Jésus-Christ : le seul Sauveur

...ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5:11-13



dimanche 2 août 2026

LA PRESENCE ETERNELLE

« Reste avec nous, car le soir approche, et le jour est sur son déclin. »

(Luc 24, 29)

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« Voici, Je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. »

(Matthieu 28, 20)

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LA PRÉSENCE NÉCESSAIRE.

LA PRÉSENCE VICTORIEUSE.

LA PRÉSENCE ÉTERNELLE.

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Bien-aimés en Jésus-Christ ; Frères et sœurs dans la foi,

 

Il est un chemin, entre Jérusalem et Emmaüs, que beaucoup d'entre nous ont déjà parcouru sans le savoir. Deux hommes y marchaient, autrefois, le pas lourd et le regard éteint, portant dans leur poitrine le poids d'un tombeau qu'ils avaient cru définitif. Ils avaient espéré. Ils avaient cru que Celui-là allait délivrer Israël. Et voici que le troisième jour se levait sur leurs illusions brisées, sur leurs rêves ensevelis sous une pierre trop lourde à rouler. Le soleil, lentement, déclinait derrière les collines de Judée — et avec lui, semblait-il, toute espérance.

Combien d'entre nous, Aujourd'hui, connaissent cette route-là ? Le chemin où l'on marche sans force, où l'on parle sans se comprendre, où l'on porte un deuil que nul ne devine, une trahison que nul ne soupçonne, une maladie qui ronge en silence, une solitude que les mots ne savent plus dire ? Le soir approche. Le jour est sur son déclin. Et l'âme, comme les disciples sur cette route poussiéreuse, sent la nuit se refermer, lentement, inexorablement, sur ce qui lui restait d'espérance.

Mais voici qu'un Étranger s'approche. Il marche à leurs côtés. Il écoute leur douleur avant de la guérir. Et lorsque le soir tombe, lorsque leurs pieds fatigués atteignent enfin le seuil de leur maison, une supplique jaillit de leur cœur, une supplique qui résonne encore Aujourd'hui à travers les siècles comme le cri le plus universel de l'âme humaine : « Reste avec nous, car le soir approche, et le jour est sur son déclin » (Luc 24, 29). Ce cri, mes bien-aimés, n'est pas de circonstance. Il est de toujours. Car ce que ces deux disciples ont compris sur cette route, c'est que sans Sa présence, même l'auberge la plus sûre demeure un lieu d'exil ; et qu'avec Sa présence, même la nuit la plus noire devient une veillée bénie.

C'est cette double vérité que Nous voulons méditer ensemble Aujourd'hui : pourquoi la présence de Christ nous est-elle si nécessaire, comment devient-elle en Nous une force victorieuse, et en quoi est-elle, enfin, notre espérance éternelle ?

Il en va de même, mes bien-aimés, pour chacun de nous. Nul n'échappe, dans le cours d'une existence, à ces soirs qui tombent plus vite que prévu, à ces jours qui déclinent avant même d'avoir donné tout leur fruit. Le deuil d'un être cher, l'annonce d'une maladie, la trahison d'un ami, la lassitude d'un combat trop long : voilà les mille visages de ce soir qui approche, et devant lesquels toute sagesse humaine se révèle, tôt ou tard, insuffisante.

Voyons d'abord pourquoi cette présence n'est ni un supplément d'âme ni un luxe de dévots, mais la nécessité la plus vitale de notre existence, particulièrement lorsque l'obscurité menace de tout engloutir.

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LA PRÉSENCE NÉCESSAIRE.

- Dans les ténèbres, une lumière -

 

Il faut le dire sans détour : il existe des heures où l'obscurité n'est pas seulement extérieure, mais s'infiltre jusque dans les profondeurs de l'âme. Le psalmiste connaissait cette obscurité lorsqu'il écrivait, non par bravade, mais par expérience vécue : « L'Éternel est ma lumière et mon salut : de qui aurais-je crainte ? » (Psaume 27, 1). Notez bien que David ne nie pas l'existence de la crainte ; il affirme simplement qu'elle n'a plus de pouvoir sur celui dont l'Éternel est devenu la lumière.

Saint Augustin, cet homme qui avait cherché la vérité dans tous les recoins de la philosophie païenne avant de La trouver en Christ, l'a confessé avec une lucidité bouleversante : « Notre cœur est sans repos, tant qu'il ne repose en Toi. » Cette parole, vieille de seize siècles, n'a rien perdu de son actualité : tout cœur humain, quelle que soit l'époque, cherche un lieu de repos que ni la richesse, ni la réussite, ni même la religion ne peuvent offrir — seule la présence de Christ le peut véritablement.

Et c'est précisément ce que Jésus est venu proclamer : « Je suis la lumière du monde ; celui qui Me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8, 12). Remarquez la promesse : non pas l'absence de nuit, mais la présence d'une lumière au cœur même de la nuit. Christ ne Nous promet pas un chemin sans ombre ; Il Se promet Lui-même comme lumière sur le chemin.

- Dans la mort, une vie -

Mais la présence de Christ ne se contente pas d'éclairer nos ténèbres ; elle Nous communique une vie que rien d'autre ne peut donner. Jésus l'a enseigné à Ses disciples avec une image d'une simplicité désarmante : « Demeurez en Moi, et Je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en Moi » (Jean 15, 4-5). Un sarment coupé du cep ne meurt pas immédiatement ; il se dessèche lentement, silencieusement, jusqu'à ce que son inutilité devienne visible à tous. Ainsi en va-t-il de l'âme privée de la présence de Christ.

C'est pourquoi l'apôtre Paul pouvait s'écrier avec une joie non feinte : « Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5, 17). La présence de Christ ne rafistole pas une vieille vie ; elle en crée une nouvelle. Et à ceux qui somnolent encore dans leurs vieilles habitudes, l'Écriture lance cet appel vibrant : « Réveille-toi, toi qui dors, relève-toi d'entre les morts, et Christ t'éclairera » (Éphésiens 5, 14).

Mais cette présence nécessaire ne se limite pas à dissiper nos ténèbres intérieures ; elle Nous arme aussi pour la bataille, et transforme même nos jours d'épreuve en occasions de gloire.

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LA PRÉSENCE VICTORIEUSE.

- Dans le combat, une victoire -

Aucun croyant sincère n'échappe au combat. L'apôtre Paul le savait, lui qui exhortait les Éphésiens en ces termes : « Fortifiez-vous dans le Seigneur, et par Sa force toute-puissante. Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable » (Éphésiens 6, 10-11). Remarquez que l'armure n'est jamais présentée comme une garantie automatique ; elle suppose une présence, un appui, une force qui n'est pas la nôtre. Seuls, Nous sommes vaincus d'avance ; revêtus de Christ, Nous sommes déjà vainqueurs.

C'est pourquoi Jacques Nous donne cette instruction d'une redoutable simplicité : « Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous » (Jacques 4, 7). Ce n'est pas Notre courage qui fait fuir l'ennemi ; c'est notre soumission à Celui dont la présence rend l'ennemi impuissant. Le psalmiste l'avait déjà chanté : « Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse » (Psaume 46, 2).

Corrie ten Boom, cette femme qui avait connu l'horreur des camps de concentration nazis pour avoir caché des Juifs, a pu témoigner, au sortir même de cet abîme d'inhumanité, d'une vérité éprouvée dans sa propre chair : « Il n'y a pas de fond si profond que Christ ne soit encore plus profond. » Voilà le secret de toute victoire spirituelle : non l'absence de combat, mais la présence, au cœur même du combat, de Celui qui a déjà vaincu.

- Dans l'épreuve, une constance -

Mais la présence de Christ ne Nous accompagne pas seulement dans le combat contre l'adversaire ; elle Nous soutient aussi dans les épreuves ordinaires de la vie, celles où aucun ennemi visible n'est en cause, mais où la douleur, la maladie ou le deuil suffisent à ébranler l'âme la plus solide. L'apôtre Paul, qui connut la prison, le naufrage et la faim, pouvait pourtant écrire : « J'ai appris à être content de l'état où je me trouve. Je sais vivre dans l'humiliation, et je sais vivre dans l'abondance… Je puis tout par Celui qui me fortifie » (Philippiens 4, 11-13).

Cette constance n'est pas le fruit d'un tempérament exceptionnel ; elle est le fruit d'une promesse à laquelle Paul s'accrochait fermement : « Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Romains 8, 28). Et lorsque l'épreuve prend le visage même de la mort, le psalmiste chante encore : « Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car Tu es avec moi » (Psaume 23, 4). Remarquez bien : ce n'est pas l'absence de vallée qui est promise, mais la présence d'un compagnon dans la vallée.

Remarquons enfin que cette constance n'est jamais présentée, dans l'Écriture, comme une résignation stoïque. Elle est une joie active, une paix qui déborde même au sein de l'orage. C'est pourquoi le même Paul qui parlait d'apprendre le contentement pouvait, du fond d'une prison, exhorter les Philippiens à se réjouir toujours dans le Seigneur — non parce que les circonstances le méritaient, mais parce que la présence du Seigneur, elle, ne varie jamais.

Et si cette présence Nous accompagne dans les combats et les épreuves d'ici-bas, qu'en est-il de l'heure suprême, celle où tout combat cesse et où le pèlerinage touche enfin à sa fin ?

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LA PRÉSENCE ÉTERNELLE.

- Au seuil de l'éternité -

Vient un jour, pour chacun de nous, où la route s'achève. Jésus le savait, et c'est pourquoi Il a voulu, avant même que ce jour n'arrive, apaiser le cœur de Ses disciples par une promesse d'une tendresse infinie : « Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en Moi… Je vais vous préparer une place. Et, lorsque Je m'en serai allé, et que Je vous aurai préparé une place, Je reviendrai, et Je vous prendrai avec Moi, afin que là où Je suis, vous y soyez aussi » (Jean 14, 1-3). Voilà l'ultime réponse à la supplique d'Emmaüs : Celui qu'on suppliait de rester un soir Se révèle être Celui qui prépare une demeure pour l'éternité.

Michel de Montaigne, ce sage du seizième siècle qui avait longuement médité sur notre condition mortelle, écrivait dans ses Essais une phrase que bien des chrétiens auraient pu signer : « Qui apprend à mourir, désapprend à servir. » Il voulait dire par là que celui qui a fait la paix avec la mort cesse d'en être l'esclave. Or, mes bien-aimés, c'est exactement ce que la présence de Christ accomplit en Nous : elle désarme la mort de sa terreur, car elle Nous assure que ce passage n'est pas une chute dans le néant, mais une entrée dans la présence même de Notre Seigneur.

L'apôtre Paul, au soir de sa vie, dans une geôle romaine, pouvait écrire sans trembler : « Le moment de mon départ approche. J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. Désormais, la couronne de justice m'est réservée » (2 Timothée 4, 6-8). Ce n'est pas l'assurance d'un homme sans crainte naturelle ; c'est l'assurance d'un homme qui a vécu toute sa vie dans la présence de Celui qui ne l'abandonnerait pas à l'heure du grand passage.

- La promesse qui ne faillit jamais -

Et voici, pour finir, la promesse la plus vaste, la plus englobante, celle qui couvre chaque heure d'obscurité, chaque combat, chaque épreuve, chaque joie et jusqu'au dernier souffle : « Voici, Je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde » (Matthieu 28, 20). Tous les jours. Pas seulement les jours de lumière, mais aussi les jours de déclin. Pas seulement les matins triomphants, mais aussi les soirs qui menacent. L'auteur de l'épître aux Hébreux Nous le confirme avec la même force : « Je ne te délaisserai point, et je ne t'abandonnerai point » (Hébreux 13, 5).

Voilà pourquoi le cri des disciples d'Emmaüs n'est pas resté sans réponse, et ne reste jamais sans réponse pour quiconque Le pousse avec sincérité. Dans l'obscurité, Il est notre lumière. Pour renouveler notre vie spirituelle, Il est notre sève. Dans le combat contre l'ennemi, Il est notre victoire. Au milieu des joies comme des souffrances, Il est notre constance. Et jusqu'au dernier souffle, jusque dans l'éternité, Il est la demeure vers laquelle Nous marchons.

Mes bien-aimés, le soir approche peut-être Aujourd'hui dans votre vie. Le jour est peut-être sur son déclin — un déclin de santé, un déclin de force, un déclin d'espérance. Mais la même supplique qui montait des lèvres des disciples d'Emmaüs peut monter des vôtres, et la même réponse qui les a rejoints à leur table les rejoindra jusque dans l'éternité : Reste avec nous, Seigneur, reste avec nous ! Dans les heures d'obscurité, reste avec nous. Pour renouveler notre vie, reste avec nous. Dans nos combats, reste avec nous. Au milieu de nos joies comme de nos souffrances, reste avec nous. Et jusqu'au dernier souffle, reste avec nous — car Toi seul as la promesse de rester à jamais.

Oh ! Qu'il en soit ainsi. Amen et Amen.

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