LA GRANDE COMMISSION DU CHRIST.
« Tout pouvoir M’a été donné dans le ciel et sur
la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au
nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce
que Je vous ai prescrit. Et voici, Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la
fin du monde. »
Évangile selon Matthieu, chapitre vingt-huit,
versets dix-huit à vingt.
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LA MISSION SUPRÊME.
LA FORMATION FIDÈLE.
LA PRÉSENCE ÉTERNELLE.
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Bien-aimés
en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,
Il y a des heures dans l’histoire où le silence devient une tragédie. Il y
a des moments où ne rien dire, ne rien faire, ne rien transmettre revient à
abandonner des vies dans l’obscurité. Imaginez une ville ravagée par un
incendie. Les flammes dévorent les maisons. Les familles cherchent une issue.
Des enfants appellent au secours. Et quelqu’un, qui connaît le chemin du
refuge, décide de garder le silence. Quelle terrible responsabilité ! Il sait
où se trouve la sortie, mais il ne parle pas. Il connaît le danger, mais il ne
donne aucun avertissement.
Bien-aimés, notre monde brûle aussi. Non pas seulement sous les flammes
visibles des guerres, des injustices et des violences, mais sous les flammes
invisibles du péché, du désespoir, de l’indifférence et de l’éloignement de
Dieu. Des hommes sourient extérieurement, mais pleurent intérieurement. Des
familles vivent sous le même toit, mais leurs cœurs sont séparés. Des jeunes
cherchent un sens à leur existence. Des âmes avancent sans connaître le chemin
de la vie éternelle.
Et voici que le Christ ressuscité se tient devant Ses disciples. Il ne leur
remet pas un programme de divertissement. Il ne leur confie pas une simple
tradition religieuse. Il leur donne une mission qui traverse les frontières,
les générations et les siècles. Il déclare : « Allez, faites de toutes les
nations des disciples. » Ce commandement n’est pas réservé à quelques
spécialistes. Il révèle la vocation de toute l’Église. L’Église n’existe pas
pour se contempler elle-même ; elle existe pour glorifier Dieu et faire
connaître Jésus-Christ.
La question n’est donc pas seulement : Sommes-nous présents dans une église
? La question est : Sommes-nous engagés dans la mission du Seigneur ?
Avons-nous compris pourquoi nous avons reçu la grâce ? Avons-nous compris
pourquoi nous avons entendu l’Évangile ? Nous avons été appelés afin de
devenir, à notre tour, des témoins de la puissance de Dieu
Parlons premièrement d’un ordre qui ne peut être ignoré. La mission suprême. Oui,
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LA MISSION SUPRÊME.
Jésus commence par établir Son autorité : « Toute autorité M’a été donnée
dans le ciel et sur la terre. » Voilà le fondement de la mission ! Celui qui
envoie l’Église n’est pas un chef humain limité par les circonstances. Il est
le Seigneur ressuscité. La croix n’a pas été Sa défaite. Le tombeau n’a pas été
Sa prison. La mort n’a pas pu Le retenir. Il est vivant, victorieux et
souverain !
Parce que Son autorité est universelle, Son appel est universel. Il dit : «
Allez. » Ce mot est court, mais il porte une responsabilité immense. Allez vers
ceux qui ne connaissent pas la Parole. Allez vers ceux qui ont abandonné
l’espérance. Allez vers ceux qui sont blessés par la vie. Allez vers ceux qui
se croient trop loin de Dieu. Allez dans les maisons, dans les rues, dans les
quartiers, dans les villes et jusque dans les nations.
La mission chrétienne ne consiste pas à attendre que tout le monde vienne à
nous. Elle nous pousse à sortir de notre confort. Elle nous appelle à franchir
les barrières de la langue, de la culture, de l’âge et de la condition sociale.
Le Samaritain de la parabole n’a pas demandé si l’homme blessé appartenait à
son cercle. Il s’est approché, il a vu, il a été ému et il a agi. La compassion
véritable se met en mouvement.
Le prophète Ésaïe entendait déjà cet appel : « Qui enverrai-je, et qui
marchera pour nous ? » Ésaïe, chapitre six, verset huit. Et il répondit : « Me
voici, envoie-moi. » L’Église a besoin de cette disponibilité. Pas seulement de
voix qui chantent, mais de cœurs qui obéissent. Pas seulement de personnes qui
connaissent les paroles de la foi, mais de disciples qui acceptent d’en porter
le témoignage.
Antoine de Saint-Exupéry écrit dans Le Petit Prince : « On ne voit bien
qu’avec le cœur. » Cette parole littéraire nous rappelle que la mission exige
un regard qui dépasse les apparences. Derrière un visage fermé, il peut y avoir
une blessure. Derrière une attitude hostile, une histoire douloureuse. Derrière
une personne oubliée, une âme précieuse aux yeux de Dieu. Demandons au Seigneur
de nous donner Ses yeux pour regarder, Son amour pour accueillir et Son courage
pour annoncer.
Mais annoncer l’Évangile ne signifie pas imposer la foi par la force. Le
Christ appelle, invite, convainc par Sa Parole et par l’action du Saint-Esprit.
Notre responsabilité est de témoigner fidèlement ; la conversion appartient à
Dieu. Paul déclare : « Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu
exhortait par nous. » Deux Corinthiens, chapitre cinq, verset vingt. Un
ambassadeur ne parle pas en son propre nom. Il représente celui qui l’a envoyé.
Que nos paroles, nos choix et notre conduite représentent dignement notre
Seigneur !
La mission est suprême parce que les âmes ont une
valeur éternelle. Les bâtiments peuvent être reconstruits. Les programmes
peuvent être remplacés. Les institutions peuvent changer. Mais l’appel de
Christ demeure. Aujourd’hui, le Seigneur nous demande : Qui ira ? Qui parlera ?
Qui priera ? Qui accompagnera celui qui cherche ? Qui tendra la main à celui
qui tombe ? Que personne ne réponde : Ce n’est pas mon affaire !
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Après l’appel à aller vers les
nations, le Seigneur nous montre que la mission ne s’arrête pas à une première
rencontre : elle conduit à former des vies enracinées dans Sa Parole ; Des disciples, et non de simples
auditeurs.
Parlons deuxièmement de la formation fidèle. Oui,
LA FORMATION FIDÈLE.
Jésus ne dit pas seulement : « Faites des convertis » ou « rassemblez des
foules ». Il dit : « Faites de toutes les nations des disciples. » Le disciple
est celui qui apprend du Maître, qui reçoit Sa Parole, qui marche à Sa suite et
qui accepte d’être transformé. Il ne se contente pas d’entendre un message le
dimanche ; il cherche à vivre la vérité chaque jour.
Une foule peut être impressionnée par un miracle et repartir sans
changement profond. Un disciple, lui, demeure auprès de Jésus lorsque le chemin
devient difficile. Une foule peut applaudir une prédication ; un disciple
laisse la Parole examiner ses pensées, corriger ses habitudes et renouveler ses
décisions. Une foule peut rechercher les bénédictions ; un disciple recherche
aussi la volonté du Seigneur.
Le Christ précise deux dimensions essentielles : le baptême et
l’enseignement. Le baptême au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit manifeste
publiquement l’appartenance au Dieu vivant. Il témoigne d’une nouvelle identité
et d’un engagement envers le Seigneur. Il ne doit pas être réduit à une
cérémonie sans conviction. Il accompagne une démarche de foi et rappelle que le
croyant est appelé à vivre dans une relation nouvelle avec Dieu.
Ensuite, Jésus commande d’enseigner à observer tout ce qu’Il a prescrit.
Remarquons bien : Il ne s’agit pas seulement d’enseigner à connaître, mais
d’enseigner à observer. La connaissance biblique est précieuse, mais elle doit
produire l’obéissance. On peut réciter des versets et refuser de pardonner. On
peut parler de l’amour et entretenir la haine. On peut proclamer la sainteté et
protéger secrètement le péché. Mais la Parole de Dieu nous appelle à une foi
qui devient visible dans la vie.
Jacques nous avertit : « Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez
pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. »
Jacques, chapitre un, verset vingt-deux. Voilà le défi ! Que notre foi sorte de
nos lèvres pour entrer dans nos foyers. Que notre amour se manifeste dans nos
relations. Que notre intégrité se voie dans notre travail. Que notre pardon
témoigne de la grâce reçue.
La formation des disciples demande du temps. On ne construit pas une vie
spirituelle solide en un jour. Il faut enseigner, reprendre avec amour,
encourager, prier, écouter et accompagner. Les parents doivent transmettre la
foi à leurs enfants. Les responsables doivent prendre soin des personnes
confiées à leur ministère. Les croyants mûrs doivent soutenir ceux qui
commencent leur marche. Paul dit à Timothée : « Ce que tu as entendu de moi en
présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient
capables de l’enseigner aussi à d’autres. » Deux Timothée, chapitre deux,
verset deux.
Voilà une chaîne de transmission spirituelle : recevoir, vivre,
transmettre. La foi ne doit pas mourir dans notre génération. Elle doit être
annoncée à nos enfants, à nos petits-enfants et à ceux que Dieu place sur notre
chemin. Nelson Mandela a déclaré : « L’éducation est l’arme la plus puissante
qu’on puisse utiliser pour changer le monde. » Dans le domaine spirituel,
l’enseignement fidèle de la Parole forme des consciences, éclaire les choix et
prépare des vies à servir Dieu.
L’Église doit donc veiller à la profondeur de son enseignement. Nous ne
voulons pas seulement des bancs remplis ; nous voulons des vies transformées.
Nous ne voulons pas seulement des auditeurs enthousiastes ; nous voulons des
disciples persévérants. Nous ne voulons pas seulement des paroles religieuses ;
nous voulons le fruit de l’Esprit : l’amour, la joie, la paix, la patience, la
bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi.
Galates, chapitre cinq, versets vingt-deux et vingt-trois.
Frères et sœurs, examinons-nous ! Notre manière de parler ressemble-t-elle
à celle de Christ ? Notre manière de traiter les autres honore-t-elle Son nom ?
Nos décisions sont-elles soumises à Sa Parole ? La mission ne sera crédible que
si le message que nous annonçons prend forme dans notre propre existence.
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Mais qui peut accomplir une mission
aussi vaste et former des disciples dans un monde si difficile ? Jésus termine
par une promesse qui soutient chaque pas de l’Église : Sa présence ne nous
abandonnera jamais : une promesse
plus forte que les obstacles.
Parlons enfin de la présence éternelle. Oui,
LA PRÉSENCE ÉTERNELLE.
La dernière parole de Jésus est une source inépuisable de courage : « Et
voici, Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » Le Seigneur
ne nous envoie pas seuls. Il ne nous demande pas d’accomplir Sa volonté en nous
appuyant uniquement sur nos capacités. Il promet Sa présence. Quelle assurance
! Quelle consolation ! Quelle puissance pour l’Église !
Il y aura des jours de joie, mais aussi des jours de larmes. Il y aura des
portes ouvertes, mais aussi des portes fermées. Certains accueilleront
l’Évangile avec reconnaissance ; d’autres le rejetteront. Certains comprendront
notre démarche ; d’autres la critiqueront. Mais la mission ne dépend pas de
l’approbation des hommes. Elle repose sur l’autorité du Christ et sur Sa
présence fidèle.
Lorsque Moïse devait conduire le peuple, il connaissait ses limites. Il ne
voulait pas avancer sans Dieu. Il pria : « Si Tu ne marches pas Toi-même avec
nous, ne nous fais point partir d’ici. » Exode, chapitre trente-trois, verset
quinze. Il avait compris que la présence de Dieu était plus importante que la
facilité du voyage. Nous pouvons avoir des moyens, des talents, des plans et
des ressources ; sans le Seigneur, nous ne pouvons rien faire qui porte un
fruit éternel.
Jésus avait déjà enseigné à Ses disciples : « Sans Moi vous ne pouvez rien
faire. » Évangile selon Jean, chapitre quinze, verset cinq. Cette parole ne
nous condamne pas à l’inaction ; elle nous appelle à dépendre de Lui. Prions
avant de parler. Cherchons Sa direction avant de décider. Demandons la
puissance du Saint-Esprit avant d’entreprendre. Puis avançons avec foi, sachant
que Dieu agit au-delà de ce que nos yeux peuvent voir.
La promesse dit : « tous les jours ». Pas seulement les jours de culte. Pas
seulement les jours où nous nous sentons forts. Pas seulement les jours où les
résultats sont visibles. Tous les jours ! Dans la maison, au travail, à
l’hôpital, sur la route, dans les moments de solitude et dans les heures de
combat. Sa présence accompagne le croyant fidèle.
Le psalmiste proclame : « Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la
mort, je ne crains aucun mal, car Tu es avec moi. » Psaume vingt-trois, verset
quatre. La présence de Dieu ne signifie pas l’absence de vallée. Elle signifie
que la vallée ne sera jamais un lieu où nous sommes abandonnés. Le Seigneur
marche avec les Siens.
Et cette présence s’étend « jusqu’à la fin du monde ». La mission de
l’Église se poursuit dans l’attente du retour de Christ. Les générations
passent, les empires s’élèvent et disparaissent, les circonstances changent,
mais la Parole du Seigneur demeure. Victor Hugo écrivait : « Ceux qui vivent,
ce sont ceux qui luttent. » Cette formule littéraire peut nous rappeler que la
foi chrétienne n’est pas une résignation passive : elle est une marche
persévérante, nourrie par l’espérance et soutenue par le Seigneur.
Paul, au milieu de ses combats, pouvait affirmer : « Je puis tout par Celui
qui me fortifie. » Philippiens, chapitre quatre, verset treize. Notre force ne
vient pas de l’orgueil humain. Elle vient de Christ. Quand nos ressources
diminuent, Sa grâce demeure. Quand notre courage vacille, Sa Parole nous
relève. Quand nous ne savons plus quoi dire, Son Esprit nous aide à prier.
Alors, Église du Seigneur, levons-nous ! Ne laissons pas la peur étouffer
notre témoignage. Ne laissons pas la routine remplacer notre passion. Ne
laissons pas les querelles détourner notre énergie de la mission. Le monde n’a
pas besoin d’une Église qui se contente de parler d’elle-même ; il a besoin de
témoins qui annoncent Jésus-Christ, qui aiment véritablement et qui vivent
selon l’Évangile.
Que les familles deviennent des lieux de prière et de transmission. Que les
jeunes découvrent qu’ils ont une place dans l’œuvre de Dieu. Que les anciens
encouragent les générations nouvelles. Que les responsables servent avec
humilité. Que chaque croyant comprenne qu’il peut être un instrument entre les
mains du Seigneur. La mission est grande, mais Celui qui nous envoie est plus
grand que tous les obstacles.
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UN APPEL À L’ENGAGEMENT.
Bien-aimés, le Christ nous a donné une mission suprême, un enseignement
fidèle à transmettre et une promesse éternelle pour nous soutenir. Il nous
appelle à aller, à faire des disciples et à enseigner. Il nous appelle à ne pas
confondre l’activité religieuse avec l’obéissance véritable. Il nous appelle à
être une Église en mouvement, une Église qui forme, une Église qui persévère.
Aujourd’hui, chacun doit répondre devant Dieu. Si tu n’as jamais remis ta
vie à Jésus-Christ, viens à Lui avec foi. Il pardonne, Il restaure et Il donne
une vie nouvelle. Si tu as reçu le salut, ne garde pas cette grâce pour toi
seul. Pense à une personne pour laquelle tu peux prier. Pense à une personne à
qui tu peux parler de Jésus. Pense à quelqu’un que tu peux accompagner dans la
foi. Commence là où Dieu t’a placé.
Et lorsque tu te sentiras faible, rappelle-toi Sa promesse : « Je suis avec
vous tous les jours. » Lorsque la route sera longue, Il sera avec toi. Lorsque
les portes sembleront fermées, Il sera avec toi. Lorsque tu annonceras Sa
Parole avec fidélité, Il sera avec toi. Le Seigneur de la moisson n’abandonne
pas Ses ouvriers.
Que notre réponse soit celle d’une Église consacrée : Seigneur, nous voici
! Envoie-nous vers ceux qui ont besoin de Ton amour. Apprends-nous à former des
disciples fidèles. Remplis-nous de Ton Saint-Esprit. Garde-nous dans Ta Parole.
Et que toute gloire revienne à Jésus-Christ, notre Sauveur, notre Maître et
notre Seigneur !
Qu'il en soit ainsi. Amen et Amen.
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