRE ! Vous devenez STÉRILE ! INFRUCTUEUX ! INUTILE !

Jean 15 :2 avertit : "Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche."

RETRANCHÉ ! Coupé ! Séparé ! Parce que SANS fruit ! Sans impact ! Sans utilité pour le royaume !

Matthieu 25 :30 parle du serviteur inutile : "Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents."

"Serviteur INUTILE" ! Quelle condamnation TERRIBLE ! Avoir reçu un talent et ne l'avoir PAS fait fructifier !

Vous êtes sauvé ! Vous connaissez Christ ! Mais si vous ne produisez AUCUN fruit ! Si vous n'amenez PERSONNE à Christ ! Si vous ne faites AUCUN disciple ! Vous êtes un serviteur INUTILE !

Jacques 2 :17 déclare : "Il en est ainsi de la foi : si elle n'a pas les œuvres, elle est morte en elle-même."

Votre foi est-elle VIVANTE et PRODUCTIVE ? Ou MORTE et STÉRILE ?

Troisièmement : Le malheur des REGRETS éternels !

Le pire malheur n'est peut-être PAS dans cette vie, mais dans l'ÉTERNITÉ ! Quand vous vous tiendrez devant Christ et réaliserez les OPPORTUNITÉS manquées ! Les âmes que vous AURIEZ PU atteindre ! L'impact que vous AURIEZ PU avoir !

1 Corinthiens 3 :15 parle de ceux dont les œuvres seront brûlées : "Si l'œuvre de quelqu'un est consumée, il perdra sa récompense ; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu."

Sauvé, OUI ! Mais SANS récompense ! Avec des REGRETS ! Avec la conscience amère de ce qui AURAIT PU être !

Luc 19 :22 condamne le serviteur négligent : "Je te juge sur tes propres paroles, méchant serviteur."

Imaginez entendre ces mots de la bouche de Christ : "Méchant serviteur" ! Pas parce que vous avez commis des crimes ! Mais parce que vous n'avez RIEN fait !

2 Jean 1 :8 met en garde : "Prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne perdiez pas le fruit de votre travail, mais que vous receviez une pleine récompense."

Vous voulez une PLEINE récompense ? Ou des regrets éternels ? Vous voulez entendre "C'est bien, bon et fidèle serviteur" ? Ou "méchant serviteur" ?

Le choix est VÔTRE ! Mais les conséquences sont ÉTERNELLES !

Bien-aimés en Jésus-Christ ; Frères et sœurs dans la foi ;

Aujourd'hui, la Parole de Dieu vous a confronté à une vérité INCONTOURNABLE ! Un mandat IRRÉVOCABLE ! Une responsabilité SOLENNELLE !

La nécessité d'annoncer l'Évangile n'est PAS optionnelle ! Elle est IMPOSÉE ! Elle vient de Dieu ! Elle concerne CHAQUE croyant !

Paul a dit : "Malheur à moi si je n'annonce pas l'Évangile !"

Et aujourd'hui, vous devez dire : "Malheur à MOI si je n'annonce pas l'Évangile !"

Ce n'est PAS un sujet de gloire personnelle ! Ce n'est PAS une source d'orgueil ! C'est un DEVOIR sacré ! Une RESPONSABILITÉ solennelle ! Un PRIVILÈGE immérité !

Alors, que ferez-vous aujourd'hui ?

Accepterez-vous cette nécessité ? Obéirez-vous à ce mandat ? Assumerez-vous cette responsabilité ?

Regardez votre VIE ! Examinez votre TÉMOIGNAGE ! Évaluez votre OBÉISSANCE !

À qui avez-vous parlé de Christ cette semaine ? Ce mois ? Cette année ? Ou êtes-vous resté SILENCIEUX ? MUET ? IMPRODUCTIF ?

Pensez aux gens autour de vous ! Vos voisins qui ne connaissent PAS Christ ! Vos collègues qui n'ont JAMAIS entendu l'Évangile ! Vos amis qui marchent vers la perdition ! Votre famille qui vit sans Dieu !

La nécessité vous est IMPOSÉE ! Vous ne pouvez PAS dire "je ne savais pas" ! Vous ne pouvez PAS plaider l'ignorance ! Vous CONNAISSEZ l'Évangile ! Vous avez donc la RESPONSABILITÉ de le partager !

Ne cherchez PAS la gloire personnelle ! Ne servez PAS pour la reconnaissance ! Servez parce que l'amour de Christ vous PRESSE ! Parce que les âmes périssent ! Parce que Dieu vous tiendra RESPONSABLE !

Et souvenez-vous : "Malheur à moi si je n'annonce pas l'Évangile !"

Ce ne sont PAS des mots vides ! Ce n'est PAS une exagération ! C'est une RÉALITÉ solennelle ! Le malheur de la désobéissance ! Le malheur de la stérilité ! Le malheur des regrets éternels !

Mais écoutez aussi la BONNE nouvelle ! Quand vous obéissez ! Quand vous annoncez ! Quand vous témoignez ! Il y a la JOIE ! La paix ! La bénédiction ! Le fruit ! L'impact éternel !

Romains 10 :15 s'exclame : "Qu'ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles !"

VOS pieds peuvent être BEAUX aux yeux de Dieu ! VOTRE bouche peut proclamer la bonne nouvelle ! VOTRE vie peut être un témoignage PUISSANT !

Alors LEVEZ-VOUS aujourd'hui ! SORTEZ de votre silence ! BRISEZ les chaînes de la peur ! SURMONTEZ la timidité ! REJETEZ les excuses !

La nécessité vous est imposée ! L'amour vous presse ! La responsabilité vous attend ! Le monde périt ! Christ vous envoie !

Que cette semaine soit DIFFÉRENTE ! Que ce mois marque un TOURNANT ! Que cette année soit celle de votre OBÉISSANCE !

Parlez à ce voisin ! Témoignez à ce collègue ! Partagez avec cet ami ! Priez pour cette famille ! ANNONCEZ l'Évangile !

Ne laissez PAS passer un jour de plus sans avoir témoigné de Christ ! Ne laissez PAS une opportunité s'échapper ! Ne laissez PAS les âmes périr dans votre silence !

Car vous aussi, vous devez dire avec Paul : "La nécessité m'en est imposée, et malheur à moi si je n'annonce pas l'Évangile !"

Que Dieu vous donne le COURAGE de parler ! Qu'Il vous accorde la SAGESSE dans votre témoignage ! Qu'Il vous remplisse de l'AMOUR qui presse ! Qu'Il vous utilise pour amener des âmes à Christ !

Et que votre vie devienne un TÉMOIGNAGE vivant de cette vérité : la nécessité d'annoncer l'Évangile est imposée à TOUS les disciples de Christ !

Allez ! Témoignez ! Annoncez ! Proclamez ! Le monde attend ! Les âmes périssent ! Christ vous envoie !

Et rappelez-vous toujours : "Malheur à moi si je n'annonce pas l'Évangile !"

Qu'il en soit ainsi !

Amen et Amen !

 

 

dimanche 21 décembre 2025

UNE LEÇON A LA CRECHE

 

En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre.  Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.  Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléem, parce qu’il était de la maison et de la famille de David, afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Pendant qu’ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier-né. Elle l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie.  Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux. Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande frayeur. Mais l’ange leur dit : Ne craignez point ; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie : c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez : vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche. Et soudain il se joignit à l’ange une multitude de l’armée céleste, louant Dieu et disant : Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, Et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée !  Lorsque les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent les uns aux autres : Allons jusqu’à Bethléem, et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître. Ils y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. Après l’avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant.

Tous ceux qui les entendirent furent dans l’étonnement de ce que leur disaient les bergers. Marie gardait toutes ces choses, et les repassait dans son cœur. Et les bergers s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé.  LUC 2 : 1-20.

  


UNE LEÇON A LA CRECHE.

 

 Frères et Sœurs bien-aimés,

 

        Le système solaire crée par Dieu et auquel appartient notre planète est incontestablement dynamique.  La terre tourne autour du soleil et réglemente par sa rotation le cycle des jours et des nuits.   Le soir, la lune brille, les étoiles scintillent. Et, elles acceptent plus tard, dans le respect de l'alternance ordonnée par Dieu, que se palissent et disparaissent leurs rayons, aux premières lueurs de l'astre géant, accédant à la présidence de la journée.

       

        Mais comment le savons-nous, et le percevons-nous ?

 

        Oui, le monde est dynamique.  Il ne s'arrête pas.  Tout est entrain de mouvoir autour de nous. 

       

Mais comment le reconnaissons-nous et le comprenons-nous ?

 

        En effet, tout ce qui parvient à nos sens, nous le saisissons, l'observons et l'expérimentons grâce à l'intelligence que Dieu nous a donnée, grâce aux connaissances acquises.  Par elles, les connaissances, des philosophes ont émis nombre d'idées nouvelles ; par elles, des historiens et chercheurs ont recueilli et analysé, des grands faits de l’histoire ;

Par elles, des savants ont inventé des appareils sophistiqués ; par elles, nous nous informons ; par elles nous nous formons.   La connaissance est donc dans une certaine mesure la mère de toute évolution.

 

        En ce 20e siècle, nous vivons dans un monde en pleine extension dans les différents domaines de l’existence.  De multiples exigences, jour après jour, sont faites à l'homme.   On veut tout assujettir, tout avoir, tout explorer.  L'homme veut : dominer son environnement : naturel et culturel ; acquérir des richesses matérielles et économiques ; partir à la conquête des cieux, atmosphérique et sidéral.   Et pour répondre aux demandes variées et inlassables d'ouvertures et d'inventions nouvelles, l'homme doit aussi, faire preuve de dynamisme et acquérir, sine qua non, de plus en plus de connaissances.   Dieu merci, le goût n'en manque pas.  La devise de l'homme semble être : « Plus haut, encore plus haut, toujours plus haut. »

 

        En effet, nous apprécions grandement, tous les efforts déployés, les sacrifices consentis, les heures de solitude qui nous ont valu toute la multiplicité de techniques nouvelles enfantées par les différentes branches de connaissances.   Toute notre sympathie aux savants, aux inventeurs, aux techniciens et professeurs.  Honneur à tous ceux qui, de près ou de loin, ont travaillé aux progrès de l’humanité : Nous leur rendons un public hommage.

 

        Cependant, en dépit de toutes les connaissances acquises, en dépit de toute la variété de connaissances enseignées, en dépit de la marche progressive et époustouflante de la science, nos sens perçoivent, avec non moins de peine, l'effritement de notre société ou les valeurs morales et spirituelles sont misérablement mises au rancart.   Alors, nous nous demandons, si dans l'éventail des cours dispensés dans les écoles primaires et secondaires, si dans le curriculum des grandes universités, les leçons les plus essentielles et élémentaires dont la stricte application révolutionnerait

Le monde, les leçons disons nous, basées sur la grandeur d'âme et l'humilité, le respect et l'amour, le bien public et la paix, bref, les valeurs morales et spirituelles, ont-elles été enseignées ?   Et si elles ont été enseignées, ont-elles été comprises ?  Et si elles ont été comprises, pourquoi la dégradation de notre société, tristement, s'accentue à nos yeux ? Alors nous donnons raison à Albert Einstein qui dans son livre : « Comment Je vois le monde » déclare :" Il y a beaucoup de chaires d'enseignement, mais il y a peu de professeurs sages et généreux. Il y a beaucoup de grands amphithéâtres, mais il y a peu de jeunes gens sincèrement désireux de vérité et de justice ". Il ajoute plus loin : “Il ne suffit pas d'apprendre à l'homme une spécialité.  Car il devient ainsi, une machine utilisable, mais non une personnalité.   Il importe qu'il acquière un sentiment, un sens pratique de ce qui vaut la peine d'être entrepris, de ce qui est beau, de ce qui est moralement droit."

 

        Oui, que de connaissances acquises, mais que de folies enregistrées.  Alors dans cette débâcle, qu'allons-nous faire ?  A quelle école nous instruire, nous former pour que : l'arrogance ne s'intronise plus aux dépens de l’humilité ; la haine n'emprisonne plus l’amour ; et la guerre ne pose jamais plus son veto a la paix ? Y-a-t-il véritablement une école, un livre, un professeur qui enseignerait une leçon nouvelle ?   Si oui, en quel lieu se tient cette école ?  Quel livre recommande-t-on ?  Et qui est cet éminent professeur ?

 

        Frères et Sœurs bien-aimés, nous sommes heureux que vous soyez ici avec nous ce matin et de pouvoir vous rappeler que l'école, c'est l'étable de Bethléem ; le livre : c'est la Bible, les Saintes Écritures, et le professeur, c'est l'enfant Jésus, dont nous célébrons aujourd'hui, le jour ou incarné, Il s'est présente à nous la Noël.  C'est cet enfant, couché dans ses langes qui par les yeux de la foi nous revoyons, admirons, contemplons et adorons ce matin ; c'est Lui le Grand Maître de la plus grande des universités,

En temps et hors de temps.   Toutefois que cela ne vous déplaise puisqu'il plaît à son Dieu, sa première chaire c'est la crèche de Bethleem.  Là, Il reçoit les bergers, les mages, ses premiers élèves qui divinement avertis et conduits par une brillante étoile sont vers Lui, dirigés.   Mais, pas un mot ne tombe de la bouche du professeur, pas une phrase n'est par Lui prononcée.  Alors diriez-vous, Monsieur le prédicateur, quelles leçons a-t-Il enseignées ? Et nous répondons que la première de toutes les leçons, celle qui fait l'objet de notre méditation ce matin, c’est : l’humilité ; l'une des nobles vertus qui caractérisent la personne de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

 

 

1.- HUMILITÉ CARACTÉRISÉE

PAR LA PERSONNE DE L'ENFANT JÉSUS

 

        Bien-aimés, pour certains, l'humilité est la caractéristique d'une personne, dépourvue des grandes richesses intellectuelles et matérielles ; démunie de toute possibilité de se faire une vie décente et acceptable.   Pour d'autres, elle est comme le définit le Petit Robert, le sentiment de faiblesse, d'insuffisance, qui pousse l'homme à s'abaisser volontairement, en réprimant en lui tout mouvement d'orgueil.  Loin de là cette pensée à l'égard de notre Sauveur bien-aimé.  Son humilité‚ doit être perçue et analysée sous le prisme de l'amour et de la compassion.   Rappelons-nous que c'est le ciel qu'Il a traversé, la gloire qu'Il a mise de côté ; la majesté qu'Il S'est dépouillée pour Se revêtir de l'humilité‚ et descendre jusqu'à nous.

 

        Oui, nous reconnaissons le dépouillement que Dieu a consenti, par amour, pour le bien de l'humanité.  Mais, nous reconnaissons aussi qu'Il aurait pu S'enfermer dans les hauteurs inaccessibles des cieux, dans l'immensité de sa grandeur et de sa gloire, et de la étant, décider, programmer et opérer pour le salut de l'homme.

Nous comprenons qu'Il n'aurait pas besoin de naître à la Crèche de Bethléem dans une étable misérable ; qu'Il n'aurait pas besoin de marcher sur une terre maudite, souillée et abîmée par les hommes ; qu'Il n'aurait pas besoin de grandir selon les lois de la nature mille et une fois violées par les expériences et les aventures de l’homme ; et enfin qu'Il n'aurait pas besoin de souffrir les multiples angoisses et mourir sur une croix méprisable et ignominieuse.   Mais non seulement Il veut satisfaire la justice de son Père, Se courber à sa Sainte Volonté, il nous semble, qu'Il ne conçoit pas d'enseignement sans exemple pratique.

 

        Alors, Il entend Se dévoiler, S'exposer à la vue de l'athée comme celle du croyant ; Se laisser reconnaître par le riche comme par le pauvre ; Se montrer dans toute sa grandeur et sa saisissante humilité.   Il entend exprimer son amour par sa présence même, non de façon spirituelle mais physique, non de façon invisible mais visible.  Jésus, loin de penser à sa gloire et sa majesté, loin de penser aux honneurs, adorations et louanges que les anges Lui doivent, Il pense de toute éternité aux habitants de la terre. Alors Il décide de S'y rendre pour proclamer aux captifs la délivrance et ouvrir au monde la voie de la vie meilleure, de l'éternité bienheureuse.   Ah quelle étonnante décision et quel saisissant paradoxe !  Celui pour qui, au ciel c'est la gloire, sur la terre ce sera l'indifférence.   Celui pour qui au ciel, ce sont les honneurs, sur la terre ce sera le mépris. Celui pour qui au ciel c'est la richesse, sur la terre ce sera la pauvreté.  Alors Il dira avec raison : “Les renards ont des tanières, les oiseaux du ciel ont des nids mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa Tête". Mais puisque les hommes sont tourmentés, Dieu décide de venir les visiter. Puisqu'ils sont dans de misérables conditions, Dieu décide de venir les réconforter.   Puisqu'ils sont esclaves de satan, Dieu décide de venir les libérer.  Et cette grande et heureuse initiative, conçue avant même que le ciel et la terre et tout ce qu'ils renferment ne fussent crées,

Cette initiative disons-nous, se concrétisera par son entrée combien glorieuse pour toute l'armée céleste, mais hélas ternie d'éclat aux yeux de beaucoup d'hommes.

  

        Oui, à la Crèche de Bethleem, Il naîtra.  C’est la le premier carrefour du chemin de la Croix. Oui, il faut qu'Il naisse là, non seulement pour sauver ceux qui Le reconnaissent et L'acceptent mais aussi pour donner à l'humanité une leçon d'humilité.   Et l'humilité, comme une tache indélébile marquera toute sa vie, de sa conception au sein de Marie, jusqu'à sa sépulture au tombeau de Joseph d'Arimathée. 

 

II- HUMILITÉ MARQUÉE

DANS LA CONCEPTION DE L'ENFANT JÉSUS 

 

        Frères et Sœurs bien-aimées, que de possibilités s'offrent à notre Dieu pour une entrée triomphale au milieu de nous.  Il aurait pu, du haut des cieux, à grande voix, avertir aux hommes son arrivée prochaine ; et les hommes organiseraient de grandes manifestations pour Le recevoir.   Et si c'était peut-être en ce 20e siècle, des fusées seraient lancées pour aller Le rencontrer.  De grands dignitaires sur les bords d'appareils volants L'escorteraient. Et ici-bas, des arcs de triomphe seraient dressés ; des guirlandes de toutes sortes orneraient les maisons, les rues et les places publiques. Partout des lumières aux couleurs éclatantes brilleraient et au ciel des feux d'artifice étincelleraient.   Mais tel ne sera pas le cas.  Oh oui nous reconnaissons, qu'Il aurait pu, sans aucun avertissement, envahir la terre avec une légion d'anges et les hommes fuiraient, se cacheraient ou se prosterneraient à sa vue. Il aurait pu, du moins, sans l'aide d'aucune femme, Se former à l'instar d'Adam et beaucoup d'hommes L'accepteraient et L'applaudiraient. Mais Il préfère Se former dans les entrailles de Marie, la fiancée de Joseph.  Quelle marque d’humilité ! Celui de qui toutes choses parviennent à l'existence, par qui elles ont été créées, par et pour qui elles subsistent,

Celui qui par la poussière de la terre fit la chair, passe par Marie pour revêtir sa divinité de chair et de sang.   Pourquoi cette préférence ? Étonnante humilité.

 

        Cependant, pour mieux saisir et appréhender son humilité, prenons place aux bords de l'imagination, laissons-nous transporter à Bethleem au temps du Roi Hérode, et là, assistons, du moins en spectateur, au périple de ce jeune couple.   Demanderiez-vous peut être si l'humilité se mêlera de la partie.  Nous vous disons que oui, l'humilité sera constatée lors de l'accouchement de l'enfant Jésus.

 

III- HUMILITÉ CONSTATÉE

 LORS DE L'ACCOUCHEMENT DE L'ENFANT JÉSUS  

 

        Frères et Sœurs bien-aimées, après une longue route, arrivent à Bethléem, Joseph et Marie.   Fatigués et lassés, un repos bien mérité, sûrement les soulagerait et contribuerait au retablissement de leurs membres endoloris.   Mais, en dépit de l'épuisement de leurs forces, ils doivent arpenter les rues de la ville à la recherche d'un hôtel, un caravansérail pour s'héberger, puisque déjà Marie éprouve les premiers symptômes des douleurs de l'enfantement.  

  

        Mais, pas de place, telle est hélas, la réponse de tous les hôteliers à qui ils s'adressent.  Et dans une étable, une pauvre étable, enfin, ils trouvent leur demeure.   La position est critique diriez-vous, mais la situation par dessus tout est contraignante.  Diriez-vous peut être, Joseph n'a-t-il pas de quoi payer un hôtel ?   Cette question n'est pas de mise, car si oui, aucune démarche ne serait par lui entreprise.  Toutefois, la déception, l'angoisse, le chagrin étreignent leurs cœurs. Et tandis que d'un côté Marie, probablement doit se demander : “Le Messie, le Sauveur du monde que je porte en mon sein, doit-Il véritablement naître dans une étable ou des animaux sont parqués ?" De l'autre côté, Joseph doit vraisemblablement repasser dans son cœur les paroles de l'ange avec les éternels "pourquoi" de l'homme.  

Quelle appréhension de la part des parents !  Mais aussi, quelle leçon de la part de l’enfant !

 

        Et là, à la crèche, Marie est en travail.  Comme toutes les mamans, elle souffre, elle gémit.   Et voici l'enfant qui arrive. Il pousse le premier cri annonciateur de son arrivée au monde.   Oui, Il est né. Le Christ est né.

 

        En effet, Frères et Sœurs bien aimes, pouvons-nous saisir la suite des évènements et les discerner ?  Sommes-nous en mesure de comparer, le spectacle glorieux marqué par la brillance de l'étoile qui rayonne dans le ciel, la merveilleuse manifestation de cette cohorte d'anges qui crie en louanges : “Gloire à Dieu dans les lieux très haut et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté", et cette couche misérable ?  Quelle fête dans l'immensité des cieux et quelle humilité dans l'étable de Bethleem.   Alors reviennent les "pourquoi".  Pourquoi cette illumination dans les cieux et le décor modeste de l’étable ?   Pourquoi la crèche ?   Pourquoi les animaux ? Toutefois, l'humilité est enseignée par le comportement même de l'enfant Jésus.  

 

IV.- HUMILITÉ ENSEIGNÉE

PAR L'ABAISSEMENT DE L'ENFANT JÉSUS

  

        En effet, le Seigneur a voulu nous faire comprendre qu'Il partage notre désir d'être grand et célèbre.   D'ailleurs ne nous a-t-Il pas dotés de l’intelligence ?   Ne nous a-t-Il pas crées à son image et à sa ressemblance ?   Le Poète haïtien Etzer Vilaire comprend si bien ce grand vœu de l'homme qu'il déclare dans son recueil "Prédications d'un laïque, tome I.  : « Ce n'est donc pas autre chose que l'appétit même du ciel et de sa perfection, qui nous travaille ainsi, nous tourmente jusqu'a l'exaltation, jusqu'à l'héroïsme, et qui fait d'un nom d'homme, l'héritage de tous, un bienfait public, une bénédiction universelle, une palme pour le monde, une sorte de bannière immatérielle, flottant au regard des esprits et les attirant en avant comme la colonne de feu au dessous de l'arche d'Israël dans ses marches de nuit à travers le désert ».  « L'amour de la gloire lorsqu'il nous porte à un grand objet, est donc plus que légitime : il répond au vœu du Créateur à l'égard des âmes formées à sa ressemblance.  Mais il faut que cette passion reste noble, juste et pure et ne s'égare ni dans les voies qu'elle se fraye, ni dans le but qu'elle nous incite à poursuivre. » Et plus loin, l'auteur ajoute que : “La vraie grandeur est unie à l'humilité et la gloire pure est d'ordre spirituel".

 

        En effet, nous nous réjouissons des talents que Dieu a accordés à un grand nombre de serviteurs : les pasteurs, évangélistes, prédicateurs laïques, les musiciens, maestros, choristes et tous ceux qui, à un titre ou à un autre, travaillent d'arrache pied dans le champ du Seigneur.   Respectivement par leurs conseils, exhortations et sermons, les morceaux de musique et chants religieux, magnifiquement exécutés, les différents services joyeusement accordés, ils nous aident à élever nos âmes vers Dieu, et à jouir des ici-bas, l'avant-gout du ciel.   En vérité, ils sont grands, mais ne le sont heureusement que pour la gloire de Dieu. Nombreux sont ceux en qui le Seigneur allie, l'intellect et le spirituel, le savoir et le faire pour nous faire dons de serviteurs et de servantes adéquatement formés.

 

        Cependant que tous, ils prennent garde.  Le tentateur voudra toujours les faire comprendre qu'ils sont de grandes valeurs, des dignitaires, et des puissants.   Il les invitera à se trôner aux sublimes hauteurs de la gloire et à regarder les autres avec dédain. Alors, en cette saison de Noël, nous souhaitons de tout cœur qu'ils tournent les regards à la crèche de Bethleem, qu'ils apprennent la leçon du Maître, qu'ils pensent à son abaissement et qu'ils Le prennent pour Modèle.  Bien plus, qu'ils permettent au Saint Esprit de Dieu de les dépouiller de tout ce qui pourrait leur nuire et étouffer en eux cette belle et noble vertu chrétienne : L'humilité.

 

        Cette leçon d'humilité, frères et sœurs bien-aimées, elle vise l'humanité entière et partant chacun de nous ici présent ce matin. L'orgueil siège son trône au cœur de l''intelligent comme celui du borné‚ au cœur du riche comme celui du pauvre, au cœur du lettré comme celui de l'analphabète.   Pierre Nicole nous dit : « On peut désirer par amour-propre d'être délivré de l'amour propre, comme l'on peut souhaiter l'humilité par l'orgueil. »   Alors que chacun de nous fasse attention.   Ayons plutôt, comme le recommande l'apôtre Paul aux Philippiens "les mêmes sentiments qui étaient en Jésus-Christ : existant en forme de Dieu n'a point regardé son égalité avec Dieu comme une proie à arracher, mais Il s'est dépouillé Lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes et Il a paru comme un vrai homme. »   Alphonse de CHATEAUBRIANT a raison de dire : « Sois semblable à Dieu est le commandement de l'humilité". 

 

        Frères et Sœurs, nous inspirant des idées de Vercellino rapportées dans une revue Réalités de la foi, reconnaissons que tous, nous devons être humbles.

 

Humbles dans nos victoires, puisque c'est Dieu qui les remporte.   Psaumes 30 : 7-8. 

Humbles dans le service puisque c'est Dieu qui nous conduit.  

Luc 17 :10. 

Humbles dans l'obéissance puisque c'est Dieu qui nous choisit.  

1 Pierre 1 : 2-14.  

Humbles dans nos rapports avec les autres,

Puisqu’ils sont tous nos égaux.

Philippiens 2 :3. 

Humbles dans la recherche de la volonté de Dieu,

Puisque c'est Dieu qui nous l'enseigne.

Psaumes 143 :10. 

Humbles dans la prière,

 Puisque c'est à Dieu que nous nous adressons.  

Luc 18 : 5-14.

 

Humbles dans la foi, puisque c'est vers Dieu que nous regardons.   Math 18 :3. 

 

        En cette saison de Noël, le plus beau cadeau que chacun de nous offrirait à soi-même serait de s'inscrire sans aucun frais à l'école de Jésus, la plus grande des Universités, à se servir quotidiennement de son livre : la Bible, les Saintes Écritures et à écouter toujours l'éminent professeur : Jésus le Grand Dieu, le Modeste Serviteur.

       

        Ainsi, dans la connaissance de la Parole de Dieu, dans la culture de l'humilité, l'année nouvelle sera pour chacun de nous une année de joie, d'amour, de paix et prospère à tous égards.  

 

JOYEUX NOËL A VOUS TOUS

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE

 

Que Dieu vous garde, vous conduise et vous bénisse.

 

 

AMEN. 

Dormay Phalange

1ère Église Baptiste

Port-au-Prince, Haïti

20 Décembre 1992

 

mardi 16 décembre 2025

Le Pardon Conditionnel

 

"Pardonne-nous nos offenses,
Comme nous aussi nous pardonnons
À ceux qui nous ont offensés."

Matthieu 6 :12.

L'Équation Terrifiante.

Le Pardon Conditionnel.

La Dette Impayable.

Le Miroir Implacable.

La Liberté Paradoxale.

Frères et sœurs bien-aimés,

Nous voici devant l'une des vérités les plus REDOUTABLES jamais enseignées par notre Seigneur Jésus-Christ ! Une parole qui expose notre hypocrisie ! Une déclaration qui dévoile notre condition ! Une vérité qui établit un lien INSÉPARABLE entre le pardon que nous recevons et le pardon que nous accordons !

Imaginez la scène : Jésus enseigne à Ses disciples comment prier ! Il leur donne un modèle parfait ! Une prière qui couvre tous les aspects essentiels de notre relation avec Dieu ! Et au cœur de cette prière, Il place cette pétition CRUCIALE : « Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. »

Remarquez-le COMME ! Ce petit mot qui crée une équation terrifiante ! Un parallèle incontournable ! Une condition non négociable ! COMME nous pardonnons, ainsi serons-nous pardonnés ! Dans la MESURE où nous pardonnons, dans cette MÊME mesure nous serons pardonnés !

Saisissez-vous la GRAVITÉ de cette déclaration ? Comprenez-vous le POIDS de cette vérité ? Réalisez-vous les IMPLICATIONS de ces paroles ? Chaque fois que vous priez le Notre Père, vous établissez vous-même la NORME selon laquelle Dieu vous jugera ! Vous fixez vous-même la MESURE de miséricorde que vous recevrez ! Vous déterminez vous-même les LIMITES du pardon divin envers vous !

Pour comprendre cette vérité qui peut transformer radicalement votre vie spirituelle, nous devons explorer trois dimensions essentielles de cette pétition redoutable. Trois révélations qui exposent la nature conditionnelle du pardon. Trois appels qui nous confrontent à notre responsabilité de pardonner comme nous avons été pardonnés.

Pour le message d'aujourd'hui, nous allons tourner autour de trois grands points :

  1. La Dette Insurmontable — Reconnaître l'Ampleur de Nos Offenses.
  2. Le Miroir Impitoyable — Notre Pardon Reflète le Pardon de Dieu.
  3. La Libération Mutuelle — Pardonner pour Être Vraiment Libre.

Parvenons au premier point.

Comprends la Dette — Reconnaître l'Ampleur de Nos Offenses.

Frères et sœurs, écoutez cette première vérité qui doit ébranler votre compréhension du pardon : VOUS ÊTES UN DÉBITEUR INSOLVABLE devant Dieu ! Vous n'avez pas commis quelques petites erreurs pardonnables ! Vous n'avez pas accumulé une dette gérable ! Vous avez contracté une DETTE INFINIE envers un Dieu saint !

« PARDONNE-NOUS NOS OFFENSES ! » — remarquez l'urgence de cette supplication ! Nous ne demandons pas quelque chose d'anodin ! Nous ne sollicitons pas une faveur mineure ! Nous IMPLORONS la miséricorde pour des CRIMES contre la majesté divine ! Pour des RÉBELLIONS contre l'autorité céleste ! Pour des TRAHISONS contre l'amour parfait !

Pourquoi cette supplication ? Pourquoi cette nécessité absolue ? Parce que CHAQUE PÉCHÉ est une offense contre un Dieu infiniment saint ! Pas une simple erreur de jugement ! Pas une faiblesse compréhensible ! UN AFFRONT À SA SAINTETÉ ! UNE VIOLATION DE SA LOI ! UN REJET DE SON AUTORITÉ !

« NE MINIMISE PAS tes péchés ! » — voilà le premier avertissement ! Car comprenez cette vérité écrasante : Si vous ne saisissez pas l'AMPLEUR de votre dette envers Dieu, vous ne comprendrez jamais pourquoi vous devez pardonner aux autres ! Si vous banalisez vos offenses, vous trouverez toujours les offenses des autres IMPARDONNABLES ! Si vous excusez vos fautes, vous condamnerez toujours celles de votre prochain !

Jésus raconte une parabole dévastatrice dans Matthieu 18 ! Un serviteur devait dix mille talents à son maître — une somme ASTRONOMIQUE ! Impossible à rembourser en mille vies ! Le maître, ému de compassion, lui REMET TOUTE SA DETTE ! Quelle grâce ! Quelle miséricorde ! Quelle libération !

Mais ce même serviteur sort et trouve un compagnon qui lui doit cent deniers — une somme DÉRISOIRE comparée à ce qui lui avait été pardonné ! Et que fait-il ? Il le saisit à la gorge ! Il l'étouffe ! Il exige le paiement immédiat ! Il le fait jeter en prison !

Voyez-vous l'ABSURDITÉ ? Comprenez-vous l'HYPOCRISIE ? Saisissez-vous l'INGRATITUDE MONSTRUEUSE de cette attitude ?

L'ampleur de votre dette révèle plusieurs vérités humiliantes :

PREMIÈREMENT, vous avez offensé Dieu INFINIMENT plus que quiconque ne vous a jamais offensé ! La pire chose qu'on vous ait faite n'est RIEN comparée à ce que vos péchés ont fait à Dieu ! L'injustice la plus grande que vous ayez subie est INSIGNIFIANTE face à l'injustice de votre rébellion contre Lui !

DEUXIÈMEMENT, vos offenses ont coûté la VIE du Fils de Dieu ! Ce n'est pas une petite amende que vous avez payée ! Ce n'est pas une tape sur les doigts que vous avez reçue ! Il a fallu le SANG de Jésus-Christ ! Sa MORT sur la croix ! Ses SOUFFRANCES indicibles pour régler votre dette !

TROISIÈMEMENT, vous continuez à offenser Dieu QUOTIDIENNEMENT ! Ce n'est pas une dette que vous avez contractée une fois dans le passé ! C'est une dette que vous AUGMENTEZ chaque jour par vos pensées impures, vos paroles malveillantes, vos actions égoïstes, vos omissions coupables !

« RECONNAIS ta dette MAINTENANT ! » — voilà l'exhortation pressante ! Ne la nie plus ! Ne la minimise plus ! Ne la compare plus favorablement à celle des autres ! Car elle est ÉCRASANTE ! Elle est IMPAYABLE ! Elle est INSURMONTABLE sans la grâce de Dieu !

Frères et sœurs, interrogez-vous aujourd'hui : Avez-vous vraiment saisi l'ampleur de ce qui vous a été pardonné ? Réalisez-vous le poids de la dette qui a été effacée ? Comprenez-vous le prix qui a été payé pour votre libération ?

Car si vous l'aviez vraiment compris, comment pourriez-vous REFUSER de pardonner à celui qui vous a offensé ? Comment pourriez-vous RETENIR votre pardon devant des offenses si MINUSCULES comparées à ce qui vous a été pardonné ?

Quelle tragédie ce serait ! Quel aveuglement ! Quelle ingratitude ! Recevoir un pardon INFINI pour des offenses INFINIES et refuser un pardon LIMITÉ pour des offenses LIMITÉES ! Être libéré d'une dette de DIX MILLE TALENTS et exiger le paiement de CENT DENIERS !

Alors aujourd'hui, OUVREZ vos yeux spirituels ! SAISISSEZ l'ampleur de votre dette ! COMPRENEZ la grandeur du pardon qui vous a été accordé ! Car c'est seulement quand vous mesurez ce qui vous a été pardonné que vous pouvez commencer à pardonner aux autres !

Frères et sœurs bien-aimés, avançons vers cette deuxième dimension TERRIFIANTE de l'enseignement de Jésus ! Car il y a dans cette pétition une CONDITION EXPLICITE qui doit nous faire trembler !

Comprends le Miroir — Notre Pardon Reflète le Pardon de Dieu.

« COMME nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés » — remarquez le COMME ! Ce mot est un MIROIR ! Un REFLET ! Une MESURE ! Il établit une corrélation DIRECTE entre le pardon que vous donnez et le pardon que vous recevez !

« NE DEMANDE PAS ce que tu ne donnes pas ! » — voilà l'avertissement solennel ! Car comprenez cette vérité redoutable : Vous ne pouvez pas prier sincèrement « Pardonne-nous » tout en refusant obstinément de pardonner aux autres ! Vous ne pouvez pas implorer la miséricorde divine tout en exerçant la vengeance humaine ! Vous ne pouvez pas réclamer l'effacement de votre dette tout en exigeant le paiement de celle des autres !

Jésus ne suggère pas ! Il ne propose pas ! Il DÉCLARE avec l'autorité absolue du Fils de Dieu : « Si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses ! » (Matthieu 6 :15)

Quelle déclaration FOUDROYANTE ! Quelle vérité EFFRAYANTE ! Quelle condition NON NÉGOCIABLE ! Le pardon de Dieu envers vous est CONDITIONNÉ par votre pardon envers les autres !

Mais attention ! Ne comprenez pas mal cette vérité ! Ce n'est pas que vous MÉRITEZ le pardon de Dieu en pardonnant aux autres ! Ce n'est pas que vous GAGNEZ Sa grâce par votre miséricorde ! C'est que votre REFUS de pardonner révèle que vous n'avez JAMAIS vraiment compris ni reçu le pardon de Dieu !

Car voyez-vous, celui qui a vraiment été pardonné DEVIENT pardonneur ! Celui qui a vraiment expérimenté la miséricorde divine MANIFESTE la miséricorde humaine ! Celui qui a vraiment été libéré de sa dette LIBÈRE les autres de leurs dettes !

Le miroir de notre pardon révèle plusieurs réalités spirituelles :

PREMIÈREMENT, votre refus de pardonner EXPOSE votre hypocrisie ! Comment osez-vous chanter « Grâce infinie » le dimanche et refuser de pardonner le lundi ? Comment pouvez-vous prêcher l'amour de Dieu et nourrir la haine dans votre cœur ? Comment êtes-vous capables de proclamer la miséricorde divine et exercer la vengeance personnelle ?

DEUXIÈMEMENT, votre mesure de pardon RÉVÈLE votre compréhension de Dieu ! Si vous pardonnez difficilement, c'est que vous n'avez pas saisi la facilité avec laquelle Dieu vous pardonne ! Si vous pardonnez partiellement, c'est que vous ne comprenez pas la totalité du pardon divin ! Si vous pardonnez conditionnellement, c'est que vous ignorez l'inconditionnalité de la grâce !

TROISIÈMEMENT, votre capacité à pardonner DÉMONTRE votre transformation ! Le pardon n'est pas naturel ! La vengeance l'est ! Le ressentiment l'est ! La rancune l'est ! Mais quand Christ habite en vous, vous devenez SURNATURELLEMENT capable de pardonner l'impardonnable !

« PARDONNE comme tu as été pardonné ! » — voilà le commandement libérateur ! Pas selon les mérites de l'offenseur ! Pas selon la gravité de l'offense ! Pas selon les excuses présentées ! Mais selon la MESURE du pardon que vous avez reçu de Dieu !

Car comprenez cette vérité puissante : Si vous attendez que l'offenseur MÉRITE votre pardon, vous ne pardonnerez JAMAIS ! Dieu vous a-t-Il pardonné parce que vous le méritiez ? NON ! Il vous a pardonné alors que vous étiez encore PÉCHEUR ! Alors que vous étiez encore Son ENNEMI ! Alors que vous ne Le cherchiez même PAS !

Regardez Jésus sur la croix ! Les clous transpercent Ses mains ! Les soldats se moquent de Lui ! La foule Le raille ! Et que dit-Il ? « Père, PARDONNE-leur, car ils ne savent ce qu'ils font ! » Il ne dit pas : « Attendons qu'ils se repentent ! » Il ne dit pas : « Voyons s'ils méritent le pardon ! » Il PARDONNE au moment même de l'offense !

Regardez Étienne sous les pierres ! Son corps est meurtri ! Son sang coule ! Il est en train de MOURIR pour sa foi ! Et que crie-t-il ? « Seigneur, ne leur impute pas ce péché ! » Il suit l'exemple de son Maître ! Il pardonne ceux qui le tuent !

Regardez Joseph face à ses frères ! Ils l'avaient vendu comme esclave ! Ils avaient brisé le cœur de leur père ! Ils avaient ruiné sa jeunesse ! Et maintenant ils sont devant lui, tremblants, à sa merci ! Que fait-il ? Il PLEURE ! Il les EMBRASSE ! Il leur dit : « Ce que vous aviez pensé faire pour le mal, Dieu l'a changé en bien ! »

Frères et sœurs, votre pardon est le MIROIR de votre âme ! Il REFLÈTE l'état de votre cœur ! Il RÉVÈLE la profondeur de votre foi ! Il DÉMONTRE la réalité de votre conversion !

Alors aujourd'hui, REGARDEZ dans ce miroir ! EXAMINEZ votre capacité à pardonner ! ÉVALUEZ votre disposition à libérer ceux qui vous ont offensé ! Car ce que vous verrez dans ce miroir vous dira si vous avez vraiment compris le pardon de Dieu !

Ne soyez pas comme ce serviteur impitoyable dont le maître, indigné, le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait payé toute sa dette ! Ne permettez pas à votre refus de pardonner de vous priver du pardon divin !

Enfin, frères et sœurs bien-aimés, nous arrivons à cette troisième dimension GLORIEUSE qui transforme l'obligation en OPPORTUNITÉ ! Car dans l'appel au pardon se cache une LIBÉRATION EXTRAORDINAIRE ! Un AFFRANCHISSEMENT TOTAL ! Une GUÉRISON PROFONDE !

Comprends la Libération — Pardonner pour Être Vraiment Libre.

Écoutez cette vérité qui peut changer votre vie : Quand vous pardonnez, ce n'est pas SEULEMENT l'offenseur qui est libéré — C'EST VOUS ! Quand vous relâchez votre ressentiment, ce n'est pas SEULEMENT l'autre qui est délivré — C'EST VOUS ! Quand vous abandonnez votre rancune, ce n'est pas SEULEMENT votre ennemi qui est affranchi — C'EST VOUS !

« LIBÈRE-toi en libérant l'autre ! » — voilà l'invitation merveilleuse ! Car comprenez cette vérité paradoxale : Le refus de pardonner ne punit pas votre offenseur — il vous EMPRISONNE VOUS ! La rancune ne blesse pas celui qui vous a fait du mal — elle vous RONGE DE L'INTÉRIEUR ! L'amertume ne détruit pas votre ennemi — elle vous DÉVORE L'ÂME !

Voyez-vous, quand vous refusez de pardonner, vous devenez le PRISONNIER de votre offense ! Vous restez ENCHAÎNÉ au passé ! Vous êtes ESCLAVE de votre ressentiment ! Vous vivez dans une CELLULE construite par votre propre amertume !

Mais quand vous pardonnez — oh, quelle LIBÉRATION ! Quelles CHAÎNES qui tombent ! Quels MURS qui s'écroulent ! Vous n'êtes plus défini par ce qui vous a été fait ! Vous n'êtes plus prisonnier de votre passé ! Vous êtes LIBRE de marcher vers l'avenir !

La libération mutuelle du pardon se manifeste de plusieurs manières précieuses :

PREMIÈREMENT, vous êtes libéré de l'AMERTUME ! L'amertume est comme un poison que vous buvez en espérant que l'autre en mourra ! Elle vous consume de l'intérieur ! Elle aigrit votre personnalité ! Elle empoisonne toutes vos relations ! Mais le pardon est l'ANTIDOTE ! Il purifie votre cœur ! Il restaure votre joie ! Il guérit votre âme !

DEUXIÈMEMENT, vous êtes libéré du PASSÉ ! Tant que vous refusez de pardonner, vous êtes COINCÉ dans le moment de l'offense ! Vous la revivez sans cesse ! Vous la ressassez continuellement ! Vous êtes prisonnier d'un événement qui ne CHANGERA JAMAIS ! Mais le pardon BRISE cette chaîne temporelle ! Il vous libère pour AVANCER ! Pour GRANDIR ! Pour VIVRE pleinement le présent !

TROISIÈMEMENT, vous êtes libéré pour AIMER à nouveau ! Le refus de pardonner FERME votre cœur ! Il érige des murs ! Il crée des barrières ! Il vous rend méfiant, cynique, dur ! Mais le pardon ROUVRE votre cœur ! Il abat les murs ! Il restaure votre capacité d'aimer, de faire confiance, de vous donner !

« CHOISIS la liberté du pardon MAINTENANT ! » — voilà l'urgence ! Ne restez plus enfermé dans votre prison de ressentiment ! Ne demeurez plus esclave de votre offense ! Ne continuez plus à porter le fardeau écrasant de la rancune !

Car voyez-vous, le pardon n'est pas une FAIBLESSE — c'est une FORCE ! Ce n'est pas de la NAÏVETÉ — c'est de la SAGESSE ! Ce n'est pas de l'OUBLI — c'est de la LIBÉRATION !

Pardonner ne signifie pas que ce qui s'est passé n'était pas grave ! Pardonner ne signifie pas que vous approuvez l'offense ! Pardonner ne signifie pas que vous devez faire confiance immédiatement à l'offenseur !

Pardonner signifie que vous REFUSEZ de laisser l'offense vous définir ! Que vous CHOISISSEZ de ne plus être prisonnier du passé ! Que vous DÉCIDEZ de confier la justice à Dieu et de marcher dans la liberté !

Frères et sœurs, comprenez-vous l'OPPORTUNITÉ qui vous est offerte ? Saisissez-vous le CADEAU du pardon ? Réalisez-vous que chaque offense est une occasion de RESSEMBLER davantage à Christ ?

Car Jésus n'a pas pardonné par obligation ! Il a pardonné par AMOUR ! Il n'a pas pardonné parce qu'Il y était forcé ! Il a pardonné par CHOIX ! Et dans ce choix, Il a manifesté la gloire de Dieu et a apporté la rédemption au monde !

Alors UTILISEZ votre liberté de pardonner ! EXERCEZ votre pouvoir de libération ! SAISISSEZ votre opportunité de ressembler à Christ ! Car le pardon est le chemin vers la paix intérieure, la guérison émotionnelle, et la restauration spirituelle !

Ne restez plus prisonnier de votre passé ! Ne permettez plus à l'offense de vous voler votre avenir ! Ne laissez plus l'amertume empoisonner votre présent !

Frères et sœurs bien-aimés, la pétition « Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés » n'est pas une simple formule de prière ! Ce n'est pas une phrase à réciter machinalement ! C'est une ÉQUATION SPIRITUELLE ! Une CONDITION DIVINE ! Un PRINCIPE INCONTOURNABLE !

Aujourd'hui, vous êtes confrontés à un choix : Allez-vous SAISIR l'ampleur de votre dette envers Dieu ? Allez-vous REFLÉTER dans votre pardon le pardon que vous avez reçu ? Allez-vous LIBÉRER ceux qui vous ont offensé pour être vous-même libéré ?

Ou allez-vous continuer à minimiser vos propres péchés tout en grossissant ceux des autres ? Allez-vous persister à implorer le pardon de Dieu tout en refusant de pardonner à votre prochain ? Allez-vous rester prisonnier de votre amertume et manquer la liberté glorieuse des enfants de Dieu ?

Car je vous le déclare : VOUS NE POUVEZ PAS recevoir le pardon que vous refusez de donner ! Vous ne pouvez pas expérimenter la miséricorde que vous refusez d'exercer ! Vous ne pouvez pas connaître la liberté du pardon tant que vous maintenez les autres dans les chaînes de votre ressentiment !

Alors LIBÉREZ ceux qui vous ont offensé ! PARDONNEZ comme vous avez été pardonné ! RELÂCHEZ la dette comme votre dette a été effacée ! Car dans ce pardon se trouve votre propre libération !

Qui devez-vous pardonner aujourd'hui ? Quel ressentiment devez-vous abandonner ? Quelle amertume devez-vous déposer au pied de la croix ?

Ne dites pas : « Je ne peux pas ! » Car si Dieu vous a pardonné, Il vous donne aussi la GRÂCE de pardonner ! Ne dites pas : « Ils ne le méritent pas ! » Car vous non plus ne méritiez pas le pardon que vous avez reçu ! Ne dites pas : « C'est trop difficile ! » Car avec Dieu, TOUT est possible !

Que le Seigneur vous accorde la grâce de mesurer votre dette ! Qu'Il vous donne la force de pardonner comme vous avez été pardonné ! Qu'Il vous libère des chaînes du ressentiment pour marcher dans la glorieuse liberté du pardon !

Et que chaque fois que vous priez « Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons », ces paroles ne soient pas une condamnation mais une CÉLÉBRATION de la grâce qui transforme des débiteurs insolvables en dispensateurs généreux du pardon divin !

Ô Seigneur, révèle-nous l'ampleur de notre dette ! Donne-nous la grâce de pardonner ! Libère-nous de l'amertume ! Et fais de nous des reflets de Ta miséricorde infinie !

Qu'il en soit ainsi ! Amen.