Jésus-Christ : le seul Sauveur

...ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5:11-13



lundi 19 octobre 2026

La course joyeuse

« Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu. »

Actes Vingt, le verset Vingt-quatre.

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LA VIE CONSACRÉE.

LA COURSE JOYEUSE.

LA GRÂCE PROCLAMÉE.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Imaginez le rivage de Milet. Le vent chargé d’embruns souffle sur le port. Les anciens d’Éphèse, venus en hâte, se pressent autour d’un homme usé par les chaînes, les naufrages et les coups. Cet homme est Paul. Il sait que c’est la dernière fois qu’ils le voient. Il vient de leur dire : « Lié par l’Esprit, je vais à Jérusalem, ne sachant pas ce qui m’y arrivera », Actes Vingt, le verset Vingt-deux. Quelque part, à Jérusalem, des chaînes l’attendent. Et c’est à cet instant précis, au bord de la mer et au bord du gouffre, que ses lèvres laissent tomber la plus belle déclaration de toute sa vie.

Il n’y a ni trompette ni tambour, ni discours d’un héros sûr de sa victoire. Il y a un homme qui regarde la prison, la souffrance et peut-être la mort, et qui dit : « Je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie », Actes Vingt, le verset Vingt-quatre. Voilà une phrase qui renverse le monde. Car le monde nous crie : sauve ta peau, protège ton confort, soigne ton image. Mais Paul répond : ma vie ne m’appartient plus ; elle appartient à Celui qui m’a racheté.

Aujourd’hui, ce texte nous interpelle comme jamais. Il nous montre trois choses : la vie consacrée, la course joyeuse et la grâce proclamée. Que le Seigneur Jésus, qui a saisi Paul, nous saisisse aussi.

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Avant de courir, il faut apprendre à livrer sa vie ; regardons d’abord la vie consacrée. Oui,

LA VIE CONSACRÉE.

Paul dit : « Je ne fais aucun cas de ma vie ». Attention, frères et sœurs : il ne dit pas que la vie est méprisable. La vie est un don de Dieu, un souffle précieux sorti de Ses mains. Il dit seulement qu’elle n’est pas son idole. Il refuse d’en faire le but suprême. Le philosophe Sénèque, dans son traité De la brièveté de la vie, observait : « Ce n’est pas que nous ayons peu de temps, mais nous en perdons beaucoup. » Combien de vies sont gaspillées dans la poursuite de ce qui passe ! Paul, lui, n’a pas perdu une minute : il a tout misé sur ce qui demeure.

Écoutez la parole du Maître : « Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de Moi la sauvera », Luc Neuf, le verset Vingt-quatre. C’est le paradoxe de l’Évangile : on ne garde que ce que l’on donne. La graine qui refuse de mourir reste seule ; celle qui tombe en terre porte du fruit.

Et pourquoi Paul peut-il parler ainsi ? Parce qu’il a rencontré Jésus. Il a compris que sa vie ne valait rien tant qu’elle était à lui, et qu’elle valait tout dès qu’elle était à Dieu. Il l’écrira lui-même : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi », Galates Deux, le verset Vingt. Voilà la vie consacrée : non pas une vie diminuée, mais une vie enfin habitée par Christ.

Frères et sœurs, qu’avez-vous déposé sur l’autel aujourd’hui ? Votre temps ? Vos talents ? Vos ambitions ? Remettez-les entre les mains de Celui qui sait en faire un chef-d’œuvre. Ce que vous perdez pour Lui, vous le retrouverez au centuple dans Sa gloire.

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Quand la vie est livrée, la course peut commencer ; contemplons maintenant la course joyeuse. Oui,

LA COURSE JOYEUSE.

« Pourvu que j’accomplisse ma course avec joie. » Voyez le mot : course. Paul ne parle pas d’une promenade, ni d’un repos. Il parle d’un parcours qui exige de l’endurance, de la discipline et de la souffrance. Il écrira aux Philippiens : « Mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ », Philippiens Trois, les versets Treize et Quatorze.

Victor Hugo a chanté, dans Les Châtiments : « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent. » Paul a lutté jusqu’à son dernier souffle. Mais regardez le secret : il court avec joie. Non pas la joie facile de celui qui n’a aucun problème, mais la joie profonde de celui qui sait pour Qui il court. « La joie de l’Éternel sera votre force », Néhémie Huit, le verset Dix. Les coureurs fatigués abandonnent ; les coureurs joyeux persévèrent.

Mais comment courir quand les jambes tremblent ? L’épître aux Hébreux nous donne le secret : « Ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi », Hébreux Douze, le verset Deux. Le coureur qui regarde ses pieds trébuche ; celui qui regarde la foule se détourne ; celui qui regarde Jésus arrive. Au soir de sa course, Paul pourra dire : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi », Deux Timothée Quatre, le verset Sept.

Et vous, frères et sœurs, où en est votre course ? Êtes-vous encore sur la piste, ou assis sur le bord du chemin ? Le Seigneur ne vous demande pas d’être le plus rapide, mais d’être fidèle, et de courir avec joie.

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Et celui qui court ne court pas pour lui-même ; écoutons enfin la grâce proclamée. Oui,

LA GRÂCE PROCLAMÉE.

Pourquoi Paul court-il ? Il le dit : « Et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu ». Remarquez : le ministère est reçu. Paul ne l’a pas choisi, il ne l’a pas mérité, il ne l’a pas fabriqué. Il l’a reçu. Le plus grand des apôtres demeure un serviteur qui tient un message qui n’est pas le sien. Et quel message ! La grâce. Ni la loi qui condamne, ni la tradition qui épuise, mais la grâce.

Éphésiens Deux, le verset Huit, la résume : « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ». Paul n’était pas digne : il avait persécuté l’Église et approuvé la mort d’Étienne. Et cette même grâce l’a relevé, pardonné, envoyé. C’est pourquoi il ne peut pas se taire. Quand on a goûté la grâce, on ne la garde pas pour soi. « Car je n’ai pas honte de l’Évangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit », Romains Un, le verset Seize.

Antoine de Saint-Exupéry écrivait, dans Terre des hommes : « Être homme, c’est précisément être responsable. » Le chrétien est responsable de la bonne nouvelle. Autour de nous, des hommes et des femmes marchent dans la nuit sans savoir que la grâce existe, simplement parce que personne n’a ouvert la bouche. L’Évangile est un trésor remis à nos mains, et nous n’avons pas le droit de l’enterrer.

Annoncez la grâce ! À votre voisin fatigué, à votre collègue sans espérance, à votre frère tombé. La grâce n’est pas une idée à débattre, c’est un cadeau à offrir.

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Bien-aimés en Jésus-Christ, Frères et sœurs dans la foi,

Regardons une dernière fois Paul sur le rivage de Milet. Il n’a ni armée, ni fortune, ni garantie de lendemain. Mais il a une vie livrée, une course joyeuse et une grâce à proclamer. Cela suffit. Et si Dieu l’a rendu capable de tenir, Il nous rendra capables aussi.

Alors, aujourd’hui, posons notre vie sur l’autel. Rechaussons nos sandales. Courons avec joie, les yeux fixés sur Jésus, jusqu’au jour où nous entendrons Sa voix nous accueillir dans Sa joie éternelle. Que Dieu soit loué !

Qu’il en soit ainsi. Amen et Amen.

 

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