Jésus-Christ : le seul Sauveur

...ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5:11-13



mercredi 7 octobre 2026

Une Demeure Secrete

« Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut

Repose à l’ombre du Tout-Puissant. »

Psaumes Quatre-vingt-onze, le verset Un.

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UNE DEMEURE SECRÈTE.

UNE OMBRE PUISSANTE.

UNE PROMESSE CERTAINE.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Il est des nuits où le ciel semble s’effondrer. Le téléphone sonne à l’heure où personne n’appelle, et une voix tremblante annonce l’inconcevable : un diagnostic, un licenciement, un deuil, une trahison. En quelques secondes, la maison qu’on croyait solide se fissure, les certitudes s’écroulent, et l’âme, nue et grelottante, cherche désespérément un endroit où se cacher. Frères et sœurs, ne le nions pas : nous vivons sous un ciel d’orages.

Le monde nous vend mille abris : l’argent, la réputation, le diplôme, les relations, la santé de fer. Mais lorsque la tempête éclate, ces murs de carton s’envolent comme des feuilles mortes. Blaise Pascal, dans ses Pensées, a diagnostiqué le mal avec une précision chirurgicale : « Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. » Quelle sentence ! L’homme court, s’agite, s’épuise, parce qu’il n’a pas trouvé la demeure où son âme peut enfin reposer.

Or, dans l’un des plus beaux psaumes de l’Écriture, un poète inspiré brise le silence de l’angoisse et déclare qu’il existe un abri que nulle tempête ne peut renverser. Ce psaume a traversé les guerres, les famines, les persécutions et les épidémies. Il a été murmuré dans les cachots, chanté dans les catacombes, soufflé sur les lits de mort. Et aujourd’hui, par la grâce de Dieu, il vient frapper à la porte de votre cœur : « Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut repose à l’ombre du Tout-Puissant. » Trois vérités nous attendent : une demeure, une ombre et une promesse.

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Pour être protégé, il faut d’abord habiter ; voici le premier point : la demeure secrète.

UNE DEMEURE SECRÈTE.

Un abri qui se trouve dans l’intimité.

Remarquez le verbe : « Celui qui demeure ». Le psalmiste ne dit pas : celui qui passe, celui qui visite, celui qui vient les jours de fête. Il dit : celui qui demeure. Dieu n’offre pas un hôtel de passage, Il offre une maison. Le mot hébreu que notre Bible traduit par « abri » évoque un lieu secret, une cachette, un sanctuaire dérobé aux regards de l’ennemi. Autrement dit, la protection de Dieu ne s’obtient pas dans la foule, elle se trouve dans l’intimité.

Jésus l’a confirmé dans l’Évangile : « Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. » Jean Quinze, le verset Quatre. Le sarment ne s’accroche pas au cep par intermittence ; il y est greffé, il y puise sa sève, il y respire. Et l’apôtre Paul ajoute cette merveille : « votre vie est cachée avec Christ en Dieu. » Colossiens Trois, le verset Trois. Cachée ! Voilà la demeure secrète : le croyant est caché dans le Christ, et le Christ est caché en Dieu. Pour atteindre l’enfant de Dieu, l’ennemi devrait d’abord franchir le Père, puis le Fils. Autant dire qu’il ne passera pas.

Une demeure qui se choisit chaque jour.

Mais attention : on ne s’installe pas dans cette demeure par accident. Le psalmiste la choisit avec détermination : « Je dis à l’Éternel : Mon refuge et ma forteresse, mon Dieu en qui je me confie ! » Psaumes Quatre-vingt-onze, le verset Deux. Voyez le « je dis ». Avant de proclamer la protection, il a déclaré sa confiance. Demeurer, c’est prendre chaque jour la décision de faire de Dieu son adresse : par la prière qui ouvre la journée, par la Parole qui nourrit l’âme, par l’adoration qui chasse la peur.

Antoine de Saint-Exupéry écrivait dans Le Petit Prince : « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » Oui, l’essentiel est invisible : ni caméra ni microscope ne photographient cette demeure. Mais celui qui s’y trouve sait qu’elle existe, car il y a goûté « la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence ». Philippiens Quatre, le verset Sept.

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Celui qui habite chez Dieu n’échappe pas à l’orage, mais il y trouve une ombre ; voici le deuxième point : l’ombre puissante.

UNE OMBRE PUISSANTE.

Une ombre qui n’efface pas la tempête.

Pourquoi une ombre ? Parce que l’ombre suppose un soleil brûlant. Dans le désert d’Orient, l’ombre est une question de vie ou de mort. Le psalmiste ne promet pas l’absence de chaleur, il promet un ombrage au milieu de la chaleur. Dieu ne dit pas : tu ne connaîtras jamais l’épreuve. Il dit : tu ne la traverseras pas seul. Les prédicateurs de la facilité vous ont menti : le chrétien n’est pas exempté du feu, il est escorté dans le feu.

Écoutez la tendresse de ce psaume : « Il te couvrira de Ses plumes, et tu trouveras un refuge sous Ses ailes ; Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse. » Psaumes Quatre-vingt-onze, le verset Quatre. Voyez l’image : Dieu Se compare à un oiseau qui étend ses ailes sur ses petits. Et Jésus a repris cette image en pleurant sur Jérusalem : « Combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! » Matthieu Vingt-trois, le verset Trente-sept. Quel cri du cœur ! Les ailes étaient ouvertes ; c’est le peuple qui a refusé de s’y réfugier. Ce n’est jamais la protection de Dieu qui manque, c’est notre consentement.

Une présence au cœur de la fournaise.

Et quand les eaux montent, que dit l’Éternel ? « Si tu traverses les eaux, Je serai avec toi ; si tu traverses les fleuves, ils ne te submergeront point ; si tu marches dans le feu, tu ne seras pas brûlé. » Ésaïe Quarante-trois, le verset Deux. Notez bien : le texte ne dit pas « si tu évites les eaux », il dit « si tu les traverses ». Mais notez aussi la promesse : la présence, avant même la délivrance. Souvenez-vous de la fournaise de Babylone. Trois jeunes Hébreux sont jetés dans les flammes, et le roi, stupéfait, s’écrie : « Je vois quatre hommes sans liens, qui marchent au milieu du feu, et qui n’ont point de mal ; et la figure du quatrième ressemble à celle d’un fils des dieux. » Daniel Trois, le verset Vingt-cinq. Beaucoup y reconnaissent le Fils de Dieu Lui-même, venu marcher avec les Siens au cœur de la fournaise. Dans les flammes, ils ont perdu leurs liens, mais pas un cheveu de leur tête.

Albert Camus, dans Retour à Tipasa, a laissé cette confidence : « Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un invincible été. » Camus ignorait peut-être la source de cet été. Nous, nous la connaissons : elle porte un nom, c’est le Dieu qui demeure avec nous au cœur même de l’hiver.

Une ombre qui n’autorise pas la présomption.

Mais méfions-nous d’un piège : celui qui utilise la promesse sans connaître le Promettant. Lors de la tentation, au sommet du temple, Satan lui-même a cité ce psaume à Jésus : « Il donnera des ordres à Ses anges à ton sujet ; et ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte contre une pierre. » Matthieu Quatre, le verset Six. Or regardez ce que le tentateur a retranché : les mots « dans toutes tes voies ». Le psaume dit en effet que les anges te garderont « dans toutes tes voies », Psaumes Quatre-vingt-onze, le verset Onze, c’est-à-dire sur le chemin de Dieu, non sur nos sentiers de vanité. Et Jésus a répondu : « Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu. » Matthieu Quatre, le verset Sept. Frères et sœurs, la protection divine n’est pas un permis d’imprudence ; elle est la sécurité de celui qui marche dans l’obéissance.

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Reste la question de l’issue du combat ; voici le troisième point : la promesse certaine.

UNE PROMESSE CERTAINE.

Le Dieu qui prend la parole.

Jusqu’ici, c’est l’homme qui parle. Mais à la fin du psaume, la voix change : c’est Dieu Lui-même qui prend la parole, et Sa voix est un serment. Écoutez : « Puisqu’il M’aime, Je le délivrerai ; Je le protégerai, puisqu’il connaît Mon nom. » Psaumes Quatre-vingt-onze, le verset Quatorze. Et comme si ce n’était pas assez : « Il M’invoquera, et Je lui répondrai ; Je serai avec lui dans la détresse, Je le délivrerai et Je le glorifierai. » Psaumes Quatre-vingt-onze, le verset Quinze. Comptez les promesses : Je délivrerai, Je protégerai, Je répondrai, Je serai avec lui, Je glorifierai. Cinq promesses, cinq coups de marteau sur la porte du désespoir.

Connaître Son nom : voilà la clé. « Le nom de l’Éternel est une tour forte ; le juste s’y réfugie, et se trouve en sûreté. » Proverbes Dix-huit, le verset Dix. Il ne s’agit pas d’une connaissance de bibliothèque, mais d’une intimité vécue : celle de l’enfant qui a expérimenté Dieu comme Père, comme Berger, comme Rocher, comme Sauveur. Car le Maître n’a jamais caché que l’orage viendrait : « Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. » Jean Seize, le verset Trente-trois. Le combat est réel, mais l’issue est connue. Le Christ a déjà vaincu.

Une promesse que rien ne peut briser.

Et la dernière promesse est la plus grande : rien ne peut nous arracher de cet abri. « Ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. » Romains Huit, le verset Trente-neuf. Ni la maladie, ni la prison, ni le deuil, ni la mort. Le psalmiste termine d’ailleurs sur une promesse de vie : « Je le rassasierai de longs jours, et Je lui ferai voir Mon salut. » Psaumes Quatre-vingt-onze, le verset Seize. Les longs jours de Dieu ne se mesurent pas seulement en années, ils se mesurent en éternité.

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Il ne reste plus qu’une chose à faire : entrer dans l’abri.

Bien-aimés, aujourd’hui la porte de la demeure secrète est grande ouverte. Peut-être êtes-vous épuisé de courir d’abri en abri, blessé par des orages que personne ne soupçonne, fatigué de faire semblant d’être fort. Écoutez la voix du Père : les ailes sont déployées, l’ombre est là, la promesse est signée du sang de l’Agneau. Il suffit de venir, et de demeurer.

Alors, que celui qui est dans la tempête entre aujourd’hui sous l’abri du Très-Haut ; que celui qui a peur se couche à l’ombre du Tout-Puissant ; que celui qui a été blessé se laisse couvrir de Ses plumes. Et lorsque les nuits viendront, car elles viendront, vous direz avec le psalmiste : Mon refuge et ma forteresse, mon Dieu en qui je me confie ! Car celui qui demeure en Lui ne sera jamais déçu.

Qu’il en soit ainsi. Amen et Amen.