Jésus-Christ : le seul Sauveur

...ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5:11-13



lundi 3 août 2026

La Puissance Créatrice

Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.

La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme,

Et l'Esprit de Dieu Se mouvait au-dessus des eaux.

(Genèse 1 : 1-2)

LA PRIORITÉ SOUVERAINE.

LA PUISSANCE CRÉATRICE.

LA PRÉSENCE AGISSANTE.

Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Aujourd'hui, nous ouvrons ensemble le livre le plus ancien et pourtant le plus actuel qui soit, la Genèse, ce livre des commencements où Dieu Lui-même pose la première pierre de toute réalité visible et invisible. Avant qu'il n'y ait un seul astre dans le ciel, avant qu'un seul cœur ne batte, avant qu'une seule parole humaine ne soit prononcée, il y avait Dieu. Notre texte de ce jour, tiré de (Genèse 1, 1-2), nous plonge au cœur même de cette réalité insondable : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. »

- Avant Que Rien Ne Fût -

Imaginez, bien-aimés, l'immensité du néant. Pas de lumière, pas de son, pas de mouvement, pas de vie. Un abîme ténébreux, une terre informe et vide, un silence si total qu'aucune oreille humaine n'aurait pu le supporter. C'est dans ce décor apparemment désespéré, dans ce théâtre du chaos absolu, que la Bible choisit d'ouvrir son récit. Pourquoi ? Parce que c'est précisément là, au sein du vide le plus total, que la gloire de Dieu allait éclater avec le plus de force. Le philosophe français Blaise Pascal écrivait : « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie. » Mais ce que Pascal percevait comme une terreur existentielle, l'Écriture le transforme en scène de la souveraineté divine. Car dans ce silence, dans cet abîme, Dieu était déjà là, non comme un spectateur impuissant, mais comme le Maître absolu de l'instant qui allait tout changer.

Beaucoup d'entre nous, aujourd'hui, traversent leur propre « terre informe et vide ». Un mariage brisé, un diagnostic redouté, un rêve avorté, une nuit qui semble ne jamais finir. Vous regardez votre vie et vous n'y voyez que ténèbres à la surface de l'abîme. Mais je viens vous annoncer, aujourd'hui, une bonne nouvelle : là où il y a le chaos, Dieu s'apprête à créer. Là où il y a le vide, Dieu s'apprête à remplir. Là où il y a les ténèbres, Dieu s'apprête à dire : « Que la lumière soit ! » (Genèse 1, 3). Ce texte n'est pas seulement un récit des origines du monde ; c'est un miroir prophétique de ce que Dieu veut faire dans votre vie aujourd'hui même.

Trois vérités jaillissent de ces deux premiers versets, trois piliers qui soutiennent toute la révélation biblique : la priorité souveraine de Dieu, Sa puissance créatrice, et Sa présence agissante. Recevons-les, aujourd'hui, comme une parole vivante adressée à notre condition.

Avant de contempler ce que Dieu fait, arrêtons-nous d'abord sur ce que Dieu est par nature : premier, avant tout, souverain sur tout — voici notre premier point, la priorité souveraine de Dieu.

LA PRIORITÉ SOUVERAINE.

- Dieu Avant Toute Chose -

« Au commencement, Dieu... » Remarquez, bien-aimés, l'ordre des mots. Avant même que le mot « créa » n'apparaisse, avant même que « les cieux » et « la terre » ne soient mentionnés, il y a Dieu. Il n'est pas la conséquence du commencement ; Il en est l'auteur. Il ne surgit pas au sein du temps ; Il précède le temps lui-même. Le Psalmiste confirme cette vérité lorsqu'il déclare : « Avant que les montagnes fussent nées, et que Tu eusses créé la terre et le monde, d'éternité en éternité Tu es Dieu » (Psaume 90, 2). Il n'y a pas eu de moment où Dieu n'était pas. Il n'y a pas eu d'instant où Il a dû attendre, patienter, espérer exister. Il est l'Éternel, le Premier et le Dernier (Ésaïe 44, 6).

Cette priorité de Dieu n'est pas seulement chronologique ; elle est aussi ontologique, c'est-à-dire qu'elle touche à l'essence même de toute existence. Le Nouveau Testament reprend ce thème avec une clarté saisissante lorsque l'apôtre Jean écrit : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par Elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans Elle » (Jean 1, 1-3). Ce que Genèse annonce en germe, Jean le développe en plénitude : Christ Lui-même, la Parole éternelle, était présent avant toute création. L'apôtre Paul renchérit dans son épître aux Colossiens : « Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en Lui » (Colossiens 1, 17).

Frères et sœurs, cette priorité souveraine de Dieu doit transformer la manière dont nous abordons chaque situation de notre existence. Si Dieu était avant toute chose, alors aucune crise que vous traversez aujourd'hui n'a pris Dieu par surprise. Aucun problème ne Lui est étranger, car rien n'existe qui ne soit venu après Lui et par Lui. Vous n'êtes pas les otages d'un univers gouverné par le hasard aveugle. L'astrophysicien et écrivain Hubert Reeves affirmait avec une certaine ironie que « nous sommes des poussières d'étoiles », reconnaissant ainsi, malgré lui, que notre existence même dépend d'une cause antérieure, d'un commencement qui nous dépasse infiniment. Mais là où la science s'arrête à la poussière, la foi remonte jusqu'à la Personne : ce n'est pas le hasard qui précède l'univers, c'est Dieu.

Donner la priorité à Dieu dans notre propre existence, c'est reconnaître que rien ne doit venir avant Lui dans notre cœur, dans nos décisions, dans nos priorités quotidiennes. Jésus Lui-même a résumé cette exigence lorsqu'Il a dit : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu, et toutes ces choses vous seront données par-dessus » (Matthieu 6, 33). Si Dieu est premier dans l'univers, Il doit être premier dans notre vie. Toute idole que nous plaçons avant Lui, tout projet que nous poursuivons sans Lui, toute décision que nous prenons en L'ignorant, revient à inverser l'ordre même de la création. Aujourd'hui, bien-aimés, je vous exhorte à remettre Dieu à Sa juste place : la première.

Après avoir établi la priorité de Dieu sur toute chose, il nous faut maintenant contempler ce que cette priorité produit concrètement : une puissance créatrice sans égale, capable de faire surgir l'univers du néant absolu.

LA PUISSANCE CRÉATRICE.

- La Parole Qui Fait Exister -

« Dieu créa les cieux et la terre. » Le verbe hébreu employé ici, bara, est un verbe exclusivement réservé à l'action divine dans tout l'Ancien Testament ; jamais il n'est utilisé pour désigner une action humaine. Aucun homme, aucun ange, aucune force de la nature ne peut créer à partir de rien. L'homme façonne, transforme, assemble ce qui existe déjà ; Dieu, Lui, crée l'existence elle-même. C'est ce que les théologiens appellent la création ex nihilo, la création à partir de rien. Le Psalmiste chante cette puissance : « Les cieux ont été faits par la parole de l'Éternel, et toute leur armée par le souffle de Sa bouche… Car Il dit, et la chose arrive ; Il ordonne, et elle existe » (Psaume 33, 6.9).

Comprenez-vous la portée de cette vérité, bien-aimés ? Dieu n'a eu besoin d'aucune matière première. Il n'a pas hérité d'un chaos qu'Il aurait simplement organisé ; Il a fait exister ce qui n'existait absolument pas. L'épître aux Hébreux le confirme : « C'est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu'on voit n'a pas été fait de choses visibles » (Hébreux 11, 3). Et l'apôtre Paul décrit le Dieu que nous servons comme Celui qui « appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient » (Romains 4, 17). Voilà la nature même de la puissance créatrice de notre Dieu : Il n'a pas besoin de matériaux pour bâtir ; Sa Parole seule suffit.

L'écrivain Victor Hugo, dans une réflexion sur la grandeur de la création, écrivait : « L'univers est un livre où l'on ne lit jamais que la première page si l'on n'a pas voyagé. » Mais nous, bien-aimés, nous n'avons pas seulement voyagé à travers l'univers ; nous avons rencontré l'Auteur du livre Lui-même. Cette puissance créatrice qui a fait jaillir les galaxies de la parole divine est la même puissance qui agit encore aujourd'hui. Ce n'est pas une puissance du passé, figée dans un lointain commencement ; c'est une puissance présente, active, disponible.

Peut-être que votre vie ressemble, aujourd'hui, à cette terre informe et vide du verset deux. Peut-être que vos rêves gisent en ruine, que votre santé vacille, que votre foyer traverse une tempête. Sachez ceci : le Dieu qui a créé quelque chose à partir de rien peut certainement recréer quelque chose à partir de vos débris. Si Sa Parole a suffi pour faire exister les cieux et la terre, Sa Parole suffit aujourd'hui pour restaurer ce qui semble irrémédiablement perdu dans votre existence. Ne limitez jamais Dieu à ce que vos yeux peuvent voir ou à ce que votre raison peut concevoir, car Il opère au-delà des lois du visible. Il crée là où il n'y a rien à créer avec.

Mais la priorité et la puissance de Dieu, aussi glorieuses soient-elles, resteraient lointaines et abstraites si elles n'étaient accompagnées d'une réalité plus intime encore : la présence agissante de Dieu au cœur même du chaos.

LA PRÉSENCE AGISSANTE.

- L'Esprit Qui Plane Sur Le Chaos -

Relisons attentivement la fin du verset deux : « L'Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. » Le verbe hébreu utilisé ici, rachaph, évoque l'image d'un oiseau qui plane, qui couve, qui veille avec tendresse sur son nid. Ce n'est pas l'image d'un Dieu distant, observant froidement le chaos de loin ; c'est l'image du Dieu présent, penché avec sollicitude sur le désordre, prêt à intervenir avec puissance et amour. Avant même que la lumière ne soit créée, avant que l'ordre ne soit établi, l'Esprit de Dieu était déjà là, présent au sein même du vide et des ténèbres.

Cette vérité traverse toute l'Écriture. Le Psalmiste s'exclame : « Où irais-je loin de Ton Esprit, et où fuirais-je loin de Ta face ? Si je monte aux cieux, Tu y es ; si je me couche au séjour des morts, T'y voilà. Si je prends les ailes de l'aurore, et que j'aille habiter à l'extrémité de la mer, là aussi Ta main me conduira, et Ta droite me saisira » (Psaume 139, 7-10). Et Jésus Lui-même, avant de quitter Ses disciples, leur fit cette promesse inébranlable : « Voici, Je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde » (Matthieu 28, 20). Il ajouta encore : « Je prierai le Père, et Il vous donnera un autre consolateur, afin qu'Il demeure éternellement avec vous » (Jean 14, 16-17).

Le philosophe et écrivain Albert Camus, confronté à l'absurdité apparente de l'existence, écrivait : « Dans la profondeur de l'hiver, j'ai finalement appris qu'il y avait en moi un été invincible. » Camus cherchait, sans le savoir peut-être, cette présence stable au milieu du chaos que seule la présence de l'Esprit de Dieu peut véritablement offrir. Bien-aimés, quel que soit l'abîme que vous traversez aujourd'hui, quelles que soient les ténèbres qui semblent recouvrir votre situation, Dieu n'est pas absent. Il n'est pas distant. Il ne vous a pas abandonnés au chaos. Comme l'Esprit planait au-dessus des eaux primordiales, Il plane aujourd'hui au-dessus de votre situation, prêt à intervenir, prêt à transformer le vide en plénitude, les ténèbres en lumière, le désordre en création nouvelle.

Cette présence n'est pas passive ; elle est agissante. L'Esprit ne se contentait pas d'observer les eaux ; Il se mouvait, Il planait activement en préparation de l'œuvre créatrice à venir. De même, la présence de Dieu dans votre vie n'est jamais statique ; elle travaille, elle prépare, elle œuvre en coulisses, même lorsque vous ne voyez encore aucun résultat visible. Ne confondez jamais le silence apparent de Dieu avec Son absence. Entre le verset deux et le verset trois, entre le chaos et la lumière, il y a l'Esprit qui plane, qui prépare, qui agit. Votre verset trois approche, bien-aimés. Votre lumière approche.

Bien-aimés en Jésus-Christ, ces deux premiers versets de la Genèse, si brefs soient-ils, contiennent toute la théologie dont nous avons besoin pour affronter les tempêtes de notre existence. Ils nous révèlent le Dieu qui précède toute chose et qui n'est donc jamais pris au dépourvu par nos crises ; le Dieu dont la puissance créatrice peut faire surgir l'existence même du néant le plus total ; et le Dieu dont la présence, loin d'être lointaine, plane avec tendresse et détermination au-dessus de chaque abîme de notre vie. La priorité souveraine de Dieu vous assure qu'Il vous a précédés dans votre épreuve. La puissance créatrice de Dieu vous assure qu'Il peut faire surgir un avenir là où vous ne voyez que ruines. Et la présence agissante de Dieu vous assure que vous n'êtes jamais seuls, même au cœur des ténèbres les plus épaisses.

Aujourd'hui, je vous invite à vous approcher de ce Dieu qui était avant le commencement, qui a parlé et qui a créé, et dont l'Esprit continue de planer avec amour au-dessus de chacune de vos situations. Que votre terre informe et vide devienne, par la grâce de Dieu, le théâtre d'une nouvelle création. Que les ténèbres qui recouvrent votre abîme cèdent la place à la lumière glorieuse de Sa Parole. Que Son Esprit, qui plane déjà au-dessus de vous, achève l'œuvre qu'Il a commencée en vous.

Oh ! Qu'il en soit ainsi. Amen et Amen.

 

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