Jésus-Christ : le seul Sauveur

...ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5:11-13



jeudi 1 octobre 2026

LA MEUTE ACHARNÉE

« Car des chiens M’environnent, une bande de scélérats rôdent autour de Moi, ils ont percé Mes mains et Mes pieds. »

Psaume Vingt-deux, le verset Dix-sept.

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LA MEUTE ACHARNÉE.

LES MAINS PERCÉES.

LA VICTOIRE ÉCLATANTE.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Un vendredi. Une colline hors des murs de Jérusalem, que l’on nomme le Crâne. Le ciel s’assombrit, la foule gronde, et au centre de cette scène de cauchemar, un Homme est cloué sur du bois. Des soldats tirent au sort Ses vêtements. Des passants hochent la tête et crachent leurs railleries. Des chefs religieux, ceux-là mêmes qui connaissaient les Écritures par cœur, ricanent devant l’agonie du Fils de Dieu. Autour de la croix, ils sont là, nombreux, hurlants, affamés de Son sang : une meute !

Or, bien-aimés, écoutez ceci, car c’est à vous couper le souffle : ce tableau, un roi l’a écrit mille ans avant qu’il n’arrive. David n’a jamais vu de croix. Ce supplice n’existait pas encore en Israël. Et pourtant, la plume du psalmiste décrit les chiens, la bande de scélérats, les mains et les pieds percés, avec une précision de témoin oculaire. Ce n’est pas de la littérature, c’est de la prophétie ! Ce n’est pas une coïncidence, c’est un décret du Dieu qui connaît la fin dès le commencement !

Aujourd’hui, nous ne venons pas contempler une tragédie perdue dans le passé. Nous venons nous tenir au pied de la croix, regarder les chiens, regarder les mains, et découvrir que ce qui ressemblait à une défaite est la plus grande victoire de tous les siècles.

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Regardons d’abord ceux qui encerclent la croix : la meute acharnée.

LA MEUTE ACHARNÉE.

Des chiens autour du Juste.

Le psalmiste ne dit pas : un chien. Il dit : des chiens. Une meute. Dans l’Orient ancien, les chiens errants ne ressemblaient pas aux compagnons dociles de nos maisons ; c’étaient des bêtes sauvages, affamées, qui rôdaient aux portes des villes, dévorant les charognes et attaquant les faibles. Voilà l’image que David choisit : une horde qui encercle sa proie et resserre l’étau. Plus haut dans le même psaume, il ajoute : « Des taureaux nombreux M’environnent, de puissants taureaux de Basan M’entourent ; ils ouvrent contre Moi leur gueule, semblables au lion qui déchire et rugit. » Psaume Vingt-deux, les versets Treize et Quatorze. Des chiens, des taureaux, des lions : tout le zoo de la haine se rassemble autour d’un seul Agneau !

Qui étaient-ils, ces chiens ? Des soldats brutaux, bien sûr. Des foules versatiles qui, quelques jours plus tôt, criaient : Hosanna, et qui maintenant hurlaient : Crucifie-Le. Des chefs religieux jaloux, qui craignaient de perdre leur place. Et ils lançaient leurs flèches de mots : « Il s’est confié en Dieu ; que Dieu Le délivre maintenant, s’Il L’aime ! » Matthieu Vingt-sept, le verset Quarante-trois. Remarquez l’ironie tragique : ils reprenaient presque mot pour mot le psaume qu’ils accomplissaient sans le savoir !

Les Romains disaient : « L’homme est un loup pour l’homme. » Plaute l’avait écrit, et jamais cette sentence n’a été plus vraie qu’au Calvaire. Quand l’humanité rencontre la sainteté parfaite, elle ne l’adore pas d’abord : elle la cloue.

Un adversaire derrière la meute.

Mais ne nous y trompons pas, bien-aimés : derrière les chiens à deux pattes, il y avait un ennemi plus ancien. « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres. » Éphésiens Six, le verset Douze. Satan, le lion rugissant, tournait autour de la croix en pensant tenir sa victoire. Pierre l’a dit : « Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. » Un Pierre Cinq, le verset Huit. Il rôdait, comme la bande de scélérats autour du Christ. Il rôde encore autour de vos foyers, de vos pensées, de votre foi.

Et pourtant, au milieu de cette meute, quelle est la réaction de la victime ? Pas un cri de vengeance. Pas une malédiction. Écoutez : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » Luc Vingt-trois, le verset Trente-quatre. Quel Roi ! Il est entouré de chiens, et Il prie pour eux. Il est cloué par des assassins, et Il plaide leur cause devant le trône du Père. Les clous entrent dans Sa chair, et le pardon sort de Ses lèvres !

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Mais regardons maintenant au centre de la scène : les mains et les pieds percés.

LES MAINS PERCÉES.

Des mains faites pour bénir.

Ils ont percé Ses mains et Ses pieds. Arrêtons-nous sur ces mains, bien-aimés. Ce sont les mains qui ont touché le lépreux que personne n’osait approcher. Ce sont les mains qui ont béni les petits enfants que les disciples voulaient chasser. Ce sont les mains qui ont rompu le pain pour cinq mille hommes, qui ont relevé la fille de Jaïrus, qui ont rendu la vue à l’aveugle. Ces mains n’ont jamais frappé, jamais volé, jamais menti. Et voilà que des clous de fer les traversent !

Et les pieds ! Ces pieds qui ont marché sur les routes de Galilée pour chercher la brebis perdue ; ces pieds qui ont foulé les eaux déchaînées ; ces pieds que la pécheresse a baignés de ses larmes. Les voilà cloués, immobiles, sur un bois maudit. Cicéron, le plus grand orateur de Rome, qualifiait la crucifixion de « le plus cruel et le plus horrible des supplices », dans ses discours contre Verrès, et il refusait que le mot même de croix approche les oreilles d’un citoyen romain. Voilà ce que le Fils de Dieu a choisi d’endurer pour vous.

Mais comprenez bien : personne n’a arraché ces mains à Jésus. Il les a offertes. « Personne ne Me l’ôte, mais Je la donne de Moi-même. » Jean Dix, le verset Dix-huit. Celui qui commande aux tempêtes ne pouvait-Il pas descendre de la croix ? Ce ne sont pas les clous qui L’ont retenu ; c’est l’amour !

Des clous qui fixent notre dette.

Que s’est-il passé, sur ce bois ? Paul répond : « Il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et Il l’a détruit en le clouant à la croix. » Colossiens Deux, le verset Quatorze. Comprenez-vous ? Ce que les clous ont fixé au bois, ce n’était pas seulement Ses mains ; c’était votre dette, votre condamnation, votre acte d’accusation ! Chaque coup de marteau a retenti comme un verdict d’acquittement pour le pécheur repentant.

Pierre le confirme : « Lui qui a porté Lui-même nos péchés en Son corps sur le bois, afin que, morts au péché, nous vivions pour la justice. » Un Pierre Deux, le verset Vingt-quatre. Et le Seigneur ne l’oubliera jamais : « Voici, Je t’ai gravée sur Mes mains. » Ésaïe Quarante-neuf, le verset Seize. Gravée ! Votre nom n’est pas écrit sur un papier qui brûle, mais gravé dans la chair d’un Dieu qui a saigné. Après la résurrection, Il montre ces cicatrices à Thomas : « Avance ici ton doigt, et regarde Mes mains. » Jean Vingt, le verset Vingt-sept. Le Ressuscité garde Ses cicatrices comme un sceau éternel de Son amour, pour que nous n’oubliions jamais le prix payé.

Dietrich Bonhoeffer, pasteur exécuté pour sa fidélité, écrivait dans Le Prix de la grâce : « Quand le Christ appelle un homme, Il l’invite à venir et à mourir. » Les mains percées ne nous appellent pas à un christianisme confortable, mais à un abandon total : Il a tout donné, et Il attend de nous un cœur qui se donne !

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Mais ce psaume ne s’arrête pas aux clous : contemplons enfin la victoire éclatante.

LA VICTOIRE ÉCLATANTE.

Le cri qui change tout.

Le Psaume Vingt-deux commence par un cri d’abandon, celui que Jésus a repris sur la croix : Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi M’as-Tu abandonné ? Mais bien-aimés, ce psaume ne finit pas dans les larmes ; il finit dans les cantiques ! La victime devient le vainqueur ; le crucifié devient le Roi dont le règne s’étend jusqu’aux extrémités de la terre. Et quand Jésus lance Son dernier cri, ce n’est pas un soupir de défaite, c’est un cri de triomphe : « Tout est accompli. » Jean Dix-neuf, le verset Trente. Ce mot appartenait au monde du commerce : on l’employait pour dire qu’une dette était soldée. Payé en entier, bien-aimés ! Plus un centime à rembourser !

À cet instant, le ciel répond : « Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas. » Matthieu Vingt-sept, le verset Cinquante et un. Cette main invisible venue d’en haut a ouvert le chemin vers le Lieu très saint. Plus de barrière, plus de rideau, plus d’intermédiaire : la route est libre vers le trône de la grâce !

Les chiens ont perdu.

Où sont-ils, aujourd’hui, les chiens de Golgotha ? Où est la bande de scélérats ? Personne ne se souvient de leurs noms ! Mais le nom de Jésus est prononcé dans toutes les langues, chanté sur tous les continents, adoré dans les cathédrales comme dans les cases de brousse. Le matin de Pâques, l’ange déclare : « Il n’est point ici ; Il est ressuscité, comme Il l’avait dit. » Matthieu Vingt-huit, le verset Six. Le tombeau est vide, bien-aimés ! La mort a mordu, et elle s’est brisé les dents : « Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton aiguillon ? » Un Corinthiens Quinze, le verset Cinquante-cinq.

L’auteur de l’épître aux Hébreux nous exhorte à garder les yeux fixés sur Jésus, « qui, en vue de la joie qui Lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et S’est assis à la droite du trône de Dieu ». Hébreux Douze, le verset Deux. Voyez-vous ? La joie était devant Lui ; la croix n’était qu’un passage. Et vous qui êtes encerclés par des chiens, vous qui traversez la vallée, souvenez-vous : « Dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés. » Romains Huit, le verset Trente-sept.

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Un appel à ceux qui sont encerclés.

Peut-être, aujourd’hui, vous sentez-vous entouré. Une meute de soucis vous cerne : la maladie, le deuil, les dettes, la trahison d’un proche, la solitude. Vous avez l’impression que les chiens rôdent autour de vous et que Dieu se tait. Souvenez-vous que le Fils de Dieu est passé par là avant vous. Il connaît le goût de l’encerclement. Il connaît le poids de l’abandon. Et parce qu’Il l’a traversé, Il peut vous en sortir !

Et peut-être êtes-vous, sans le savoir, du côté de la meute : indifférent, endurci, repoussant la croix. Aujourd’hui, les mains percées sont encore tendues vers vous. Elles ne sont pas levées pour frapper ; elles sont ouvertes pour recevoir. Venez comme vous êtes. Celui que vous avez percé de vos péchés est prêt à vous pardonner.

Que Celui qui a porté les clous pour vous, vous donne la force de porter votre croix avec foi.

Qu’il en soit ainsi. Amen et Amen.